DU DIMANCHE DÉS RAMEAUX. S
répître , le graduel et Tévangile avant lequel il dit : Munda cor meum, etc. (1). Il demeure à la même place jusqu'à la distribution des rameaux, et le diacre et le sous-diacre, toutes les fois que leur place n'est point indiquée ailleurs, se tiennent le premier à sa droite et le second à sa gauche.
Le chœur chante pour graduel Tundes deux répons marqués au missel : Collegerunt ou In monte Oliveti, pendant lequel le diacre dépose sa chasuble pliée , s'il s'en sert, et l'échange contre l'étole lai^e ; il porte le livre des évangiles au milieu de l'autel, et vient par le chemin le plus direct à la droite du célébrant faire bénir l'encens. Il se rend ensuite, toujours par le plus court chemin, devant le milieu de l'autel , où il s'agenouille sur le bord du marche-pied pour dire le Munda cor meum; et le sous-diacre, pendant ce temps, descend au bas des degrés. Le diacre, le Munda cor
(i) Les rubricistes laissent au célébrant la faculté de faire à voix basse ou d'omettre , ad libitum , la lecture de ce qui se chante au chœur. Quant à nous, nous croyons que, depuis la modification faite au cérémonial des évèques en 1727, il faut tenir à cette lecture. Le cérémonial, qui porte actuellement : « cantatis epistola et evangelio, » prout in missali, ab iisministris qui in missa minislraluri sunt : et D iis omnibus quœ cantantur, ab episcapo in sua cathedra sedente » lectis^ » n'avait pas, autrefois, ce dernier membre de phrase. Aussi la Congrégation des Rites avait-elle rendu, le 28 avril 1708, le décret suivant, in Bracharen : «Episcopus palmas benedicens et missœ as- » sistens, non débet légère epistolam, neque evangelium : Cum ap- » propinquassetyû : Altéra autem c^tVpost Passionem, tam expraxi » cappells pontificiae quam ex praescripto caeremonialis episcopo- A rum.» Maintenant, il faut évidemment abandonner ce décret, lequel s'appuyait sur un texte qui est absolument changé , et s'en tenir au précepte inséré dans le cérémonial. Or, Tévèque devant faire cette lecture, nous ne voyons pourquoi le célébrant , simple prêtre, s'en dispenserait Le sentiment des anciens rubricistes s'explique par le texte du cérémonial qu'ils avaient sous les yeux. Quant aux rubricistes modernes, là encore ils ont copfé leurs devanciers , sans prendre garde au changement introduit dans la loi qui règle les rites.
SSt DD DMANClfS DES RAMEAUX.
mernn dit, vient directement s'agenouiller aux pieds du célébrant, lequel se tournant par sa gauche, yers le côté de révangile, le bénit à Tordinaire et lui dimne sa main à baiser. L* évangile se chante comme à la grand'messe , et à la fin, le sous-diacre fait baiser le commencement du texte de Tévangile au célébrant, que le diacre encense à l'habitude ; puis ce dernier reprend sa cliasuble pliée.
Après avoir été encensé, le célébrant se retourne vers le missel et chante en ton férial et les mains jointes le Dominm vobiscuniy Toraison et la préface qui suivent. Tandis que le chœur chante le Sancttis, le célébrant le récite à voix basse avec les ministres, en se signant au Benedictus, etc.
Pi?*;*'!?*?;"^ Suivent la bénédiction et la distribution des ra-
t distribation
des rameaux. ^gj|ux et la processiou. Le cérémonial de toutes ces parties de FoiSce , est exactement pareil à celai que nous avons décrit pour le jour de la Chandeleur, sauf ce que nous allons dire sur le retour de la procession. 11 faut seulement noter qu'on attache au sommet de la croix une petite branche de palme ou de rameau bénit, et que le diacre et le sous-diacre quittent leurs manipules avant la procession.
Procession. Au rctour douc dc la procession , que Ton doit ce jour-là faire au-dehors, le clerçé s'arrête devant la porte de Téglise, laquelle est fermée. Quelques chantres seulement sont entrés à l'intérieur, où ils se tiennent tournés vers le clergé pour chanter les versets : Gloria, laus et honor, etc. Le sous-diacre, en s'arrêtant devant la porte entre les deux acolytes avec le thuriféraire à la droite du premier acolyte, retourne le crucifix voilé vers le clergé; le célébrant s'arrête en