‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 121 sur 214 · LE JEUDI SAINT · texte numérisé non relu

LE JEUDI SAINT

tourne vers les communiants, et dit à l'ordinau'e : Ecce ^"Jgîius Deii etc.

17. Le Clergé communie près de l'autel, le peuple à I l 1) ikistrade ; chacun de ceux qui communient tient la napi-e étendue devant sa poitrine.

18. La communion terminée, le Célébrant pose le ciboire sur Tautel, le couvre, et le place dans le tabernacle.

19. Après qu'il a dit Quod ore, etc., il prend la purification du calice, fait l'ablution de ses doigts sur le calice à Fordinaire, et, étant retourné au milieu de l'autel, il fait la génuflexion et prend l'ablution (1).

20. On porte le calice de la Messe à la crédence (2). On ;illume les cierges au reposoir. On prépare le dais on Vombrellino. On distribue les cierges aux associés (le 'a confrérie du saint Sacrement, s'il y en a, ou aux pins distingués du peuple.

21. Le Célébrant continue la Messe, en observant ce qui suit : après qu'il a essuyé le calice, il fait la génuiiexi(ui avant d'aller au coin de l'épître pour lire l'antienne de la communion. En revenant au milieu, il fait l:i génuflexion, baise l'autel, et se retire un peu vers le côté de l'évangile pour dire Dominus vobiscum. Se tournant ensuite vers le milieu, il fait la génuflexion, et va au coin de l'épître dire la postcommunion. Revenant de nouveau au milieu, il fait la génuflexion, baise l'autel, et se tourne de la même manière que précédemment pour dire Dominus vobiscum et lté Missa est. Ss tournant ens'ûte vers l'autel, il fait la génuflexion, dit Placeat tibi, baise l'autel, dit Benedicat vos, et faiî de nouveau la génnfle\ion. Puis il se retire vers le coin de l'évangile, et, sai s achever le cercle, il revient parle même côté, de manière à se trouver près de l'évangile 'vms revenir au milieu. Il dit l'évangile de saint Jean, et fait le signe de la croix sur le carton, et non pas sur l'autel. A Ver hum caro, etc., il fléchit le genou vers le saint Sacrement.

Cl) En ce. cas il faut deux génuflexions, la prennière avant de recevoi» l'ablulion, et la seconde après.

(2) .Supposé que le Prêtre est assisté d'un vrai Clerc ayant pouvoir de toucher les vases sacrés.

4^04f CÔMPEND., TIT. IV, CHAP. II, § lî.

22. La Messe terminée, il revient an milieu de Pantel, fait la génuflexion, et descend par le chemin le plus court au bas des degrés du coin de l'épître.

23. Aidé par ses Clercs, il quitte en ce lieu la chasuble et le manipule, et prend la chape blanche.

De la Procession du très saint Sacrement nu Reposoir.

1. Le Célébrant va devant Pautel, et, ayant fait la génuflexion in piano (1), il se met à genoux sur le dernier degré, où il prie quelques moments.

2. Le premier Clerc, tenant l'encensoir garni de feu et la navette garnie d'encens, s'approche du Célébrant.

3. Le second Clerc présente au Célébrant la navette sans aucun baiser, et le Célébrant debout met de l'encens dans l'encensoir sans le bénir.

4. Puis il monte sur les degrés de l'autel, et, à genoux sur le bord du marchepied, il encense le très-saint Sacrement renfermé dans le calice.

5. Ensuite on lui met l'écharpe sur les épaules ; puis il se lève, s'approche de la table de l'autel, fait la génuflexion, se relève, et assujettit le voile du calice avec le ruban blanc (2).

6. Il prend ensuite le calice delà main gauche par le nœud, met sa droite par-dessus le calice, et le second Clerc couvre ses deux mains des bouts de l'écharpe (3).

