DES RUBRIQUES PARTICULIÈRES A CERTAINS TEMPS ET A CERTAINS JOURS
Avcnt Pendant l'Aven t et pendant le Carême, excepté aux
et carême. ^ •> r
fêtes occurrenles, on ne doit point mettre sur les autels d'objets d'ornement, mais les seuls chandeliers et la croix : l'orgue ne se fait pas entendre. Le diacre et le sous-diacre servent à l'autel sans dalmatique ou tunique , mais seulement avec l'aube , le cordon et le manipule, et le diacre de plus avec l'étole : dans les cathédrales et autres églises principales, ils doivent, d'après une règle stricte , ainsi que nous l'avons dit ailleurs , mettre de plus des chasubles pliées par devant. Il faut excepter de ces règles la messe du troisième dimanche de l'Avent et celle du quatrième dimanche de Carême qui ont un caractère de fête, et qui admettent les ornements de l'autel, l'orçue et l'usage de la dalmatique et de la tunique (l). Noo. Le jour de Noël, chaque prêtre peut dire trois messes et non plus, lors même qu'il aurait la faculté de biner. Il peut, toutefois, se contenter d'en dire une ou deux ; et alors, en choissant entre les trois, à moins qu'il ne célèbre à minuit , il préférera dire celle du
(1) Les anciennes éditions du cérémonial disaient seulement que ces deux dimanches admettaient Tusage de Torgue (L. I, c xxviii, n** ?) , et un décret in Beneventana o^ 3, du 2 avril 1718, portait que Torgue se touchait , ces deux dimanches , m jnissa soiemni et vesperis tantum; mais, dans la révision du cérémonial par Benoit XIU, ces mots : sed in tnissa tantum, ont été intercalés. On voit aussi par les chapitres xiii et xx du livre II , que , dans ces deux dimanches, les ornements devraient être coloris rosacei , ou, comme disent les cérémoniaux italiens, de couleur rose sèche.
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jonr, dont Toraison est en rapport avec ToflOice [i). Dans chaque église, on célèbre solennellement une messe à nrinuit; mais à cette messe unique est limitée Texcep* lion faite à la loi stricte qui défend de célébrer avant Faurore; toute autre messe est défendue pendant la Diiit (2). Les décrets de la Congrégation des Rites ont défendu de distribuer la communion aux fidèles à la messe de minuit (5); pour déroger à ces décrets, il faudrait un usage autorisé par le Saint-Siège. Aux trois messes de Noël, quand elles sont chantées, le célébrant s*agenouilIe avec les ministres sur les marches latérales de Tautel du côté de Tépitre, pendant qu'on chante Et incarnatits est, etc. , et tout le chœur s'agenouille à reiemple du célébrant. On observe cette même règle le jour de r Annonciation, ou si cette fête était Annonciation.
(!) Voyez Tetam., c xxv, n* 37.
(î) a 1* An in nocle Nativitatis Domini Nostri Jésus Christ! liceat B cuicumque sacerdoti ante auroram celebrare missain privatam abs- >' que indullo Sedis ApostoIicaB in casu, etc. 7 et quatenus négative ? » T An contraria praxis ubi inlroduci vellet vel essel jara introducta, » declaranda sit abusus et directe opposita legibus Ecclesiae ila ut per B episcopum sit abscindenda? — Resp. : Ad 1, non licere ; ad 2, conn Irariam consuetudinem declarandaro esse abusum , et episcopus B curet abscindi. » (In Aretina, 18 sept, 1781. — « Cura superiori- » bus diebus consulta haec S. R. G. an esset permîttendum celebrarx » in média nocte Nataiis Domini post missam decantatam sitcces- » sive alias dtios missas, et in eis sacram communionem exhibere » fidelibus deposcentibus ? et respondisset , non esse permitten- » dum^ sed omnino utrumque prohibendum ; nihilominus nonnulii » regulares asserentes hoc licere, suppifôarunt audiri, et S. G. ipsis au- ■ dilis cuHi procuratoribus et advocatis... stetit indecretis et respon- » dit: îterum prohibendum tam sacerdotibus celebrare volentibus » (fuam confluentibus in média nocte ad ecclesias et communionem » deposcentibus. » [In una Trium missarum, 7 decemb, 1641.) Ce décret a été renouvelé plusieurs fois, notamment in Senen,^ 23 mart, 1686, et m Savonen., 28 april. 1703.
(3) Voyez les décrets ci-dessus.
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transférée, le jour où on la célébrerait [1]. Ainsi que que nous l'avons noté , page 257, à Tintonation de riiymne lem, redemptor omnium, Tofflciant élève et joiut les mains, et incline la tète.
T«;p|.de la Avant les vêpres de samedi, veille du dimanche de la Passion , on voile dans l'église toutes les croix et toutes les images, soit de Notre Seigneur, soit des saints (2). Doivent ainsi rester voilées, quelques fêtes
(1) In Panormitana, 16 jiin. 1663.
(2) « Anle vesperas cooperiunlur cruces et imagines, » dit la rubrique du missel. « An cruces et imagines sanctorum quae in iconibus » allarium reperiuntur, debeant in primis vesperis dominicae Passio- » nis tegi , an vero cruces et imagines Salvatoris tantum ? — Resp. : » Debent tegi omnes imagines in primis vesperis. » {In una Dalmatiarumad'2, Ix aug, 1663. ) « 2" An debeant velari imagines et cru- » ces sabbato Passionis, si occurrat eo die festum sancti titularis, vel » patroni ecclesiae 7 d"* An detegi illsB debeant quando in helnlomada D occurrit festum S. titularis, vel dedicatio ecclesiae ? — Resp. : Ad 2 n aflRrmative, ad 3 négative. » (In Januen,, 16 nov. 16^9.)
La croix et les images de N. S. étant voilées, il est d'une convenance évidente de voiler aussi les images des saints. Cavalieri conclut ultérieurement qu'il faut donc voiler à plus forte raison les corps des saints qui furent les types de leurs images, et les reliques qui nous en restent ; et cela non pas seulement à Tofllce du temps, où c'est une partie du rite de pénitence qui convient à tout le carême, mais même aux fêtes occurrentes en cette semaine. Si la fête du saint auquel les reliques appartiennent survenait, on les ferait vénérer sans les découvrir totalement. Quant à la vraie croix et aux reliques de la Passion, l'usage de les vénérer à découvert en ces saints jours est universel et constant. Enfin une dernière remarque de Cavalieri, c'est que si Ton omet de décorer les autels avec les reliques et images des saints, c'est pour une raison spéciale, et que rien n'empêche, dans une fête occurrente, de les orner avec des ûeurs.
Les auteurs mystiques expliquent par diverses considérations le rite de voiler ainsi h croix et les images de Notre Seigneur. C'est un signe de douleur et de deuil ; c'est un souvenir de la manière si complète dont la divinité du Sauveur fut cachée et comme voilée aux jours de sa passion, quand il s'abandonna aux mains et à la puissance de ses ennemis. On pourrait peut être ajouter qu'une des cérémonies principales du vendredi saint devant être l'ostension et l'exposition publique de la croix, l'Eglise y prépare ses enfants, en cachant pendant