‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 164 sur 337 · Ayant rejoint les'mains, le Prêtre se rend au côté de · texte numérisé non relu

Ayant rejoint les'mains, le Prêtre se rend au côté de

(1) Nous avons ici à faire la même observation qu'à la page 288, note 1.

(2) On suppose l'hostie sur le milieu de la partie antérieure du corporal. Si la trop petite dimension delà pierre sacrée avait obligé le Prêtre à la reculer davantage, il faudrait également reculer le calice. Il est essentiel que l'hostie et la plus grande partie du calice soient également sur la pierre sacrée, un peu séparées, l'hostie en avant, le calice en arrière (Rub, Miss., part. 1, lit. xx).

(3) V. n. 5. Deuxième position des mains.

(4) Y. n. 5. Troisième position des mains.

* D'après la Rub., n. 2. — ^ Rub. Miss. Ibid. — ^ Baldeschi et autres. — * Rub. Miss. Ibid. — ^ Ibid. — ^ Plusieurs auteurs. — ' Rub. Miss, ibid. — 8 Plusieurs auteurs. — ^ Rub. Miss. Ibid. — *® Quelques auteurs. — *i Rub, Miss, Ibid. — ** Tous les auteurs. — *5 Rub, Miss. Ibid. — 1* Ibid.

l'épîtreS où, tenant les mains en dehors de lauteP, il se lave les extrémités du pouce et de Tindex de chaque main, récitant en même temp§ le psaume Lavabo inter innocentes manus meas, avec le Gloria PatrV^^ pendant lequel il fait une inclination de tête vers la croix*, et revient au milieu de rauîeP(l),

67. Le Prêtre élève alors les yeux e!; les abaisse aussitôt, appuie les mains jointes sur l'autel (2), s'incline^ médiocrement'', et dit à voix basse la prière Siiscipe sancta Trinitas'Cà).

68. La prière achevée, h Prêtre étend les mains sur l'autel, le baise, rejoint les mains, et tenant alors les yeux baissés, il se tourne sur sa droite vers le peuple, et dit d'une voix médiocre, Orate fratres, étendant les mains et les rejoignant aussitôt® (4) ; puis, tout en continuant à voix basse ut

(1) Nous indiquons ici la disposition donnée par le plus grand nombre des Rubricistes, et ils ajoutent que le Prêtre revient au milieu de l'autel en disant Sicut erat, de manière que ce verset soit achevé au moment où il arrive au milieu. Suivant d^autres, et en particulier Mgr Martinucci, le Prêtre demeure au coin de l'autel pour dire Sicut erat. Il peut encore attendre pour dire Gloria Patri le moment où il est arrivé en face de la croix de 1 autel. La première est plus conforme à la rubrique du Missel, qui prescrit l'élévation des yeux et la prière Suscipe aussitôt que le Piètre est de retour au milieu. Seulement, comme l'enseigne Merati, il convient que le Prêtre fasse cette inclination étant encore au coin de Tépître et avant de s'être mis en mouvement pour revenir au milieu.

(2) V. n. 5 Deuxième position des mains. *

(3) Dans la prière Suscipe sancta Trinitas, il est un mot sur lequel toutes les éditions ne sont pas conformes entre elles. On lit dans certains Missels : et in honore bealœ Mariœ semper Virginis ; dans d'autres on lit : et in honorem. Cette dernière leçon paraît prévaloir aujourd'hui ; cependant on ne peut constater d'une manière bien péremptoire si elle est la vraie. Le P. Lebrun (Cér. de la Messe, part. III, art. ix) soutient qu'il faut dire in honore^ et appuie son sentiment sur des arguments solides et de nombreux documents. On peut consulter sur cette question la Revue des sciences ecclésiastiques^ t. YIII, p. 568.

(4) Y. n. 5. Troisième position des mains.

* Ibid. — 2 Baldeschi. — ^ Rub, Miss. Ibid. — -* Tous les auteurs. — ^ Rub. Miss, Ibid., n. 7.-6 Ibid, — ^ Tous les auteurs. — » Rub, Miss, Ibid. — ^ Ibid.

292 PART. Y, SECT. I, GilAP, I, ART. II.

meumacvestrum, il se retourne vers l'aulel par le côté de Tévangile, faisant le tour entier^

69. Lorsque le Clerc ou les assistants ont répondu SuscipiatDominus^ le Prêtre dit à voix basse imew, puis étend les mains (1), et se tenant au milieu de l'autel, tourné vers le livre, il récite la secrète sans dire Oremus. S il n'y en a qu'une, il n'achève pas la conclusion, mais il s'arrête après avoir dit Spiritus sancti Beus, S'il y en a plusieurs, il termine tout à fait la première, en disant même Amen'^.

70. Après avoir dit les mots Spiritus sancti Deus de la dernière secrète, le Prêtre s'arrête^, pose la main droite sur Tautel, et cherche de la main gauche daiis le Missel la préface qu'il doit dire; puis il pose la main gauche sur l'autel*. Tenant ainsi les mains sur l'autel de chaque côté du corporal (2), il commence à voix haute la préface par ces paroles : Per omnia sœcula sœculorum. A Sursum corda^ il élève les mains à la hauteur de la poitrine, les paumes tournées l'une vers l'autre. A Gratias agamus, il les rejoint (5), et en disant Deo nostro^ il élève les yeux et incline aussitôt la tête vers la croix. Lorsque le Clerc a répondu Dignum et justum e^L le Prêtre, tenant les mains élevées et étendues, comme

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auparavant, poursuit la préface^.

71. La préface achevée, il joint les mains, et^, sans les* appuyer sur l'auteP, il s'incline^ médiocrement^ et récite à voix médiocre le Sanctus. En disant Benedictus, il se relève et fait le signe de la croix ^^ (4).

(1) V. n. 5. Quatrième position des mains.

(2) V. n. 5. Cinquième position des mains.

(3) D'après Christoplie Marcel [Sacrarum cœrem., 1. II, c. 11, n. 11), le Prêtre, en disant Gratias agamiiSf doit élever les mains un peu plus haut.

(4) V. p. 2S2, note 2.

* Bub. Miss, ilbid. — 2 Ibid. — 3 Ibid. — * Baldeschi. — « Rub. Miss, Ibid. — ^ ijji^j^ — 7 Xous les auteurs. — ^ Rub, Miss, Ibid. — ^ Tpus les auteurso — ^^ Rub, Miss. Ibid.

§ 9. Depuis le canon jusque après la consécration.

72. Après le Sandus, le Prêtre demeure tourné vers Tautel, étend les mains et les élève un peu; il élève aussi les yeux, les baisse aussitôt, rejoint les mains, les pose sur l'autel (1) et s'incline profondément. Alors seulement % et non auparavant^, il commence à voix basse : Te igitur. En disant uti accepta habeas et benedicas, il baise d'abord l'autel au milieu, se redresse et joint les mains^. Ayant posé la main gauche hors du corporal*, il fait avec la droite trois signes de croix sur le calice et Tliostie conjointement^ en disant : hœc »ï« dona^hœc >ï< munera^ hœcsancta ^ sacrificiaillibata. Tenant ensuite les mains élendues devant la poitrine, il continue in primis quœ tibi offerimus ^. A ces mots, una ciim famulo tuo PapanostroN.^ il nomme lePape^ en inclinant la têle'^. Si le saint Siège est vacant, il omet ces mots, A ces autres paroles, et Antistite noslro iV., il dit le nom du Patriarche, Archevêque ou Évêque du lieu où il célèbre, et jamais celui d'aucun autre Supérieur, quand même le Prêtre qui célèbre serait tout à h\{ exempt ou sous la juridiction d'un autre Évêque. Si le siège épiscopal est vacant, ou s'il célèbre à Rome, il omet ces mois ^

75. En disant Mémento Domine, il élève et joint les mains, les tenant à la bauteur du visage, ou au moins à la hauteur de la poitrine. 11 reste quelques instants (2) dans cette position, la tête un peu baissée, faisant mémoire des fidèles vivants selon son choix. Le Prêtre peut, à son gré, nommer les personnes pour lesquelles il veut prier ; mais il n'est pas nécessaire de le faire : il suffit qu'il en ait le souvenir dans l'esprit. Quand le Prêtre a l'inteiition de prier pour plusieurs,

(1) V. n. 5, Deuxième position des mains.

