DES MEMOIRES
tyrs Euphémie, Lucie et Géminien au 16 septembre: on dit pour cette mémoire, aux premières Vêpres, Tantienne des secondes, si l'Office des saints Martyrs Corneille et Cyprien n'est pas transférée
H4. Quand on fait mémoire d'un dimanche ou d'une férié ayant des leçons d'une homélie sur Tévangile, on dit pour neuvième leçon l'homélie de ce dimanche ou de cette férié. On peut, à volonté, ajouter à la première leçon la seconde et la troisième, en les réunissant en une seule^.
Nota. Si le mercredi des quatre-temps de l'A vent arrive le jour octave de l'immaculée Conception^, ou si l'on fait ce jour-là l'Office de l'Attente du saint Enfantement de la bienheureuse Vierge Marie, on ne dit pas la neuvième leçon de l'homélie sur l'évangile de la férié*. On ne dit pas non plus l'homélie du quatrième dimanche de l'Avent si ce jour est la vigile de Noël ^.
H5. Dans un Office double ou semi-double, si l'on fait mémoire d'un Saint qui a une leçon propre, on dit la neuvième leçon de ce Saint; et s'il y avait deux leçons, on dirait les deux en une seule. On omet alors la neuvième leçon de l'Office du jour, ou, si l'on veut, on la joint à la huitième^. On doit toujours les joindre si elles sont historiques"^. La neuvième leçon d'un Sauit se lit sans titre^. On l'omet dans un Office oii l'on ne dit point Te Deum; on l'omet encore quand on doit lire la neuvième leçon d'un dimanche ou d'une férié, et dans un Office de trois leçons ^ On l'omet également pendant l'octave du saint Sacrement, à l'Office de l'octave ^^,
* Rub. du jour. S. C, 10 janv. 1693. Gaidel., 3152 ou 3301, ad 4, Galliarum. — ^ Rub. Brev, Ibid., n. 9, et tit. xxvi, n. 2. — ^ S. C, 16 sept. 1863. Gardel., 5350, ad 2, in JEsina, — * Rub. de cette fête. — ^ Rub. du jour. — ^ Rub. Brev. Ibid., tit. ix, n. 10, et lit. xxvi, n. 5. — ' S. C, 23 mai 1835. Gardel., 4597 ou 4746, ad 6, in Namurcen. 8 août 1835. Gardel., 4618 ou 4707, ad 2. Ord. min. Cnpiicc. Prov. Hetruriœ. — « S. G., 1«"- mars 1698. Gardel., 3310 ou 5459, ad 2, in Pragen. — ^ Rub, Brev., tit. ix, n. 10, et lit. xxvi, n. 5. — ^^ l'^ub. du jour. S. G , 8 juin 1669. Gardel., 2332 ou 2483, Urbis et Orbis. 12 sept. 1671, Gardel., 2409 ou 2561, in Nuscana. 7 sept. 1675. Garde!., 2595 ou 2747, Urbis. 21 jauY. 1679. Gardel., 2723 ou 2872, Ord. Capucc. 10 janv. 1693.
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ou du dimanche dans roctave^ Mais si pendant Toctave on fait rOffice d'une fête double, on dit, suivant les règles ordinaires, cette neuvième leçon*, si toutefois la fête n'est pas du rit double de première classe'.
116. Lorsqu'on fait mémoire d'un jour dans une octave ou d'un jour octave, on ne dit jamais la neuvième leçon de l'homélie de cette octave*.
117. Quand il y a plusieurs mémoires à faire, on les fait en cet ordre : on fait la mémoire d'un double avant celle du dimanche; celle du dimanche avant celle d'un jour dans une octave ; celle d'un jour dans une octave avant celle d'une férié privilégiée, et celle-ci avant la mémoire d'un simple. La mémoire des premières Vêpres de l'Office de la sainte Vierge le samedi se fait aussi avant celle d'un simple ^(1).
118. A toutes les fêtes que l'on célèbre en l'honneur de saint Pierre, on fait mémoire de saint Paul ; et aux fêtes de saint Paul, on fait la commémoraison de saint Pierre. Cette mémoire se fait avant toutes les autres, même celle du dimanche*^.
