CHAPITRE II Des Funérailles des adaltes
ARTICLE PREMIER
Objets à préparer.
254?. A la sacristie. On prépare à la sacristie un surplis, une étole et, si Ton doit s'en servir, une chape de couleur noire pour le Prêtre; le bénitier et Taspersoir ; l'encensoir et la navette; la croix de Procession; les chandeliers des Acolytes, avec des cierges de cire jaune, si Ton s'en sert *.
255. A V autel. On met sur l'autel au moins quatre chandeliers, avec des cierges de cire jaune, si la Messe doit être chantée^, avec la croix, sans aucun ornement^.
256. Au milieu de V église. On dispose au milieu de l'église "^ les objets nécessaires pour recevoir le cercueil pendant rOfiice, et l'on doit veiller à ce qu'il y ait des cierges de cire jaune autour du corps lorsqu'il y sera placé *.
257. On prépare en outre tout ce qui est nécessaire pour la Messe de Requiem si l'on doit la célébrer en présence du corps ^.
* Cœr. Ep., 1. II, c. x. n. 6 et 7. — ^ mi^ i^id. s ibid. — -» Conséq. — « S. C, 12 août 1854. Gardel., 5298, ad 7, inBriocen. —6 Cœr. Ep., L II, c. XI, n. 1. — "^ Rit. de Exequiis. — ^ Conséq. — ^ Conséq.
ARTICLE II
Des cérémonies à observer aux Funérailles des adultes, § 1. De la levée du corps.
258. Le Prêtre qui doit faire cette Cérémonie se revêt du surplis et de l'étole noire, ou même de la chape ^ si les Funérailles se font avec plus de solennité qu'à Tordinaire^; un Clerc prend la croix de Procession ^, deux prennent les chandeliers, si Ton s'en sert*, puis un autre Clerc prend le bénitier et Paspersoir et se place devant le Porte-croix (1). Le Clergé se met en Procession, et l'on se rend à la maison mortuaire ^ ou au lieu où le corps a été déposé^. On a dû disposer des cierges '^ de cire jaune ^ autour du corps ^, et un nombre suffisant pour en distribuer aux membres du Clergé ^^.
Nota. Le Prêtre ne pourrait pas faire cette Fonction avec l'aube, ni être assisté d'un Diacre et d'un Sous-Diacre en dalmatique et tunique, quand même il devrait célébrer la Messe immédiatement après ^^
259. Arrivé près du corps, le Prêtre se place aux pieds du défunt, reçoit l'aspersoir, l'asperge trois fois^% d'abord au milieu, puis à sa gauche, et enfin à sa droite ^5, et rend l'aspersoir^*. Il dit alors ^^, sans chanter*^, l'antienne Si iniquitates et le psaume De profundis ^'^ ^ conjointement avec ceux qui l'assistent^^.
260. L'antienne Si iniquitates étant répétée, la Procession se met en marche ; d'abord les Confréries de laïques, s'il
(1) S'il n'y avait qu'un seul Clerc, on pourrait préparer d'avance Teau bénite à la maison mortuaire.
* Rit. Ibid. — 2 Plusieurs auteurs. — ^ Rit, Ibid. — -* Grand nombre d'auteurs. — « Rit. Ibid. — ^ Les auteurs. — • ' Rit, Ibid. — ^ Q^er, Ep., 1. II, c. X, n. 2. — 9 Tous les auteurs. — ^o Rit. Ibid. — i^ S. C, 23 mai 1846. Gardel, 4904 ou 5050, ad 10, in Tuden. 22 juillet 1855. Gardel., 5221, ad 1, in Rriocên. — ^^ Rit. Ibid.— ^^ Tous les auteurs. Conséq. — *4 Conséq. — *5 Jiit. Ibid. — • *6 Les auteurs. — ^^ Rit. Ibid. — *8 Tous les auteurs.
