‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 68 sur 337 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Du luminaire.

187. Les cierges prescrits par les règles liturgiques doivent toujours être en cire, et Ton ne peut y substituer des lumières d'une autre matière ^ (2).

(1) On peut voir sur cette question la Revue des sciences ecclésias" tiques, P® série, t. lY, p. 568.

(2) Cette règle paraît devoir s'appliquer à toutes les lumières que Ton placerait sur l'autel ou au-dessus de l'autel. « La cire, dit Mgr de « Conny, est un des symboles les plus expressifs fournis par la nature « pour exprimer allégoriquement l'humanité sainte de N, S. Les plus « anciens Docteurs s'étendent sur la virginité des abeilles et sur la

* RiL, de Euch. — « Cœr. Ep., 1. I, c. vi, n 2. S. C, 3 sept. 1672. Gardel., 2450 ou 2602, ad 3, m Conchen. 46 déc. 1826. Gardel., 4674 ou4j23, ad -f , in Gandaven. — ^ Gardel., note sur ce dernier décret.

— * Rit. Ibid. S. C. Ibid.— ^ S. G., 21 juin 1696. Gardel., 3243 ou 3392, ad 3, Augustœ PrœCoriœ, 16 mars 1861. Gardel., 5310, ad 13, S. Jacohi de C/iile. — ^ Cœr. Ep.j 1. 1, c. xii, n. 8. Rit., de Euchar.

— 7 Tous les auteurs. Conséq. — * Rub. Miss., part. III, tit. x, n. 1. S. G., 31 mars 1831. Gardel., 4423 ou 4578, ad 7, Decr, gen.

188. On se sert de cire blanche à toutes les Messes et à tous les Offices S excepté aux Fonctions funèbres, à TOffice des Ténèbres les trois derniers jours de la semaine sainte, et le vendredi saint à l'Office du mutin pour les cierges de l'autel et des Acolytes. A ces diverses Fonctions, on se sert de cierges de cire jaune ^ (1).

189. Les cierges sont de plusieurs espèces, suivant l'usage auquel ils sont destinés. Il y a d'abord de grands cierges pour les Messes solennelles, d'autres plus petits pour les Messes basses^. D'autres cierges plus gros, appelés flambeaux ou torches (funalia, intortiiia), sont destinés à être portés par des Clercs devant le saint Sacrement exposé ou découvert (2).

« pureté de cette substance tirée du suc le plus exquis des fleurs, et ils « rapprochent ces circonstances de la conception du Sauveur dans le « charte sein de Marie. La blancheur de la cire, laborieusement obtenue, « signifie encore la gloire de J.-C, résultat de ses souffrances ; enfin, c la flamme, s'élançant du sein de cette colonne de cire qu'elle continue, « c'est la divinité de J.-G. se manifestant à travers ses œuvres et par « le sacrifice même de son humanité, et illuminant le monde. Une peut « être permis de troubler ces augusles symboles, en composant des « cierges avec quelque autre substance ; notamment, il ne faut point « substituer à la cire, symbole de pureté, la graisse, symbole de la chair « et des instincts terrestres. » On peut consulter sur ce point la Revue des sciences ecclésiastiques, P^ série, t. I, p. 548.

En France, on emploie des tubes dans lesquels on insère une bougie, et on leur donne le nom de souche. On y a trouvé certains avantages, et plusieurs Liturgisles y voient aussi des inconvénients. L( s avantages sont l'économie, la propreté et le bon effet. Mais elles présentent l'inconvénient de donner une lumière très-faible relativement à la grosseur du cierge figuré, et de diminuer, par une économie mal placée, l'honneur dû à la divine Majesté. Le but de propreté n'est pas toujours atteint, car ces souches demandent à être bien tenues et réparées de temps en temps. Remarquons que ces souches ne doivent pas dépasser en hauteur les cierges qu'on mettrait sur les mêmes chandeliers.

(1) Par cire jaune, il faut entendre une cire commune, suivant l'expression employée dans le Cérémonial des Évêques, une cire brute et non blanchie.

(2) A Rome ces flambeaux ou torches sont formés de quatre iîierges joints ensemble, avec quatre mèches. Ils donnent par conséquent une lumière beaucoup plus nourrie que les souches usitées en France.

* Cœr, Ej)., 1. I, c. xii, n. 11. — 2 ibid., 1. Il, c. x, n. 2; c. xvii, n. 4; c. XXV, n. 2. — ' Conséq.

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