On ne peut jamais célébrer la Messe votive d'une fête
(1) D'après une décision du 12 août 1854, insérée dans les Analecta, on peut dire à cette Messe le dernier évangile du dimanche occurrent, vu qu'elle n'est pas soumise aux règles ordinaires des Messes votives qui n'admettent que l'évangile In principiOf comme il est dit n<» 137, p. 251.
(2) D'après quelques auteurs, la solennité de ces fêtes doit se faire le dimanche qui suit immédiatement l'incidence, même lorsque k fête, empêchée à son jour, est transférée au delà de ce dimanche. Le motif de la translation, en effet, est la suppression de la fériation, qui ne se transfère pas avec la fête, comme il est dit p. 17, note 1, et s'il eût fallu tenir compte de la translation, il en serait fait mention dans le décret du Cardinal Légat.
* S. C, 22 juillet 1848. Gardel., 5127, ad 1, 2 et 3, in Tornacen. — * S. C, 12 nov. 1841. Gardel., 4522 ou 4671, ad 1, in Rhenonen. et Cenomanen, — ^ g^ q ^3 mai 1835. Gardel., 4597 ou 4746, ad 14, iîi Namurcen. — * Ibid., ad 2. — ^ Ibid., ad 3. — ^ s. G., 17 juillet 1810. Gardel., 4509 ou 4658, ad 1, in Rhedonen.
DES SOLENlNiTÉS TRANSFÉRÉES. 261
dont la solennité est transférée le dimanche qui suit cette iele, quand ce dimanche est le premier de l'Avent ou du Carême, les dimanches des Rameaux , de Pâques ou de la Pentecôte, ou si c'est le jour de Nuël ou de TEpiphanie*.
165. Lorsque le dimanche auquel on doit transférer la solennité d*une fête esl le premier dimanche de l'Avent ou le premier dimanche du Carême, on peut reporter au dimanche suivant la solennité transférée. On peut aussi la célébrer ce jour-là même : on dit alors la Messe du dimanche avec les ornements violets, en ajoutant l'oraison de la fête à celle du dimanche sous la même conclusion^ (1). On dit ensuite hs oraisons prescrites par ta rubrique^.
166. Toutes les fois qu'une fête dont la solennité doit être transférée au dimanche suivant arrive dans la semaine qui précède le dimanche des Rameaux, celui de Pâques ou de la Pentecôte, on doit la reporter au premier dimanche non empêché*.
167. La Messe votive d'une fête dont la solennité est transférée ne paraît pas défendue le dimanche de la Passion, le dimanche de l'octave de Pâques et le dimanche delà sainte Trinité^ (2).
(1) Cette règle est applicable à toutes les Messes votives solennelles prescrites à des jours empêchés (S. C, 12 sept. 1767. Gardel., 4193 ou 4342, m Urbevenlana. 27 mars 1773. Gardel., 4212 ou 4561, ad 7, Ord, Carm. excalc, prov, PoL),
(2) Les auteurs sont partages sur cette question, et cette controverse ne nous permet pas de mettre ces jours au nombre de ceux auxquels on ne peut pns dire la Messe d'une fête dont la solennité est transîerée. Ces trois dimanches, quoique privilégiés de première classe, ne sant pas énumérés dans la rubrique du Missel, part. I, tit. vi. On peut donc, en ces jours, chanter une Messe votive du Titulaire de l'égli^^e ou d'une fête pour laquelle il y a concours du peuple. La Messe votive du Patron dont la solennité arriverait ce jour-là ne paraît donc pas prohibée. M. Falise n'admet cependant pas ce sentiment; M. de Herdt le permet et enseigne qu'on peut aussi transférer la solennité ou dire seulement l'oraison de la fête sous une même conclusion avec l'oraison du jour.
* Rub, Miss,, part. I, tit. vi. — ^ §. q,^ |2 sept. 1840. Gardel., 4763 ou 4910, ad 4, in Mechlbiien, — ^ Conséq. — * S. C. Ibid. - ^ Conséq. Plusieurs auteurs.
262 PART. IV, CHAP. Vlil.
168. Lorsqu'une fête du rit double de première classe arrive le dimanche auquel on devrait transférer la solennité d'une fête, si la fête occurrente est plus digne, on reporte cette solennité au premier dimanche non empêché^; si la fête occurrente est moins digne, on fait néanmoins la solennité transférée^.
169. Si deux fêtes dont la solennité doit être reportée au dimanche suivant arrivent dans le cours d'une même semaine, on célèbre, le premier dimanche, la solennité de la fête la plus digne, et Ton remet celle de la moins digne au premier dimanche non empêché ^.
170. Quand la solennité d'une fête est empêchée par l'occurrence d'une fête double de première classe ou de la solennité d'une autre fête plus digne, on peut, en certains cas, célébrer cette solennité par une simple commémoraison, comme il est indiqué n^ 165* (1).
171. Lorsque la fête du Patron arrive le jour de l'anniversaire de la Dédicace de toutes les églises, on peut célébrer une Messe solennelle du Patron, mais sans omettre celle de la Dédicace, si l'église est une cathédrale ou une collégiale^ (2).
(1) Les circonstances où la S. C. autorise à réunir ensemble deux solennités transférées ou une solennité transférée avec une fête double de première classe, paraissent être celles oii il serait nécessaire de reporter cette solennité à une époque trop éloignée, si toutefois il s'agit de fêtes d'égale dignité. La S. C. a aussi autorisé dans un diocèse, par un décret du 41 mars 1837 (Gardel., 4653 ou 4802, in Bajocen.), l'usage d'anti- . ciper au dimanche précédent la solennité d'une fête, pour que cette solennité ne fût pas transférée trop loin.
(2) Il s'agit ici du jour de Tincidence de la fête du Patron et non du dimanche qui suit.
* S. C, 23 mai 1835. Gardel., 4597 ou 4746, ad 14, in Namurcen. — 2 22 mai 1841. Gardel., 4773 ou 4920, ad 1, in Mechlinien. 9 déc. 1844. Gardel., 4839 ou 4985, ad 3, in Mechlinien, — ^ S. C., 23 mai 1836. Gardel., 4597 ou 4746, ad 14, in Namurcen. 7 déc. 1844. Gardel,,4839 ou 4985, ad 4, in Mechlinien, 23 mai 1846. Gardel, 4903 ou 5049, ad 3, in Gandaven. — ^ S. C., 1" sept. 1838. Gardel., 4693 ou 4839, ad 1, in Mechlinien, 7 déc. 1844. GardeL, 4839 ou 4985, ad 3 et 5, in Mechlinien. - 5 s. G., 22 juillet 1855. GardeL, 5215, ad i,in Suessionen,