(2) c( Per tempus bteve, scd non momcntaneum.» (BalJeschi.)

«Ibid., lit. vnr, n. 2. — 2 S. C. 7 sept. 1816. Gardel., 4576 ou 4526, ad 33, in Tiiden, — ^ Rub. Miss. Ibid. — * Tous les auteurs. — ^ Rub, Miss, Ibid. — e Ibid., n. 2. — 7 S. C, 25 mai 1846. Gardel, 4904 ou 5050, ad 6, in Tvden. — « Rub. Miss. Ibid.

il peut, pour n'être pas à charge aux assistants, se rappeler avant la Messe les personnes vivantes ou défuntes pour lesquelles il a rintention de prier, et à ce moment faire mention en général des personnes pour lesquelles il s'est proposé de le faire. Ayant fait le Mémento des vivants, le Prêtre abaisse et étend les mains comme auparavant, et continue : et omnium circumstantium^.

74. Le Prêtre dit ensuite Communicantes^, kumoi Mariœ, il fait une inclination de tête vers le livre ^. A Jesu Christi^ il en fait une vers la croix*. Si, dans le canon, il nomme le Saint dont on fait la fête ou la mémoire, il incline encore la tête vers le livre^ (1). A la conclusion Per eumdem^ il joint les mains ^.

75. En disant ffawc igitur'^, le Prêtre ouvre les mains sans les disjoindre^ laissant les pouces croisés Fun sur l'autre en dessus et non en dessous des mains^, qu'il étend sur les oblats, de manière que les paumes soient tournées vers le

(1) Il est important d'indiquer la fête de plusieurs Saints qui sont nommés dans cette prière. Après les saints Apôtres, on nomme douze Martyrs. La fête de saint Lin est le 23 septembre, celle de saint Clet le 26 avril, celle de saint Clément le 23 novembre. Les auteurs ne sont pas d'accord au sujet de saint Sixte : les uns prétendent qu'on nomme ici saint Sixte P'', dont la fête est le 6 avril, et dont on fait l'Office dans le propre de Rome ; suivant d'autres, ce serait saint Sixte II, dont la fête est le 6 août. Le sentiment le plus probable est qu'il s'agit ici de saint Sixte ï^"" : si c'était saint Sixte II, il serait nommé après saint Corneille, qui l'a précédé sur la chaire de saint Pierre. La fête des saints Corneille et Cyprien est le 16 septembre ; celle de saint Laurent, le 10 août; celle de saint Chrysogone, le 24 novembre; celle des saints Jean et Paul, le 26 juin; celle des saints Côme et Damien, le 27 septembre. Le Cardinal Bona [Rerum litiirg., 1. II, c. xii, § 3), suivi par Benoît XIV, Tetamo, Janssens et autres, enseigne qu'on nomme ici deux autres saints Côme et Damien martyrisés à Rome ; mais cette opinion ne paraît pas pouvoir être soutenue. On peut consulter à cet égard la Bévue des sciences ecclésiastiques, t. XXX, p. 432, et t. XXXI, p. 389.

* Rîib. Miss. Ibid., n. 3 et 4. — 2 i]y\^^^ „ 4.-3 ibid., tit. v, n. 2. — * Ibid., tit. vm, n. 4. ~ ^ Ibid., n. 2. S. C, 7 sept. 1816. Gardel., 4376 ou 4326, ad 34, m Tuden, — « Rub. BIlss, Ibid. — ^ Ibid. — » Merati, Baldescbi, Martinucci et autres. — » S. C, 4 août 1665. Gardel., 2094 ou 2241, ad 3, Dalmatiarum.

calice et l'hostie* (1) ; et rextrémité des doigts doit arriver au milieu de la pale, sans néanmoins la loucher 2. A la conclusion Per Christum, il rejoint les mains ^ et les rapproche de sa poitrine*.

76. Il continue ainsi : Quant oUationem^ tu Deus^ in omnibus, quœsumus ; puis^, posant la main gauche hors du corporal ^ il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l'hostie conjointement, en disant : bene^dictam, adscri^ ptam^ ra^tam'^; il prolonge un peu ce troisième signe de croix en disant : rationabilem acceptabilemque facere digneris ^ (2) . En disant ut nobis Corpus, il fait un signe de croix sur l'hostie seule, et un autre sur le calice seul à et Sanguis; puis, élevant et rejoignant les mains devant la poitrine, il continue : fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi, inclinant en même temps la tête vers la croix ^.

77. Le Prêtre essuie alors, s'il est nécessaire, le pouce et l'index de chaque main sur l'extrémité du corporal, et dit: Quipridie quampateretur. Il prend en même temps l'hostie avec le pouce et l'index de la main droite ^^, et pour le faire plus facilement, il appuie légèrement l'index de la main gauche sur le bord opposé, ce qu'il fait toutes les fois qu'il doit prendre l'hostie*^; aussitôt, la prenant également avec le pouce et l'index de la main gauche ^^, il étend les autres doigts et les joint ensemble derrière Ihostie *^, et sans s'incliner**, tenant Thostie droite et un peu élevée ^^, il continue : accepit panent in sanctas ac venerabiles manus suas; puis, levant les yeux au ciel et les abaissant aus-

(1) V. n. 5. Sixième position des mains.

(2) D'après quelques auleurs, le Prêtre joindrait les mains en disant ces paroles ou laisserait la main droite sur l'autel. La pratique que nous indiquons est donnée par le plus grand nombre des Rubricistes.

* Rub. Miss. Ibid. — 2 M^mes auteurs. — ^ Rub. Miss, Ibid. — * Baldeschi, Marlinucci. — ^ Rub. Miss. Ibid. — ^ Tous les auteurs. — ^ Rub, Miss. Ibid. — ^ Gavantus, Baldeschi, de Conny, Martinucci et outres. — 9 Rub. Miss. Ibid. — *o ibid. — *i Grand nombre d'auteurs. — ** Rub. Miss. Ibid. — *3 j^^s mêmes. — ** Rub. Miss. Ibid. — 1^ Les mêmes.

296 PART. V, SECT. I, CïïAP. I, ART. IL

sitôt, il dit : et elevaiis ociilis in cœlum ad te Deum Patrem suum omnipotentem ; et inclinant la tête: tibi gralias agens; tenant Thostie entre le pouce et l'index de la main gauche^ sans l'abaisser^, il fait de la droite un signe de croix sur elle, disant en même temps : bene >î< dixit^ ; repre nant alors 1 hostie comme auparavant*, il continue : fregit, deditque discipidis suis dicens^.

78. Après avoir dit manducate ex hoc omnes, et non auparavant, le Prêtre, tenant toujours l'hostie de la mêire manière, appuie^ décemmenf^ les coudes sur^ le devant de^ Tautel, incline la tête, et prononce tout bas sur Thostie^^, sans effort de tête ni de bouche, sans aucune élévation de voix et sans aspiration forcée ^^, les paroles de k consécration: HOC EST ENIM CORPUS MEUM^^

79. L'Hostie étant consacrée, le Prêtre, la tenant toujours entre ses doigts ^^, pose les mains sur le bord antérieur du corporal ^* et fait la génuflexion (1). S'étant relevé et suivant des yeux la sainte Hostie, il l'élève ^^ (2) lentement ^^ aussi haut qu'il peut, en sorte qu'elle puisse être vue par les assistants ^'^. L'ayant tenue un moment élevée ^^, il la baisse*^. Lorsqu'elle est descendue près du corporal, il pose la main gauche sur l'autel ^^, et la met de la main droite seule sur le corporal, à l'endroit oii elle était d'abord^^

(1) Cette génuflexion, comme aussi celle que le Prêtre fuit après la consécration du calice et dans les autres circonstances, doit se faire d'une manière lente et révérencieuse. (Merari, Bisso, Bauldry et autres.)

