‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 16 sur 214 · Ayant pris ensuite le calice de la main gauche · texte numérisé non relu

Ayant pris ensuite le calice de la main gauche

(1) Pour bien mettre Pétole de la manière qu'on l'indique ici, il faudrait que, comme en Italie, elle ne fût que légèrement doublée et restât flexible ; mais lorsqu'elle est doublée de bougran et roide comme du carton, ainsi que cela se voit trop souvent en France, il est impossible qu'elle ne paraisse pas au-dessus de la chasuble. Il arrive même que, à raison de sa largeur excessive, elle remonte jusque dans les cheveux, et devient malpropre. En outre, elle étreint le cou d'une manière très disgracieuse et très incommode.

(2) On ne baise pas la chasuble ni l'aube, mais seulement l'amict, le manipule et l'étole, chacun de ces ornements à l'endroit de la croix.

(3) En Italie, trois angles seulement de la barrette sont surmontés d'une pointe ; la pointe qui ne paraît pas sur le quatrième angle est censée pliée. Lorsque la barrette a quatre pointes, il fe^ut seulement avoir attention, en la mettant, de placer un des angles au milieu du front.

DE LA MESSE BASSE

par le nœud, tandis qu'il appuie la droite étendue sur la bourse et le voile, il le tient à la hauteur de la poitrine, sans l'appuyer contre soi, et aussi sans trop l'écarter (1) 5 il fi.iit, sans se découvrir (2), l'inclination à la croix ou à l'image principale de la sacristie, et il part pour l'autel (/?wôr., ibid) (3).

17. Quoique la Rubrique ne prescrive pas de prendre de l'eau bénite en entrant dans l'église, il est pourtant très louable de le faire : car cela est conforme à la pratique universelle, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites le -9 avril 1808.

18. En allant à l'autel, le Prêtre, précédé du Servant, marche avec gravité, modestie et recueillement, tenant son esprit tout occupé de la pensée du grand mystère qu'il va célébrer (4).

1 9. S'il lui arrive de passer devant le grand autel, il

(1) Sacerdos accipit manu sinïstra calicem quem portât elevatum ante pectus, bursam manu dextra super calicem tenens." {Ruhr., part. II, tit. II, n. 1.) Le Prêtre, portant le calice, doit le tenir de la main gauche par le nœud, en appuyant la main droite par-dessus la bourse. En France, beaucoup de Prêtres, s'écartant de cette règle, vont quelquefois de la Sacristie à l'autel et reviennent de l'autel à la Sacristie, en portant du moins dans une partie du trajet, le calice d'une seule main, tandis que l'autre est occupée à préserver la queue de leur soutane. L'inconvénient qu'ils veulent éviter, et qui les empêche de se conformer au texte de la Rubrique, n'aurait pas lieu si d'autre part ils se conformaient aux décisions de la S. Congrégation, qui, consultée sur la question de savoir si un Archidiacre ou un Doyen de Chapitie pouvait porter une soutane à queue, déclare que

Vusum vestis talaris cum cauda ad instar Prœlatorum Romanœ euriœ nonlicuisse neque licere.^' (17 juin et 2 décendre 1673.)

(2) Cela a été confirmé par une décision récente du 3 octobre 1851 : mais si le Prêtre ne portait pas le calice, il devrait saluer, la tête découverte.

(3) Il y a trois sortes d'inclinations r la profonde, la médiocre et la légère, ou de tête seulement. L'inclination profonde se fait en baissant la tête et en courbant le corps profondément ; l'inclination médiocre se fait en baissant la tête et en pliant le corps dés la poitrine seulement ; l'inclination légère se fait en baissant la tête, et même un peu les épaules, mais d'une manière insensible. Ainsi l'enseignent les Rubricistes. (Note de V Auteur.)

(4) Plusieurs Prêtres, en allant à l'autel, récitent quelques prières vocales, comme l'hymne Veni, Creator, le psaume miserere ; mais Merati (part. 11, tit. 11, n. 6) pense, avec la plupart des Rubricistes, que cela ne doit pas se faire, attendu que les Rubriques, auxquelles chacun doit s'en tenir, sont muettes sur ce point.

