DES VÊPRES ET DES AUTRES HEURES
PREMIÈRE SECTION
ARTICLE PREMIER
Ohjets à préparer,
i. A la sacristie. On prépare à la sacristie le nombre de chapes suffisant, suivant ce qui sera indiqué art. ii, les chandeliers des Acolytes, Tencensoir et la navette garnie d'encens *. [
2. Dans V église. On dispose le siège de TOfficiant du côté de l'épître*, préparé comme pour la Messe^, ou s'il doit se placer à la première stalle du chœur, on met dans cette stalle un coussin, et en avant un prie-Dieu couvert d'un tapis, sur lequel on met un livre recouvert de soie de la couleur du jour, ou bien on met un pupitre pour supporter ce livre, comme il est dit part. II, n® 120, p. 70, et alors on étend un tapis devrant le Célébrant*. On dispose, en outre,
2 Conséq. — 2 Cœr, Ep., h II, c. m, n. 4.-5 Cér. des Év. expL Ibid. — 4 Cœr. Ep, Ibid. S. C, 22 mars 1862. Gardel., 5318, ad 20 S. Marci.
les sièges des Chapiers, s'il est nécessaire, comme il est dit au numéro suivante
Nota l"". Le lieu où Ton dispose les sièges des Chapiers n'est pas positivement déterminé 1« Si rOlficiant reste à la banquette, deux Chapiers peuvent se placer à ses côtés. C'est la place des deux premiers s'ils sont plus de deux, ou des deux Chapiers s'ils sont seulement deux. Les autres se placent sur des sièges recouverts de tapis verts, de chaque côté; quand ils sont assis, ils se trouvent tournés vers l'autel. Quand il y a six Chapiers, les quatre derniers se placent à ces sièges, deux de chaque côté^ ; s'il y en a seulement quatre, les deux derniers peuvent se placer l'un auprès de l'autre, ou un de chaque côté^. 2® Si l'Officiant se place à la première stalle du chœur, ou même si, l'Officiant étant à la banquette, la situation des lieux se prête mieux à cette disposition, tous les Chapiers se placent comme il vient d'être dit pour les Chapiers inférieurs, et s'il y en a six, ils se placent trois de chaque côté *.
Nota 2\ Le Cérémonial assigne à l'Officiant, lorsqu'il est revêtu de la chape, ou un banc recouvert d'étoffe, au coin de répître, c'est-à-dire la banquette, comme à la Messe, ou la première place du chœur, comme il vient d'être dit^. Dans un chapitre, si celui qui fait l'Office n'est pas Chanoine, il ne peut pas être placé au chœur avant les Chanoines, et doit toujours être à la banquette ^. Le plus digne du chœur, qui occupe habituellement la première stalle du côté droit, doit, lorsqu'il fait l'Office, occuper la stalle de l'Hebdomadaire, quand même elle serait du côté gauche"^. Quand l'Hebdomadaire occupe la première stalle, si les deux plus dignes sont placés l'un vis-à-vis de l'autre, la stalle qui est en face de celle où se trouve l'Hebdomadaire doit demeurer inoccupée^. 3. On prépare, en outre, au milieu du chœur, un pupitre
* Ibid., n. 6. -^ 2 i^id. — 3 Usages divers. -- * Cœr, Ep. Ibid. 5 Ibid. —6 s. c., 24 mai 1659. Gardel., 1838 ou 1985, in Volaterrana. —7 s. C., 11 mars 1684. Gardel., 2896 ou 3085, adl, in Casertana, — » S. C, 22 nov. 1659. Gardel., 1850 ou 2906, in Conversana,
recouvert d'une étoffe de la couleur du jour avec un livre pour les Chantres ^
4. On dispose en lieu convenable, l'encensoir et la navette, un petit foyer avec des charbons allumés et des pincettes ^.
ARTICLE II
Des divers degrés de solennité à donner aux Vêpres,
5. L'Officiant ^eut^selon le j^^ être ou en çJiâfte ou simplement en habit^^ de jcho^uj. Il peut y avoir six, ou quatre, ou deux Chapiers (1) ; il peut ne pas y en avoir du tout^.
6. L'Officiant est en chape, et il y a en outre six Chapiers aux fêtes les plus solennelles. Ces fêtes sont, comme il a été dit part. VI, n^ 2, p. 368 : Noël, l'Epiphanie*, la fête de saint Joseph^, le jour de Pâques, FAscension, la Pentecôte, la Fête- Dieu, la fête des bienheureux Apôtres saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Toussaint, la fête du Titulaire et du Patron, et la Dédicace des églises ^
7. Aux fêtes qui, pour la solennité, viennent immédiatement après les précédentes, l'Officiant est en chape, et il y a, en outre, quatre Chapiers. Ces fêtes sont, comme il est indiqué au même lieu : les deux jours après Noël, les deux jours après Pâques, les deu;c jours après la Pentecôte, la Circoncision de Notre-Seigneur \ l'immaculée Conception^, la Purification, r Annonciation^, la Visitation ^^, la Nativité de la sainte Vierge, la sainte Trinité et la Nativité de saint Jean- Baptiste^^ (2).
(1) Ces Chapiers doivent être des Prêtres, ou au moins des Clercs. [Cœr, Ep.y lib. II, cap. m, n. 1.)
(2) Comme il a été dit p. 369, note 1, les fêtes de l'immaculée Conception et de la Visitation de la sainte Vierge ne sont point énumérées dans le Cérémonial des Évêques comme devant être célébrées avec ce
* Tous les auteurs. — « Conséq. -- ^ S. C, 24 mai 1659. Gardel., 1838 ou 1995, in Volaterrana. — * Qfj^^^ £p^^ 1. H^ c. m, n. 16. — « Conséq. — 6 Cœr, Ep, Ibid. — ^ Ibid., n; 17. — - s Conséq. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — ^0 Conséq. — " Cœr. Ep. Ibid.
Ô36 PART. YIII, SEGT. I, CHAP. I, ART. II.
8. Aux autres fêtes et le dimanche, il y a seulement deux Chapiers^ (1).
9. Nota. Ces règles ont pour but d'indiquer seulement la proportion à suivre : si Ton ne peut avoir que quatre Chapiers aux jours oii le Cérémonial en indique six, on n*en aura que deux lorsqu'il en indique quatre, et lorsqu'il en indique deux, l'Officiant sera seul en chape ^.
10. Dans la semaine, aux fêtes doubles-mineures, seraidoubles et simples, et aux fériés, l'Officiant n'est pas en chape^ : alors, il n'y a jamais de Chapiers*, et l'on ne fait point d'encensement^,
H . Nota. L'usage de certaines églises où l'Officiant se revêt de la chape seulement à Magnificat^ est toléré dans quelques Ordres religieux^ dont le chœur est fermé "^ ; mais il ne peut être suivi dans les autres églises. L'Officiant doit avoir la chape pendant tout l'Office^ (2).
degré de s#lennité, et nous en avons donné les raisons. Le Cardinal Préfet de la S. Congrégation, consulté relativement au nombre des Chapiers pour les fêtes de l'immaculée Conception et de la Visitation, a répondu, le 3 octobre 1851 : Pendere a solemnitate qua festum pera" gitur in gualihet ecclesia. Cette réponse donne un peu de latitude dans l'exécution de la rubrique relative au nombre des Chapiers.