(2) Le Prêtre doit faire attention d'élever la sainte Hostie en ligne droite, et non en dehors du corporal ; il ne i'élèvera ni si haut qu'il soit obligé d'avoir les bras trop tendus, ni si bas qu'il les ait trop arqués. Il prendra garde généralement de la tenir arrêtée en l'air, comme aussi de faire cette action avec tant de précipitation , qu'il ne laisse pas le temps à l'œil de l'apercevoir, ni aux lidèles celui de l'adorer. (Baldeschi.)

* Rub. Miss. Ihià. —^Ueraû. — '^ Piub. Miss. Ihïà,— * Grand nombre d'auteurs. — ^ p^ub. Miss. Ibid. — « ibid , n. 5. — "^ Baldeschi, Martinucci. -— « Rub. Miss. Ibid. — ^ Baldeschi. -- *o Jiub. Miss. Ibid.

— ** Plusieurs auteurs. — *2 j{ub. Miss. Ibid. — *5 Ibid. — ^^ Les auteurs.

— *"» liub. Miss. Ibid. — 16 Les auteurs, —i' Biib. Miss. Ibid.— *^ Plusieurs auteurs.— i9 Rub. Miss, Ibid. — '^^ Conséq. — -^ Rub. Miss. Ibid.

80. Nota. Depuis ce moment jusqu'à rabliition, le pouce et l'index de chaque main ne doivent plus être séparés, si ce n'est pour toucher la sainte Hostie^; et lorsqu'il faut tourner les feuillets, le Prêtre prend le signet entre Tindex et le doigt du milieu. 11 prend la pale de la même manière, et pose les mains sur le corporal comme il a été dit n°5^ Lorsqu'on doit appuyer les mains jointes sur l'autel, il ne faut pas les porter sur l'intérieur du corporal; mais il faut que le bout des petits doigts touche le devant de l'auteP.

81. Le Prêtre, ayant remis la sainte Hostie sur le corporal*, pose les mains dessus, de chaque côté^, et fait de nouveau la génuflexion^.

82. Après s'être relevé, il découvre le calice, sur lequel, s'il est nécessaire, il purifie ses doigts"^ en les frottant légèrement au-dessus de la coupe ^ (1), ce qu'il fait toujours si quelque parcelle y est restée attachée, et dit: Simili modo^ postquam cœnatum est. A ces mots, accipiens et hiinc prœclarum calicem, il prend des deux mains la calice par le nœud, l'élève et le pose aussitôt, et, sans le quitter, il incline la tête en disant : item tibi gratias agens ; puis, tenant toujours le calice avec la main gauche, il fait de la droite un signe de croix au-dessus de la coupe à henedixit^ ; le reprenant alors avec les deux mains ^^, il continue : deditqite discipulis suis. Puis, tenant toujours le calice de la droite par le nœud, il le prend de la gauche par le pied, pose les coudes sur l'autel, incline la tête et prononce à voix basse, attentivement et sans interruption, les paroles de la consécration du vin: HIC EST ENIM CALIX^^

(l) Le Prêtre, d'après la rubrique, purifie ainsi ses doigts loules les fois qu'une parcelle y reste attachée ; mais il est bon, par précaution, de le faire toutes les fois qu'on découvre le calice après avoir touché la sainte Hostie. (Baldcschi, MarLinucci et autres.)

* Ibid. —2 Tous les auteurs. — 5 S. C, 7 sppt 1816. Gardel., 4576 ou 4526, ad 35, in Tuden. — 4 Riib. Miss. Ibid., n. 6. — « Tous les auteurs. — ^ /j^^^^ j^ji^g Ibi^j^ 7 Hj^j s Jqus les auteurs. — ^ Rub, Miss, Ibid. — *« Baldeschi et autres. — *i Rub. Miss. Ibid.

83. Après la consécration, le Prêtre remet le calice sur le corporal, et fait la génuflexion, disant en même temps Hœc qicotiescumque. S'étant relevé, il prend le calice de la main droite par le nœud, de la gauche par le pied, et, le suivant des yeux, il l'élève en sorte qu'il puisse être vu par le peuple ; puis il le remet à sa place, le couvre de la pale et fait de nouveau la génuflexion^; il prend garde, ici et dans les circonstances semblables, que le m-anipu!e ne touche la sainte Hostie \

§ 10. Depuis le canon après la consécration jusqu'au Pater,

84. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, étend les mains devant la poitrine, et dit à voix basse: Vnde et memores^. Aux paroles de tuis donis ac datis, il joint les mains devant la poitrine, et, ayant posé la gauche sur le corporal, il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l'Hostie conjointement, disant : Hostiam >{< puram^ Hostiam ^ sanctam, Hostiam ^ immaculatam. Il fait immédiatement un autre signe de croix sur la sainte Hostie, en disant : panem sanctum^ vitœ œternœ; puis un autre sur le calice, en disant : et calicem ^ salutis perpétues. Après cela, les mains étendues à Tordinaire, il poursuit : Supra quœ propitio *.

85. A Supplices te rogamuSy le Prêtre se tient profondément incliné, les mains jointes et appuyées sur le bord de TauteP, cà Tordinaire^ (1). A ces i^divoles, ex hac altaris participatione, il pose les mains de chaque côté sur le corporal, et baise Fautel. En disant sacrosanctum Filii tui^, il se redresse % joint les mains, puis, mettant la gauche sur le corporal, il fait avec la droite un signe de croix sur THostie seule, puis un sur le calice en disant : Cor ^ pus et San ^ guinem sumpserimus. Posant ensuite la main gauche au--

(1) V. n. 5. Deuxième position des mains.

• * ïbid. — 2 Baldeschi et autres. — ^ j^^^j^^ jfj^^. ibid., tit. ix, n. 1, — ^ Rub, Miss, Ibid. — s Ibid. — 6 s. C, 7 sept. 1816, Gardel., 455Ô ou 4526, ad 3-^, in Tuden, — "^ Rub, BIlss. Ibid. — ^ Baldeschi.

dessous de la poitrine * ; et prenant garde qiie l'index et le pouce ne touchent la chasuble % il fait un signe de croix sur lui-même en disant omni benedictione et gratta repleamur^y distribuant ainsi les paroles: il se touche le front à omni benedictione ; la poitrine à cœlesti; Fépaule gauche à et gratia ;. l'épaule droite à repleamur^. A Per eumdem^ il joint les mains ^.

86. En disant Mémento etiam, Domine, famulorum famularumque tuarum, le Prêtre étend les mains et les rejoint devant la poitrine, puis il les élève jusqu'à la hauteur du visage^; il fait cette action lentement; de manière que la jonction ne se fasse qu'à in somno pacis '^; tenant alors les yeux arrêtés sur la sainte Hostie, il fait mention des fidèles trépassés, comme il a été dit pour les vivants. Après cette recommandation, il relève la tête, et, les mains étendues comme auparavant, il continue: Ipsis domine. A la conclusion, Per eumdem Cliristum Dominum nostrum, il rejoint les mains et fait une inclination de tête à la croix^ (1).

(1) On demandera peut-être la raîson pour laquelle les rubriques du Missel indiquent une inclination à la conclusion du Mémento des défunts, qui est Per Cliristum Dominum nostrum. C'est la seule fois que les rubriques prescrivent de s'incliner au mot Chrlstus^ s'il n'est pas joint au mot Jésus. Les auteurs en ont recherché les raisons, et le sentiment le mieux fondé nous paraît être celui de Quarti et de Cavalieri, suivi par plusieurs aut(?urs modernes. On peut consulter, sur celte question, ces divers auteurs. Nous ne pouvons mieux la résumer qu'en citant ce passage de M. de Herdt (part. II, n. 99) : « Sacerdos ex speciali rubricae « ordinatione ad hanc conclusionem caput inclinare débet, juxta quosdam a ob verbum prsecedens deprecamur, quod aliquam subjeclionem im- « portât, vel ob sequentia Nohis quoque peccatorihus, quse sunt maxice mae humiliationis ; sed quia inclinalio fieri débet non ad verba prsec< dicta, sed ad conclusionem Per eumdem Chiistum, etc.; idcirco alii « dicunt » (ce sont les auteurs dont nous venons de parler) «hoc loco c( inclinationem fieri, et non in aliis, dum similia verba proferuntur, ob « peculiare mysterium, spectans ad hanc orationem pro defunctis, in c( qua sermo est de omnibus in Christo quiescentibus, seu mortuis cum (( Christo, qui inclinato capite tradidit spiritum : Sacerdos scilicet sibi

* Rub, Miss, Ibid. — ^ Baldeschi et autres. — ^ Rub. Miss. Ibid — *Merati. — s Rub, Miss. Ibid. — ^ Ibid , n. 2. — ^ Tous les auteurs. — ^ Rub, Miss. Ibid.

