‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 101 sur 214 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DES CÉRÉMONIES A OBSERVER EN LA FÊTE DE LA PURIFI- CATION DE LA B. V. M.

De la Bénédiction des Cierges,

1. Vers l'heure de Tierce les trois Clercs qui doivent assister le Célébrant s'habillent à la sacristie d'une soutane et d'un surplis, et disposent toutes choses chacune en sa place, comme nous venons de le dire (1).

2. On appelle le peuple à l'église en sonnant les cloches comme pour les Offices des fêtes.

3. Le Célébrant, ayant fait sa préparation pour la Messe, et lavé ses mains à la sacristie (2), se revêt, par dessus le surplis (3), de l'amict, de l'aube, du cordon, avec l'étole violette et la chape de même couleur (4).

(1) Il est bien entendu qu'à moins qu'il n'y ait parmi eux un vrai Clerc pouvant toucher les vases sacrés, ils ne touchent pas au calice.

(2) Car il doit toujours y avoir une fontaine à la sacristie pour laver les mains du Prêtre avant les fonctions sacrées.

(3) L'Auteur, qui a traité bien en détail tous les points de Rubrique relatifs à l'habillement du Prêtre qui va célébrer, n'a rien dit jusque-là de ce surplis par-dessus lequel le Prêtre mettrait l'amict et l'aube : c'est que ce point est tout-à-fait facultatif {Ruhr, part, ii, ch. I, n. 2). La pratique générale est que les Prêtres mettent simplement l'amict et l'aube sur la soutane.

(4) S'il n'y a pas de chape convenable, le Célébrant peut ne prendre que l'élole, ainsi qu'il sera dit ci-après, tit m, chap. ii, § i, n. 2. Ce qui, d'ailleurs, est clairement exprimé dans la Rubrique du Missel,

LA PURIFICATION

Il est assisté en cela par le second et le troisième Clerc.

Sj c^esi un jour de dimanche, le Célébrant^ ainsi huhilléy htnit l'eau poîcr Vaspersion, ainsi qiCil est j) or té au Missel (1).

4. Pendant ce temps-là, le premier Clerc ôte de Tautel les vases de fleurs (2) et allume les cierges.

5. Le Célébrant, après avoir fait avec ses Clercs la révérence convenable à la croix ou à l'image de la sacristie, se rend à l'autel les mains jointes et la tête couverte, précédé du premier Clerc, qui marche aussi les mains jointes, et ayant à ses côtés le second et le troisième, qui lèvent les bords de sa chape (3).

6. En arrivant au pied de l'autel, il ôte sa barrette, I et la remet au premier Clerc, lequel la place en son lieu ' et découvre les cierges.

7. Le Célébrant, ayant fait in piano une inclination profonde à la croix, ou la génuflexion sur le dernier de-

j gré (4) si le saint Sacrement est dans le tabernacle, monte à l'autel et le baise au milieu (5).

SHe Célébrant doit faire P aspersion de Veau bénite ^ il se met d'' abord à genoux sur le dernier degré^ fait Vasper^ sien comme elle est marquée dans le Missel^ puis il monte à Vauiely etc.

8. Le Célébrant, ayant baisé l'autel, va au coin de "f'pitre, toujours entre les deux Clercs (6).

9. Le Célébrant, au coin de l'épître, tourné vers l'au- 1, dit, les mains jointes, sur le ton férial, Dominus vo-

(1) On peut cependant faire à Péglise la bénédiction de Peau, j ainsi qu'il est d'usage en beaucoup de lieux, et que le permet d'ailleurs le Rituel.

(2) A cause de la Cérémonie qui se fait en violet, et comme dans temps de pénitence.

(3) Si le Célébiant n'avait pas de chape, le premier Clerc marcheit seul devant; les deux autres le suivraient marchant de front, et Célébrant viendrait le dernier, seul.

' l) Par un décret du 12 novembre 1831, la S. Congrégation des es a décidé que le Célébrant devait, en pareil cas, faire la génuxion in piano.

^•)) Le second et le troisième Clerc montent avec lui, et font la gé- .MÛexim en même temps qu'il baise l'autel, comme il sera dit plus jtard, tji. II, chap, ii, § i, n. 7.

(6) Qui se tiennent un peu derrière lui. et et à quelque distance de uîel.

382 COMPEND., TIT, î, CHAP. II, § I.

bîscuniy l'oraison Domine sancte, etc., et les quatre qui suivent.

10. Pendant ce temps-là le premier Clerc met du feu dans l'encensoir et prend la navette.

11. Pendant la cinquième oraison, le troisième Clerc, qui était à la gauche du Célébrant, ayant fuit la génuflexion à l'autel, va prendre le bénitier à la crédence, et se présente en même temps que le Thuriféraire aupiès du Célébrant (1).