y en a, puis les membres du Clergé, deux à deux, tous portant des cierges, précédés de la croix. Vient ensuite le Prêtre, portant lui-même un cierge allumé, puis le cercueil ^ placé de manière que les pieds du défunt soient en avant ^; les assistants marchent derrière, et prient en silence pour le défunt. Le Prêtre commence d'un ton grave l'antienne Exultabunt Domino (1), et les Chantres entonnent le psaume Miserere. Le Clergé le continue alternativement, et s il ne suffit pas, à cause de la longueur du chemin, on y ajoute des psaumes graduels ou d'autres tirés de l'Office des morts. A la fin de chaque psaume, on dit Requiem œternam dona ei Domine; Et lux perpétua luceat ei. Le chant des psaumes doit se prolonger jusqu'à ce que Ton soit arrivé à l'église ^.
261. En entrant dans l'église, on répète l'antierme Exultabunt; puis, quand on y est entré, on chante le répons Subvenite^ (2).-
(1) Le Rituel imprimé à Rome n'indique pas le chant des antiennes Si iniquitates et Exultahunt Dommo, et généralement les auteurs ne supposent pas qu'elles soient chantées, non plus que les psaumes De profwidis et Miserere. Bauldry seul permet de chanter Tan tienne Si iniquitates et le psaume De profundls. Cavalieri, suivi par Mp^rde Conny et M. Falise, permet de chanter Tanlienne Exultabunt Domino et le psaume Miserere, et les Mélanges théologiques donnent cet usage comme pouvant être suivi. Barruffaldi, après avoir dit que cette antienne et ce psaume ne se chantent pas, paraît permettre de suivre la coutume contraire et indique le deuxième ton, dont vraisemblablement il ferait adapter la psalmodie avec l'antienne Exultahunt Domino, qui est du premier mode. Mgr Martinucci dit positivement elata voce et sine cantu. D'après ces documents, il semble qu'on peut s'en tenir à l'usage; et dans plusieurs circonstances les meilleurs auteurs permettent de suivre la coutume de chanter certaines prières qui, d'après les règles générales, devraient être récitées sans chant.
(2) Il faut remarquer qu'au répons Subvenite, contrairement à la règle générale énoncée part. 111, n<> 295, p. 194 et p. 499, note 1, on répète, après le verset Suscipiat, le répons tout entier, à savoir les paroles Suscipientes animam ejus, offerentes eam in conspectu Altissimi; après le verset Requiem œternam, on reprend Offerentes eam in conspectu Altissimi. [Rit. de Expir. S. C, 12 août 1854, Anal., 14« iiv., in Lucionen.) La rubrique du Rituel n'indique pas la position que doit prendre le Clergé pendant le répons Suhvenite. En examinant l'enseignement des
4 Rit. Ibid. — 2 Tous les auteurs. — s /}{/. Ibid. — -* Ibid.
262. On dépose alors le cercueil au milieu de l'église (1), les pieds du défunt tournés vers l'autel. Il faut seulement excepter le corps d'un Prêtre, dont les pieds doivent être tournés vers le bas de l'église ^
§ 2. De rOffice et de la Messe.
263. Si rien ne s'y oppose, on commence aussitôt l'Office des morts, c'est-à-dire les trois nocturnes avec les Laudes. On pourrait cependant, pour une raison suffisante, et s'il n'était pas possible de chanter l'Office en entier, se contenter de chanter le premier nocturne, comme il est ditn^^ 233 et 354, p. 661, avec ou sans les Laudes, suivant l'usage. Si on ne chante pas les Laudes, on ajoute après le nocturne les prières qui les suivent, comme il est dit n^ 253, p. 665. Sil'on ne pouvait absolument chanter le premier nocturne, il ne faudrait jamais manquer de réciter les autres prières et les suffrages pour le défunt, comme il est dit ci-après n^ 265.
264?. Après l'Office, si l'heure le permet, et si la solennité du jour ne s'y oppose pas, on célèbre la Messe des Morts, comme il est indiqué dans le Missel. Pendant les Laudes, le Célébrant et ses Ministres se rendent à la sacristie pour se revêtir de leurs ornements ^ (2).