(1) Les autres fêtes indiquées ici par la rubrique du Cérémonial des Évêques, in aliis festis, sont naturellement celles qui ne sont pas exceptées au n» suivant, à savoir les fêtes doubles-majeures ou doubles de seconde classe, non comprises dans l'énumération ci-dessus. Mais on ne pourrait pas conclure de laque dans les cathédrales et les collégiales il fut obligatoire de célébrer les Vêpres solennellement à toutes ces fêtes. Aux fêtes doubles-mineures tombant un autre jour que le dimanche, aux fêtes semi-doubles et simples, ainsi qu'aux fériés, on ne doit pas les célébrer solennellement, non oportet. Mais aux fêtes doubles-majeures et doubles de seconde classe, non énumérées n*» 7, aucune loi n'oblige à célébrer les Vêpres solennellement, si ces fêtes n'arrivent pas un dimanche ; mais on peut le faire.
(2) Cette tolérance a pour motif qu'on suppose un chœur entièrement
* Ibid. — 2 s. C., 12 juillet 1777. Gardel., 4234 ou 4583, ad 3; 6 sept. 1781. Gardel., 4235 ou 4384, in Vasionen. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — * S. C, 20 juillet 1593. Gardel.. t. VII, suppl. 56 ou 56 in Calagiiritana, — ^Cœr. Ep, Ibid. — e s. C, 1«' sept. 1607. Gardel., 208 ou 355, Theatinorum, — '^ Merati. —«S. C, 20 juillet 1593. Gardel., sup.
ARTICLE III
Des cérémonies générales du chœur pendant les Vêpres solennelles ordinaires.
12. Tout le Clergé doit être à genoux: 1« pour dire la prière Aperi^; 2^ pendant Fantienne à la sainte Vierge, qui termine l'Office, à Texception des samedis depuis les Vêpres (1), de tous les dimanches et du temps pascal ^ ; 3« pendant la première strophe des hymnes Ave maris Stella et Veni Creator; pendant la strophe Tantum ergo de l'hymne Pange lingua, lorsque le saint Sacrement est présent (2) ; pendant
fermé à la vue du peuple : a Usus deponendi pluviale post initium Ves- « perarum, el illud reassumendi circa finem ultimi psalmi, dit Merati, c( potest tolerari quando chorus clauditur cortinis, ita ut non videantur (( Religiosi a populo, nullo tamen pacto quando chorus patet. Itaque cer- « tissimum est, quod praedictus usus deponendi pluvialia post intonatam « antiphonam in Vesperis solemnibus, omnino improbandus est in illis c( ecclesiis in quibus chorus omnibus patet, et non est rétro altare. De- (( cretum allatum (1" sept. 1607)... ita inteUigi débet, ut antiquitus « nostri ipso Vesperarum initio pluviale forsan non induissent... cum c( extet hic ritus apud ordinem B. V. de Mercede... Qui quidem ritus, « ait P. Magius, tamen laudabilis sit et a S. C. permissus, nostri tamen « Patres in Vesperis solemnibus non utuntur. » On voit par là pourquoi ce rit ne peut être adopté dans les églises ordinaires. Remarquons de plus les expressions du savant auteur, usus deponendi pluvialia. Si l'Officiant n'est pas en chape, personne ne peut en avoir, et aux Matines solennelles, les Assistants prennent des chapes avant la dernière leçon, en même temps que l'OfficianC.
(1) Ceci doit s'entendre non-seulement dans les temps ordinaires, mais encore pour le Carême, lorsqu'on dit les Vêpres avant midi. (S. C, 16 avril 1853. Gardel., 5183, ad 30, OrcZ. min. S. Francisai de obs.)
(2) C'est une règle générale si le saint Sacrement est exposé. S^il n'est pas exposé, il faut s'en tenir à la coutume des lieux (S. C, 4 août 1663. Gardel., 2103 ou 2250, Urbis.) Quelques auteurs discutent la question de savoir si, pendant le chant de l'hymne Pange lingua, on doit demeurer à genoux pendant le chant de la strophe Tantum ergo tout entière, ou seulement jusqu'à cernui. Nous suivons ici le sentiment de Gardellini, appuyé sur l'usage universel : c( Standum videtur, dit le sa- « vant auteur, universali praxi, quae genuflexionem protrahit ad înte- « gram stropham. » (Gardel., Instr. Clem., g 24, n, 11.)
56 ou 56 in Calaguritana. 16 mars 1861. Gardel., 5310, ad 10, S,Jacobide Chile, -— * Tous les auteurs. — ^ j^^^^ Brev,, tit> xxvi, n. 3.
la strophe 0 crux ave y de Thymne Vexïlla Regis^; pendant les prières fériales^, et alors on reste à genoux pendant les mémoires et les suffrages^.
13. Le Chœur est debout : 1® pendant qu'on récite Pater et Ave, au commencement de l'Office, et jusque après l'intonation du premier psaume; 2^ depuis le capitule jusqu à la fin des Vêpres, excepté pendant le chant de Tantienne du Magnificat^, le Sicut erat^ et la répétition de Tandeime, si toutefois Tencensement est terminé^ (1); 5^ pendant Tantienne à la sainte Vierge qui termine l'Office, tous les samedis et tous les dimanches, et pendant le temps pascal ; 4^ lorsqu'un membre du Clergé se lève pour entonner une antienne, tous ceux qui ne sont pas d'un ordre supérieur (2) doivent se lever'' (3); cependant, si c'est l'usage, ceux qui sont du
(1) On est debout, par conséquent, pendant les mémoires. Si l'encensement n'est pas terminé au moment où Ton chante Sicut erat, ceux-là seuls s'asseyent qui sont d'un ordre supérieur à ceux que l'on encense.
(3) L'usage de plusieurs églises de Rome, dit Catalan, est que ceux-là seuls se lèvent qui sont placés du côté du chœur où l'on entonne l'antienne. Telle est la règle posée par Baldeschi. Bauldry et Du Molin disent ; « Au moins ceux qui sont du même côté. » Cependant le Cérémonial des Évêques dit positivement omiies, sans distinction ; et ailleurs il dit d'une manière expresse que tous doivent se lever, même ceux qui sont du côté opposé : « Aliquo ex Canonicis in choro residentibus sur- € gente, ut aliquid faciat ad publicum, puta cum intonatur antiphona, « seu aliquid simile, omnes alii Canonici, ac etiam Beneficiati et Clerici € ab utroque latere chori assurgunt, » (L, I, c. xvni, n. 9.) Plusieui'S décisions de la S. G. sont dans le même sens. Voici ces décrets : Premier décret. Question : « An Hebdomadarius et cseteri omnes existentes (( in choro teneantur surgere, quando a Canonicis, Dignitatibus et Pres- « byteris intonantur antiphonae ? » Réponse : Qmnes debere surgere « frceter Hebdomadariumparatum. » (4 août 1663. Gardel., 2101 ou 2248, ad 1, in Triventina,) — Deuxième décret. « S. R. C. declara- « vit : Canonicos cathedralis Conversance teneri insurgere détecta « capite, quando alius Canonicus intonat antipkonam,, prout insur-
* S. C. 31 juillet 1665. Gardel., 2198 ou 2345, ad 6, Nullius Diœcesis et Prov. Treviren, — ^ y, c., 29 mars 1851. Gardel., 5152, ad 1, in Adrien. — ' Rub. Rrev., tit. xxxiv, n. 3. — * Cœr. Ep., 1. II, c. ni, n. 5, 7, 9, 10 et 13. — ^ Martinucci. — ^ Cœr. Ep. Ibid., n. 14. — '^ Ibid., n. 8, 1. 1, c. xvm, n. 9. Décrets cités.
côté opposé peuvent rester assis ^ Si l'antienne est entonnée par un des Assistants, les autres Assistants seuls se lèvent^.