12. Après que le Célébrant a fini la cinquième oraison, le second Clerc, qui est à sa droite, lui présente la navette avec les baisers ordinaires, et le Célébrant met Pencens et le bénit.

13. Puis le second Clerc lui présente l'aspersoir, et il asperge les cierges à trois fois: d'abord au milieu, ensuite à sa o^aucbe, puis à sa droite, en disant submissa voce, l'antienne Asperges me, sans le psaume.

l-i. 11 encense ensuite trois fois les cierges de la même manière, sans rien dire.

15. La bénédiction étant terminée, le Célébrant revient au milieu de l'autel et fiiit la révérence convenable. Ensuite il s'assied sur un sié2:e qu'on place au côté de Pévangile, se couvre, fait une instruction grave au peuple sur l'institution de cette solennité, sur les significations mystérienses et les avantages des cierges bénits, et exhorte les fidèles à venir les recevoir avec la révérence convenable (2).

(1) Avant de monter sur le degré, auprès de lui, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, ils font tous deux ensemble la génuflexion.

(2) Il est superflu défaire observer que l'instruction et l'exhortation dont on parle ici .<^ont laissées à la sagesse et au zèle des Pasteurs, et qu'au cas où l'on voudrait parler au peuple, on pourrait aussi bien monter en chaire. Si, en traçantles régies du présent Cérémonial, on eût supposé le très-saint Sacrement à l'autel où se fait la distribution des cierges, comme cela est à peu près universel en France aujourd'hui, on n'eût peut-être pas indiqué ce lieu et ces positions pour prêcher.

Nous devons en outre avertir que le mot que nous avons cru devoir traduire par siéi^e exprime littéralement un escabeau, scabellum. C'est que le (.'érémonial n'autorise que l'Evêque à se servir d'un fauteuil : tout autre Célébrant s'assied sur une banquette, scamnum, ou en certains cas sur un siéi^e moins long, mar^ également sans dossier, saihélium. Si l'usage du fauteuil est mterdit pour le Célébrant; à plus forte raison ne faut-il jamais le tolérer pour ses Ministres,

LA PURIFICATION

De la Distribution des Cierges.

1. Li>rsqiie rexhortation est finie, le premier Clerc ^ prend sur la table le cierge du Célébrant, et, s'il n'y a point de Prêtre pour le donner à celui-ci, il le pose sur milieu de l'autel.

*2. Le Célébrant, ayant fait la révérence convenable au milieu de l'autel, se met à genoux sur le marchepied, tourné en face de la croix.

3. Ainsi à genoux, il prend sur l'autel le cierge, le baise et le donne à garder au premier Clerc (1).

SaI y a un Prêtre présent, il donne le cierge au Céléhranf, gui le reçoit debout, tourné vers le pevple. Et celui qui donne le cierge, aussi bien que le Célébrant gui le re-

1 qoit, baise le cierge seulement (Bauld,, part, iv, cap. m, art.

j II, n. 13 ; Gao , in Dom, Palm.,n. 14<, litt. G).

4. Ensuite le Célébrant va au coin de l'é[>îlre ÇBauld., loc. cit., art. iv, n. 3), et récite alternativement avec les Clercs, d'une voix haute et d'un ton un'forme, l'antienne Lumen, et le cantique JVunc dimittis (2).

6. Après qu'ils ont dit, ensuite du Gloria Patri, l'antienne Lumen pour la dernière fois, le Célébrant, ayant fait l'inclination à la croix, se tourne vers le peuple et distribue les cierges, d'abord aux Prêtres, s'il y en a, puis I aux Clercs rangés sur le bord du marchepied, les plus [dignes les premiers au coin de l'épître: tous doivent 1 être à genoux et baiser le cierge et lu main du Célébrant (f).

6. Ensuite le Célébrant, ayant fait la révérence convenable à l'autel, va distribuer à la balustrade les cierges I aux Iniques, en commençant par le côté de l'épître, ' 7. Ses Clercs l'assistent, placés à chaque côié de lui. Le troisième Clerc, placé à sa gauche, lui présente les

(\) Lors(|Ufï celui-ci, devant être occupé à quelques fonctions, a be- .11 (ie poser le cierge du Célébrant, il le pose sur un chandelier préparé à cet effet.

(2) On suppose qu'il n'y a pas de Chantres: car, lorsque l'on chante cetle antienne et ce cantique pendant la distribution, le Célébrant est dispensé de les réciter.

(f) On peut voir la note de la page 288, pour la manière de se

<:«>eniei pour recevoir les cierges.

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