DE L'ASPERSION DE L'EAU BENITE
chante les versets et l'oraison sur un livre soutenu par les Ministres ou placé sur un pupitre ^
164. Le Célébrant et les Ministres sacrés, ayant ensuite fait à Tautel la révérence convenable, vont à la banquette, où le Célébrant^, s'étant tourné vers l'autel^, quitte la chape et prend le manipule et la chasuble, aidé par ses Ministres qui prennent aussi leurs manipules*. Pendant que le Célébrant s'habille, le Cérémoniaire peut tenir ou faire tenir la chape étendue devant lui^, et le Chœur peut s'asseoir^. Ils reviennent aussitôt à l'autel pour commencer la Messe '^.
165. Le Célébrant peut aussi quitter la chape et prendre la chasuble au bas de l'autel, si toutefois elle n'a pas été déposée sur l'autel, comme pour les Évêques^, et si l'Evêque n'est pas présent^. L'usage d'aller derrière l'autel peut être conservé ^^.
ARTICLE Y
De r Aspersion de Veau bénite devant le très-saint Sacrement exposé, en présence de VÉvêque diocésain ou d'autres Prélats.
166. Devant le très-saint Sacrement exposé, on n'asperge point l'autel ; on omet tous les baisers ^^; on omet aussi tous les saints au Chœur ^^
167. Lorsque l'Évêque diocésain est présent ^^, ou un Prélat, dans le lieu de sa juridiction, ou un Cardinal^*, on doit observer les règles suivantes: l^ Après l'Aspersion de l'autel, le Célébrant ne s'asperge pas; mais, laissant ses Ministres au pied de l'autel, accompagné seulement du Cérémoniaire et de celui qui porte le bénitier, il va au lieu où est l'Évêque. Après lui avoir fait une profonde inclination, il lui
* Cœr. Ep. Ibid. — 2 Ibid. — ^ Cér. des Év. expl. Ibid. — * Cœr. Ep. Ibid. — ^ Usage de Rome. — ^ Martinucci. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — 8 S. C, 4 avril 1699. Gardel., 3367 ou 3516, ad 3, Burgi S. Sepulchri. — 9 S, C, 22 mars 1862. Gardel., 5318, ad 4, S. Marci. — 10 s. C, 7 sept. 1861. Gardel., 5315, ad 17, S. Marci. — *^ Tous les auteurs. — *2 S. G., 31 août 1793. Gardel., 4301 ou 4450, in Asculana, — *3 Qœr. Ep. Ibid., n. 3. — ** Tous les auteurs.
présente l'aspersoir avec les baisers ordinaires. Le Prélat, s'élant donné de Teau bénite, asperge le Célébrant et ses Assistants et rend au Célébrant Taspersoir, que celui-ci reçoit en baisant d'abord la main du Pontife, puis l'aspersoir ; il fait ensuite à TÉvêque une inclination profonde, rend l'aspersoir à l'AcoIyle, retourne devant le milieu de l'autel, où, après la révérence convenable à la croix ou au saint Sacrement, il asperge le Diacre et le Sous-Diacre; 2° il fait alors TAspersion comme à l'ordinaire, mais accompagné seulement du Cérémoniaire et du Porte-bénitier, et non point des Ministres sacrés, qui l'attendent au pied de l'autel^
168. Si un Évêque, en dehors du lieu de sa juridiction, assiste à l'Aspersion, il est aspergé par le Célébrant^.
ARTICLE VI
De r Aspersion de Veau bénite dans les petites églises,
169. Dans les petites églises où le Clergé est peu nombreux, où même il n'y aurait qu'un seul Prêtre, et où peutêtre la Messe solennelle serait remplacée par une Messe basse, on fait cependant, le dimanche, l'Aspersion de l'eau bénite avant celte Messe, comme il est dit n® 150, p. 414^.
170. Quand la Bénédiction de l'eau est terminée, le Célébrant reçoit une chape de la couleur du jour, au moins aux jours solennels, s'il est possible, et se rend à l'autel comme pour la Messe, avec deux ou trois Clercs, ou avec un seul, qui porte le bénitier et l'aspersoir *. Si le Célébrant porte la chape, deux Clercs se placent à ses côtés et élèvent ensemble les bords de la chape, le premier de la main gauche, le second de la main droite, ayant l'autre main appuyée sur la poitrine, et le premier porte le bénitier et l'aspersoir de la main droite. S'il y a trois Clercs, le premier peut porterie
* Cœr. Ep.lhid. — ^ s. C, 14 avril 1646. Gardel., 1406 ou 1554, ad 3, in Ulysbonen, — ^ Caslaldi, Bauldry, Merati, Marlinucci et autres. — * Ibid.