4}4i PART. II, TIT. I. CHAP. 1, ART. II,

fait une inclination profonde ; et si le très saint Sacrement est renfermé dans le tabernacle, il fait la génuflexion du genou droit jusqu'à terre : dans l'un et l'autre cas, il reste la tête couverte de sa barrette (22wZ>.,ibid.)(l).

20. De même, s'il passe devant quelque autel où se trouve exposée une relique insigne, soit qu'on en fasse alors la fête dans cette église, soit à raison de quelque circonstance particulière, il lui fera une inclination profonde sans se découvrir ; mais si c'est une relique de la vraie Croix, il fera la génuflexion d'un genou, également la tête couverte. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites le 7 mai 1746.

21. Quoiqu'il ait le calice en main, s'il passe devant le saint Sacrement exposé, ou dans le moment de l'élévation, ou pendant qu'on distribue la Ste. communion, il doit fléchir les deux genoux (Décision de la S. Congr. des RiteSy2l juillet 1638), ensuite se découvrir et adorer le très saint Sacrement. Il remettra la barette sur sa tête, avant de se lever ; ce que,dans les deux derniers cas, il ne fera point avant que le Célébrant n'ait déposé le calice ou le saint ciboire sur l'autel : ainsi le veut la Rubrique. Cependant, lorsqu'il y a beaucoup de communiants, il suffira de faire la génuflexion à deux genoux, sans attendre jusqu'à la fin pour se relever : on s'appuie, en ce dernier cas, sur un décret de la S. Congrégation des Rites du 5 juillet 1698 (2).

Cx) On suppose, dans toutes ces règles, que le Prêtre qui va dire la Messe porte son calice, ce qu'il doit faire à moins d'empêchement physique (déc. du 3 octobre 1851); mais s'il arrivait, pour quelque cause, que le calice fût placé d'avance sur l'autel, le Prêtre ferait, tête découverte, les inclinations et génuflexions dont il est parlé ici et dans les numéros suivants, comme on le verra d'ailleurs n. 24.

(2) Les Rubriques, les décrets de la S. Congrégation, les Liturgistes romains, se taisent absolument sur le cas où le Prêtre passe devant'quelque autel où l'on dît la Messe, à moins. qu'on ne fasse l'élévation ou qu'on ne donne la sainte communion. Il suit de là qu'à l'exception de ces deux circonstances, le prêtre qui va dire la Messe ne s'occupe pas de ce qui se fait à un autre autel. .L'usage contraire est généralement établi en France ; êt si l'on passe devant un autel lorsqu'un autre Prêtre y dit la Messe, depuis la consécration jusqu'à la communion, on fait la génuflexion, on se découvre après avoir fléchi le genou, et on se recouvre, comme le dit l'Auteur, avant de se rele-. ver. Nous pensons que c'est un usage louable auquel il faut se con-

DE LA MESSE BASSE

22. Lorsqu'il se découvrira, il devra faire attention de ne pas laisser poser la barrette sur le calice (S. Cong. des Rites, 1er septembre 1703) ; mais il la donnera au Servant ou la tiendra lui-même entre le pouce- et l'index, l'ouverture tournée de son côté, en appuyant le bas de la main sur la bourse, pour qu'elle ne tombe pas.

23. Le Prêtre qui porte le calice ne doit saluer personne, à moins qu'il ne rencontre l'Evêque du lieu, ou quelque autre grand Prélat ou grand personnage : en ce cas il doit saluer d'une inclination de tête (1). II saluera de même un Prêtre qui reviendrait de dire la Messe. Si deux Prêtres se rencontrent dans un passage étroit, l'un venant de l'autel et l'autre y allant, c'est à celui-ci à céder le pas à l'autre, et celui qui vient de célébrer doit modestement accepter de passer le premier sans perdre du temps à s'en excuser. Si im Prêtre qui se rend à l'autel ou qui en vient avec le calice entre les mains rencontre les Ministres sacrés de la Grand-Messe, soit qu'ils aillent la chanter, soit qu'ils reviennent, il doit modestement les laisser passer en inclinant la tète sans se découvrir : au contraire, le Célébrant aussi bien que les Ministres de la Messe chantée doivent se découvrir en lui rendant le salut.