87. Le Prêtre pose ensuite la main gauche sur le corporal, se frappe la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite S ayant soin d'écarter le pouce et l'index^, et prononce d'un ton de voix médiocre : Nobis quoque peccatotoribus; puis il continue à voix basse, les mains étendues: famulis tuis^. Si le nom du Saint dont on dit la Messe, ou dont on fait mémoire, se trouve dans cette oraison, il incline la tête vers le livre en le prononçant * (1 ) ; il joint ensuite les mains pour dire Per Christum Dominum nostrum^.

88. Il continue, les mains jointes, Per quem hœc omnia Domine semper bona créas. Posant ensuite la main gauche sur le corporal, il fait, de la droite, trois signes de croix sur le calice et l'Hostie conjointement, disant: sancti ^ ficas, vivi >ï< ficaSy bene >î< dicis, et prœstas nobis. Il découvre aussitôt le calic^ fait la génuflexion ; et, s'était relevé, il prend respectueusement, avec le pouce et l'index de la main droite, la sainte Hostie^, au-dessous du milieu de lamanière indiquée n® 77% et, portant la gauche au nœud du calice, il fait

« reprseeentat Christum morientem, qui inclinato capite tradidit] spiri- « ium, et ad liberandos defunctos descendit, et ob hoc myster^um ad (( Christum caput inclinât, videlicet in memoriam et venerationem illius (( inclinationis capitis Ghristi morientis et descendenlis ad inferos. »

(1) Le mot Joanne, qui se trouve dans cette prière, se rapporte à gaint Jean-Baptisle (S. C, 27 mars 1824. Cardel., 4452 ou 4602, ad 4, in Panormilana). On nomme ensuite saint Mathieu, Apôtre; saint Barnabe, Apôtre, dont la fêle est le 11 juin; saint Ignace d'Antioche, dont la fête est le l®"" février ; saint Alexandre, Pape et Martyr, dont on fait mémoire la 3 mai; les saints Martyrs Marcellin et Pierre, dont la fête est le ,2 juin; les- saintes Félicité et Perpétue, dont on fait mémoire le 7 mars; sainte Agathe, dont la fête est le 5 février; sainte Lucie, dont la fête est le 13 décembre ; sainte Agnès, dont la fête est le 21 et le 28 janvier ; sainte Cécile, dont la fête est le 22 novembre ; enfin sainte Anastasie, dont on fait mémoire le jour de Noël à la Messe de l'Aurore seulement ; c'est à cette seule Messe qu'il y a lieu de s'incliner en prononçant son nom.

* Ruh. Miss. Ibid. — ^ Marlinucci. — 5 Rub. Miss. Ibid. -— * S. C, 7 sept. 1816. Gardeh, 4376 ou 4526, ad 34, in Tuden. 27 mars 1824. Gardel., 4452 ou 4602, ad 4, in Panormitana. — ^ Rub. Miss. lh\à. — 6 Ibid. — 7 Baldeschi, Martinucci.

trois fois avec hi sainte Hostie le signe de la croix au-dessus de la coupe dans son diamètre intérieur ^ sans sortir de sa circonférence et sans en toucher les bords ^, disant en même temps : Per >i« ipsum, et cum ^ ipso, et in HE< ipso; et immédiatement^, sans cesser de tenir le calice de la main gauche*, il fait deux autres signes de croix^ à la même hauteui^ entre la coupe et sa poitrine en disant est tïbi Deo ^ Patri omnipotenti in unitate Spiritus ^ sancti^^ en veillant à ne pas passer au-dessus de son bras gauche avec la saint 3 Hostie^, nia reporte ensuite au-dessus du calice, la tient toujours de la main droite, prend de la gauche le calice, et, élevant Tun et l'autre en même temps, il dit : omnis honor et gloria, 11 dépose alors le calice, remet la sainte Hostie sur le corporal, frotte légèrement, s'il en est besoin, ses doigts audessus du calice (1), rejoint les pouces avec les index, recouvre le calice, et fait la génuflexion ^

§ IL Depuis Pater noster jusque après la communion*

89. Le Prêtre, s'étant relevé et tenant toujours les mains étendues sur le corporal, dit à voix haute : Per omnia sœcula sœculorum. Le Servant ayant répondu Amen, il dit OremuSj joignant les mains et inclinant la tête vers le saint Sacrement. En commençant Pater noster, il étend les mains et tient les yeux arrêtés sur le très-saint Sacrement. Il demeure dans cette position pendant toute la prière^^.

90. Le Clerc ayant répondu Sed libéra nos a malo, le Prêtre dit tout bas Amen ; après quoi, posant la main gauche sur le corporal, il prend le purificatoire sans disjoiiidre le pouce et l'index ^^, attire un peu la patène hors du corporal ^^, l'essuie avec le purificatoire*^, qu'il pose du côté de l'é-

(1) Y. p. 297, notel.

* Ruh. Miss. Ibid, — ^ Baldeschi, Martinucci. — ^ /j^^ Miss» Ibid. — * Tous les auteurs. — ^ Rub, Miss. Ibid. — ^ Plusieurs auteurs. — "^ Rub. Miss. Ibid. — ^ Plusieurs auteurs. — ^ Rub. Miss. Ibid. — ^^ Ibid., tit. X, n. 1. — 1* Ibid. — *2 Tous les auteurs. — ^3 Rub. Miss, Ibid.

302 PART. V, SEGT. I, GIÎAP. 1, ART. II.

pitre, à quelque distance du corporal^ Il prend la patène entre l'index et le doigt du milieu, la tient droite et appuyée sur Tautel ^ hors du corporal, le dedans étant tourné vers le milieu de l'autel ^ et dit en même temps : Libéra nos, quœsumus. Au mot Mariœ, il incline la tête vers le livre*. Avant de dire da propitius pacem in diebus nostris, il pose la main gauche au-dessous de la poitrine, et, disant ces mots, il fait, avec la patène, un signe de croix sur lui-même (1) ; il baise ensuite la patène^ près du bord ^ inférieur, c'est-à-dire du côté opposé à celui par où il doit mettre la sainte Hostie ^ ; puis, s'aidant de l'index de la main gauche^, qu'il appuie légèremen sur le haut de la sainte Hostie, il la fait glisser sur la patène, ayant soin de ne pas la placer à l'endroit où était la sainte Hostie ^ mais un peu en avant ^^.

91. Le Prêtre découvre alors le calice, fait la génuflexion, prend la sainte Hostie entre l'index et le pouce de la main droite (2), la porte sur le calice, où viennent se joindre le pouce et rindex de la main gauche, rompt respectueusement la sainte Hostie ^S peu à peu et en ligne droite, en commençant

(1) D'après le texte du Cérémonial des Évêques, 1. II, c. viii, n. 73, que suivent Gavantus et quelques auteurs, on pourrait encore faire ce signe de croix avant de dire les paroles da propitius,

(2) Les Rubricistes ne sont pas d'accord sur la manière : i*^ de mettre la patène sous V Hostie; 2^ de placer V Hostie sur la patène; 3" déplacer la patelle elle-même, et par conséquent, A° sur la manière de reprendre la sainte Hostie. D'après le premier sentiment, le Prêtre place la patène au bord du corporal, tout proche de la sainte Hostie, et fait avancer la sainte Hostie, suivant les uns, jusqu'au milieu de la patène, et, suivant les autres, à moitié en dehors, pour que le Prêtre puisse ensuite la reprendre plus facilement. Quelques auteurs veulent qu'on appuie le bord de la patène sur le pied du calice; mais ils sont en petit nombre. Cette pratique a l'inconvénient de faire glisser d'une manière disgracieuse la sainte Hostie sur la patène. D'ailleurs, il peut y avoir de petites Hosties devant le calice.