(1) Comme [on le voit par celte rubrique, on fait les mémoires dan» le même ordre qu^on aurait suivi pour donner la préférence à ces divers Offices, soit en occurrence, soit en concuri-ence, suivant les règles données ci-après. Il y a cependant une exception. On fait toujours la mémoire d'un semi-double avant celle d*un jour dans une octave, quoique l'Office du jour dans l'octave commence au capitule, s'il est en concurrence avec une fête semi-double qu'on aurait célébrée la veille, comme il est dit ci-après, n* 144, p. 154.
Gardel., 3152 ou 3301, ad 9, GaUiarum. 4 avril 1705. Gardel., 3569 ou 3718, ad 7, in Lycien, — * S. C, 7 sept. 1850. Gardel., 5151, ad 4, in Mechlinien. 11 août 1854. Gardel., 5206, ad 1, in Veronen. — ^ S. C, 12 sept. 1671. Gardel., 2109 ou 2261, ad 1, in Nuscana, 21 janv. 1679. Gardel., 2723 ou 2872, Ord. Capucc. 10 janv. 1693. Gardel., 3152 ou 3301, ad 9, GaUiarum. 4 avril 1705. Gardel., 3569 ou 3718, ad 7, in lycien. — s Ruh, Brev., tit. ix, n. 5.— * Ibid., n. 7. — « Ibid., tit. IX, n. 8. — 6 Ibid., 18 janv.
DE LA TRANSLATION. i4l^
ARTICLE III
De la translation.
119. La translation est accidentelle ou fixe, La translation accidentelle se fait pour une année en particulier, et la translation fixe se fait pour toujours ^
120. La translation accidentelle a lieu quand deux Offices se trouvent en occurrence d'une manière accidentelle^ ; et la translation fixe, lorsque deux Offices se trouvent toujours en
occurrence^.
§ 1. De lai translation accidentelle.
121. Une fête double ou semi-double, omise pour cause d'occurrence, comme il est dit n^ 102, p. 155, doit être transférée au premier jour libre, suivant ce qui est dit ci-après*.
122. Les jours libres sont : 1*^ pour la translation des fêtes doubles et semi-doubles : les fériés ordinaires ou majeures ordinaires^, y compris le lendemain de Toctave de TAscension^, et les fêtes simples"^; 2° pour la translation des fêtes doubles seulement : les jours dans les octaves non privilégiées, si Ton doit faire TOffice de Toctavé^, même le 30 décembre, si Ton ne fait pas ce jour-là l'Office du dimanche dans Toctave de Noël^ ; 3<^ pour la translation des fêtes doubles de première et de seconde classe seulement, les jours dans r octave de la fête du très-saint Sacrement, même quand on aurait à transférer à un autre jour un Office semi-double occurrent^^.
* Conscq. — « Bub, Brev., tit. x, n. 1. — s s. C, 26 nov. 1735. Gardel., 3889 ou 4039, in Ilispalen. — ^ Pmb. Brev. Ibid. — « Ibid., tit. VII, n. 3, et tit. 10, n. 15. — « S. C, 9 août 1681. Gardel., 2812 ou 2961, ad 3, in Bergomen. — "^ Bub. Brev, Ibid. — ^Ibid., tit. vu, n. 3, tit. X, n. 1. S. C, 30 sept. 1679. Gardel., 2754 ou 2903, ad 2, Ord. min, Capucc, — » S. C., 29 mars 1851. Gardel., 5159, Ord, min. Convent. — *o s. C., 30 mai 1699, Gardel., 3372 ou 3521, ad 2, m Vhjsbonen. 7 mai 1853. Gardel., 5186, ad 1, in Grossetan. 17 sept. 1853. Gardel., 5196, ad 1, in Veronen,
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123. On ne transfère aucune fête au 2 novembre, si dans Tordre de translation indiqué ci-après n** 125, il faut y mettre une fête du rit double majeur ou au-dessus ^ : on peut y transférer TOffice d'une fêle du rit double mineur^, mais seulement s'il est nécessaire de réduire une fête de ce rit à une simple mémoire, suivant ce qui est dit ci-après n<* 135, p. 148^. Si une fête du rite double mineur arrive le 3 novembre, on doit la transférer quand la Commémoraison des morts se fait ce jour-là *.
