‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 102 sur 214 · COMPEND., TIT. I, CHAP. 11^ § III · texte numérisé non relu

COMPEND., TIT. I, CHAP. 11^ § III

cierges, qu'il a reçus lui-même du premier Clerc, chargé de les apporter. Le Célébrant les distribue d'abord aux hom;!ies, puis aux femmes.

8. La distribution finie, il va se laver les mains au bas des degrés du coin de l'épître ; le premier Clerc verse l'eau, et les deux autres présentent la serviette.

9. Après s'être lavé les mains, le Célébrant revient devant l'autel, toujours en bas des degrés, et, ayant fait au milieu la révérence convenable à la croix (Ex, Casialdi, lib. in, sect. 8, cap. m, n. 7 ; Gav,, part, iv, tit. x, litt. G, n. 18) (1), il monte, et se rend au coin de l'épître, où il récite à haute voix avec ses Clercs l'antienne Exurgc^ Domine.

10. Ensuite, se tenant au même lieu, il dit Oremus ; et, si cette fête se trouve après la Septuagésime, un autre jour que le dimanche, lui-même, ayant ses Clercs à ses côtés, il ajoute Flectamns genua^ en fléchissant le genou, ce que font également tous 1 ^s autres. Le second Clerc, se levant le premier, répond Levate,

IL Le Célébrant dit ensuite l'oraison Exaitdi^ quœsumus, etc., ayant toujours les mains jointes.

§ nr.

De la Procession,

1. L'oraison ci-dessus étant terminée, le Célébrant se rend au milieu de l'autel ; et là, il reçoit du premier Clerc son cierge allumé et le livre pour chanter les an* tiennes de la Procession (2).

2. Le second et le troisième Clerc prennent également leurs cierges allumés et des livres.

3. Le Célébrant se tourne vers le peuple, et dit : Procedamus in p ace ; les Clercs répondent i In nomine Chrisil. Amen.

(1) Ou la génuflexion, si le saint Sacrement est dans le tabernacle.

(2) S'il y a nu assez grand nombre de Clercs, pendant que le Célébrant dit la dernière oraison, celui d'entre eux qui en est chargé va préparer l'encensoir. Le Célébrant, avant de recevoir son cierge pour la Procession, béait l'encens au milieu de l'autel (Mernti, part, iv, tit. IX, n. 20, §3). A la Procession, le Thuriféraire marche devant la croix, qui est portée entre deux autres Clercs faisant les fonctions d'Acolytes (Meraii, ibid.). On peut consulter l'Auteur, page 289 et suiv.

LA PURIFICATION

4. Le Célébrant commence à réciter l'antienne Adorna (1), qu'il récite altei-nativement avec ses Clercs, aussi \\ que les antiennes qui suivent.

f). Après qu'on a répondu In nomine Christi. Amen, le premier Clerc prend la croix de Procession, fait la génuflexion à Tautel, se tourne vers le peuple, et s'avance en dehors de Téglise, si c'est la coutume, ou bien dirige ,1a Procession dans l'intérieur en tournant sur la droite. iLe tour fini, il revient devant l'autel. ! 6. Le Célébrant marche après lui la tête couverte, I entre les autres Clercs, et en récitant avec eux les an- ! tiennes de la Procession, partagées en versets comme il Isuit, afin de les réciter plus commodément (2).

Ant, Adorna thalamum tuum, Sion : etsuscipe regem I Christ u m.

• i Amplectere Mariam : quœ est cœlestis porta. I Ipsa enim portât Regem gloriœ : novi luminis. I Subsistit Virgo adducens manibus Filium: ante Lu- Iciferum genitum.

I Quem Simeon accipiens in ulnas suas prœdicavit po- .piilis : Dominum eum esse vitas et mortis et salvatorem Mundi.

Responsum accepit Simeon a Spiritu sancto: non visurum se mortem nisi videret Christum Domini.

Et cum inducerent puerum in templum : accepit eum in ulnas suas, et benedixit Dcum, et dixit:

Nu ne dimittis servum tuum. Domine : secundum veri tuum, in pace.

um inducerent puerum Jesum parentes ejus, utface- ■ secundum consuetudinem legisproeo: ipse acce- • um in ulnas suas.

; Supposé qu'on ne la chante pas : car, en ce dernier cas, il peut

r commencer les Chantres.

I Quoique ces antiennes se trouvent dans le missel et dans tous . res de chant, l'Auteur les a écrites tout au long, partagées en 's, et nous les reproduisons pour l'usage des églises où on ne les •-rait pas. Il est vrai que généralement en France chaque église Iques Chantres ; mais dans certaines églises de la campagne on si mal ces beaux morceaux, qu'on les défigure, et que la piété - affligée. Il vaudrait mieux alors les psahnodier a'un ton grave Dcctueux, avec des pauses, non-seulement apiès cliaque verset, encore aux lieux des repos indiqués par les deux ]X>ints.

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