14. On demeure assis le reste du temps ^ ; et, quand TOfficiant s'assied au commencement de l'Office, le Chœur s'assied en même temps*.
15. On doit s' incliner j et par conséquent se découvrir au Gloria Patri, lorsqu'on prononce le saint nom de Jésus, celui de Marie ou des Saints dont on fait la fête ou la mémoire^, à la dernière strophe de l'hymne, quand on y rend gloire à Dieu, ou quand on y fait mention expresse de la sainte Trinité®. On le fait aussi aux versets Sanctum et terribile nomen ejus'^, et Sit nomen Domini benedictum^.
16. Quand l'Officiant chante Deus in adjutorium^ et au commencement de Magnificat, tout le Chœur fait le signe de la croix ^^.
Des cérémonies spéciales aux Ministres des Vêpres solennelles
ordinaires,
§ 1. Observations et règles générales.
17. Les Ministres des Vêpres solennelles doivent observer ce qui est indiqué part. VII, n® 16, p. 431 *^
« gunt Preshijteri portionarii, » (25 janv. 1671. Gardel., 2372 ou 2524, in Conversana,) — Troisième décret. Question : « An cum Chorus ex « una parte surgit pro intonatione antipbonœ, possit aliquis ex eadem <x parte non surgere? Réponse. « Teneri omnes surgere. » (10 sept. 1701. Gardel., 3445 ou 3597, ad 13, in Cortonen.) Un décret autorise la coutume contraire si elle existe. Question : ce An Hebdomadarius et « cseteri omnes existentes in choro t-eneantur surgere, quando a Digni- « tatibus, Canonicis etPresbyteris participanlibus intonantur antiphonae? » Réponse : « Omnes debere surgere prœter Hebdomadarium paratum, « nisi adsit consuetudo ut una pars tantum assurgat. » (22 mars 1862. Gardel., 5318, ad 2, S. Marci.)
1 S. C., 22 mars 1862. Gardel., 5318, ad 2, S. Marci. — 2 Qœr, Ep., 1. Il, c. I, n. 10; 1. 1, c. xvm, n. S.—^Cœr. Ep., 1. II, c. m, n. 7 et 13. — * Conséq. — ^ (;^^^ £p^ Ibid^ et ailleurs. — 6 Q(^^ £p^ \ jj^ c. IV, n. 8. — "^ Baldeschi, Bauldry, Castaldi et autres. — » Baldeschi, Marlinucci. — 9 Tous les auteurs. — ^o S. C., 20 déc. 1864. Gardel., 5339, Ord, min. S, Franc, Capucc. — ** Conséq.
540 PART. YIII, SECT. I, CHAP. I, ART. lY.
18. Pendant les Vêpres, la génuflexion se fait toujours sur le pavé^ (1). Si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle, les Chapiers saluent la croix de l'autel par une incU-
I nation profonde toutes les fois qu'ils la saluent conjointement ^ avec rOfficiant, mais seulement alors, s'ils ne sont pas Chanoines^ (2).
19. Les Ministres des Vêpres solennelles sont l'Officiant (3), les Chapiers^, s'il y en a* (4), les Chantres, le Cérémoniaire, les Acolytes et le Thuriféraire^. Aucun d'eux ne peut porter la calotte en remplissant des fonctions ^
20. La fonction des Chantres consiste à annoncer les antiennes, entonner les psaumes'', commencer les répétitions des antiennes, après les psaumes^, et chanter les versets^. Ils sont aussi chargés, pour l'ordinaire, de lire à haute voix les
(1) Le Cérémonial des Évêques indique positivement que l'Officiant, en venant de son siège à l'autel pour l'encensement, fait la génuflexion sur le pavé. Il y a donc, d'après ce qui est dit part. II, n*» 248, p. 104, ce quon appelle arrivée dans le sens indiqué, p. 103, note 1; il y a ici, par conséquent, une différence entre la Messe et les Yêpres. A la Messe, le Célébrant, en revenant de la banquette, fait la génuflexion sur le degré : pourquoi, aux Vêpres, l'Officiant la fait-il sur le pavé? La raison en est, ce semble, qu'aux Yêpres, il reste plus longtemps à son siège, et qu'il y fait l'Office, tandis qu'à la Messe, le Célébrant demeure à la banquette pour attendre la fin du chant.
(2) D'après le texte du Cérémonial des Évêques, il semblerait que les Chapiers seraient dispensés de faire la génuflexion à la croix, et jouiraient, par conséquent, du privilège accordé aux Chanoines. Cependant, d'après un décret du 22 décembre 1612 (Gardel., 320 ou 467, Urbis\ les Chapiers ne sont dispensés de la génuflexion que pour ne pas avoir à faire, en même temps que l'Officiant, revêtu de la chape comme eux, une génuflexion pendant qu'il fait une inclination. Si l'Officiant n'est pas avec eux, ils font la génuflexion, s'ils ne sont pas Chanoines.
(3) Le Prêtre qui préside aux Heures est appelé en latin Celehrans^ * comme à la Messe, Mais les auteurs l'appellent ordinairement Officiant. Baldeschi, à la Messe, dit Célébrante, et ici il le nomme Ufficiante,
(4) Y. art. n.
* Cœr, Ep, Ibid., 1. II, c. m, n. 10. — ^ Cœr, Ep. Ibid., n. 3 et 10. S. G., 22 déc. 1612. Gardel., 320 ou 467, Urbis. — 5 Cœr. Ep, Ibid. — * S. G., 12 juillet 1777. GardeL, 4234 ou 4383, ad 3; 6 sept. 1781. Gardel., 4235 ou 4384, in Vasionen, — « Cœr. Ep, Ibid. — « S. G., 23 mai 1846, Gardel., 4889 ou 5035, ad 4, in Bahien. — ? Cœr. Ep. Ibid., n. 7 et 8. — sConséq.— 9 Cœr. Ep., Ibid., n. 10 et 15.
DES VÊPRES SOLENNELLES ORDINAIRES. 54f
parties de TOffice dont le chant serait remplacé par le son del'orgue, et ils peuvent venir au pupitre pour le faire ^ Pour entonner les psaumes et chanter les versets, ils viennent au pupitre préparé au milieu du chœur, comme il est dit n^ 5 ^■. En y arrivant, ils se saluent mutuellement, puis font la génuflexion à l'autel ; en le quittant, ils font d'abord la gérwflexion puis se saluent mutuellement. Lorsqu'ils doivent aller annoncer une antienne, ils font la génuflexion 5, se rendent tous deux devant celui à qui elle doit être annoncée, et le saluent. Quand le chant est terminé, un des deux Chantres \ chacun à son tour ^ annonce l'antienne, d'une voix clause, de manière à être entendu seulement des personnes les plus rapprochées. Quand l'antienne est entonnée, si l'Office est double, ou si rOfnce est semi-double, aussitôt qu'elle est annoncée, les deux Chantres saluent de nouveau celui à qui l'antienne a été annoudee, et vont au pupitre pour entonner le psaume ^
21. Les Chantres en surplis peuvent occuper les places destinées aux Chapiers inférieurs. Ils peuvent se placer l'un auprès de l'autre, ou un de chaque côté. S'ils sont l'un auprès de l'autre, et s'ils ne reviennent pas au pupitre pour commencer ou lire l'antienne, suivant ce qui est dit au nuniéro précédent, ils peuvent aller se placer du côté du chœur où l'antienne suivante doit être annoncée. Ils chano^ent ainsi de côté au commencement de chaque jisaume'^.