124. On peut supprimer une fête ad libitum^ pour donner place à une fête que Ton doit transférer^.
125. S'jI se trouve en même temps plusieurs fêtes à transférer, on suit Tordre suivant. 1® Si elles sont du même rit et d'égale dignité, on les transfère suivant Tordre de leur incidence dans le calendrier^. 2® Si elles ne sont pas du même rit, on suit Tordre du rit : on place une fête double de première classe avant une fête double de seconde classe; celleci avant une fête du rit double majeur, une fête double majeur avant une fête du rit double mineur, et celle-ci avant un semi-double ''. 3^ Si ces fêtes sont de même rit et de dignité différente, suivant ce qui est dit n^ 94, p. 131, on suit Tordre de dignité * : on place toujours une fête de Notr e-Seigneur avant une fête de la sainte Vierge; une fête de la sainte
* S. C, 27 mars 1770. Gardel., 4244 ou 4393, ad 7, Ord, min. obs. reform. S, Franc, 23 fév. 1839. Gardel., 4703 ou 4849, ad 5, Ord, min, exalc. S. Peiri de AlcanL — « S. C, 5 oct. 1686. Gardel., 2978 ou 5127, Urbis, 19 juin 1700. Gardel., 3416 ou 3565, ad 5, in Curien. 12 mars 1836. Gardel., 4622 ou 4771, m Castellan. et Ilortan. — ^ s. G., 4 juin 1817. Gardel., 4381 ou 4536, ad 10, Bubiorum. 26 mars 1859. Gardel., 5286, in Compostellana. — * S. G., 21 juillet 1716. Gardel., 3787 ou 3887, in Brixien. — ^ S. C, 16 fév. 1669. Gardel., 2318 ou 2469, ad 5, in Corduben. 30 déc. 1673. Gardel., 2419 ou 2571, Bec. gen, 24 janv. 1682. Gardel., 2827 ou 2976, Bec. gen. — ^Rub. Brev, ïbid., tit. X, n. 7. S. C , 20 sept. 1806. Gardel., 4350 ou 4500, ad 15 et 14, in Brixien, — 7 j^^b, Brev. Ibid. S. G., 28 dcc. 1682. Gardel., 2856 ou 3005, ad 6, in Faventina. 19 juillet 1775. Gardel., 4217 ou 4366, ad 5, Ord. min. strictior. obs. S. Franc. 11 sept. 1847. Gardel., 5114, ad 7, j)lurium diœc. — s S. G., 2 sept. 1741. Gardel., 3970 ou 4119, ad 2, in Aquen.
Vierge avant celles des saints Anges ; les fêtes des saints Anges avant celles des Saints; celle de saint Joseph avant les fêtes des saints Apôtres et Évangélistes, et celles-ci avant toutes les fêtes non énumérées ci-dessus ^ D'après cette règle, la fête de la Commémoraison de saint Paul, empêchée à son jour, se transfère au preniier jour libre après les fêtes d'un rit supérieur^ ; mais la fête d'un Apôtre n'a pas le privilège d'être transférée avant celle d'un Évangélistc dont l'incidence serait antérieure^, et celle de saint Barnabe ne jouit d'aucun privilège à cet égard*. 4^ La qualité d'une fête ne lui donne aucun privilège de translation^ : ainsi, bien que la lete de saint Barnabe soit préférée à celle du sacré Cœur, lorsque ces deux fêtes se trouvent en occurrence, comme il est dit n® 93, p. 129 ®, celle-ci a le privilège d'être placée la [)remière, s'il faut transférer ces deux fêtes, quand même son incidence est postérieure"^ . On ne tient pas compte, pour Tordre de translation, de la spécialité dont il est parlé n® 95, p, 151 ®, ni de la solennité extérieure®.
