‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 215 sur 337 · in peccatis · texte numérisé non relu

in peccatis

in peccatis*.

158. Le Célébrant rend l'encensoir au Diacre en disant : Accendat in nobis Dominus ignem sui amorisy et flammam œternœ charitatis. Amen^.

139. Lorsqu'on doit encenser l'autel pendant les Vêpres ou les Laudes, on observe tout ce qui a été dit n^^ 135 et 136^.

(1) S'il y a des Reliques, le Célébrant les encense entre le n. 3 et le n. 8, dans l'ordre marqué à la fig. I, sans rien dire.

* Ruh, Miss. Ibid., n. 10. Cœr. Ep., n. 10. — « Rub, Miss. Ibid. — 3 Cœr. Ep, Ibid., n. 29.

DE L'E^'CENSEMENT. 411

ARTICLE IV

De r encensement des personnes,

140. Si le Clergé est composé de plusieurs ordres de personnes, on commence par encenser les Dignités et les Chanoines du côté où se trouve le plus digne, puis le même ordre du côté opposé ; on passe ensuite au deuxième ordre de chaque côté S en commençant par le côté où Ton se trouve^. S'il y a distinction d'ordres dans le Clergé (1), on ne peut tolérer l'usage d'encenser d'abord tout un côté du chœur, puis tout le côté opposé^.

141. Lorsqu'un membre du Clergé doit être encensé, il doit déférer modestement, par une inclination de tête, l'honneur de l'encensement à celui qui le suit immédiatement et doit être encensé après lui (2)*.

142. Si celui qui encense est d'une dignité égale à celui qui est encensé, ils se font mutuellement une inclination avant et après l'encensement; mais, si celui qui encense est d'une dignité moindre, alors celui-ci fait une inclination médiocre, et le premier y répond par une inclination de tête, ou même ne s'incline pas du tout, suivant la dignité de celui qui encense ^. Dans les Chapitres, en règle générale, les Chanoines seuls sont salués individuellement avant et après l'encensement; les autres, même ceux qui sont encensés individuellement, reçoivent une inclination commune^.

(1) Voy. p. 370.

(2) Voici ce qui se pratique généralement à cet égard dans les églises de Rome. Celui du chœur qui doit être encensé le premier, voyant venir celui qui doit l'encenser, se tourne vers son suivant, et ils se saluent mutuellement. Le premier, suivant l'usage des grandes églises de Rome, dit au second : Ecce odor ; ou encore : Tïbi honor. Pendant qu'on encense le premier, le second salue le troisième de la même manière, et ainsi de suite. (Cér. desÉv. expl. Ibid.)

* Ibid. et 1. II, c. m, n. 11 et 12. — s Les auteurs. — s s. C. Ibid. S, C, 23 juin 1607. Garde!.. 205 ou 351, ad 3, in Placentina. — * Cœr. Ep, Ibid., n. 26. — ^ ibid. — 6 Usage de Rome.

143. Quand on encense les Dignités et les Chanoines, tout le Chœur se tient debout; mais ceux-ci ne demeurent debout que pendant qu'on les encense^, si c'est le temps de s'asseoir^. Les autres demeurent debout jusqu'à la fin de l'encensement^ (1).

ARTICLE V

De r encensement du saint Sacrement en Procession.

144. Lorsqu'on porte le très-saint Sacrement en Procession, il doit y avoir deux Thuriféraires qui encensent continuellement le saint Sacj'ement *.

145. Les deux Thuriféraires marchent devant le dais et font mouvoir les encensoirs sur le chemin par où le saint Sacrement doit passer^ : celui qui est du côté droit encense de la main gauche ^, et celui qui est du côté gauche encense de la main droite, en marchant un peu de côté' (2).

(1) Les anciens auteurs font mention d'une autre manière d'encenser le saint Sacrement usitée chez les Théatins, Les deux Thuriféraires encensent le saint Sacrement alternativement de la même manière qu'ils encensent les personnes. Cette manière d'encenser a plusieurs inconvénients : les Thuriféraires doivent marcher en arrière et encenser le saint Sacrement debout ; cependant le saint Sacrement n'est jamais encensé qu'à genoux et par des Prêtres, excepté à l'élévation de la Messe solennelle, Oli le saint Sacrement est encensé par le Thuriféraire ou le Cérémoniaire, parce qu'alors, comme l'observent les meilleurs auteurs, les autres Ministres en sont empêchés par leurs fonctions. Aussi ce mode d'encenser est-il contraire à l'usage universel et à la doctrine de la S. C. des rites. « Post digniores.,. succèdent duo Thuriferarii ibidem cum (( cottis qui thuribula cum incenso fumigantia lente ducent ante « Celehrantem facie, non dorso ad Sacramentum semiversa in in- « cessu.y^ (S. C, 13 sept. 1742, GardeL, 3981 ou bi^O, Ord. Erem, Camaldul, Mo7itis Coronœ.)

(2) On pourrait, ce semble, conclure de là, comme de la règle posée dans le Cérémonial des Évêques, 1. I, ch. xix, n° 9, que, si le Clergé se

* S. C, 18 déc. 1660. GardeL, 1936 ou 2082, ad 8, in Janueti, — 2 Conséq. — ^ s. c. Ibid. — * Rub. Miss., jeudi et vendredi saints. Cœr. Ep,y 1. II, C. xxm, n. 11 ; c. xxv, n. 31 ; c, xxvi, n. 15; c. xxxm. n. 14 et 19. Rituale. Process. SS. Corporis Christi. — ^ S. G., 13 sept. 1742. GardeL, 3931 ou 4130. OrcL Erem. Camaldul, Montis Coronce.^ 6 Tous les auteurs. — 7 g, c. Ibid.

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