22. La fonction principale des Chapiers est d'assister TOfficiant. Si l'on suit à la lettre le Cérémonial des Évoques, ils la remplissent exclusivement, s'ils ne sont que deux • s'ils sont quatre ou six, ils remplissent seulement une partie de rOffice des Chantres : les antiennes qui ne doivent pas être entonnées par l'Officiant sont alors annoncées par deux Chantres en surplis, qui entonnent les psaumes, ou par le dernier Chapier; deux des quatre derniers Chapiers, s'ils sont six, ou les deux derniers, s'ils sont quatre, chantent le
* Conseq. — 2 q^j.^ ^p, Ibid. — s Tous les auteurs. — 4 Qœr Ep Ibid., n. 6 et 8. — ^Tous les auteurs. — 6 Les auteurs. — ^ hsJes divers. °
542 PART. VIII, SECT. I, CHAP. I, ART. lY.
verset qui suit l'hymne, et Benedicamus Domino à la fin de l'Office ^
25. Si l'on rapproche ensemble plusieurs textes du Cérémonial des Evêques^^, et si on l'interprète par renseignement des auteurs^ et l'usage à peu près général et suivi à Rome*, on se conforme aux règles suivantes : l^ Les Chapiers remplissent l'office de Chantres toutes les fois qu'ils ne sont pas nécessaires pour assister l'Officiant, c'est-à-dire toutes les fois qu'ils ne sont pas placés à ses côtés, suivant ce qui est marqué n® 2^ : s'il n'y a que deux Chapiers et s'ils restent aux côtés de l'Officiant, deux Clercs en surplis remplissent l'office de Chantres^; 2^ s'il y a seulement deux Chapiers qui ne restent pas aux côtés de l'Officiant, ils observent ce qui est marqué n°' 20 et 21 pour les Chantres; 3^ s'il y en a quatre, ils peuvent annoncer les antiennes et entonner les psaumes alternativement deux à deux, d'abord les deux qui sont en dedans, l'un vis-à-vis de l'autre, puis les deux qui sont en dehors ; ou bien les deux qui sont au côté de l'épître, toutes les fois que l'antienne suivante doit êire annoncée de ce côté, et les deux qui sont au côté de l'évangile, quand l'antienne suivante doit être entonnée du côté de l'évangile; 4^ s'il y a six Chapiers, et si les deux premiers ne restent pas aux côtés de rOfiiciant, tous peuvent remplir l'olfice de Chantres, deux à deux alternativement '^.
24. Toutes les fois qu'une intonation doit être annoncée à l'Officiant, tous les Chapiers viennent ensemble devant lui. L'intonation est annoncée ou par le premier Chapier^, ou par le premier de ceux qui remplissent l'office de Chantres (1).
(1) Il est dit, dans le Cérémonial des Évêques, que Pannonce de Pintonationdu premier psaume est faite par un des Chapiers, sans en désigner aucun en particulier ; « Umis ex dictis Presbyteris paratis » [Cœr. Ep. Ihid., n. 6) ; et pour Tannonce de l'intonation de l'hymne et de l'aniLenna de Magnificat^ on désigne spécialement le premier Chapier. Il
* Cœr. Ep.y 1. II, c. m, n. 7, 8, 10 et 15. — ^ Conséq. — s Les auleurs. — * Catalan. — - ^ Baldeschi et autres. -— 6 Conséq. — ^ Usages 'divers. — s Qcer, Ep. Ibid., n . 6, 9 et 10.
S'il n'y a que deux Chapiers, et s'ils sont à la banquette, l'intonation peut être annoncée par les Chantres en surplis ou par le premier Clinpier^ Si le premier Chapier l'annonce, les Chantres en surplis ne viennent pas alors devant TOfficiant^.
25. Les Chapiers viennent encore devant TOfficiant toutes les fois qu'il chante seul, comme aussi pour le conduire de son siège à l'aiiti 1 ou de l'autel à son siège, et ils le saluent toujours en arrivant et en se retirant^.
§ 2. Delà préparation à TOffice.
26. Le Cérémoniaire* et les Acolytes^ doivent être arrivés les premiers, le Cérémoniaire, pour s'assurer que tout est disposé comme il est marqué art. 1^"^ ^, et les Acolytes, pour allumer les cierges de l'autel, si personne n'est spécialement chargé de cet office, et aider aux Chapiers, s'il y en a, à se revêtir de leurs ornements. Ils se rendent à Téglise environ un quart d'hi ure avant l'Office. Les Acolytes portent leurs barrettes à leurs places"^.
27. S'il y a des Chapiers, ils se rendent à la sacristie assez à temps pour pouvoir être revêtus da surplis avant l'arrivée de l'Officiant. Lorsque celui-ci arrive, tous les Ministres le saluent; le Cérémoniaire ou les deux premiers Chapiers lui aident à se revê'ir du surplis^ou du rochet et de la chape. L'Officiant, étant revêtu de la chape, se^cpuvre. Les Cha-piers, aidés des Acolytes, se revêtent aussi de leurs chapes et se couvrent^. Les deux premiers Chapiers se mettent aux côtés de rOfticiant, et, s'ils sont quatre ou six, le troisième se met deirlère le premier ou à sa droite, le quatrième der-
paraît naturel que le même annonce ces trois intonations, et cette fonction peut ap^»arienir au premier de tous. Cependant quelques auteurs entendent ici par premier Chapier le premier de ceux qui remplissent Toffice de Chanh'cs. Ce serait alors le troisième Chapier, s'il y en a plus de deux et si les deux premiers restent à la banquette, ou le premier Chantre, s'il n'y a que deux Cliapiers à la banquette.
* Les auteurs. — - Conséq. — s q^^j,^ £p ^ jbi^j^ ^j jq^ 15 gj. |g * Ibid., 1. I, c. V, n. 2. — ^ Baldeschi et autres. — « Cœr, Ep, Ibid. — '^ Balcheschi et autres. — ^ Ibid.
544 PART. YIII, SECT. I, CHAP. I, ART. lY.
rière le deuxième ou â sa gauche, le cinquième derrière le troisième ou à sa droite, le sixième derrière le quatrième ou à sa gauche ^
§ 3. De la sortie de la sacristie.
28. Au signal donné par le Cérémoniaire, rOfficiant et les Chapiers se découvrent^ et descendent sur le pavé, s'il y a un degré ^. Tous saluent ensemble la croix ou Timage de la sacristie par une inclination profonde et TOfficiant par une médiocre*, et l'on se rend au chœur en cet ordre : les Acolytes marchent les premiers, portant leurs chandeliers ; puis le Cérémoniaire ^ les mains jointes^, et quelques Ministres en surplis; viennent ensuite les Chapiers deux à deux; enfin rOfficiaiit entre les deux premiers. L'Officiant et les Chapiers sont couverts ; ils tiennent les mains jointes, excepté les deux premiers Chapiers qui, d'une main, élèvent un peu les bords de la chape de l'Officiant '^^ tenant l'autre appuyée sur la poitrine. Si l'entrée est solennelle, les deux Acolyfes sont suivis des membres du Clergé, deux à deux, comme il est dit p. 576^. En entrant dans l'église, le Cérémoniaire présente de l'eau bénite aux Chapiers, et le premier en donne à l'Officiant. Celui-ci et les Chapiers se découvrent pour faire le signe de la croix et se couvrent de nouveau s'il y a encore un trajet suffisant. S'il n'y a pas de Chapiers, deux Clercs soutiennent les bords de la chape de l'Officiante Le Cérémoniaire et le Thuriféraire, comme aussi les deux Chantres, peuvent remplir cet office ^^.
