V. Usage de la chape
104. La chape est un habit de dignité. On revêt de cet ornement les plus dignes du Clergé dans les circonstances solennelles. Ainsi, dans les Fonctions pontificales, lorsque les Chanoines sont revêtus d'ornements, les Dignités doivent avoir la chape '^.
105. La chape est portée aux Vêpres, Matines et Laudes solennelles par l'Officiant et les Assistants ^, ne fussent-ils que de simples Clercs^, et par le Prêtre assistant à la Messe pontificale^^. Le Prêtre porte encore la chape à la Procession du très-saint Sacrement ^^ Il s'en sert aussi pour présider aux autres Processions solennelles^^; pour faire l'Exposition et la Reposition du saint Sacrement ^^ ; pour porter solennellement la sainte communion aux malades; pour transporter le saint Sacrement d'un autel à un autre^*; pour faire l'Asper-
* Ibid., 1. I, c. XV, n. 6. — ^ y. Fête-Dieu. — ^ Pontificale, Ordin. Presbyt. — * S. G., 17 sept. 1785. Gardel., 4272 ou 4421, in Poriugallen. — s Hub. Miss., tit. xix, n. 5. — « Rub. de ce jour. — '^ Cœr, Ep., 1. I, c. XX, n. 6. — s Ibid., 1. II, c. ii, n. 4, et c. m, n. 1. — 9 S. C , 15 mars 1608, Gardel, 227 ou 374, ad 8, in Alexandrina. — *<> Rub. Miss., part. I, lit. xix, n. 3. — ii Rub. du jeudi saint. Rit. de Process. Cœr. Ep., 1. II, c. xxxiii, n. 32. — *2 Rit, Ibid. — i3 Toi s les auteurs. — ** Usaîçe de Rome.
DES YÊTEMENTS LITURGIQUES. 63
s'oîi de Teaubéaite^; pour les Bénédictions qui se font à l'auteP; pour les Funérailles^ et l'Absoute pour les morts*. A la Reposition du saint Sacrement, les Assistants peuvent porter des chapes^.
Nota. 11 est des Fonctions pour lesquelles la chape est de rigueur, et d'autres où Tusage en est facultatifs Elle est de rigueur pour l'Officiant aux Vêpres solennelles'^; pour le Prêtre assistant à la Messe Pontificale®; pour porter le saint Sacrement en Procession ^ ; et pour le Prêtre qui est assisté de Ministres en chapes*^ (1).
106. Ceux qui portent la chape pendant les Vêpres et les Laudes remplissent, en règle générale, les fonctions de Chantres. Quand ils sont plus de deux, les moins dignes remplissent cet office ; les premiers le font aussi quelquefois quand ils sont seuls^^ (2).
(1) On peut consulter, sur ces points, la Revue des sciences ecclésias^ tiques, t XÏX, p. 453 et suiv.
(2) Ces règles sont expliquées ailleurs. D'après la rubrique du Cérémonial (1. II, c. III, n. 7), les psaumes des Vêpres sont entonnés par deux Clercs en surplis : « Duo Cantores cottis induti intonant psalmos. » Catalan, dans son commentaire sur cette règle, dit : « Verurnjam fere (( ulique exconsuetudine recepta, ipsi A ssistentes intonant primum ver- « sum psalmî. » Nous lisons aussi la même chose dans Gavantus et MeraLi : « Propria vestis est Cantorum^ et apud nos quoque Cantorum est c( pluviale, i» BaLleschi s'exprime ainsi : « A quelques fêtes de l'année, <( on a coutume de chanter les Vêpres avec deux ou quatre Chapiers. Sur « quoi il est bon de remarquer que, quand ils sont quatre, deux d'entre a eux, ordinairement les moins dignes, font l'office de Chantres. Les « deux premiers le font également quand ils sont seuls. »
* Rub. Miss. De Bened. aquse. Cœr. Ëp., 1. II, c. xxxi, n. 3. — * j:^^^^ Miss,, part. I, tit. xix, n. 5. — ^ Rit. de Exeq. — * Ibid. Rub. Miss., part. II, tit. xm, n. 4. — s S. C, 17 sept. 4685. Gardel., 4272 ou 4421, ad 1, in Portugallen. — ^ Conséq. — ' Cœr. Ep., 1. Il, c. ni, n. 4. S. C, 20 juillet 4593. Gardel., sup. 56 ou 56, in Calaguritana, 16 mars 1861. Gardel., 5510, ad 10, S. Jacobi de Chile. — » Rub. Miss. Ibid. Cœr. Ep. Ibid. —9 S. C, 12 janvier 1701. Gardel, 5426 ou 5575, ad 5, Congreg. Montis Coronœ. 18 déc. 1784. Gardel., 42î0 ou 4419, ad 1, Salutiarum. — :- *o Qa>r. Ep.^ 1. II, c. m, n. 16 et 16. S. C, 6 sept. 1781. Gardel., 4235 ou 4384, in Vasionen. — **Les auteurs.
64 PART. II, SECT. I, CHAP. lY, ART. II.
107. A la Messe solennelle et non pontificale, personne ne peut être revêtu de la chape ^ (1).
ARTICLE II
De r habit de chœur.