126. On excepte de la règle posée n® 125 quelques fêtes dont la translation jouit d'un certain privilège*^ : 1® La fête du saint Nom de Jésus, en occurrence avec le dimanche de la Sepluagésime, est toujours transférée au 28 janvier, quand même il y aurait ce jour-là une fête double : il ne paraît pas convenable de célébrer cette fête pendant le Carême ^^ (1),
(1) Dans une église où la fête de saint Julien se célébrait le 28 jan- TÎer, du rit double de seconde classe avec octave, la fête du S. Nom de Jésus, en occurrence avec la Septuagésime, a dû être transférée à un jour de celte octave, avec translation de la fête occurrentc (S. C, 11 sept.
* Conséq. — 2 s. C, 11 sept. 18i7. Gardel., 4953 ou 5114, ad 9, pluriumdlœces. — ^ s. C., 17 juillet 1706. Gardel., 3599 ou 3748, Urbis et Orbls. — * S. C, 22 sept. 1703. Gaidol., .5515 ou 3(î()4, ad 10. in Viennen, — s p^^b. Brev. Ibid. S. C, 20 sept. 1 806. Gardel., 4350 ou 4500, ad 13 et 14, in Brixien. — 6 s. C, 22 mai 1841. Gardel., 4774 ou 4921,
ad 1, in Mcddinien, 17 sept. 1853. Gardel., 5194, ad 6, inAretin,
^ S. C., 11 sept. 1847. Gardel., 49 )3 ou 5114, ad 6, plurium diœces. — s S. G., 2 sept. 1711. Garde!., 3970 ou 4119, nd 2, in Aquen, —9 S. <:., 20 sept. 1806. Gardel., 4350 ou 4500, ad 13 et 14, in Brixien. — *o Conséq. —• ** S. G., 5 mai 1736. Gardel., 3894 ou 4044, ad 1, de
2** La fête de la Purification, en occurrence avec un dimanche privilégié, se transfère au lendemain, si ce jour il n'y a pas une fête d'un rit supérieur S comme celle du Patron ou du Titulaire ; la fête de la Purification serait alors célébrée le 4; février, et la fête de ce jour serait transférée suivant le» règles ordinaires. Le motif de ce privilège est de ne pas différer trop longtemps les fêtes relatives au mystère de l'Incarnation ^. 3" La fête de l'Annonciation, en occurrence avec un dimanche privilégié, se transfère aussi au lendemain, s'il ne se rencontre pas ce jour-là une fête d'un rit supérieur. Si cette fête arrive le dimanche des Rameaux, pendant la semaine sainte ou celle de Pâques, elle est toujours transférée au lendemain du dimanche de l'octave de Pâques ^. Une fête double de première classe qui n'aurait pu être célébrée à son jour devrait être transférée plus loin*. Si la fête de l'Annonciation arrivait le vendredi ou le samedi saints, comme alors elle est transférée non-seulement pour l'Office, mais pour la fériation, comme il est dit part. I, n° 40, p. 17, elle serait transférée à ce même jour, quand même il y aurait une fête double de première classe occurrente ^, i^ La fête de saint Jean-Baptiste, en occurrence avec la fête do
1799. Gardel., 4293 ou 4442, m Barcinonen,), 2* Mais si cette fête devait être transférée pour une autre cause, comnne en cas d'occurrence avec le Patron ou le Titulaire, elle ne jouirait pas du même privilège et serait transférée au premier jour libre. (S. C, 22 mai 1841. Gardel.» 4774 ou 4921, ad 3, in Mechlinien.)
