L'habit de chœur consiste dans le surplis ou la cotta
(1) L'usage existant en quelques églises de revêtir de chapes ceux qui remplissent l'office de Chantres pendant la Messe solennelle est contraire aux règles de la hturgie. Aucun auteur n'en parle, excepté ceux qui ont écrit d'après les usages Français. A Rome, il n'y a pas, comme dans certaines églises de PVance, de Chapiers pour la Messe, même solennelle, mais seulement pour les Yêpres. Le Cardinal Préfet de la S. C, consulté sur ce point, a répondu le 3 octobre 1851 : « Noii esse In usu. » De plus, ceux qui revêtent de chapes les Chantres pendant la Messe solennelle paraissent n'avoir pas réfléchi sur le motif pour lequel ils en sont revêtus pendant les Vêpres. En effet, ils sont revêtus de chapes pendant les Yêpres pour assister l'Officiant, et c'est par accident qu'ils remplissent la fonction de Chantres. En outre, les auteurs qui donnent la chape comme l'habit propre des Chantres n'en parlent que pour les Yêpres et en ce sens. Cet usage, d'ailleurs, est contraire à la rubrique du Cérémonial des Evêques, et condamné par un décret de la S. C. des rites. Nous lisons dans le Cérémonial des Évêques que, pour la Mess3 pontificale, les Chanoines doivent être revêtus d'ornements comme pour les Yêpres, ou qu'au moins six ou quatre doivent être revêtus de chapes. Il est dit ensuite au sujet des églises collégiales : a: Celebrantem para- « tum planeta et reliquis paramentis missalibus praecedunt Diaconus et < Subdiaconus parati dalmatica et tunicella, vel pro temporis qualitate, a planetis ante pectus plicatis... Nec alii praeter ipsos erunt parati. ^ De plus, à cette question : a Ex asserta diuturna consuetudine pêne imme- « morabili in ecclesia sancti Sepulcri et S. Jacobi vulgo de Barletta infra « fines archidiœcesis Tranen. illud est in more positum, ut dum in soa lemnioribus Missas solemnes et Yesperas célébrant Rectorcs earum^ « prseter Ministros inservientes, eis assistunt alii sex Presbyteri pluvia- « libus induti. Cum autem a consuetudine ista, quee nullo Apostolico in- « dulto innititur, difficile admodum sit desistere absque fidelium admi- « ratione et scandalo. Redores ipsi S. C. R. humillime rogarunt ut eam « confirmare dignaretur, adeo ut licite deincops id ea perseverare va- « leant. » La S. C. a répondu : « Permitti posse qiioad Vesperas so- « lemnes tantum. » (S. C, 10 janv. 1852. Gardel., 5160, in Tranen.) On peut consulter sur ce point la Revue des sciences ecclésiastiques,. t. YIII, p. 280.
* Cœr. Ep., l I, c. xx, n. 13. S. C, 1 janv. 1852. Gardel., 1680 m Tranen,
sur la soutane*. On porte aussi la barrette*, qui cependant n'est pas une partie essentielle de l'habit de chœur ^ (1).
109. La soutane doit être assez longue pour toucher au moins le talon* ; mais la soutane des simples Prêtres doit être tfans queue ^.
110. Le surplis doit avoir les manches larges ^ Mais rien n'est positivement prescrit sur le détail de sa forme'' (2).