24. S'il arrivait qu'un Prêtre se rendît à l'autel ou en revînt sans porter le calice, toutes les fois qu'il fait quelque salutation, il doit se découvrir. Quand il fait la génuflexion, il se découvre avant de fléchir le genou, et il ne se recouvre qu'après s'être levé. (2).

ARTICLE m.

De Varrivêe du Prêtre à VauieL

25. Arrivé au pied de Pautel sur lequel il doit célébrer, le Prêtre s'arrête au bas des dégrés, se découvre, donne la barrette au Servant, et fait une inclination proformer, lorsqu'on peut connaître d'une manière claire et facile à saisir que le saint Sacrement est sur l'autel ; car le Prêtre qui va célébrer ne doit pas sortir facilement de son recueillement.

(1) Sans ôter la barrette.

(2) Nous avons dit, dans une note précédente, que c'est le contraire lorsqu'il porte le calice.

PART. ÎI, TIT. I, CHAP. I, ART. III

fonde à la croix. Si le très saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait la génuflexion {Ruhr, Miss,, part. II, tit. m, n, 1) jusqu'à terre, et non sur le dernier dégré (1).

26. Etant monté à Pautel, il pose le calice vers le côté de l'évangile, et abaisse aussitôt avec les deux mains le voile qui était replié par-dessus la bourse (2) 5 il prend la bourse, la dresse sur Pautel (3), la soutient avec la main gauche, et de la droite il en tire le corporal, qu'il met sur l'autel ; puis il place également de la main droite la bourse du côté de l'évangile, l'ouverture tournée vers le milieu de l'autel, à moins que quelque dessin en broderie, ou quelque autre sujet, ne demande que, pour la régularité, on la pose dans un autre sens (4<),

27. Il déplie ensuite avec les deux mains le corporal (5) sur le milieu de Pautel, en le faisant avancer

(1) Ce point était controversé; de .bons Rubricaires pensaient qu'il suffit de faire cette génuflexion sur le dernier degré ; le Manuel des Cérémonies romaines et l'usage commun étaient conformes à ce sentiment ; mais la S. Congrégation des Rites a résolu la question dans le sens de l'Auteur, le 12 novembre 1831. Voici le doute proposé : Quando Celebrans genufiectit ante altare SS. Sacramenti tam expositi quam in tabernaculo reconditi, debetne genujlectere in piano presbyterii, an in infimo gradu altaris ? Et voici la réponse : Serventur Rubricœ, sed in accessu et recessu in piano est genujlectendum»

(2) Lorsque le calice est préparé à la manière des Eglises de France, cette recommandation devient superflue, puisque ce voile n'est pas relevé.

(3) D'autres Cérémoniaux indiquent simplement de poser la bourse sur l'autel, et c'est peut-être la pratique la plus ordinaire : beaucoup de Prêtres posent la bourse à plat.

(4) Saint Liguori demande également que l'ouverture de la bourse regarde le côté de l'épître ; mais comme notre Auteur le recommande, il est essentiel de mettre la croix ou les autres sujets représentés sur la bourse dans leur sens naturel. On y aura donc égard en la dressant. On aura aussi l'attention de la placer de manière à ce que la cire ne puisse dégoutter dessus.

(5) On lit dans quelques Cérémoniaux : On peut, à cause des sain^ tes parcelles, laisser le devant du corporal plié jusqu^d V offertoire. 'Romsée va plus loin, et enseigne positivement qu'on ne déplie la partie de devant qu'à l'offertoire. Cela paraît opposé au texte des Rubriques : cependant c'est une pratique que nous croyons générale dans les Eglises de France. Elle a pu être introduite par suite de l'altération qu'a subie le voile du calice ; dans sa lorme actuelle, il tombe sur le devant du corporal de manière à donner, en effet, ces inquiétudes pour les saintes parcelles qui auraient pu y rester.