Transi. Fest., in Einsidlen. 3 mars 1761. Gardel, 4150 ou 4290, ad. 1, in Aquen. 27 mars 1775. Gardel., 4212 ou 4361, ad 8, OrcL Carmelit. excelle, prov. Polonice, 11 sept. 1847. Gardel., 5116, in Lugdunen. — * Rub. du jour. S. G., août 1681. Gardel., 2812 ou 2961, ad 1 et 2, in Bergomen. 20 juillet 1748. Gardel., 4048 ou 4197, Urbis et Orhis. S. C, 7 sept. 1850. Gardel., 5151, ad 1, m Mechlinien. — ^ 7 mai 1746. Gardel., 4032 ou 4181, ad 2, in Varsovien. — 5 11 fév. 1690. Gardel., 3055 ou 3202, Dec. gen. 11 mars 1690. Gardel., 3055 ou 5204, Becr. 44 juin 1692., Gardel., 3134 ou 5282, Becr. 20 juillet 1748. Gardel., 4048 ou 4197, Urbis et Orbis. 7 déc. 1844. Gardel., 4842 ou 4988, ad 2, in Quebecen. — ^ ^. C., 9 déc. 1702. Gardel., 5488 ou 5637, ad 1 et 2, î^ullius abbatiœ S. Galli. — ^ S. G., 28 mars 1817. Gardel., 4378 Ott 4528, ad 1 et 2, Bec.^e.i,
DE Li TRANSLATION. 145
très-saint Sacrement, est aussi transférée au lendemain S et la fête de ce jour est elle-même transférée*, quand même elle serait du rit double de première classe'. 5<^ La fête du précieux Sang, en occurrence avec une fête du rit double de première ou de seconde classe, est transférée au lendemain comme à son jour fixe, et Ton reporte suivant les règles ordinaires la fête qui se rencontrerait ce jour-là, quand même elle serait du rit double majeur *. 6° La fête de Timjnaculée Conception, en occurrence avec le deuxième dimanche de TAvent, se transfère au 9 décembre ; et une fête double ou semi-double que Ton devrait célébrer ce jour-là serait transférée suivant les règles ordinaires ^. 7° La fête de Notre- Dame des sept Douleurs, qui se célèbre le troisième dimanche de septembre, empêchée à son jour, comme il peut arriver par Toccurence de la fête du saint Nom de Marie ou de celle de saint Matthieu, est remise au premier dimanche non empêché par une fête du rit double de première ou de seconde classe ^ par une fête du rit double majeur en l'honneur de la sainte Vierge, comme celle de Notre-Dame de la Merci, du saint Rosaire, de la Maternité, de la Pureté de la bienheureuse Vierge Marie : si tous les dimanches étaient empêchés jusqu'à FAvent, la fête de Notre-Dame des sept Douleurs serait transférée suivant les règles ordinaires"^.
127. On excepte des règles posées n° 125 une fête semidouble en occurrence avec une fête ayant octave^, avec une fête double^, ou un dimanche dans une octave non privilégiée. Cette fête a le privilège d'être transférée au lendemain, si ce jour n'est pas empêché par une fête double ou semi-double ^^.
* Hub, Brev., tit. x, n. 1. Rub. du jour. S. C, 23 juillet 1736. Gardel., 3894 ou 4044, alia dub., ad 9, in Einsidlen, — ^ Conséq. — 3 Y. 1. — -* S. G., 26 mars 1859. Gardel., 5281, ad 1, in Meclilinien. — « S. G., 24 mai 1860. Gardel., 5275, Urbis et Orbls. — « Rub. du jour. S. G., 18 sept. 1814. Gardel., 4363 ou 4513. Urbis et Orbis. — 7 S. C., 19 août 1817. Gardel., 4391 ou 4541, ad 1, 2 et 3, Urbis et Orbis. — » S. G., 2 sept. 1741. Gardel., 3970 ou 4119, ad 2, inAquen. — ^ Ibid., 30 sept. 1679. Gardel.. 2754 ou 2903, ad 5, Ord. min, Capucc. —^^ Rub. Brev, Ibid., n. 5, et lit. vu, n. 3. S. G., 30 sept.
Une fête double, même de première ou de seconde classe, empêchée à son jour, et qui n'aurait pas encore pu être placée, ne pourrait pas lui faire perdre ce privilège ^ Cette exception ne s'applique pas aux fêtes doubles ^.
128. On excepte encore de ces règles lu fête de la Compassion de la sainte Vierge. Si elle se trouve en occurrence avec une fête qui lui est préférée, elle est toujours transférée au lendemain, pourvu que ce jour il n'y ait pas une fête d'un rit supérieur ; une fête d'un rit inférieur ou égal arrivant ce jour-là serait elle-même transférée; et, s'il y avait une fête d'un rit plus élevé, on omettrait la Compassion ^. Un induit pour la translation des fêtes en l'honneur de la Passion de Notre-Seigneur, que l'on célèbre en certaines églises depuis la Septuagésime jusqu'au dimanche de la Passion, doit s'entendre dans le même sens : on ne peut les transférer que pendant le Carême seulement, sauf un induit tout spécial*.
