‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 17 sur 214 · L'ofiertoire étant fini, le Célébrant ôte avec les · texte numérisé non relu

L'ofiertoire étant fini, le Célébrant ôte avec les

(1 ) Quand doit-on dire le Credo 7 On trouvera la réponse à cette question, part, ii, tit i; chap. ii, n. 10. (2) Sans rejoindre ensuite les mains (S. R. C. 12. mart, 1831).

DE LA MESSE BASSE

deux mains le voile de dessus le calice, le plie à l'instant ou le donne à plier au Servant (1), et le place à sa droite, en dehors du corporal, assez près pourtant pour qu'il ait la facilité de poser la pale dessus, ce qu'il peut toujours faire, afin de la reprendre plus comniodément(2), 54^. Posant alors la main gauche sur l'autel, et prenant le calice de la droite, il le met en dehors du corporal. Puis, de la main droite, dont il doit toujours se servir pour découvrir et recouvrir le calice, il ôte la pale de dessus la patène, et la pose sur le voile plié (3). Il prend de la niême main, entre le pouce, l'index et le médius la patène, sur laquelle est l'hostie ; et, y portant également la main gauche avec la même disposition des doigts, il la tient des deux mains sur le milieu du corporal, vers la hauteur de sa poitrine, à quelque distance de lui (4). Alors il élève et abaisse aussitôt les yeux

(1) On suppose que le Servant, s'il n'est Clerc, est au moins revêtu d'un surplis, ainsi que le porte la Rubrique^ part, ii, tit. ii, n. 1, Il est vrai que la S. Congrégation a décidé, le 3 octobre 1851, qu'un laïc avec les habits ordinaires, peut faire toutes les fonctions du Clerc servant la Messe ; elle a seulement ajouté : Sed opportunius Clericus^ toutefois, comme il s'agit ici d'un acte que la Rubrique ne met point dans les fonctions du Servant, nous pensons que si celui-ci n'est pas revêtu d'un surplis, il ne convient pas de lui remettre le voile.

(2) En Italie, la pale, comme déjà nous l'avons fait observer, n'é^ tant qu'un simple carré de toile sans carton, ne peut être posée droite comme on le fait ordinairement en France : elle se pose donc à plat. On comprend dès lors comment l'Auteur ménage un moyen de la, reprendre sans trop de difftculté ; et c'est peut-être ce qui peut expliquer aussi pourquoi, à la Messe basse, le voile reste plié sur l'au^ tel du côté de l'épître.

(3) En France, les Cérémoniaux disent généralement qu'on dresse la pale contre le gradin; quelques-uns indiquent cependant qu'on peut la poser sur le voile. On comprend facilement que la raison de ces petites dispositions particulières à la France, c'est ce morceau de car^ ton que l'on a introduit entre les toiles de nos pales. Cette altération a fini par amener un usage abusif, celui de faire broder le dessus des pales, dont souvent la partie inférieure est seule en toile. Un décret de la S. Congrégation des Rites, du 22 janvier 1701, déclare que la partie supérieure ne doit pas être en soie. Ajoutons encore que ces paies, quelquefois magnifiquement brodées en dessus, sont souvent d'une malpropreté répréhensible dans la partie qui doit couvrir le précieux Sang, et qui seule alors peut être bénite.

(4) Les Cérémoniaux ajoutent ordinairement, et avec raison, que les autres doigts sont joints et étendus par-dessous,

PART. II, TIT. h CHAP. I, ART. VII.

sur l'hostie, en disant à voix basse : Suscipe, sancte Pater ^ etc, {Ruhr,,, ibid, n. 2) (1).

55. Quand il a fini cette prière, et non auparavant, tenant toujours de la même manière la patène des deux mains, il fait avec elle sur le corporal, à distance convenable, un signe de croix en lignes droites et égales (2). Inclinant ensuite la patène, il en fait doucement tomber l'hostie sur le milieu de la première partie du corporal (3). Puis il place la patène elle-même en partie sous le corporal, du côté de l'épître (Rubr.^ ibid., n. 3) tenant, pendant cette action, la main gauche appuyée sur l'autel.

56. Il va ensuite, les mains jointes, au coin de l'épître (4) ; et ayant pris le calice par le nœud, de la main gauche, il le nettoie de la main droite avec le purificatoire ; puis il tient avec les doigts de la gauche ce même purificatoire étendu en long, de manière que, si quelques gouttes venaient à tomber des burettes sur le pied du calice, il pût les recueillir.

57. Alors il prend de la main droite la burette de vin, et en verse ce qu'il en faut dans le calice ; puis ayant fait un signe de croix sur la burette de l'eau, il dit : Deus, qui humanœ substantiœ. Il prend de la même main cette même burette, il en verse un peu (5), en même temps qu'il

(1) Si le Prêtre devait consacrer de petites hosties pour la communion des fidèles, il devrait suivre les règles tracées par PAuteur, part. I. ch. IX, q 9 et suivantes, part, ii tit. i, chap. ni, art. i, n. 2.

(2) Plusieurs Cérémoniaux portent que l'on fait ce signe de croix en tenant la patène à la même hauteur de la poitrine. De bons Rubricistes veulent que le Prêtre, pour le tracer, abaisse la patène à six pouces environ du corporal. L'Auteur parait de ce dernier sentiment, qui est fondé sur ce que ce signe de croix semble prescrit pour être fait sur le lieu oii l'on doit déposer l'hostie. La même observation s'applique au signe de croix qui suit l'oblation du calice.

(3) Quand on dit la Messe sur un autel fixe, il est bon de suivre à la lettre la règle donnée ici; mais quand on célèbre sur un autel portatif, il faut surtout faire attention de placer l'hostie sur la pierre consacrée.

(4) La Rubrique, non plus que PAuteur, ne dit point que l'on fait, avant de quitter le milieu de l'autel, une inclination à la croix, quoique cela se pratique en France généralement.

(5) De bons auteurs, à la tête desquels on peut placer saint Charles Borromée et saint Liguori, recommandent de verser le vin et l'eau sur la paroi du calice, que l'on tient un peu penché, afin de ne point faire jaillir dégouttes {Cerim, délia Mess,, c^p, vu, n. 9).

DE LA MESSE BASSE

dit : da nobis per hiijus aquœ et vini mystertum {Rubr^, ibid., n. 4), et continue lentement le reste de la prière, ayant soin de faire une inclination en prononçant le nom de Jésus. Après avoir mis l'eau dans le calice, il fera bien, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Pvites, le 7 septembre 1816, d'essuyer avec le purificatoire les gouttes qui pourraient être restées séparées du vin (1).

58. Ensuite il rapproche le calice du corporal ; il se rend lui-même au milieu de l'autel (2), il couvre, du purificatoire la partie de la patène qui était restée découverte; et, la main gauche posée sur l'autel, il prend d'abord de la droite le calice par le nœud, puis de la gauche par le pied, et le tenant ainsi par les deux mains, élevé de telle sorte que le dessus de la coupe ne soit pas plus haut que les yeux, il dit : Offerimus tibi, regardant la croix pendant toute cette prière ^(/?e^ôr., ibid., n. 5).

59. Lorsque la prière Offerimus est terminée, il fait avec le calice, en le tenant toujours de la même manière, un signe de croix sur la partie la plus reculée du corporal, sans passer aucunement sur l'hostie ; puis, l'ayant placé au milieu (3) à une petite distance de l'hostie, il le couvre de la pale (Rubj\, ibid).

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