DE LA MESSE BASSE

i / assez sur le devant, mais non, toutefois, si proche du ! bord, qu'en se retournant vers le peuple, il y ait danger qu'il ne le tire avec la chasuble ou le manipule (1). C'est une très bonne précaution, lorsqu'on étend le cor- ' poral, de déplier en dernier lieu la partie de devant, et, ' lorsqu'on le plie, de commencer au contraire par cette même partie : par ce moyen, on éloigne tout danger de laisser perdre les parcelles qui auraient pu rester inaper- I çues ; et, si tous les Prêtres gardaient cette règle, il en résulterait que cette partie du corporal qui touche la sainte hostie serait moins exposée. Il faut avoir l'attention de réserver ainsi un même côté pour lè devant du corporal, lors même qu'il n'y aurait pas de croix, atienj; du que cela n'est pas prescrit, et qu'on ne baise pas

Î l'autel à cause de la croix supposée sur le corporal (2). 28. Après avoir étendu le corporal, le Prêtre prend de la main gauche le calice par le nœud, en mettant la droite par-dessus, et le place sur le milieu du corporal, à telle distance du bord qu'il n'empêche pas de baiser l'autel 5 il arrange le voile de telle manière que par devant il soit convenablement disposé, et couvre tout le calice, ainsi que le veut la S. Congrégation des Rites (12 janvier 1669) (3). Cela fait, il se rend au côté de

I (1) L'Auteur suppose partout un autel fixe. Les règles précises j qu'il donne sur le lieu que doit occuper le corporal étendu, et plus tard le calice que le Prêtre doit poser dessus, sont très bonnes en se plaçant dans sa supposition ; mais malheureusement dans beaucoup d'églises il n'y a que des autels portatifs, et alors il ne faut pas perdre i de vue que Tautel, c'est la pierre consacrée. On doit donc prendre garde à étendre le corporal, à placer le calice, et plus tard Phostiejde telle manière qu'on ne coure pas le danger de célébrer en dehors du véritable autel. Les Prêtres chargés de ces églises doivent veiller à ce que ces pierres sacrées soient disposées convenablement, et de telle sorte que le Célébrant ne soit pas exposé à faire des Cérémonies importantes sur du bois ou toute autre matière qui les environne. Ils doivent veiller aussi à ce qu'on ait toujours, à l'égard de ces autels, . tout le respect que mérite leur consécration.

(2) Le corporal ne doit avoir aucune broderie, si ce n'est une petite croix qu'on permet de faire sur le devant, à un doigt ou deux du

' bord, jamais au milieu.

(3) Il n'entre pas dans l'esprit de l'Eglise que les vases sacrés jient exposés à découvert à la vue du peuple. Nous regardons comme

regrettable l'usage introduit en beaucoup de lieux de portera l'autel et j d'en rapporter ostensiblement la custode et surtout l'ostensoir ne ren-

PART. II. TIT. I, CHAP. I, ART. IV

Fépître les mains jointes, ouvre le missel, et le dispose sur son coussin ou pupitre {Rubr,, ibicl., n. 4).

29. Après qu'il a trouvé la Messe, il retourne au milieu, et fait à la croix, en arrivant, une inclination médiocre : car on ne voit pas de raison, du moins fondée sur la Rubrique, qui oblige à la faire profonde (1). Se tournant ensuite la face du côté de l'épître, il se retire un peu sur le côté de l'évangile pour ne pas tourner le dos à la croix d'une manière inconvénante, et il descend, les mains jointes, au pied de l'autel pour commencer la Messe (Rubr., ibid., n. 4) (2).

ARTICLE IV

J)u Commencement de la Messe , et du Confiteor.

30. Le Prêtre, descendu au bas de l'autel, fait une inclination profonde à la croi2C, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexign (3) sans autre salut (car c'est l'enseignement commun des auteurs, que toute espèce de salut est renfermée dans la génuflexion, de même qu'une inclination médiocre est renfermée dans une profonde, et une inclination légère dans une médiocre). Il commence ensuite la Messe

fermant pas de saintes hosties. On voit même ces objets sacrés portés ainsi à la vue de tout le peuple jusque dans les saints offices, par des sacristains laïcs. Ceci est plus que regrettable, c'est un abus de nature à diminuer le respect des fidèles pour les choses saintes. Mais nous pourrions citer des paroisses oii l'esprit de l'Eglise est mieux suivi. Les vases sacrés et notamment l'ostensoir n'apparaissent jamais aux yeux des fidèles que lorsqu'ils contiennent le Saint Sacrement. En tout autre temps, ils sont renfermés ou voilés.