7. Le Célébrant, tenant ainsi le calice, se tourne le dos à l'autel, et commence l'hymne Pange lingua (4).

8. La Procession se dirige ver^ le reposoir dans l'ordre qui suit: 1^ la bannière de la confrérie du saint Sacrement; 2^ les membres de la dite confrérie, ou d'autres

(1) Cette génuflexion doit se faire à deux genoux, comme on peut le voir à la page 324.

(2) Nous avons parlé de ce ruban et de son usage dans quelques églises à la page 319.

(3) Lorsque Je Prêtre est assisté, non par de vrais Clercs, mais par de simples enfants de chœur, il doit faire en sorte que ses mains se trouvent couvertes sans leur secours.

(4) S'il y a des Chantres, c'est également en ce moment qn'ils entonnent cette hymne»

DU JEUDI SAINT

I personnes pieuses, portant des cierges; 3° le troisième I Clerc, portant la croix de Procession ; 4^ le premier I Clerc avec l'encensoir fumant (1) ; 5^ le Célébrant, i sous le dais ou sous Vombrellino, A sa gauche est le se- ! cond Clerc, avec lequel i! récite l'hymne Paiige linguciy I submissa voce, et qui a soin de relever le devant des vè- 1 tements du Prêtre lorsqu'il monte à l'autel ou en descend.

9. En arrivant à la chapelle du sépulcre, tous se placent sur deux lignes, de manière que le Thuriféraire et le Célébrant sons le dais, puissent passer au milieu (2).

10. Ceux qui portent la bannière et la croix s'arrêtent en face de la chapelle.

11. Le Célébrant monte à l'autel, pose le calice sur le corporal, fait la génuflexion, revient sur le degré le plus

i élevé, et, à genoux sur le bord du marchepied, il quitte l'écharpe.

12. i'endant ce temps, ceux qui portent le dais le remettent à sa place.

13. Le Célébrant, s'étant levé, met de nouveau de l'encens dans l'encensoir sans le bénir, et sans aucun baiser; ensuite, se remettant à genoux sur le marchepied, il encense le saint Sacrement. En même temps les Clercs récitent Tanium ergo^ etc. (3).

14. Après avoir rendu l'encensoir, le Célébrant se lève, monte à l'autel, lait la génuflexion, et, prenant le icalice, il le place dans le petit tabernacle, le second Clerc lui donnant, au besoin, un marchepied pour monter.

15. Il fait de nouveau la génuflexion, ferme le petit tabernacle (4), fait encore une génuflexion, et descend ea bas sur le pavé.

(1) Ordinairement, dans les Processions, le Thuriféraire nnarche avec son encensoir fumant, devant la croix; ici on laisse l'image pour rendre hommage à la réalité.

(2) Au moment où le saint Sacrement passe, tous doivent être à genoux.

(3) Lorsqu'il y a des Chantres, on peut voir â la page 325 que le Tantum ergo se chante au même instant.

(4) Nous avons déjà dit que dans quelques églises, ce n'est pa«^ l'usage de renfermer le saint Sacrement, mais qu'on doit au nooins le mettre dans une espèce de petit tabernacle, et ue pas Pexpoier trop patemment.

COMPEND., TÏT. IV, CHAP. II, § III.

16. Le Célébrant se met à genoux sur le dernier degré de PauteL Après une courte prière, il se lève, fait la génuflexion in piano des deux genoux ; et, précédé de la croix, il retourne entre les deux autres Clercs au grand autel, la tète couverte (1).

§ ni.

De la manière de transporter la sainte Custode,

1. Lorsque le Prêtre est arrivé à l'autel avec ses Clercs, celui qui porte la croix la remet à sa place ; les deux autres prennent des flambeaux allumés.

2. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, monte à Pautel, tire le ciboire du tabernacle, le met sur le corporal, et fait la génuflexion (2).

3. Il descend sur le plus haut degré, et, à genoux sur le bord du marchepied, il reçoit Pécha rpe, que le premier Clerc lui met sur les épaules.

4. Il monte à l'autel, fait la génuflexion, et prend la custode avec ses mains voilées de Pécharpe ; puis, précédé des Clercs qui portent des flambeaux allumés, il la porte au reposoir, la place d'abord sur le corporal, et fait la génuflexion.