* Tous les auteurs. -- ^ Rub, Miss. Ibid. — ^ Xous les auteurs. — * Rub, Miss, Ibid., tit. v, n. 2. — s ibid., n. 1. S. G., 27 mars 1627. Gardel., 530 ou 677, ad 4, in Panormitana, — ^ S. C, 24 juillet 1683. Gardel., 2876 ou 3025, ad 5, in Albinganen, -— "^ Martinucci et autres. — ^ Rub. Miss, Ibid. — » Plusieurs auteurs. — *^ Gonséq. — ** Rub. Miss, Ibid.

par le haut*, disant en même temps : Per eumdem Dominum nostritmjesum Christum Filiiim tiium (1). 11 pose alors sur la patène la partie qu'il tenait de la main droite, et de l'autre partie il détache^ par le bas^ une particule, poursuivant en même temps : qui teciim vivit et régnât. Il conserve cette particule entre le pouce et l'index de la main droite, pose sur la patène l'autre moitié de la sainte Hostie qu'il tient de ia main gauche près de celle qui s'y trouve déjà *, en sorte que la sainte Hostie conserve sa forme ronde ^, et dit en même temps : in unitaieSpiritus sancti Deus ^.

92. Il prend alors de la main gauche le calice par le nœud, et, tenant toujours la particule au-dessus de la coupe, il dit à voix haute : Per omnia sœcula sœculorum. Le Servant ayant répondu Amen, le Prêtre fait avec la particule trois signes de croix dans l'intérieur du calice, en disant : Pax *ï< Dominisit ^ semper vobis ^ cum. Le servant répond : Et cum spiritu tuo. Le Prêtre laisse tomber aussitôt la particule dans le calice, disant à voix basse : Hœc commixtio (2). Il frotte ensuite légèrement ses doigts sur le calice, les rejoint, couvre le calice de la pale et fait la génuflexion'^,

93. S'étant relevé, il joint les mains, sans les appuyer sur l'autel, incline la tête (5) vers le saint Sacrement, dit à voix haute Agnus Dei, qui tollis peccata mundi; et, posant la

(1) La rubrique ne prescrit pas ici d'inclination à Jesum Christum, pour les raisons indiquées n<* 13. Plusieurs auteurs cependant la prescrivent. Elle n'est pas d'obligation ; si le Prêtre la fait, il doit avoir soin de la faire dans un moment où cette cérémonie puisse s'accorder avec les autres mouvements prescrits.

(2) Au mot Jesu Christi, l'inclination n'est pas prescrite, et il faut faire ici la même observation qu'à la note précédente.

(3) Merati, du Molin, Baldeschi, Mgr de Gonny, Mgr Martinucci et plusieurs auteurs remarquables prescrivent ici une inclination médiocre. Suivant ce sentiment, le Prêtre, après Agnus Dei, pose les mains sur l'autel pour réciter alors les prières avant la communion, sans s*incliner davantage,

* Grand nombre d'auteurs. — ^ 7]^^^^ Miss. Ibid. — ^ S. C, 4 août 1663. Gardel., 2094 ou 2241, ad 6, Dalmatiarum. — * Rub, Miss. Ibid. — 5 Plusieurs auteurs. — ^ Rub, Miss, Ibid. — "^ Ibid.

main gauche sur le corporal, sans rejoindre les mains, il se frappe trois fois la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, en disant miserere nobis et dona nobis pacem^.

94. Le Prêtre rejoint alors les mains, les pose sur FauteP (1), comme à l'ordinaire, et non sur le corporal ^, ëtànt incliné* médiocrement^, et, tenant les yeux arrêtés surla saiiite Hostie, il dit à voix basse les trois oraisons prescrites avant la communion^.

95. Les oraisons terminées, il fait une génuflexion, se relève, et dit à voix basse : Panem cœlestem accipiam, et nomen Domini invocabo '^.

96. Le Piètre prend alors révérencieusement de la main droite les deux parties de la sainte Hostie qui se trouvent sur la patène (2), les met entre le pouce et Findex de la main gauche^ sans dépasser les bords de la patène, en tâchant de conserver à la sainte Hostie sa forme ronde ^, met la patène entre l'index et le doigt du milieu de la même main au-dessus de la mainte Hostie, s'incline^^ médiocrement sans s'appuyer sur l'aulel ni se tourner en aucune manière^* (5), se frappe trois fois la poitrine avec la main droite, disant en même temps chaque fois à voix médiocre Domine non sum dignus, et poursuit tout bas ut intres^^, A chaque fois il retire lentement sa main, ou bien, après avoir frappé sa poitrine, il la pose sur le corporal ^^.

(1) V. n.5. Deuxième position des mains.

(2) Merati, Bauldry et quelques autres indiquent, pour faire celte action, la manière suivante : le Prêtre prend, avec le pouce et l'index de la main droite, la moitié de la sainte Hostie dont il a rompu une pi4ï*ticule, la pose quelque peu sur Tautre moitié, et avec les mêmes doigts il prend par le haut les deux parties ainsi rejointes, et les met entre le pouce et l'index de la main gjauche.

(3) Merali observe qu'un Prêtre, en cas de faiblesse, pourrait appuyer le petit doigt sur le corporal. Saint Liguori, avec d'autres Rubricistes, dit : le coude hors du corporal. Merati combat ce dernier sentiment.

* Ibid. — 2 nji(j^^ n. 3. —5 s. C, 7 sept. 1816. Garde)., 4376 ou 4526, ad 55, in Tuden. — ^ Ruh. Miss. Ibid. — ^ Tous les auteurs. — ^ Rub, Miss. Ibid. — 7 Ibid. — s Ibid, — 9 Grand nombre d'auteurs. — *® Rub. Miss. Ibid. — 11 Grand nombre d'auteurs.— ^^^^^^^ j^iss, Ibid.-^ *^ Les auteurs.

97. 11 se relève ensuite ^ prend de la main droite les deux parties de la sainte Hostie^, qu'il met entièrement l'une sur Tautre (1), fait avec elle un signe de croix au-dessus de la patène, veille à ce que la sainte Hostie ne dépasse pas les limites de la patène et ne puisse être aperçue par le peuple^,

avet dit en même temps : Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat arnmam meam in vitam œternam, Amen'', Au mot Jesu Christi^ il incline la tête^; s'indinant ensuite^

^^.médiocremenf^ et posant les coudes sur^ le devant de^ Tautel, il prend avec un profond respect les deux parties de la sainte Hostie^^ (2).

98. Ayant pris la sainte Hostie, le Prêtre dépose la patène sur le corporal (3) à l'endroit où elle était auparavant, se relève,

îifi'otte légèrement au-dessus de la patène les pouces et les index, rejoint !es mains qu'il élève jusqu'à son visage, et de»

(1) Il y a plusieurs manières de faire cette action. Voici celle qui paraît la plus simple et la plus commode. Immédiatement après Domine non sum dignus, le Prêtre tenant les deux parties de la sainte Hostie avec les deux premiers doigts de la main gauche, prend de la droite la partie qui se trouve à sa gauche, la tire tout à fait, et la pose doucement sur l'autre. Il fait ensuite passer ces deux parties ainsi réunies de la main gauche à la droite.

(2) Pour communier, !e Prêtre fera en sorte d'humecter petit à petit THostie sur la langue, suivant Merati, ou même sous la langue, d'après quelques auteurs, de manière qu'il puisse la prendre sans la briser avec les dents, et qu'elle soit humectée de manière à ne pas s'attacher au palais : Caveat Sacerdos (dit Merati), ne dentibus comminuat sacrosanctam Hostiam. Cette pratique respectueuse esttrès-recommandable, quoique, comme le remarque très-bien Gertoni dans ses Rites de la Messe privée, cette chair immortelle et impassible ne reçoive aucun dommage des dents, qui ne brisent pas le Corps adorable du Sauveur, mais seulement les espèces.

(3) Les auteurs dont nous avons parlé page 302, note 2, font encore appuyer ici la patène sur le pied du calice.