(1) L'inclination que l'Auteur appelle médiocre,^ doit être, selon Mérati, minimarwii maxima,

(2) Lorsqu'on joint les mains, on met le pouce de la main droite sur celui de la main gauche, si ce n'est dans le temps de la consécration à la communion, comme il sera dit en son lieu. {Ruhr., parc. ii,tit. III, n. L) On a soin que les mains ne soient ni trop rapprochées, ni trop éloignées de la chasuble, ni trop relevées vers la figure, ni abaissées vers la terre ; mais on les tient dans une situation naturelle, médiocrement élevées vers le ciel. {Note de V Auteur »^

(3) Cette génuflexion se fait sur le degré : la génuflexion in piano est prescrite seulement in accessù et recessu.

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par le signe la de croix {Ruhr, Miss. part, tit. m, n.

31. Après qu'il a fait le signe de la croix, il dit, les mains jointes, l'antienne Introibo, et le psaume Judica me, Deus. Au Gloria il baisse la tête, et la relève à Sieut erat. Au verset Mjutorium nostrmn, etc., il fait de nouveau le signe de la croix (Rubr., ibid., n. 6). (2).

32. Au Co7ifiteor, il s'incline profondément. Aux mots VobiSffratres, et Vos,fratres, il ne se tourne pas vers le Servant, parce que cela ne se fait qu'à la Messe solennelle. A Meâ culpây il se frappe la poitrine sans affectation et sans bruit avec la main droite, la gauche poséè au-dessous de la poitrine (Rub., ibid., n. 10).

33. Quand le Servant a fini Misereatur tuiy etc., le Prêtre répond" £men, puis il se relève et se tient droit. Le Servant ayant dit à son tour le Confiteor^ le Prêtre dit : Misereatur vestri ; puis Tndulgentiam, en faisant le signe de la croix sur lui-même. (Rubr,, ibid., n. 10).

34. En commençant Deus tu conversus^ etc., il s'incline médiocrement, et il demeure ainsi incliné jusqu'à l'oraison Aufer a nobis. Au mot Oremus, il sépare et étend les mains, qu'il rejoint aussitôt sans les élever {Rubr,, ibid) (3).

Règle générale. Les mains disjointes et écartées

(1) Pour faire le signe de la croix, on met la main gauche au-dessous de la poitrine (Rubr., ibid,, n. 5.); on élève la main droite, et, en touchant avec l'extrémité des doigts le front; on dit Tnnomine Pa" tins ; on la baisse de la même manière sur la poitrine, en disant et Filii; on la porte de l'épaule gauche à la droite, en disant et Spiritus sancti ; et on rejoint aussitôt les mains, en disant Amen. {Note de V Auteur). On tient en même temps, ainsi que l'enseigne la Rubrique, la main gauche au-desssous de la poitrine; car c'est une règle générale qu'il ne faut jamais tenir une main suspendue en Pair pendant que l'autre est occupée à quelque chose, comme à faire le signe la croix, à tourner un feuillet, etc. Si la droite est ainsi occupée, la gauche doit être appuyée sur la poitrine, ou sur l'autel, ou sur le livre, selon les circonstances.

(2) Il faut prendre pour la messe un ton de voix modéré, pas trop élevé. Il faut aussi observer les Rubriques sur ce qui doit se dire d voix basse, à voix médiocre, et à voix haute. L'auteur traite ces divers points, part, i, chap. q. 4. et part, ii, ch. ii, n. 4.

(3) Gavantus et d'autres, fondés sur le Cérémonial des Evêques (lib. I, cap. XIX n. 3), prescrivent d'élever les mains.

PART. II, TIT. I, CHAP. I, ART. V

ne doivent jamais dépasser la largeur des épaules (Rubr,, ibid., tit. IV, n. 3).

35. Après le mot Oremus, le Prêtre récite secrètement Poraison Aufer a nohis, etc. ; en même temps, il monte à l'autel, les mains jointes (Rubr,, ibid, n. 1).