29. En allant à l'autel, s'il y a lieu de faire quelqu'une des révérences prescrites p. 275, 276 et 277, tous les Ministres les font avec ensemble ^^
30. On observe pour l'entrée ce qui a été dit pour la Messe, p. 457 et 438 ^^ (1).
(1) Les auteurs enseignent généralement que l'Officiant et ceux qui raccompagnent ne saluent pas le Chœur en y entrant. La raison en est
* Les auteurs. — * Tous les auteurs. — ^ Baldeschi. — ^ Tous les auteurs. — ^ Cœr, Ep.^ 1. II, c. m, n. i. — ^ Conséq. — "^ Cœr, Ep. Ibid. — ^ Conséq. •— 9 Les auteurs. — ^^ Conséq. — ** Conséq. — *- Conséq.
§ 4. Depuis le commencement des Vêpres jusqu'au capitule.
31. En arrivant près de Tautel, rOfficiantetlesChapiers, s'il y en a, se découvrent S et tous se placent de cette manière : l'Officiant au milieu, les Chapiers de chaque côté^, s'ily en a^, puis les Acolytes de chaque côté des Chapiers*. L'Officiant, s'étant découvert, donne sa barrette au premier Chapier^ ou au Cérémoniaire ^. Ils font tous ensemble la révérence convenable, puis l'Officiant et les Chapiers se mettent à genoux sur le plus bas degré '^ pour reciter Aperi ^. Les Cjercs e^. jm ayant fait la génuflexion, se retirent à leurs places conjointement avec les Acolytes, qui, après avoir éteint leurs cierges, laissent leurs chandeliers sur le premier degré ou sur le pavé ^, de manière qu'ils ne puissent pas gêner pendant Tencensement *^.
32. La prière achevée, l'Officiant et les Chapiers V^, s'il y en a ^S se lèvent et font une inclination profonde à Tautel, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, ils font la génuflexion sur^lg^pavé (1). Ils saluent ensuite d'une inclination de tête les deux côtés du chœur (2), se rendent au siège de l'Officiant, et se placent un peu en avant de lui^^, de manière à ne pas tourner entièrement le dos à l'autel ^*.
33. L'Officiant, arrivé à sa place, s'assied ^^ et se couvre*^; s'il y a des Chapiers, ils sa. tieiinent debout ^^^ de lui, comme il est dit au numéro précédent, et lorsque le Cérémoniaire^^, par une inclination médiocre à l'Officiant ^^, fait signe de commencer, celui-ci se découvre ^^, donne sa barrette
qu'ils feront cette salutation après avoir récité Aperi. Cependant s'ils entraient par le milieu du chœur, il semble qu'ils devraient saluer le Clergé comme à l'ordinaire.
(2) D'après Mgr Martinucci, on salue en premier lieu le côté du chœur opposé à celui où l'Officiant s'assied. Le motif de cette disposition est qu'on est censé quitter ce côté pour aller à l'autre. On applique ainsi la règle donnée part. YI, n<> 37, p. 578, comme il a été dit p. 445, note 1.
^ Conséq. — * Qœr. Ep. Ibid., n. 2. — ^ Conséq. — * Cœr, Ep. Ibid. — ^ Martinucci. — ^ Conséq. — "^ Cœr. Ep. Ibid. — ^ Baldeschi et autres. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — ^^ Conscq. — " Cœr, Ep. Ibid. — *2 Conséq. — ^^ Cœr. Ep. Ibid, — ** Plusiem^s auteurs. — *^ Cœr. Ep. Ibid., n. 5. — ^^ Conséq. — ^7 Cœr, Ep. Ibid. — ^s Catalan. — *9 Cœr. Ep. Ibid.
546 PART. YIII, SEGT. I, CHAP. I, ART. IV.
au premier Chapier, s'il reste près de lui, ou au Cérémoniaire, qui la reçoit avec les baisers prescrits ^ se tourne vers TauteP, et réciteà voix basse Pater noster et Ave Maria. Le Cérémoniaire, ou le premier Chapier, s'il reste près de lui, élève le côté droit de la chape de rOlTiciant, et celui-ci, faisant le signe de la croix, chante Deiis in adjutorium meum intende. Le Chœur répond Domine ad adjuvandum; puis tous ensemble chantent Gloria Patri, Sicut erat et Alléluia ou Laus tïbi Domine Rex œternœ gloriœ. Pendant le verset Gloria Patrie tous inclinent la tête vers l'autel ^
54. Lorsqu'on chante Sicut erat, un desChapiers* s'il y en a^, le premier ^ ou le troisième, suivant l'usiige'^ (1), ayant fait la révérence à l'autel, accompagné par le Cérémoniaire, s'approche de l'Officiant et lui fait une inclination profonde. Après que le Chœur a chanté sœculorum, Amen, Alléluia^ ou Laus tibi Domine rex œternœ gloriœ^^ et non auparavant^, il lui annonce l'antienne du premier psaume, observant ce qui est dit n^ 20^^. S'il n'y a pas de Chapiers, ou même, si c'est l'usage, quand il n'a que deux Chapiers restant à la banquette (2), deux Chanlres en surplis viennent devant l'Officiant pour lui annoncer l'antienne^^.
55. Quand l'Officiant a répété l'intonation de l'antienne, les Chapiers*^, s'il y en a^*, et le Cérémoniaire^*, ainsi que les Chantres, s'ils se sont présentés, le saluent. Tous se rendent à leurs places, excepté les deux Chapiers ou les deux Chantres qui doivent entonner le psaume, suivant ce qui est dit n^ 20, et qui se rendent au pupitre. Si l'Office est semi-double, ils s'y rendent aussitôt qu'ils ont annoncé l'antienne ^^
(1) V. p. 542, note 1.
* Plusieurs auteurs. — ^ ^^^ £p^ j jj^ ^ j^ ^ 5 __ 3 ibid., c. iii^ n. 2. — -i Cœr. Ep. Ibid., n. 0. — ^ Conséq. — « Cœr, Ep. Ibid. — ' Les auteurs. — » Cœr. Ep. Ibid. — 9 Tous les auteurs. — *» Cœr. Ep. Ibid. — 1^ Les auteurs. — ^2 Cœr. Ep. Ibid. -- ^^ Conscq. — *'* Cœr. Ep. Ibid. — 15 Conséq.
56. Aussitôt que Tantienne est chantée, ou si rOftice est semi -double, aussitôt qu'elle est entonnée, les deux Chapiers on les deux Chantres entonnent le psaume (I). Lorsqu'il est commencé, tous s'asseyent et se coiivreni^ Le Gérémoniaire, ou le premier Chapier s'il est à la banquette, donne à l'Officiant sa barrette avec les baisers ordinaires^. Tous suivent les règles du chœur pour se découvrir et s'incliner^.
57. Après le premier psaum? > e Chœur ayant chante sœculorum, Amen, les Chapiers ouU s Chantres commencent la répétition de l'antienne, ou, si elle est remplacée par le son de l'orgue, quelqu'un la lit à haute voix. Les deux Chapiers ou les deux Chantres qui doivent annoncer l'antienne suivante peuvent aller le faire au pupitre pendant qu'on chante Siciiterat, et aller ensuite annoncer l'antienne comme il est dit au n° suivant. On fait la même chose à la fin de chaque psaume *.