5. Ensuite, étant descendu sur le premier degré, il S3 met à genoux sur le bord du marchepied, et quitte Pécharpe. Il remonte à l'autel, fait la génuflexion, ouvre le petit tabernacle, et y met la sainte custode derrière le calice (3).

6. 11 fait la génuflexion et ferme le tabernacle. Ensuite, ayant fait une courte prière à genoux sur le dernier degré, il fait une dernière génuflexion in piano à

(1) Le Célébrant étant en chape, deux Clercs sont à ses côîe pour en lever les bords : autrement ils marcheraient de front devui lui. Il va tête couverte, ce qu'il faut entendre seulement du moment où il n'est plus en vue du saint Sacrement.

(2) Le Prêtre, en cette circonstance, doit faire deux génuflexions : une première après avoir ouvert le tabernacle et avant de toucher au saint ciboire, la seconde après l'avoir mis sur le corporal. ;

(3) Dans beaucoup d'églises, le calice contenant la sainte hostie réservée est placé dans un lieu préparé au-dessus du tabernacle ; alors on met le saint ciboire seul dans le tabernacle.

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deux genoux, et retourne à la sacristie, la tête cou- ' verte (1).

7. A la sacristie il quitte la chîipe et l'étole blanche, et prend seulement Tétole violette, l'adaptant en forme j Je croix par-dessus son aube (2).

§ IV

Du Dépouillement des Auiels,

1. Le Célébrant, préparé comme nous venons de le dire, retourne à l'autel, accompagné des Clercs, qui marchent les mains jointes.

2. Debout aa bas des degrés (1), il commence à haute voix l'antienne Diviserunt sibi, qu'il continue avec ses Clercs ; puis il récite alternativement avec eux le psaumes Deus, Deiis meus, respice in me.

3. Pendant que l'on continue l'antienne, le Célébrant monte à l'autel, et le dépouille en ôtant d'abord la première nappe, puis les deux autres.

4-. Les Clercs prennent les nappes, et ôtent les vases j de fleurs, les pai-ements, le tapis, etc., tellement qu'il ne ( reste à l'autel que la croix et les chandeliers avec des cierges éteints.

5. Après le dépouillement du grand autel, le Célébrant va faire celui des autres autels, s'il y en a.

Kota, On doit laisser sur chaque autel les chandeliers I avec la croix, et on ne doit pas coucher ces objets, com- ' me cela se pratique en quelques lieux.

6. Après avoir achevé le dépouillement, le Célébrant retourne d .'vant le grand autel ; et, après que le psaume

fini et qu'on a répété l'antienne, il se met à genoux 'Ur V Angélus, au signe qui en est donné par un Clerc vec la crécelle.

7. Ensuite le Célébrant se lève ; et, ayant fait à la ruix l'inclination profonde seulement, à raison de ce

(1) LoFFqu'il n'est pins en vue du saint Sacrement.

(2) C'est toujours de ceiîe manière qu'un simple Prêtre doit met- ■ l'étole lorsqu'il la |0;le ^ur l'aube.

C3) En airivant, le> C i<'jc > font la génuflexion à la croix ; mais le •îléljrantne lait qu'une inciinaUon profonde, ainsiqu'on peut le voir,

COMPEND., TIT. V, CHAP. I.

qu'il est revêtu des ornements sacrés, tandis que les Clercs font la génuflexion, il retourne à la sacristie.

8. Il se dépouille des ornements sacrés, fait son action de grâces à l'ordinaire, et veille à ce que toutes choses soient remises chacune à sa place.

9. Le premier Clerc ôte le voile blanc qui couvrait la croix du grand autel, et le remplace par un voile violet.

10. Le Cm'é aura soin qu'il y ait continuellement quelques personnes en adoration dans la chapelle du reposoir, et qu'il brûle toujours un nombre convenable de cierges devant le très-saint Sacrement.

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