DES SOLENNITÉS TRANSFÉRÉES
qui se fait dans l'église où Ton célèbre, on doit en suivre toutes les rubriques ; on ne peut pas faire mémoire de son propre Office, si TOffice de cette église n'admet pas les mémoires ^
CHAPITRE VIII &es tèie» dont la solennité est transférée à un dimanche.
157. La translation de la solennité d une fête à un dimanche consiste à célébrer, ce jour-là, une fête d'obligation dont le précepte a été supprimé^.
158. Le dimanche auquel est transférée la solennité d'une fête, on chante, en règle générale, une Messe votive de la fête^. Dans les églises cathédrales et collégiales, on doit célébrer, en outre, la Messe conventuelle conforme à l'Office du jour*. Cette Messe votive se célèbre après None^.
159. Ce même dimanche, les Vêpres peuvent être célébrées de trois manières, savoir : 1« les Vêpres du dimanche ou de rOffice occurrent, avec la solennité qui convient à cet Office^; 2^ ces mêmes Vêpres avec la solennité extérieure qui convient à la fête dont la solennité est transférée'; 3® les Vêpres votives de cette même fête sans aucune mémoire. Ces Vêpres votives peuvent être chantées quand même on célébrerait le lendemain une fête d'un rit supérieur; elles peuvent aussi avoir lieu dans les cathédrales et les collégiales, pourvu qu'on y chante ou qu'on y psalmodie les Vêpres du jour^ (1).
(1) En célébrant les Vêpres de cette troisième manière, on ne peut remplir l'obligation de réciter l'Office. La réponse qui autorise cette pratique paraît être une permission particulière à un diocèse.
* Conséq. — - 2 Dec. du card. Caprara, 21 juin 1806. — ^ Ibid. S. C, 12 nov. 1831. Gardel., 4522 ou 4671, ad 1, in Rhedonen, et Cenomanen. — * Dec. du Card. Caprara, 21 juin 1806. — ^ Euh, Miss., part. I, lit XV, n. 5. S. C, 12 août 1854. Anal., 14« liv. m Iwaonew. —- ^ Conséq. — 7 s. C, 23 mai 1855. Gardel., 4597 ou 4746, ad 14, in Namiir^ €en. — s Falise.
2G(l PART. lY, CHAP. VIII.
160. Dans les églises qui ne sont ni cathédrales ni collégiales, il n'y a pas obligation de célébrer une Messe conforme à l'Office occurrent ; mais, si l'on ne célèbre pas cette seconde Messe conventuelle ou solennelle, on doit faire mémoire de rOifice occurrent ou du dimanche à la Messe votive de la fête dont la solennité est transférée^ (1).
161. La translation de la solennité d'une fête n'apporte aucun changement à l'ordre de l'Office pour le jour de l'incidence ^ et, si cette fête arrive le dimanche, on la célèbre â son jour propre, comme avant la réduction ^.
162. La mémoire de tous les Apôtres, qui se fait, en France et en Belgique, à la Messe de la fête de saint Pierre et desaint Paul, se fait seulement le jour de la fête, et non à la Messe votive qui se célèbre le dimanche auquel est transférée la solennité *. On suit la même règle pour la commémoraisondetous les saints Martyrs le jour de la fête de saint Etienne : on ne la fait point le dimanche auquel la solennité est transférée, comme il arrive si elle est patronale ^.
163. La solennité des fêtes dont il s'agit doit se faire le dimanche qui suit immédiatement l'incidence de la fête, si ce dimanche n'est pas empêché ^ (2),