* Tous les auteurs. — ^ Rub. Miss. Ibid. — '""'Baldeschi, Martinucciet autres. — * Riib. Miss. Ibid. - ^ S. C, 24 sept. 1842. Gardel., 4804 ou 4950, ad 1, in Neapolitana. — ^ Rub. Miss, Ibid* — ^ Tous les auteurs. — ^ Rub. Miss. Ibid. — ^ Baldeschi, Marlinucci et autres. — *<> Rub, Miss. Ibid.

meure quelques instants en méditation sur le très-saint Sacrement* (1).

99, Après ce moment de recueillement, il abaisse et sépare les mains, et disant à voix basse Quid rétribuant Domino pro omnibus quœ retribuitmihi, il découvre le calice, fait la génuflexion, se relève^, recule, s'il veut, le calice jusque vers le fond de l'autel ^, prend la patène* de la main droite ^, et recueille avec soin et attention les parcelles qui auraient pu rester sur le corporal^, soulevant, s'il en est besoin, l'extrémité du corporal avec la main gauche"^ (2).

100. Après avoir recueilli les saintes parcelles, le Prêtre purifie la patène. 11 la fait passer dans la main gauche, la prenant, entre l'index et le doigt du milieu, tout près de l'endroit où il la tenait de la main droite. Il porte alors la patène au-dessus de la coupe du calice, et la tenant un peu inclinée^, il fait tomber dans le calice, en passant légèrement le pouce et l'index de la main droite sur la partie intérieure,

(1) Quelques Prêtres s'arrêtent également un instant pour produire quelques actes avant la communion; mais la plupart des auteurs condamnent cette pratique, par la raison qu'il n'est pas permis de mêler des actes de dévotion particulière aux actes publics de religion, à moins que la rubrique ne les permette, comme, psr exemple, aux deux Mémento, et après la communion sous l'espèce du pain. Mgr Martinucci recommande au Prêtre de ne pas prolonger cette méditation.

(2) La plupart des Cérémoniaux sont plus explicites sur l'action du Prêtre en cette circonstance. Yoici la manière indiquée et as^ez généralement pratiquée pour recueillir les saintes parcelles. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, se relève, recule un peu le calice, prend la patène de la main droite entre l'index et le doigt du milieu, et la conduit, à trois ou quatre reprises, le long du corporal en différents sens, tandis que de la gauche il en relève les extrémités pour renvoyer les parcelles sur la patène, faisant attention que la manche de l'aube ne touche pas le corporal. Il reprend ensuite la patène de la main gauche, ayant soin dé la prendre par le même côté oii il la tenait de la main droite, et il la conduit vers sa main droite, ainsi qu'il l'a fait de l'autre côté du corporal. Si, malgré ces précautions, on découvrait plus tard de saintes parcelles, on se conformerait à ce qui est dit, part. I, n*» 105, p. 34.

* Riib. Miss. Ibid. — 2 Ibid. — ^ Quelques auteurs. — * Bub. Miss, Ibid. — s Tous les auteurs. — ^ /j^^^ ^n^^^ i]y[^^ — 7 Tous les auteurs. — ^ Plusieurs auteurs.

les saintes parcelles qui peuvent s'y trouver*, prenant bien garde de ne pas faire tomber de parcelles en dehors de la coupe ^; il frotte ensuite légèrement ces mêmes doigts entre eux au-dessus de la coupe du calice'.

101. Le Prêtre^ tenant toujours la patène de la main gauche, pose cette main sur l'autel, et prend, avec les trois doigts libres de la droite, le calice au-dessous du nœud en disant Calicem salutaris, jusqu'à salvus ero inclusivement (1) ; il fait alors un signe de croix avec le calice comme il Ta fait avec la sainte Hostie, et dit : Sanguis Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam œternam^ Amen'', Au mot Jesu Christi, il incHne la tête^. Portant ensuite de la main gauche la patène au-dessous du calice, il prend révérencieusement tout le précieux Sang avec la particule ^ en une fois ou trois au plus "^5 et sans retirer le calice de sa bouche ^.

102. Disant alors (2) à voix basse Qiiod ore sumpsimus^, sans quitter le milieu de l'autel, le Prêtre pose la main gauche sur le corporal, avec la patène entre les doigts ^^5 et présente le calice au Servant, qui y verse du vin pour la purification *S tenant le calice au-dessus de l'autel, sans néanmoins l'y poser ^^. Ce vin doit, autant que possible, égaler en quantité celui de la consécration : s'il n'atteint pas la

(1) Le Prêtre peut encore dire ces paroles, Calicem salutaris, tout en recueillant les saintes parcelles. [Rub. du canon de la Blesse,)

(2) D'après Blerati, le Prêtre, après avoir pris le précieux Sang, poserait le calice sur l'autel et se tiendrait dans le recueillement pendant quelques instants, comme après la communion sous l'espèce du pain. Les auteurs, généralement, s'en tiennent au texte même de la rubrique : le Prêtre pose immédiatement sur le corporal la main gauche avec la patène entre les doigts, disant tout bas : Quod ore sumpsimiis, Mgr Martînucci enseigne positivement que le Prêtre présente le calice pour la purification immédiatement après avoir pris le précieux Sang.

* Bub. Miss, Ibid. — ^ Tous les auteurs. — ^ Rub. Miss. Ibid. — 4 Ibid. — 5 s. C., 24 sept. 1842. Gardel., 4804 ou 4950, in Neopolitana.

— ^ Rub. Miss. Ibid. — "^ Gavantus, Du Molin et autres. — ^ Baldeschi et autres. — ^ Rub. Miss. Ibid. — ^^ Les auteurs. — *^ Rub. Miss. Ibid.

— *2 Les auteurs.

même hauteur dans le calice, le Prêtre le foiirne légèrement afin que la purification passe sur tous les endroits touchéj par le précieux Sang^ Il prend ensuite ce vin^ du côté de h coupe par où il a pris le précieux Sang (1), en tenant la patène sous son menton 5.

iOo. Il pose ainsi la patène* sur le corporal, du côté tle révangile, et le calice au milieu. Mettant alors le ponce et l'index de chaque main au-dessus du calice, il prend la coupe des deux mains avec les autres doigts, va au coin derépître(2), pose le calice^ sur l'autel (3), reçoit Tablution sur les doigts,

(1) ïl «sf. à propos qu'au pied du calice il y ait une croix ou une image gravée, pour reconnaître plus facilement Tendroit par où le Prêtre prend le préi^ieux Sang-.

(2) La rubrique ne prescrit pas au Prêtre d'aller au coin de l'épîlre pour recevoir l'ablution. Mais c'est l'enseignement de tous les Rubriciâtes, à l'exception de Janssens : d'après cet auteur, le Prêtre resterait au milieu de l'autel. La S. C, consultée sur ce point, a répondu: Serventur rubricœpro divcrsitate Missœ [n juillet 1848. Gardel.. 5158, in Tornacen.) Le sens de cette réponse, suivant Mgr de Conny^ est celui-ci : le Prêtre doit aller au coin de l'épîLre aux Messes ordinaires. D'après l'enseignement des Liturgistes, la S. C. aurait approuvé la pratique in^ diquée par Baideschi pour la Messe en présence du saint Sacrement exposé, dont il sera parlé en son lieu. Cette interprétation paraît beaucoup mieux appuyée que celle de M. de Herdt, qui tire de cette décision la conclusion conti^aire. D'après le savant auteur, le Prêtre resterait au mdieu de l'autel aux Messes ordinaires, et recevrait l'ablution au coin de l'épître aux Messes célébrées devant le saint Sacrement exposé : il en donne pour raison que ce déplacement, dont il n'est pas fait mention dans la rubrique du Missel, est indiqué dans le Memoriale rituum pour la Messe du jeudi saint, qui se termine avec les cérémonies prescrites pendant l'Exposition. Il nous paraît difficile d'admettre, pour l^s Messes ordinaires, une pratique contraire à l'enseignement général des anciens auteurs, et de la faire reposer sur un texte dont l'autorité n'est pas complète, dans lequel on répète d'autres règles communes à toutes les Messes. Il est plus facile d'admettre que le décret du 22 juillet 1848 aurait apporté une modification au texte du Memoriale rituum,

(3) Il est dit dans la rubrique : Super altare porrigit calicem Ministro^ in cornu epistolœ. Les meilleurs Rubricistes en concluent que le Prêtre doit poser le calice sur l'autel. Cette interprétation a été confirmée par une réponse du Cardinal Préfet de la S. C, du 3 oct. 1851. Si

* S Pie V. — 2 j^^^j, j^ii^^ jjjj^^ 3 rj,^^^ j^g auteurs. — * Conséq. — Grand nombre-d'auleurs.

et dit en même temps : Corpus tuum Domine^ (1). En achevant la prière, il s'avance \ers le milieu de raiitel, met le calice entre le corporal et le purificatoire, secoue légèrement ses doigts au-dessus du calice, les essuie avec le purificatoire ^ et revient au milieu de l'autel ^ (2) .