129. Une fête ayant octave se transfère toujours dans son octave, s'il se trouve un jour libre, quand même il
1679. Gardel., 2754 ou 2903, ad 5, Ord. min. Capucc. 24 fév. 1860. Gardel., 2768 ou 2917, in Januen. 7 sept. 1680. Gardel., 2779 ou 2928, ad 6, Ord. min. Capucc. 22 dcc. 1696. Gardel., 32C0 ou 3409. Dec. gen. 19 juin 1700. Gardel., 3418 ou 3567, in Valentina. 16 sept. 1702, Gardel., 3485 ou 3634, Ord. Cœlest. 1" sept. 1703. Gardel., 5511 ou 3660, in Camerinen. 23 mars 17( 9. Gardel., 3655 ou 3804, ad 2, in Perusina. 21 juin 1710. Gardel., 5678 ou 5827, ad 2, Ord. Capucc. 22 aval 1756. Gardel., 5891 ou 4041, ad 2, in Hispalexi. 25 juin 1756. Gardel., 5900 ou 4049, ad 2, in Brugen. 16 fév. 1757. Gardel., 3907 ou 4056, ad 2, in Mechlinien. 2 sept. 1741. Gardel., 5970 ou 4119, ad 2, in Aquen. 12 sept. 1840. Gardel., 4755 ou 4900, ad 5, Ord. min. excalc. SS. Trinit. — * S. G., 19 juin 1700. Gardel., 5418 ou 5567, in Valentina. 16 sept. 1702. Gardel., 5485 ou 5654, Ord. Cœlest. 21 juin 1710. Gardel., 5678 ou 5827, ad 2, Ord. Capucc. 21 avril 1756. Gardel., 5891 ou 4041, ad 2, in Hispalen. 25 juin 1756, Gardel., 5900 ou 4049, ad 2, tn Brugen. 2 sept. 1741. Gardel., 5970 ou 4119, ad 2, in Aquen. — ^ S. G., 22 déc. 1696. Gardel , 5260 ou 5409, Bec. gen. 9 mai 1857. Gardel., 5246, ad 2, in Avenionen. — ^ Rub. du jour. S. G., 25 mai 1852. Gardel., 4605 ou 4754, in Theatina. 26 mars 1850. Gardel., 5276, in Brixien. — * S. C, 22 mai 1841. Gardel., 4782 ou 4928, ad 6, in Baliimoren. 11 sept. 1847. Gardel., 5114, ad 4, plur. diœc.
y aurait d'autres fêles d*un rit supérieur à transférer* (1).
130. Les autres fêtes, même doubles de première classe, sont soumises aux règles ordinaires de tianslation*.
131. Si une fête ayant octave est transférée, son octave ne Test jamais, et demeure à son jour propre. Si elle est transférée à son jour octave ou à plus tard, elle n'a pas d'octave cette année-là, à moins d'un privilège spécial^.
132. S'il faut transférer une fête qui a une vigile, la vigile se fait toujours la veille de l'incidence*, ou l'avant-veille s'il y a lieu de l'anticiper, suivant ce qui est dit n^ 74, p. 124^.
(1) Si une fête ayant octave arrive un dimanche, et est empêchée par une fête qui doit être préférée à la première, lorsque tous les jours de la semaine sont empêchés, faut-il la célébrer le dimanche suivant, jour de son octave, ou bien la transférer à un autre jour? Celte question n'est pas claire. D'après les premières décisions, la fête devait être reportée plus loin, suivant les règles ordinaires. (S. G., 12 mars 1618. Gardel., 406 ou 553, ad 1, in Conchen. 16 fév. 1754. Gardel., 4095 ou 4242, Urbis.) Dans une réponse subséquente, la question fut résolue en sens contraire, et on ne voit pas clairement s'il s'agit d'une exception à la règle générale (S. G , 7 déc. 1844. Gardel., 4846 ou 4992, ad 1, Venetiarum). Gette dernière réponse paraît cependant une exception, car un décret plus récent le déclare en disant qu'il n'a point été dérogé aux décrets antérieurs (S. G., 17 sept. 1853. Gardel., 5195, ad 3, in Veronen,]. La S. G., consultée de nouveau sur ce point, a donné une réponse dont on ne coimprend pas très-bien la portée : « Si translationes « sint oh occursum cliei dominicœ impeditœ, servetur ijostremum de- « cretum in Veronen.; si vero in aliam incidant dlem. décréta non t prohibent ut reponantur in die octava, » Sauf meilleur avis, il nous semble : 1** qu'en règle générale, la fête dont il s'agit doit être transférée après son octave ; 2* si elle était fixée à un dimanche déterminé, comme la fête du Patronage de saint Joseph, dont il s'ngit dans la cause du 7 décembre 1844, il serait alors permis de la célébrer le dimanche suivant. Nous ne voudrions pas cependant nous prononcer sur une question que les meilleurs Rubricistes regardent comnie douteuse.
