Le Diacre omet les baisers
§ 2. Depuis le commencement de la Messe jusqu'à l'oifertoire.
163. On n encense pas Tautelà Tintroït^. Après la confession, le Diacre et le Sous-Diacre ne montent pas à l'autel, mais ils se mettent l'un derrière Tautre. Lorsque le Célébrant baise l'autel, ils font la génuflexion, et vont au coin de répître pour assister à Tintroït de la manière accoutumée. Au commencement, ils ne font pas le signe de la croix*.
164. Après Tépître, le Sous-Diacre ne baise point la main du Célébrant et ne reçoit point la bénédiction^. Après le salut au Chœur, il rend le livre au Cérémoniaire^.
165. Quand on chante la prose, le Célébrant peut aller s'asseoir avec ses Ministres "^ (1), soit avant de lire Tévangile^, soit après l'avoir lu^ (2). Bans le premier cas^ le Célébrant,
(1) Mgr Martinucci, qui, comme il a été dit p. 433, n. 2, donne aux Acolytes la fonction de soulever la partie postérieure des ornements du Diacre et du Sous -Diacre pendant qu'ils s'asseyent, indique ici que les Acolytes se rendent aux deux extrémités de la banquette un peu avant le moment oii le Célébrant doit y arriver avec les Ministres pour s'acquitter de cet office ; quand le Célébrant et les Ministres sont assis et couverts, ils les saluent et retournent à leurs places.
(2) On peut voir ce qui a été dit à cet égard p. 447, n. 1. Baldeschi, qui donne la première manière indiquée ici pour les Messes solennelles ordinaires, prescrit la seconde aux Messes de Requiem, Cependant la rai-
^ S. C, 12 août 1854. Gardel., 5208, ad 15, m Briocen, 12 sept. 1857. Gardel., 5231, ad 31, in Molinen, — ^ ^^^^ £p ^ \^ j^ c. xviii, n. 16. — '^ Ruh. Miss. Ibid. — * Baldeschi. — ^ Rub, Miss, Ibid. — ^ Baldeschi et autres. — "^ S. C. 16 mars 1591. Gardel., t. vu, suppl. 15 ou 15. ad 6, vi Osien» Responsiones* — ^ Baldeschi, Martinucci. — ^ Merati et autres.
ayant fini de lire la prose, se rend à son siège de la manière accoutumée. Sur la fin de la prose, c'est-à-dire quand il n'en reste plus à chanter que cinq ou six versets, le Célébrant retourne à l'autel au signe du Cérémoniaire (1). Pendant qu'il dit Munda cor meum, le Sous-Diacre transporte le Missel au Ooin de l'évangile ; puis le Diacre reçoit le livre des évangiles, va le poser sur l'autel à l'ordinaire, et récite aussitôt Munda ; cor meum^ à genoux sur le bord du marchepied. Il reprend ensuite le livre ; puis, dès que le Célébrant a lu l'évangile, il descend au Las des degrés avec le Sous-Diacre, le Cérémoniaire et les Acolytes, et on va chanter l'évangile ^ Dans le second cas^ le Célébrant, après avoir lu la prose, va dire Munda cor meum et lire l'évangile. Le Diacre porte a l'ordinaire le livre à l'autel. Après avoir lu l'évangile, le Célébrant vient au milieu de l'autel, fait, avec ses Ministres, la révérence convenable, et ils vont à la banquette. A la strophe Oro supplex, le Diacre, au signe du Cérémoniaire, se lève, pose sa barrette à sa place, salue le Célébrant, vient au bas des degrés, fait la géimflexion, monte sur le second degré, et se met à genoux sur le bord du marchepied pour dire Munda cor meum. Le Sous-Diacre et les Acolytes se lèvent en même temps. Lorsque le Diacre se lève, le Cérémoniaire avertit le Sous-Diacre et les Acolytes, qui viennent aussitôt au bas de l'autel ; le Célébrant reste à la banquette, et, lorsqu'on chante Amen, il ôte sa barrette, se lève, la dépose à sa place et monte directement au coin de l'épître pour assister à l'évangile^.
son donnée par Mgr de Gonny en faveur de la première est moins forte pour la Messe des morts, à laquelle le Célébrant ne bénit ni l'encens ni le Diacre.
(1) D'après Baldeschi, le Célébrant et les Ministres reviendraient à l'autel par le plus court chemin. Cette pratique n'est pas conforme à l'enseignement des autres auteurs, qui l'autorisent seulement lorsqu'on doit revenir directement au coin de l'épître sans aller au milieu de l'autel. Mgr Martinucci enseigne positivement qu'on revient à l'autel par le chemin le plus long^ comme à l'ordinaire.
* Baldeschi, Martinucci. — ^ Merati et autres.
PART. VU, SEGT. I, GHAP. lY, ART. IH. W
166. Les Acolytes assistent à Tévangile sans chandeliers^, et ils tiennent les mains jointes^.
167- Si Ton distribue des cierges au Clergé, on le fait assez à temps pour qu'ils puissent être allumés pendant l'évangile. On les allume encore à l'élévation jusque après la communion et pendant l'Absoute ^.
168. On se rend ensuite au lieu où se chante l'évangile avec les révérences accoutumées *. Le Diacre n'encense ni le livre au commencement ni le Célébrant à la fin. Le Sous- Diacre ne porte pas au Célébrant le commencement de l'évangile à baiser^ ; mais, aussitôt que le Diacre a fini, il remet le livre au Cérémoniaire, et chacun des Ministres retourne à sa place. Le Diacre et le Sous-Diacre font la génuflexion en arrivant au bas des degrés avant de monter à l'autel, et les autres Ministres la font comme à l'ordinaire en passant au milieu ^.
§ 3. Depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la Messe.
169. Aussitôt que le Célébrant a dit Oremiis pour l'offertoire, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion, se rend à la crédence, prend le calice '^ couvert de son voile avec la bourse par-dessus, l'apporte à l'autel, et le pose du côté de l'épître ^.
170. Le Diacre prend la bourse, et étend le corporal à l'ordinaire ; le Sous-Diacre ôte le voile et le donne à l'Acolyte^ ; il met l'eau dans le calice sans la faire bénir *^.
171. Comme le Sous-Diacre ne doit pas tenir la patène*', il passe à la gauche du Célébrant aussitôt après avoir rendu à l'Acolyte la burette de l'eau ; il fait alors une génuflexion seulement au milieu de l'auteP^.