58. Pendant l'antienne qui suit le premier psaume, les deux Chapiers ou les deux Chantres (2) qui sont chargés d'entonner les psaumes, se découvrent, se lèvent, se rendent près du plus digne du chœur ^, qui doit entonner la deuxième antienne, quand même il serait du même côté que l'Officiant ^ Quand la première antienne est répétée, le Chapier ou le Chantre annonce l'antienne comme il est dit n^ 20. Le plus digne du chœur se découvre alors, se lève et entonne l'antienne (5). Aussitôt qu'il l'a entonnée"^, ou si l'Office est
(1) D'après Bauldry, suivi par Mgr de Conny, le premier verset de chaque psaume est achevé par le côté du chœur où Tanliennc a été entonnée. Après avoir entonné la première partie du verset, dit Mgr Martinucci, les Chantres saluent le côté du chœur qui doit continuer. (2; V. ce qui est dit ci-dessus, n''^ 22 et 23, p. 541 et 542, (3) Nous suivons ici la rubrique du Cérémonial des Évéqiies, d'après laquelle celui qui doit entonner l'antienne ne se lève pas pendant la préintonation. Mais Mgr de Conny enseigne que si celui qui annonce l'antienne est d'un ordre égal ou supérieur à celui qui reçoit la préintonation, celui-ci doit se lever. D'après Mgr Martinucci, il faudrait toujours se lever.
* Ccer. Ep. Ibid. — ^ Conséq. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — * Conséq. -— s Cœr. Ep. Ibid. — 6 S. C, 21 mars 4665. Gardel., 2172 ou 2519, w Senogallien. — '^ Cœr. Ep. Ibid.
semi-double, aussitôt qu'elle est annoncée ^ les Chapiers ou les Chantres le saluent ^ reviennent à leurs places, font la révérence à l'autel^ et entonnent le psaume (1). Ceci se pratique à la fin des trois autres psaumes. On annonce les antiennes aux plus dignes, alternativement de chaque côté*.
39. Lorsque les Chaj iers vont entonner une antienne, les autres Chapiers qui font corps avec eux se lèvent et demeurent debout jusqu à ce qu ils soient revenus à leurs places^.
40. Pendant qu'on chante le dernier psaume, le Thuriféraire prépare son encensoir ^ Les Acolytes'^, au signe du Cérémoniaire, jjg^découvren| se lèvent, déposent leurs barrettes à leurs places^ et se rendent à l'auteP^ Ils font la génuflexion en arrivant ^^ et allument leurs cierges ^^; puis ils attendent, près de leurs chandeliers, le moment où l'on chante Gloria Patrie afin de demeurer inclinés pendant ce verset. A Sicut erat ^^, ils prennent leurs chandeliers, font la génuflexion, et se rendent aux côtés de l'Officiant^*.
§ 5. Depuis le capitule jusqu'à la fin des Vêpres.
41. S'il y a des Chapiers, ils reviennent tous devant l'Officiant, pendant qu'on répète la dernière antienne, pour assister au capitule ^^; ils le saluent en arrivant, conjointement avec les Acolytes et le Cérémoniaire^^ L'Officiant, après le chant de l'antienne ou apiès le son de l'orgue, se découvre^'^, donne sa barrette au Cérémoniaire, ou au premier Chapier, s'il est à la banquette ^^, puis, au signal donné pour tout le chœur ^^ il se lève, joint les mains et chante le capitule-^.
42. Quand le Chœur a répondu Deo gratias, le premier Chapier ouïe premier Chantre (2) s'approche de l'Officiant, et
(1) V. p. 547, note! .
(2) V. p. 542, note 1.
* Plusieurs auteurs. — - Cœr. Ep, Ibid. — ^ Conséq. — * Cœr, Ep. bid. — sjbid., 1. I, c. XVIII, n. 8 — ^ Tous les auteurs. — ^ Cœr. Ep., 1. II, c. m, n.9. — SBaldeschi et auires. — ^ Baldescbi. — ^^ Cœr. Ep., Ibid. — 11 Tous les auteurs. — ^^ Cœr. Ep. Ibid. — ^^ Baldcschi et autres. — 14 Cœr. Ep. Ibid. ~î5 ibid. — i6 Tous les auteurs.— ^'^ Cœt\ Ep. Ibid. — is Conséq. — 19 Conséq. — ^o Cœr. Ep., Ibid.
lui annonce l'hymne. L'Officiant entonne l'hymne ^ Si on la chante à deux chœurs, la première strophe est continuée par le côté du chœur oii il se trouve^. Après l'intonation de rhymne, les Chapiers^, s'il en a*, reviennent à leurs places et y demeurent debout et découverts ^. LâaAealytes ^, ayant salué Ijûffioiant conjointement avec les Chapiers"^, retournent à l'autel ^, de manière que chacun se trouve de son côté. Ils replacent leurs chandeliers au coin de l'autel sans éteindre les cierges^, montent à l'autel, replient jusqu'au milieu le tapis qui le recouvre ^^, descendent au bas des degrés, et vont à leurs places ^^ Le Thuriféraire prépare l'encensoir^^.
Nota. Si l'on chante Veni creator ou Ave maris Stella^ les Chapiers ^^, s'il y en a ^*, se mettent à genoux jusqu'à ce que la première strophe soit finie, puis ils vont à leurs places ^^. Les Acolytes demeurent aussi près de l'Officiant, mais sans se mettre à genoux ^^
43. L'hymne terminée, les deux derniers Chapiers ^\ s'ils sont plus de deux ^*, viennent au milieu du chœur, devant l'autel, et, se tenant debout l'un auprès de l'autre, ils chantent ensemble, d'un ton de voix élevé, le verset, auquel le Chœur répond ^^. S'il n'y a pas de Chapiers ou s'il n'y en a que deux à la banquette (1), le verset est chanté par deux Chantres en surplis ^^.
44. Pendant que le Chœur répond au verset ^S tous les Chapiers ^% s'il y en a^^, reviennent devant l'Officiant^*. S'il n'y a pas de Chapiers, ou même quand il y a seulement deux
(1) Y. ce qui est dit no^ 22 et 23, p. 541 et 542.
* Ibid. ~ 2 ibid., c. VI, n. 8. — ^ Ibid., c. m, n. 9. — * Conséq. — 5 Cœr, Ep. Ibid. — ^ Ibid., c. i, n. 13. — "^ Tous les auteurs. — ^ Cœr, Ep,, 1. II, c. III, n. Q. — 9 Baldeschi et autres. — *o Qœr, Ep. 1. II, CI, n. 13. — *^ Baldeschi et autres. — ^"^ Tous les auteurs. — ^^ Cœr. Ep,, 1. II, c. m, n. 12. ~ i* Conscq. — ^^ Cœr. Ep. Ibid. — ^6 Baldeschi et autres. — ^^ Cœr. Ep. Ibid., n. 10. — ^^ Tous les auteurs. — ^9 Cœr.Ep. Ibid. — ^o s. C, 19 mai 1604. Gardel., 204 ou 351, ad 19, in Placentlna. — 21 Cœr. Ep. Ibid., c. i,n. 13. — 22 Cœr. Ep. Ibid., c. m, n. 10. — 25 Conséq. — 24 Cœr. Ep, Ibid.
550 PART. YIII, SEGT. ï, CIÏAP. I, ART. IV.
Chapiers à la banquette, si c'est Tusage (1), les deux Chantres ^ viennent annoncer à rOfficiant l'antienne de Magnificat. Le cïmni terminé, le premier Cliapier^ ou le premier Chantre^ annonce Tantienne avec les salutations accoutumées *.