104. Le Prêtre, qui dès lors ne joint plus les doigts, met le purificatoire dans la main gauche (3) , pose cette main sur

Tcài h^ peut s*y conformer ponctuellement à cause de réli'vation du calice et de la petite taille du Servant, il faut du moins éviter de recevoir les ablutions en se baissant d'une manière peu convenable.

(1) Pour bien se purifier les doigts et éviter en même temps de mouiller la nappe, M. Caron, dans son Manuel des cérémonies de la Messe basse, donne les règles suivantes : « Le Prêtre frotte l'un contre l'autre « le pouce de chaque main contre l'index opposé, en dedans, jusqu'à la «naissance des doigts, pour purifier tout ce qui a pu toucher l'Hostie; « puis, sans retirer ses doigts de dessus la coupe, il va poser le calice « entre le corporal et le purificatoire, tout aupièsde celui-ci. Alors te- « nant toujours le pouce et l'index de la main gauche sur la coupe, il (L prend entre le pouce et l'index de la main droite le purificatoire par « le milieu, le porte sur le calice, et s'en essuie les quatre doigts, veil- « lant à ce qu'aucune goutte ne tombe sur le pied du calice ou sur la « nappe.» Il faut remarquer : l°qu'il est dit dans la T\\hv\(\\\e^ ahlait pollices et indices, et non pas seulement, extremitaies digitorum pollicis et indicis, et cela par la crainte fondée que la sainte Hostie n'ait touché les doigts plus loin; 2° qu'il faut également présenter à l'abluiion les autres doigts qui, par accident, auraient touché la sainte Hostie; S'* enfin, que c'est une louable pratique de prendre à la dernière ablution peu de vin et beaucoup d'eau. (Baldeschi.) Plusieurs auteurs remarquables donnent une raison très-sérieuse de se conformer à cette dernière pratique. Le mélange d'une quantité d'eau suffisante fait disparaître, suivant le sentiment le plus commun, la présence réelle dans le calice, et on ne s'expose pas à essuyer avec le purificatoire des gouttes devin consacre. On peut voir ce qui est dit à cet égard dans la Nouvelle Revue théologique^ 5® année, n*» 1, p. 61 et suiv.

(2) D'après Merati, le Prêtre ne doit revenir à l'autel qu'après s'être essuyé les doigts. Il dépose alors le purificatoire sur l'autel, hors du corporal, et revient au milieu les mains jointes. D'après Du Molin, Baldeschi, Mgr Mariinucci et autres, le Prêtre revient à l'autel tout en s'essuyant les doigts.

(3) La pratique la plus commode consiste à mettre le purificatoire plié en deux sur les trois doigts du milieu de la m;iin gauche en retenant entre le doigt annulaire et le petit doigt la partie oix est le pli, et la

^Rub, Miss. Ibid. — ^ Merali. — ^ £{^1^ jj^Ugs, Ibid.

l'autel, hors du corporal, et prend de la droite le calice par' le nœud. Portant aussitôt le purificatoire au-dessous du menton, comme il a fait pour la patène^, il prend l'ablution^, pose le calice sur le corporal^ (1) et s'essuie les lèvres avec le purificatoire* (2).

105. Le Prêtre purifie ensuite le calice^, essuyant d'abord légèrement les bords, puis tout l'intérieur de la coupe^ (3), place le calice, avec la main gauche, hors du corporal, du côté de l'évangile^ déplie le purificatoire, l'étend sur le ca. lice, met la patène dessus, puis la pale. Il replie alors le corporal, prend la bourse, met le corporal dedans^, laisse la bourse sur l'autel^, au milieu^^, prend le voile, couvre le calice, met la bourse dessus, et le pose sur l'autel comme au commencement de la Messe ^^ (4).

partie où sont les extrémités entre le pouce et l'index, de manière que la partie où l'ourlet qui se trouve dans la longueur est en dessus soit tournée vers le dedans de la main.

(1) Pour s'essuyer la bouche, le Prêtre peut ouvrir un peu par en bas le purificatoire plié, et telle est la raison de la dernière observation faite dans la note précédente. Telle est aussi la raison pour laquelle nous avons indiqué, p. 270, note 4, de mettre en arrière du calice la partie du purificatoire où l'ourlet est en dessus.

(2) Mgr Martinucci lait placer le calice hors du corporal, du côté de l'évangile. Aucun autre auteur ne donne cette disposition,

(3) Voici la manière indiquée par M. Caron pour faire cette action : Le Prêtre met dans la coupe le purificatoire plié en deux, en le faisant sortir un peu du côté par lequel il a pris le précieux Sang ; et prenant de la main gauche le calice par le bas de la coupe ou par le noeud, il lait entrer avec deux ou trois doigts le purificatoire jusqu'au fond de la coupe et le fait passer sans effort tout autour, en dedans et en dehors, avec le pouce et l'index de la main droite : puis, tenant toujours le calice, il retourne le purificatoire sans le déplier, et en essuie encore la coupe pour en ôter toute Thumidité.

(4) Nous indiquons ici la manière donnée par Baldeschi. Suivant d^autres, le Prêtre remet le calice au milieu du corporal, met dessus le puriticaloire, la patène et la pale, puis pose seulement alors le calice soit du côté de l'êpître, soit du côté de l'évangile. Comme la bourse se trouve

* Merati et autres. — * Rub. Miss. Ibid. — s l^ plupart des auteurs. — * Rub, Miss. Ibid. — ^ Ibid. — ^ Baldeschi. — 7 Baldeschi et autres, — 8 nuff^ Miss. Ibid. — ^ Tous les auteurs. — ^^ Quelques auteurs. — 11 Rub, Miss, Ibid.

CÉRÉMOiMES DE LA MESSE BASSE. 311

§ 12. Depuis la communion jusqu'à la fin de la Messe.

106. Le Prêtre, ayant mis le calice au milieu de Tautel, se rend au coin de Tépître, et tenant les mains jointes, il lit la communion à voix haute, retourne au milieu de Tautel, se tourne vers le peuple et dit : Dominus vobiscum. Il revient aussitôt vers le livre, dit Oremus et les oraisons comme au commencement de la Messe ^

Nota. Si le Prêtre devait transporter lui-même le livre, il le prendrait au côté de l'évangile après avoir placé le calice au milieu de l'autel ; puis, faisant le salut à la croix en passant au milieu, il placerait le livre et lirait la com*iunion-^.

107. Quand les oraisons sont entièrement finies, et non auparavant, il ferme le livre ^, de manière que la tranche soit tournce vers le milieu de Tautel. S'il ne devait pas dire Tévangile de saint Jean, In principio, il laisserait le livre ouvert* (1).

108. Le Prêtre revient ensuite au milieu de Fautel, le baise, se tourne pour dire Dominus vobiscum ; et se tenant

oujours tourné vers le peuple, les mains jointes, il dit : Ite, Missa est. Mais, si Ton doit dire Benedicamus Domino^ il se retourne vers l'autel après avoir dit Dominus vobiscum, et dit Benedicamus Domino les mains jointes ^.