36. Arrivé à Pautel, il s'incline médiocrement, les mains jointes et posées sur le bord, de telle sorte que les petits doigts étendus, sans être séparés des autres doigts, touchent la partie antérieure ou le devant de Pautel (ce qui s'observe, dit la Rubrique, toutes les fois que l'on pose les mains jointes sur l'autel). En même temps qu'il est incliné, il dit Poraison Oramus te^ Domine, etc., et baise l'autel, en disant les paroles Quorum reliquiœ hic sunt {Ruhr,, ibid.) (1).

ARTICLE v.

De P Introït à la fin de PEpître.

37. Après avoir baisé Pautel, le Prêtre, achevant Poraison sans autre inclination à la croix, s'en va, les mains jointes, au côté de l'épître, où il lit Pintroït, faisant sur soi le signe de la croix en commençant. Au Gloria Paîri, il fait une inclination vers la croix ; il répète ensuite Pintroït sans nouveau signe de croix {RubVi • Miss., part, ii, titre iv, n. 2).

38. L'introït achevé, il retourne au milieu de Pauiel, et dit aussitôt le Kyrie alternativement avec le Servant (Rubr., ibid.) (2).

(1) Touchant la manière de baiser Pautel, il est- bon de remarquer qu'on le baise toujours au milieu de sa longueur ; qu'il ne faut pas pour cela s'en approcher si près, qu'on soit obligé de tourner le cou et de se 1 ordre le corps ; qu'il faut disjoindre les mains, et les poser dessus de chaque côté, en dehors du corporal, à moins qu'il ne soit si large que les mains ainsi écartées en dehors donnent au Prêtre une position disgracieuse. Mais lorsqu'on baise l'autel après la consécration, on pose les mains, ou au moins le pouce et l'index de chaque main, sur le corporal. {Note de routeur.)

(2) Les Cérémoniaux disent généralement que le Prêtre, en arrivant à Pautel, fait à la croix une inclination de tête, que Merati appelle rever^ntia minimarum seu simplicium maxima. Cet auteur, qui cite plusieurs Rubricistes à l'appui de son sentiment, ajoute que le Prêtre doit faire cette inclination toutes les fois qu'il arrive au milieu de

DE LA MESSE BASSE

39. Après le dernier Kyrie j s'il doit dire le Gloria^ il sépare horizontalement les mains (sans les poser auparavant sur l'autel) ; il les élève jusqu'à la hauteur des épaules, et (sans élever les yeux) il dit : Gloria in exceU sis Deo, Au mot Deo, il rejoint les mains en faisant une inclination légère à la croix (Rubr., ibid., n. 3) (1).

Kègle GÉNÉRALE. Toutcs les fois qu'on élève les mains, elles ne doivent pas dépasser la hauteur des épaules.

40. Le Prêtre, au milieu de l'autel, continue le Gloria les mains jointes. Il a soin d'incliner la tête aux paroles Adoramus te... Grattas agimus tibi, . . . Jesu Chrisie, . . . suscipe deprecaiionem nostram. Lorsqu'il dit : Cum Sancto SpiriiUj etc., il fait sur soi le signe de la croix (Rubr», ibid), pose les mains étendues sur l'autel et le baise {Ruhr., ibid., part. ii. tit. v, n. 1) (2).

41. Il se relève, rejoint de nouveau les mains, et se tourne par le côté de l'épître vers le peuple, les yeux baissés : il sépare de nouveau les mains et les rejoint en disant: Dominus vobiscum, etc, (Rubr,, ibid.) (3).

42. Il revient ensuite par le même cqté au missel ; il écarte de nouveau les mains, les rejoint en disant Ore-

l'autel ou qu'il doit le quitter, à moins qu'il n'y ait une inclination prescrite par le Missel paulo ante recessum vel paulo post accessum, comme cela arrive, par exemple, quand il faut baiser l'autel (Merati in Gav., part ii, tit. iv, n. 8.). Cette règle, adoptée par saint Liguori, est généralement suivie en France ; et partout où elle est établie, on s'y conformera, quoiqu'on puisse faire contre cette pratique de sérieuses objections.

(1) A quelles Messes doit-on dire le Gloria? L'Auteur répond à cette question, part, ii, tit. i, chap. ii, n. 7 et 8.