* S. G., 13 mars 1804. Gardel., 4343 ou 4493, Ord, Carmelit, excalc. prov, Lusitan. 12 avril 1823. Gardel., 4444 ou 4594, ad 1, in Panormitana, — « S. G., 21 avril 1646. Gardel., 1407 ou 1555, ad 3, in Uhjsbonen. 20 sept. 1806. Gardel., 4350 ou 4500, ad 8 et 11, in Brixien,
— ^Rub. Brev., tit. x, n. 1. S. G., 1" sept; 1838. Gardel., 4696 ou 4842, ad 5, Congr. SS. Redempt,-^^ S. G., 9 mai 1857. Gardel., 5242, ad 1, in Ruremunden. 24 mars 1860. Gardai., 5298, ad 1, in Beverlacen,
— * Gonséq.
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133. On ne peut transférer aucune fête au delà du terme de Tannée S c'est-à-dire après le 1^"^ janvier^ (1). S'il se trouve des fêtes semi-doubles, ou même doubles mineures ou majeures que Ton ne puisse transférer avant ce jour, ces fêtes doivent être simplifiées, c'est-à-dire qu'au jour de leur fête on en fait mémoire comme de fêtes simples. Cette mémoire se fait à tout l'Office, même aux secondes Vêpres, et l'on dit en neuvième leçon les trois leçons de la légende de cette fête, réunies en une seule ^. Cette mémoire se fait même dans les fêtes doubles de première classe : elle s'omet seulement les trois derniers jours de la semaine sainte, et les dimanche, lundi et mardi de Pâques et de la Pentecôte*. On n'en lit pas la neuvième leçon le jour de la fête ou de l'octave du saint Sacrement, ou si l'on doit dire une leçon de l'homélie sur un évangile^. Si l'on devait faire mémoire d'un double ainsi simplifié un jour de fête mobile arrivant un dimanche, on la ferait avant celle du dimanche ^.
134. Si une fête double de première ou de seconde classe se trouvait dans le cas dont il est parlé au numéro précédent,
(1) La S. Congrégation avait d'abord permis la translation au commencement de Tannée suivante (10 janvier 1677. Gardel., 2660 ou 2812, ad 4, in Hispalen. 7 sept. 1680. Gardel , 2779 ou 2928, ad 1, Ord. Canon, Regid. Later. 21 sept. 1698. Gardel., 3348 ou 3497, ad 1, Ord. Capiicc.)^ et elle a maintenu un privilège de transférer au 5 janvier la fête de saint Thomas de Cantorbéry, empêché à son jour (20 sept. 1806. Gardel., 4351 ou 4501, ad 4, in Corduben. et 4353 ou 4503, in Matriten., seu Toletana). Mais si le 5 janvier était un dimanche, la fête de saint Thomas de Cantorbéry serait transférée après l'octave de l'Epiphanie [S. C, 12 mars 1678. Gardel., 2710 ou 2859, ad 2, in Mexicana],
* S. C, 26 nov. 1735. Cardel., 3889 ou 4039, ad 5, in Hispalen. 15 sept. 1736, Gardel., 3906 ou 4055, ad 7, in Toletana. 8 mars 1738. Gardel., 3901 ou 4070, Ord. min. Capucc. 8 mars 1738. Gardel., 3922 ou 4071, Ord. min. S. Franc, discale, prov. S. Didaci, 16 sept. 1741. Gardel., 3973 ou 4122, ad 3, in Panormitana. — ^ s. C., 30 août 1755. Gardel., 4107 ou 4256, in Angelojjolilana. — ^ y. 1. — * S. C, 15 juin 1776. Gardel., 4229 ou 4378, ad 5, Urbis. 18 déc. 1779. Gardel., 4246 ou 4595, ad 1, 2 et 3, Ord. min. S. Franc. — » S. C, 16 juin 1776. Gardel., 4229 ou 4378, ad 5, Urbis. — « Ibid., ad 9.