45. Quand l'intonation de l'antienne a été répétée par l'Officiant, les Chapiers^, s'il y en a^ et le Cérémoniaiie^ ainsi que les Chantres, s'ils se sont présentés^, le saluent (2). Tous se rendent à leurs places, s'asseyent et se couvrent ^ excepté les deux Chapiers ou les deux Chantres qui doivent entonner le cantique, suivant ce qui est dit n^ 25, et qui vont au pupitre. Si l'Office est semi-double, ils s'y rendent aussitôt que l'antienne a été annoncée ^^.
46* Aussitôt que l'antienne est chantée ^^, ou si TOffiee est semi-double, aussitôt qu'elle est enfonnce^^, les deux Chapiers*^ ou les deux Chantres entonnent le cantique^*. L'Officiant se découvre, donne sa barrette au premier Ghapier ou au Cérémoniaire ^^ et se lève : tout le Chœur se lève en même temps ^^, et tous font le signe de la croix ^"^^ Les Chapiers déposent sur leurs sièges leurs barrettes et leurs livres^^. Si le cantique a été entonné par deux Chapiers, ils reviennent devant l'Officiant, et le saluent conjointement avec les autres. Ceux-ci prennent le moment le plus opportun, suivant la disposition des lieux, pour déposer leurs barrettes et leurs livres^®. Ils font alors tous ensemble, et conjointement avec l'Officiant, le salut au Chœur de chaque côté (3), et se rendent
(1) V. p. 542, note 1.
(2) Voir ce qui est. dit n«» 22 et 23, p. 541 et 542.
(5) Baldeschi ajoute qu'on commence par le côté de l'épître : il suppose que rOfliciant se trouve de ce côté. On peut voir ce que nous avons dit p. 434, note 3.
* Les auteurs. — - Cœr, Ep. Ibid. — ^ Les auteurs. — * Cœr. Ep, Ibid. — s ibid. — 6 Conséq. — 7 Cœr, Ep. Ibid. — » Conséq.— 9 Cœr. Ep, Ibid. — 10 Conséq. -— *i Cœr. Ep. Ibid. — ^^ Conséq. — *5 Les auteurs. — ^^ Cœr. Ep. Ibid. — *s Conséq: — ^^ Q^er. Ep. Ibid. — *' S. C, 20 déc. 1864. Gardel., 5339, Or4. mm. S. Franc. Caimcc. — *s Catalan. — *9 Conséq.
DES YÊPRES SOLENNELLES ORDINAIRES. hM
à l'autel dans le même ordre qu'ils sont venus. En arrivant au bas des degrés, ils font une inclination profonde, ou si le très-saint Sacrement est dans le tabernacle la génuflexion ^ Le Thuriféraire vient en même temps à Fautel, et se place à la gauche de l'Officiant ^ ; celui-ci monte à l'aute! avec les deux premiers Chapiers et le baise au milieu. En même temps, le Cérémoniaire et le Thuriféraire se présentent pour la bénédiction de l'encens, qui se fait comme il est dit p. 407^. Pendant que l'Officiant met et bénit l'encens, le second Chapier, s'il y en a, passe par derrière lui et vient soutenir le bord de la chape*; s'il n'y a pas de Chapiers, le Cérémoniaire le fait ou le fait faire par le Thuriféraire ^.
47. Après la bénédiction de l'encens, le Thuriféraire ferme l'encensoir^, et s'il y a des Chapiers ", il le remet au premier Chapier^, reçoit la navette, h prend des deux mains et descend au bas des degrés, du côté de l'épîlre, avec le Cérémoniaire^. Le premier Chapier remet l'encensoir à rofficiant^^, avec les baisers ordinaires ^^ et lOfficiant encen&e l'autel de la manière indiquée p. 407. Les deux premiers Chapiers assistent l'Officiant pendant tout l'encensement en soutenant les bords de la chape, et font les mêmes révérences que lui ^^ Pendant l'encensement, s'il est nécessaire, le Thuriféraire soutient le chandelier du premier Acolyte et le Cérémoniaire passe du côté de l'évangile en même temps que l'Officiant, pour soutenirlechandeher du second Acolyfte*^ S'il n'y a pas de Chapiers, le Thuriféraire, après avoir fermé l'encensoir, le donne au Cérémoniaire, reçoit la navette et passe à la gauche de l'Officiant. Le Cérémoniaire et le Thuriféraire assistent alors l'Officiant pendant l'encensement et font la génuflexion toutes les fois que l'Officiant fait la révérence convenable ^*. L'Officiant peut, suivant une louable
* Cœr, Ep, Ibid. — ^ Tous les auteurs. — ^ Cœi\ Ep. Ibid. — * Tous les auteurs. — ^ Conséq. — ^ Tous les auteurs. — "^ Conséq. — ^ Cœ7\ Ep. Ibid. — 9 Tous les auteurs. — *« Qœr.Ep. Ibid. — ** Ibid., 1. I^ c. xvm, n. 16. — ^^ ibid., 1. H, c. m, n. 10. — ^^ Conscq. — ** Baldeschi et autres.
coutume, réciter le Magnificat conjointement avec ses Assistants, en encensant l'autel ^
48. Aussitôt après Fencensement, s'il y a des Chapiers, l'Officiant rend l'encensoir au premier Assistant ^, qui le reçoit avec les baisers ordinaires^, et le rend au Thuriféraire*. Celui-ci va poser la navette sur la crédence ^. L'Officiant retourne alors au milieu de l'autel, fait, conjointement avec les deux Chapiers, une inclination de tête à la croix; il se tourne sur sa droite et s'écarte un peu du côté de l'évangile, puis ils descendent au bas des degrés, font la révérence convenable conjointement avec les autres Ministres, saluent le Chœur (1) et reviennent au siège de l'Officiante S'il n'y a pas de Chapiers, le Thuriféraire descend au bas des degrés, du côté de l'épître, dès que l'encensement de l'autel est terminé ; l'Officiant rend l'encensoir au Cérémoniaire, qui le doniie au Thuriféraire, puis l'Officiant, accompagné du Cérémoniaire, revient au milieu de l'autel et observe ce qui vient d'être dif^.
49. Après l'encensement, les Acolytes, faisant les révérences convenables, vont recouvrir l'autel^. Ils peuvent attendre, pour le faire, le verset Suscepit Israël^ pour ne pas venir deux fois à l'auteP.
50. Quand l'Officiant est arrivé à sa place ^^, tous les Chapiers, s'il y en a, le saluent et se placent comme il est dit au n^ 32 ^^ le Thuriféraire va donner l'encensoir au premier Chapier^^, ou au Cérémoniaire, s'il n'y a pas de Chapiers ^^. L'Officiant défère par une inclination de tête l'honneur de l'encensement à celui qui doit être encensé immédiatement après lui, et est encensé de trois coups par le premier Chapier **, ou par le Cérémoniaire, s'il n'y a pas de Chapiers ^^,
(1) V. p. 545, note 2.
* S. C, 12 août 1854. Anal. 14^ liv. in Lucionen. — ® Cœr. Ep» Ibid. ~ 3 [bid., 1. I, c. xvm. n. 16. — ^ Ibid., 1. II, c. m, n. 10. — ^ Martinucci. « — Qœr. Ep. Ibid.— ^ Baldeschi et autres.— ^ tor. Ep. Ibid., c. I, n. 15. — ^ Conséq. — ^^Cœr. Ep, Ibid., c. m, n. 11.— *^ Plusieurs auteurs. — ^^ Conséq. — ^^Ualdeschi et autres. — *^ Cœr, Ep, Ibid. — is Baldeschi.
avec une inclination avant et après ^. Si l'Officiant est encensé par un Chapier, le Thuriféraire soutient le bord de sa chape. Après rencensement, le Thuriféraire reprend l'encensoir, tous saluent l'Officiant et reviennent à leurs places^.