(2) Beaucoup de Cérémoniaux disent à tort qu'après le signe de la croix on rejoint les mains. A cette question : Aliqui Rubricarum

expositores dicunt post signum crucis quod ût in fine Gloria in excelsis, Credo et Sanctus, manus esse jungendas, etiamsi nihil ejusmodi prœscribat Rubrica: rectène?" La S. Congrégation xé-^ pondit Serventur Rubricae" (12 novembre 1831).

(3) Toutes les fois qu'il dit Dominus vobiscum, il doit étendre les mains de telle sorte qu'elles ne dépassent ni la largeur ni la hauteur des épaules, et que la paume de chaque main soit toujours en regard de la paume de l'autre main. Il devra faire attention de ne pas plier la tète en l'inclinant vers le peuple, et de ne pas s'appuyer le dos contre l'autel. (^Note de VAvMur) / comme aussi de ne pas froisser la chasuble.

52 PART. II, TIT. ly CHAP. I; ART. VI.

muSf faisant en même temps une inclination de tête à la croix : et, les étendant aussitôt à la largeur et à la hauteur des épaules, de la manière que nous avons déjà indiquée, il dit l'oraison (Rubr,, ibid.) (1).

43. Pour la conclusion, aux paroles Per Dominum ou bien Per eumdem Dominum, il rejoint les mains ; à Jesum Christum, il incline la tête vers la croix ; il la relève aussitôt, et demeure ainsi les mains jointes devant la poitrine jusqu'à la fin de l'oraison. S'il y a pour conclusion Qui vivis et régnas, ou bien Qui tecum vivît et régnai, il ne fait aucune inclination à la croix ; il rejoint seulement les mains en disant: In unitaîe Spiritus Sancti, etc. {Rubr,, ibid., n. 1, et 2).

44. Quand il y a plusieurs oraisons, on ne dit pas le mot Oremus pour toutes, mais seulement pour commencer la première et la seconde. Il en est de même des conclusions qui ne doivent avoir lieu qu'à la première et à la dernière oraison {Rubr,, ibid.) (2).

ARTICLE VI

De VEpitre à l'Offertoire.

45. Les oraisons terminées de la manière que nous venons de le dire, le Prêtre lit l'épîlre, ayant les mains au livre ou au pupitre : la manière en est laissée à son

(1) On doit observer les mêmes règles toutes les fois qu'on dit le mot Oremus, à moins que le contraire ne soit marqué. On fera aussi attention d^éviter un défaut trop commun : c'est de prononcer la première syllabe 0 d'une manière forcée, en appuyant sur cette syllabe comme si on la doublait. {Noté de P auteur.)

(2) Quand le Prêtre prononce, dans l'oraison, ou dans toute autre . partie de la Messe, le très saint nom de Jésus, il doit faire une inclination de tête vers la croix, l'évangile excepté (car alors l'inclination se fait vers le livre.) Quand il prononce celui de la très sainte Vierge, ou du Saint dont on célèbre la fête, ou bien dont on fait la mémoire, et celui du Souverain-Pontife vivant, il fait également une légère inclination, mais vers le livre, et non vers la croix. (Rubr,, ibid). Note de V Auteur.) On excepte les noms prononcés dans le titre de l'épître ou de l'évangile. On n'incline pas alors la tête en les prononçant, lors même qu'on ferait la fête du Saint. {Merati et autres jRubricistes).

On pourra consulter le cbap. ii, ri. 9, touchant les oraisons qu'on est obligé ou qu'il convient de dire à chaque Messe.

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gré et à sa commodité, pourvu que les mains touchent le missel de quelque façon {Rubr,^ JVT/^.s., part, ii, tit. vi, n. 1) (1).

46. Quand il a fini de lire l'épître et ce qui la suit, laissant ouvert le missel, qui doit être transporté de l'autre côté, il se rend au milieu de l'autel, lève les yeux à la croix, et les abaisse aussitôt, s'incline profondément en tenant les mains jointes entre sa poitrine et l'autel, et dit: Munda cor meum^ etc., puis, Jttbe Domine^ etc^ non pas Domne, {Rub,, ibid., n. 2) (2).