on ne la simplifierait pas, mais on devrait la transférer à une fête semi-double, ou même à une fête double, qui serait alors simplifiée ^ Mais on ne peut pas transférer des fêtes doubles à des fêtes semi-doubles pour simplifier celles-ci, si elles ne sont pas de première ou de seconde classe^, à moins d*un induit spécial^.
§ 2. De la translation fixe.
135. Lorsqu'une fête est toujours empêchée par Toccurrence d'une autre qui doit lui être préférée, suivant les règles données ci-dessus, la première doit être transférée au premier jour libre, mais d'une manière fixe : le jour auquel elle est transférée devient alors le jour même de la fête qui y est fixée. Cette translation peut se faire sans recourir à la sacrée Congrégation* ; mais elle doit être approuvée par l'Ordinaire^.
Nota. Si une fête ayant octave arrive presque toujours dans le Carême ou peu de jours avant le mercredi des Cendres, on regarde comme perpétuellement empêchée à son jour la fête dont l'incidence est au jour de l'octave, quand même le cas serait fort rare. Cette fête est fixée à un autre jour, suivant les règles ordinaires^.
156. On suit, pour la translation fixe, les règles indiquées pour la translation accidentelle "^ , sauf quelques exceptions^ : 1^ On ne doit faire la translation fixe d'aucune
* S. C, 23 mars 1804. Garde!., 4542 ou 4494, Bec. gen. 20 sept. 1806. GardeL, 4350 ou 4500, ad 1, in Brixien, — 2 s. C., 27 août 1836. Garde]., 4635 ou 4784, ad 1, 2 et 3, in Capuana. 22 juillet 1848. Garde!., 5135, ad 5 et 6, in Senen. — ^ y, jes Induits. — * S. G., 2 juillet 1712. GardeL, 3697 ou 3846, in Pisauren. 22 avril 1741. GardeL, 3961 ou 4110, ad 7, in Wilnen. 15 mai 1745. GardeL, 4022 ou 4171, ad 1, OrcL discale. SS. Trinit. — ^ S. C., 22 août 1744. Garde)., 4011 ou 4160, ad 5, in Cracovien. et 4012 ou 4161, in Frisi^ gen. — ^ S. C., 24 mars 1860. GardeL, 5500, in Meneven. et Newporten, — ^ S. C., 23 juin 1736; GardeL, 3900 ou 4049, ad 4, in Brugen. 7 déc. 1743. GardeL, 4001 ou ^150, ad 3, in Mediolanen. 15 mai 1745. GardeL, 4022 ou 4171, ad 1, Ord. discale. SS. Trinit. 14 juin 1845. GardeL, 4881 ou 5026, ad 2, Scotorum. — » Conséq.
fête au 28 janvier, ni au 3 février, ces jours étant réservés pour la translation accidentelle des fêtes du saint Nom de Jésus et de la Purification ^(1), ni au 2 novembre^; 2 <^ on peut faire la translation fixe d'une fête du rit semi-double dans les octaves qui admettent lesi fêtes semi-doubles occurrentes ^.
137. Si une fête qui a une vigile est perpétuellement transférée, la vigile se fait néanmoins la veille de l'incidence*.
138. Lorsqu'une fête a été une fois fixée, si lejour fixé est un dimanche non privilégié, et si cette fête est du rit double, on en fait l'Office^.
139. Quand une fê:e nouvellement instituée est assignée à un jour où il y a dans un diocèse une fête fixée, si la fête nouvellement instituée est d'un rit supérieur, on transfère ailleurs la fête qui avait été fixée à ce jour ; mais, si elles sont du même rit, la fête nouvellement instituée doit être elle-même fixée à un autre jour ®.