DES HYMNES
blela veille de la fête de saint Herménégilde, on doit dire à Matines l'hymne des premières Vêpres de la fête de ce Saint, et à Laudes celles de Matines ^ L'hymne des Matines de la fête de sainte Martine est aussi divisée en deux parties, dont la première se dit aux premières Vêpres dans les églises où celte fête est du rit double, ou si elle est transférée de manière que son Office commence aux premières Vêpres, au moins depuis le capitule. D'après le même principe, on doit joindre l'hymne des premières Vêpres de saint Venance à celle des Matines, si Tonne peut pas la dire aux premières Vêpres^ (1). De même, si la fête de saint. Jean de Kenty n'a pas ses secondes Vêpres entières, on doit dire à Laudes l'hymne des secondes Vêpre?. Si les fêtes de saint Venance et de sainte Julienne de Falconéri sont transférées de manière à avoir des secondes Vêpres entières, on dit aux secondes Vêpres l'hymne des premières '.
234. La dernière strophe des hymnes en vers ïambiques dimètres varie à quelques fêtes de Notre-Seigneur et à celles de la sainte Vierge* : 1^ depuis Noël jusqu'à l'Epiphanie, le jour de la fête du saint Sacrement et pendant l'octave, toutes les fois qu'on fait l'Office de la sainte Vierge de neuf on de trois leçons, même au temps pascal, on termine toutes les hymnes par la strophe Jesu tibi sit gloria, Qui natus es de Yirgine^ qui se trouve à l'Office de la sainte Vierge. On excepte de cette règle l'hymne Ave maris Stella, l'hymne des Laudes de la fête du saint Sacrement, dont la dernière strophe est Uni trinoque Domino ^, et celles de la fête de l'Attente du saint enfantement de la très-sainte Vierge, qui se terminent
(1) D'après un décret du 22 septembre 1705 (Gardel., 3515 ou 3664, ad 9, in Viennen.), on omet le commencement de l'hymne de saint Venance, si l'on ne peut le dire aux premières Vêpres.
* Rub. de ce jour. S. C, 23 juillet 1736. Gardel., 3894 ou 4044, ad tit. de Hijmnis, in Einsullen. — ^ j^^jj^ ^q ces jours. — ^ S. G., 23 mai 1835. Gardel., 4597 ou 4746, ad 8, in Namurcen. — ^ S. G., 12 nov. 1831. Gardel., 4520 ou 4669, ad 37, Marsorum. — ^ Rub. Brev. Ibid., n. 3.
par la conclusion Virtus, honor, comme pendant l'Avent^ On termine par Jesu tibi sit gloria les hymnes du dimanche qui se trouve pendant ces octaves ^, même pendant TAvent', et les hymnes des Saints, lorsqu'elles sont du même mètre et ^^'ont pas de conclusion propre, comme celle des Vêpres de la laainte Croix, des Apôtres, et de l'hymne des Matines du commun de plusieurs Martyrs ; 2° le jour de l'Epiphanie et pendant l'octave, on termine toutes les hymnes par Jesu tibi sit gloria^ Qui apparuisti gentibus ; 3° depuis le dimanche de l'octave de Pâques jusqu'à l'Ascension, on dit Deo Patri sit gloria, et Filio qui a mortuis Surrexit, ac Paraclito, In sempiterna sœcula, même aux hymnes des Saints, si elles sont du même mètre et n'ont pas de conclusion propre; 4® le jour de l'Ascension et pendant l'octave, toutes les hymnes ont pour conclusion Jesu tibi sit gloria, Qui victor in cœlum redis, excepté l'hymne Salutis humanœ Sator, celles qui auraient une conclusion propre* ou ne seraient pas du même mètre : si l'on célébrait la fête de Notre-Dame Auxiliatrice le lendemain de l'octave de l'Ascension^, on dirait à Complies du jour de l'octave la conclusion propre à la fête et à l'octave de l'Ascension dont on dit alors les Vêpres (i); 5® le
(1) D'après ces règles, on peut poser en principe que la doxologie la plus spéciale doit, en règle générale, avoir la préférence. Ce principe paraît résulter du texte des rubriques du Bréviaire, tit. xx, et des décrets de la S. C, et se trouve en harmonie avec les régies liturgiques relatives ù la préface, au Communicantes ^ au Credo ^ etc.; d'où il résulte que la célébration d'une tête ne diminue en rien la solennité du jour ou du temps. Si cependant deux letes qui ont une doxologie propre sont en concurrence, on dit à Complies la doxologie qui appartient à la fête dont on a dit les Vêpres, quand même elle ne serait pas la plus spéciale,
* Rub. de ces jours. S. C, 21 avril 1646. Gardel., 1407 ou 1555, ad 6, in Ulysbonen, 19 sept. 1665. Gardel., 2197 ou 2344, ad 1, in Osien. 21 juillet 1670. Gardel., 2354 ou 2505, ad 1, in Osieti. 13 septembre 1692. Gardel., 3146 ou 3295, ad 4, in Hispalen. 26 nov. 1735. Gardel., 3880 ou 4039, ad 4, in Hispalen. 23 juin 1736. Gardel., 3900 ou 4049, ad 7, in Brugen. 16 fév. 1757. Gardel., 3907 ou 4056, ad 7, in Mechlinien. — 2 Rub. de ces jours. — ^ g. C., 23 mars 1835. Gardel., 4587 ou 4746, ad 9, in Namurcen, — * Rub. de ces jours. — ^ S. C, Ibid.