47. Cette prière étant finie, il va au livre, les mains jointes, et, la face tournée vers le coin de l'évangile, il dit, les mains toujours jointes : Dominus vobiscum. En

j disant Sequeniio ou Initnm, il sépare les mains, fait I avec le pouce de la droite le signe de la croix sur le i commencement de l'évangile, pendant qu'il tient la t gauche étendue sur le livre, ainsi que Pa décidé la S. ! Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816. En poursuivant, il porte la main droite étendue au front, y fait avec le dedans du pouce un petit signe de croix, qu'il trace également et immédiatement sur sa bouche et sur sa poitrine : en même temps, il récite le reste des paroles, et tient la main gauche appuyée au dessous de la poitrine {Rubr.,ibid,, n. 2).

(1) Plusieurs Cérémoniaux semblent laisser au Prêtre la faculté de poser ses mains sur l'autel sans toucher le livre. Cette pratique est néanmoins contre la letlie de la Rubrique, qui porte expressément : Ita ut palmœ librum tangant.On tient ses mains de la même manière pendant le Graduel, le Trait, VMleluiaSi dans l'épître (ou dans toute autre partie de la Messe) il se trouve des paroles qui exigent que l'on fasse la génuflexion, par exemple. In nomine Jesu omne genu Jlectatur, etc.; Adjuva nos, Deus, etc., en ces circonstances le Prêtre, posant les

1 deux mains sur l'autel, hinc et inde, flécliit le genou droit seulement, et non les deux genoux. Quoi qu'en disent quelques Auteurs, qui ne donnent aucune raison de leur sentiment, c'est ce qu'il y a de plus conforme à la Rubrique, qui porte simplement genuflectit, {Note de

' V Auteur,)

(2) S'il arrivait que le Prêtre dût transporter le livre lui-même, parce qu'il n'aurait pas un Servant capable de le faire, en passant au milieu de l'autel, il ferait le salut à la croix, et placerait au côté de l'évangile le missel de biais, de telle sorte qu'il soit tourné vis-à-vis du coin antérieur de l'épître; puis il retournerait au milieu pour dire le Munda cor raeum, {Ruhr,, ibid.)

54 PART. II, TIT, I, CHAP. I, ART. VII

48. Il lit ensuite l'évangile, les mains jointes: s'il doit faire une inclination de tête, il la fait toujours vers le livre. Ceci s'applique également aux génuflexions qui se trouveraient prescrites (Rubr,, ibid).

49. Lorsqu'il a fini l'évangile, il élève quelque peu le missel, et (se baissant un peu) il le baise au lieu où il a fait le signe Je la croix en commençant {Rub,^ ibid.). L'ayant reposé à sa première place, il prend le livre avec le pupitre des deux mains et le rapproche vers le milieu, tout près du corporal, non pas dessus ; et, joignant aussitôt les mains, il retourne au milieu,

50. Quand on doit dire le Credo, il disjoint les mains aussitôt qu'il prononce le premier mot, les élève jusqu'aux épaules, et les rejoint aussitôt aux paroles In unum Deum, en inclinant en même temps la tête vers la croix. Il conserve ainsi les mains jointes pendant le Credo (Rubr,, ibid., n. 3) (1).

51. Aux paroles Et incarnatus est, il s'agenouille, fléchissant seulement le genou droit, ainsi que l'a déclaré la S, Congrégation des Rites le 22 août 1818. Il faut commencer la génuflexion aux mots Et incarnatus est, et l'achever en disant: El homo fachis est, (sans baisser aucunement la tête, comme le font quelques-uns sans mille raison). Aux paroles Simul adoratur, il incline la tête. En disant : Et vitam venturi sœculi, il fait sur soi le signe de la croix comme en terminant le Gloria (Rubr., ibid.) (2).

ARTICLE VII

De /' Offertoire au Canon.

52. Quand le Prêtre a terminé le Credo, il baise l'autel, se tourne vers le peuple, et dit : Dominus vobiscum. Il se retourne vers l'autel : il dit Oremus en étendant les mains et en inclinant la tête à l'ordinaire ; puis, les mains jointes, il lit l'ofiertoire {Ruhr., Miss,, part, ii, tit. VII n. 1).

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