A CERTAINS TEMPS ET A CERTAINS JOURS
qui surviennent , fût-ce celle du titulaire ou du patron , les croix jusqu'au milieu de l'office du vendredi saint , et les images jusqu'au Gloria in excelsis de la messe du samedi saint. On recouvre les croix de voiles violets sur lesquels ne doit paraître aucune figure de croix ni aucune autre image.
Le jour de Pâques et pendant l'octave , l'antienne Pâqnes. Hœc dies , qui remplace aux vêpres le capitule et l'hymne, est entonnée par le célébrant (1).
Le jour de Saint-Marc et les trois jours qm* précè- ^fs^fg^nlS! dent rAscension, on fait la procession en chantant les litanies. On termine les litanies au retour de la procession par les prières marquées dans le bréviaire pour lesquelles tout le monde est à genoux ; seulement le célébrant se lève pour dire les oraisons. La messe se chante après la procession (2). Ce doit être la messe fériale des Rogations et sans Gloria ni Credo, même quand le 25 avril serait un dimanche ou dans l'octave de Pâques ; cependant dans les églises dont saint Marc est le titulaire, sa messe l'emporte sur celle desRoga-
quelques jours rinstniment du supplice de Jésus-Christ, pour le proposer avec plus d'insistance aux adorations des fidèles, quand revient l'anniversaire solennel de noire rédemption.
(1) In Veronen. ad à, 11 scpL i8oi.)
(S) Les processions de litanies sont, dans les villes, des processions générales où tout le clergé se réunit et où préside le clergé de Féglise principale. Elles vont d'une église à une autre église, où elles se terminent par la conclusion des lilanies et par la messe de la station. Toutefois, le cérémonial, dans Tédition de Benoit XIII, ajoute une autre manière de faire, c'est de chanter seulement dans l'église vers laquelle on se dirige les antiennes, versets et oraisons de la Sainte Vierge et du saint titulaire, et de revenir à la cathédrale terminer la procession et chanter la messe. Bauldry indiquait une manière de faire usitée en quelques lieux , et qui était de chanter la messe au milieu môme de la procession, dans une église où l'on s'arrête, mais le cérémonial n'a point relaté cette méthode.