51. Le Thuriféraire, ayant reçu l'encensoir, le remet au dernier Chapier, s'ils sont plus de deux ^, et le dernier Chapier encense tous les autres Ghapiers et le Chœur (1) de la manière indiquée p. Ail, S'il n'y a que deux Ghapiers, le Thuriféraire fait lui-même l'encensement du Clergé*.
52. Les Chantres et l'Organiste doivent Hiire attention à conduire le chant et le son de l'orgue de manière que l'encensement soit terminé avant la répétition de l'antienne. Si cependant l'encensement n'était pas terminé au moment où l'Officiant chante Domiîius vobiscumj il faudrait néanmoins cesser ^.
53. A Sicut erat^ ou lorsqu'on répète l'antienne de Magniftcat^ l'Officiant s'assied'^ au signe du Gérémoniaire, et celui-ci lui donne sa barrette^. Pendant la répétition de l'antienne, les Acolytes vont prendre leurs chandeliers ; puis, faisant les révérences d'usage, ils viennent devant TOlficiant conjointement avec les Ghapiers ^ s'il y en a *^.
54. L'antienne finie, l'Officiant donne sa barrette au Gérémoniaire ou au premier Chapier, s'il est à la banquette ^^ se lève, joint les mains et chante Dominus vobiscum, puis
(1) Baldeschi attribue au premier Chnpier la fonction d'encenser le Chœur, quand bien même ils ne seraient que deux. Cette pratique est contraire au Cérémonial des Évêques. On pourrait cependant la justifier par le décret suivant : A cette question : ce An Canonicus paratus ad Yes- « peras, qui ex consuetudine incensat Chorum, debeatne incensare Man- « sionarium e'iam paratum, qui simul assistunt cum dicto Canonico pria mae Dignitati Celebranti? t» la S. C. a répondu : « Affirmative in <( casu. » (13 sept. 1704. Gardel., 3552 ou 3701, ad 6, in Caéanien,) Il faut aussi remarquer que Baldeschi ne suppose pas que les Chapiers soient auprès de l'Officiant. On pourrait, ce semble, suivre alors cette pratique. Elle ne peut, d'ailleurs, être considérée que comme facultative.
* Conséq. — ^ Les auteurs. — ^Qo^^séq. 4 Cœr.Ep. Ibid., n. 12. — ^ Cœr. Ep., Ibid., c. i, n. 16 ; c. m, n. 13. — « Martinucci. — ^ Cœr. Ep. Ibid. — 8 Conséq. — 9 Cœr, Ep, Ibid. — lo Conséq. — n Conséq.
554 PART. YIII, SEGT. l, CHAP. I. ART. IV.
Toraison. S'il y a des mémoires, il chante aussi les oraisons,, et, après la dernière, Dominus vobiscum. Alors les deux derniers Chapiers, s'ils sont plus de deux, vont au milieu du chœur avec les révérences requises, chantent Benedicamus Domino et reviennent près de TOfficiant^ S'il n'y a pas de Chapiers, ou s'il n'y en a que deux à la banquette, ce verset est chanté par deux Chantres en surplis ^.
55. L'Officiant dit ensuite, sur un ton plus bas, Fidelium animœ^; les Chapiers le saluent ensuite et saluent le Chœur* conjointement avec lui et les Acolytes, puis ils se rendent à l'autel, font la révérence convenable, et si l'on doit dire les Complies, ils se couvrent et retournent à la sacristie^.
56. Si l'on ne doit pas dire les Complies, on récite Pater noster après Fidelium animce, puis l'Officiant dit à voix médiocre Dominus det nabis suam pacem, après quoi l'on récite l'antienne à la saiiite Vierge, debout ou à genoux, selon le temps, et l'Officiant dit le verset et Foraison. Ils se retirent ensuite, comme il est marqué au n° précédent^. Si Ton chante cette antienne, comme il est d'usage à Rome, l'Officiant et les Chapiers peuvent venir à l'autel supiès Fidelium animce, comme il est dit n® 55 (1). On récite ensuite Pait^r noster, l'Officiant dit Dominus det, ef^, debout ou à genoux, selon I9 temps, entonne l'antienne, que le Chœur continue^. Les Chapiers ouïes Chantres chantent le verset^, et quand le Chœur a répondu, l'Officiant chante l'oraison sur le ton férial*^, en terminant par la tierce de fa en ré^\ puis, Divinum auxilium. On se retire ensuite, comme il est dit n° 55 ^^. Si la sortie doit être solennelle, les Acolytes se met-
(1) D'après le Cérémonial des Èvêques, rOfficiant reste A sa place pendant l'antienne. La disposition indiquée par le Cérémonial des Évoques expliqué et Baldeschi suppose peut-être qu'il faut se mettre à genoux, et qu'il est difficile de le faire commodément sans aller à Tau tel.
* Cœr. Ep., Ibid., îi. 14 et 15. — 2 Conséq. — » Cœr, Ep. Ibid. — * Tous les auteurs. — ^ q^^ £p Ibid.— ^ Ibid.— • Cér. des Év. expl. Ibid. — 8 Cœr. Ep., Ibîd., n. 15. — 9 Cér. des Év. expl., Ibid, — *» Cœr. Ep , Ibid. --*i Ibid., 1. I. c. xxvii. — *« Conséq.
tenten avant, et les Chapiers mardientà la suite du Clergé^
57. Arrivés à la sacristie, TOfficiant et les Chapiers^ s'il y en a, se découvrent; tous les Ministres se placent comme avant l'Office, saluent la croix, puis l'Officiant; les Ghapiers quittent ensuite leurs chapes, et le Cérémoniaire aide à l'Officiant à se déshabiller^.
§ 6. Des cérémonies à observer si Ton doit encenser un autel autre que celui du chœur.
58. Si le saint Sacrement n'est pas à Tautel du chœur, on encense toujours^ en premier lieu* l'autel où il réside. Il n'y a d'exception que pour les Vêpres Pontificales, comme il est dit en son lieu^. On peut aussi encenser d'autres autels, mais après l'autel du chœur ^.
59. Si l'on doit encenser un ou plusieurs autels, outre celui du chœur, le Cérémoniaire invite, pendant l'hymne, deux ou quatre des plus dignes du chœur à assister à l'encensement'^, si c'est l'usage^.
60. Il veille à ce que l'on se trouve devant l'autel, aussitôt après l'intonation du Magnificat^ . dans l'ordre suivant : les Acolytes avec leurs chandeliers, le Thuriféraire au milieu d'eux, les deux ou quatre plus dignes du chœur derrière les Acolytes, le visage tourné vers l'auteP.
61. Le Cérémoniaire accompagne à l'autel l'Officiant, qui marche au milieu des Chapiers, s'il y en a. En arrivant, il fait la révérence convenable avec les autres, et, après avoir salué le Chœur, ils vont tous assister à Tencensement en cet ordre : le Thuriféraire marche le premier ; viennent ensuite les Acolytes, après eux les Chapiers de chaque côté de l'Officiant, à l'ordinaire, et couverts de leurs barrettes, enfin quelques membres du Clergé, comme il a été dit ci-dessus ^^.