109. Nota. Dans les fériés du Carême, depuis le mercredi des Cendres jusqu'au mercredi de la semaine sainte, le Prêtre, ayant récité les oraisons avec leurs conclusions ordinaires, et avant de dire Dominus vobiscum, reste encore à la même

au côté de l'évangile, il est plus naturel d'y mettre aussi le calice, si toutefois le livre a été transporté au côté de l'épître.

(1) Quand le Prêtre doit dire un évangile propre à la fin de la Messe, il fera bien de ralentir un peu les prières et les cérémonies, afin que le Servant puisse facilement porter le livre et se mettre à genoux pendant la bénédiction.

* Ibid., tit. XI, n. 1. — 2 Conséq. — 5 Rub, Miss. Ibid. — -* Tous les auteurs. — » Rub. Miss. Ibid.

312 PART. V, SEGT. I, GHAP. I, ART. IL

place près du livre, et tenant la tète inclinée (1), dit : Oremus; Humiliate capita vestra Deo; puis il dit l'oraison sur le peuple, les mains étendues ^

110. Après avoir dit Ite Missa est^ ou, si Ton doit dire J5enedicamiis Domino^ après Dominus vobisciim, le Prêtre se tourne de nouveau vers Tautel, incline la tête (2), appuie les mains jointes sur l'autel (5), et dit à voix basse : Placeat tibi^ sancta Trinitas^.

m. Il pose ensuite les mains étendues sur l'autel, de chaque côté (4), le baise au milieu, se relève, et, toujours tourné vers l'autel, élève les yeux et les mains, qu'il étenii en même temps et rejoint aussitôt (5), et dit à voix haute Benedicat vos omnipotens DeuSy inclinant la tête à ce dernier mot (6) ; ayant alors les mains jointes et les yeux baissés, il se tourne par sa droite vers le peuple, pose là main gauche au-dessous de la poitrine, et donne la bénédiction par un seul signe de croix ^, tous les doigts étant

(1) Il est dit dans la rubrique : Caput mclmans. Suivant Merati et Bisso, le Prêtre dit, en s'inclinant à l'ordinaire vers l'autel, Oremus^ et continue dans la même position et les mains jointes : Humiliate capita vestra Deo. (Merati, in Gav, Ibid,, lit. M. Bisso, lit. S., n. 20, § 77.) Suivant du Molin (art. 11, n. 15), à ces dernières paroles, le Prêtre est seulement incliné vers le livre. La S. G. n'a rien prescrit à ce sujet. On peut donc, dans la pratique, suivre l'un ou l'autre sentiment. La première manière, qui est plus naturelle, est aussi plus communément suivie.

(2) Beaucoup de Cérémoniaux prescrivent ici une inclination médiocre. Voici ce que dit ici Merati : a Capite inclinato, et humeris medio- « criter pariter inclinatis, ita tamen ut supradicta capitis inclinatio sit « inter minimas maxima. Sic corporis habitude conciliabitur cum rubricae « verbis quae de sola capitis inclinatione aperte loquuntur. » Pour l'explication de ce mot inter minimas maxima, voir part. II, sect. Ilî, ch. ii, art. II, § 3, p. 107.

(3) Y. n. 5 Deuxième position des mains.

(4) V. n. 5. Ginquième position des mains. (3) V. n. 5. Troisième position des mains.

(6) V. n. 5. Le Prêtre s'incline ici au mot Deus pour rendre hommage aux trois personnes de la sainte Trinité qu'il va nommer en donnant la bénédiction. On peut voir ce qui est dit p. 286, notel.

^ Ibid,, n* 2. — 2 ibid., tit. xn, n. i. — s i^id.

uais et étendus S disant : Pater ^ et FiliuSy et Spiritus sanctus^.

112. Le Prêtre, achevant ensuite le cercle, se rend au coin de l'évangile, dit Dominus vobiscum^, pose la main gauche sur l'autel*, fait un signe de croix sur l'autel ou sur le livre au commencement du texte de l'évangile, puis sur son front, sa bouche et sa poitrine, en disant Iniiium sancti Evangelii secundum Joannem^ ou Seqiientia, et lit ensuite Tévangile, les mains jointes. En disant Et Verbiim caro factura est^ il fait la génutlexion vers le coin de i'évangile, et termine l'évangile au même lieu^.

Nota. Si le Prêtre a lu l'évangile dans le Missel, il le ferme, suivant les uns, de manière que la tranche soit tournée vers le coin de l'évangile, et, suivant les autres, vers le milieu de l'autel ^ (1).

115. Après le dernier évangile, le Prêire revient au milieu de lautel, prend le calice de la main gar.che ('2), pose la droite sur la bourse, fait une inclination de tête à la croix, descend au-dessous du plus bas degré '^ en se retirant un peu du côté de l'évangile^, et fait une inchnation^ pi ofonde^^ (5) à Taulel, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion^^ sur le pavé^^. Il reçoit ensuite la barrette des mains du Servant, se couvre, et retourne à la sacristie comme il est venu, disant l'anlienne Trium piierorum, et le

(1) Il est plus conforme aux règles générales de tourner la tranche du livre vers le milieu de l'autel ; cependant, si l'on doit célébrer une autre Messe, on i'eia bien de le tourner vers le coin de révanjîiile.

(2) Si le voile couvre le calice de tous côtés, le Prêtre, avant de le prendre, roplie pai-dessus la bourse la partie qui se trouve de son côté. Si le voile ne couvi e entiè. em( nt le calice que d'un côté, il tourne en dehors la partie couverte du voile. (Plusieurs auteurs.)

(5) Tous les autours, sans exception, prescrivent ici une inclination profonde, comme au commencement de la Messe.

* Tous les auteurs. — ' Rub. Miss. Ibid. — ^ Ibid. — * Tous les ■tuteurs. ■— ^ Rub. Miss. Ibid., n. 6. — ® Divers sentiments des auteurs. -- "^ Rub. Miss. Ib.d. — s Les auteurs. — ^ Rub. Miss. Ihid. — -» Tous es auteurs. — ** Rub. Miss. Ibid. — *2 s. G., 12 iiov. 1831. GardeL, i520 ou 4669, ad 51, Marsorum.

céklmjniai,, i. 18

cantique Benedicite^ (1). Dans les fêtes doublei?, on dit Tantienne tout entière avant le psaume^. Si la sacristie est derrière Tautel, et s'il y a une porte de chaque côté, le Prêtre entre à la sacristie par la porte qui se trouve du côté de répître^.

H4. En arrivant à la sacristie, il fait, sans se découvrir, une inclination profonde au crucifix ou à l'image qui en tient la place, pose le calice, ôte sa barrette, et quitte les ornements sacrés dans Tordre inverse de celui dans lequel il les a pris. En quittant Taube, il ôte d'abord la manche gauche, puis, faisant passer au-dessus de sa tête la partie qui était du côté gauche, il tire la manche du bras droit. Il baise la croix de Tétole, celle du manipule et celle de Tamict, comme il Ta fait en s'habillant ^.

H5. Enfin, s'étant lavé les mains, selon une pratique très-louable et recommandée par tous les auteurs, quoique non prescrite parla rubrique, il se retire en lieu convenable, afin de rendre au Seigneur, avec le plus de dévotion qu'il pourra, les actions de grâces qui lui sont dues pour son ineffable bienfait^.

(1) Un grand nombre de Prêtres disent le Te Deum en revenant de l'autel : plusieurs Rubricistes le permettent, et donnent comme directive la rubrique qui prescrit de dire le cantique Benedicite. Nous n'oserions pas non plus condamner cette pratique, qui est celle d'hommes pieux et instruits. Catalan semble dire, d'après le Cardinal Bona, qu'on peut la suivre. {în Cœr. Ep.<, 1. I, ch. xxix, n. 11.) ISéanmoins nous ferons observer que le texte de la rubrique est formel ; que les autres commentateurs les plus estimés, Merati, par exemple, ne laissent pas à entendre qu'il soit permis de s'en écarter ; enfin, que les meilleurs Cérémoniaux sont d'accord avec la rubrique.

* Rub, Miss. Ibid. — ^ Gratiarum actio. — 5 s. C., 12 août 1854. Gardel., 5208 ad 17, in Briocen» — "* Tous les auteurs. — ^ Les auteurs.

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