Après que le Prêtre a préparé la Messe dans le
(1) D'après la Rubrique (part, i, tit xx), les bureUes devraient être de matière transparente.
(t«) Du même côté de l'ICpître, il place un Cierge qu'il allumera pour l'Elévation. (Rubr., part, i, tit. xx).
(16) H allume d'abord celui du côté de l'Epître et ensuite celui du côté de l'Evangile (Baideschi).
102 PART. II, TIT. I, CHAP, VIII, ART. III
Missel, le Servant le porte à l'autel, et le place sur le pupitre, l'ouverture tournée vers le milieu de l'autel (1).
18. Tout étant préparé à l'autel, le Servant retourne à la sacristie. Pendant que le Prêtre s'habille, il a soin de veiller à ce que les vêtements sacrés, surtout l'aube et la chasuble, soient adaptés convenablement. {Rubr» part. II, tit. I, n. 3.)
ARTICLE m.
Dè V Office du Servant 'pendant la Messe,
19. Lorsque le Célébrant fait l'inclination à la croix avant de sortir de la sacristie, le Servant la fait aussi en même temps que lui ; puis il salue le Célébrant, et le précède à l'autel, les mains jointes, le corps droit, les yeux baissés, marchant d'un pas grave et modeste(2).(f «)
20. Si la sacristie est du côté de l'épître, en arrivant, près de l'autel, il se retire un peu, laissant assez de place devant lui pour que le Prêtre passe facilement. Si la sacristie est du côté de l'évangile, sans faire de génuflexion au milieu, il va directement se mettre un peu du ; côté de l'épître, afin de laisser le milieu au prêtre ; et, après avoir reçu la barrette du célébrant (j?uô.,ib, tit.
(1) Dans beaucoup d'églises, le Servant ne porte le livre à l'autel j tque quand ii s'y rend avec le Prêtre pour commencer la Messe, i Alors il prend le Missel des deux mains par le bas, le tenant appuyé vers sa poitrine, et la tranche tournée vers sa gauche : en arrivant à l'autel, après avoir reçu la barrette du prêtre et l'avoir posée en lieu 1 convenable, il va mettre le livre sur le coussin ou le pupitre placé | d'avance au coin de l'épître. On peut également préparer le Missel ' d'avance sur l'autel, ou l'y porter seulement en y allant avec le Prêtre. (Rubr,, part, ii, tit. ii, n, 1.)
(2) Lors même que le Servant serait un Clerc dans les ordres sacrés, le Prêtre devrait porter son calice lui-même ; et même ce Servant, fût-il Prêtre, devrait se borner aux fonctions du Servant ordinaire, comme le prouve la réponse de la S. Congrégation des Rites aux questions suivantes : in Missis privatis permitti possit Minis- \ tro aperire Missale et invenir e Missam? ^' Négative, et serventur Ru- \ bricae." Aîi in iisdem Missis privatis permitti possit Ministro, sifue- | rit Sacerdos, vel Diaconus, sive Subdiaconus, ut prœparet calicem, et \ ipsum extergat in fine post ablutiones, sicut in Missa solemni ? R. |
Ut ad proximum." Ces réponses sont du 7 septembre 1816. ï (j-ct) S'il passe devant quelqu'autel au moment de l'élévation, il reçoit la barrette du Célébrant, se met à genoux et la lui remet avant
de se lever (Baldeschi. j
(f6) En recevant la barrette, il l'approche de sa bouche, comme j
pour la baiser; ce qu'il fait toutes les fois qu'il présente au Célébrant 1
DE LA MESSE BASSE
II, 11. 2), il fait, toniné vers Taiitel, la génuflexion à un genou, en même temps que le Prêtre la fait lui-même ou salirç la croix d'une inclination })rofonde (1). Si le saint Sacrement était exposé, il ferait, comme le Célébrant, la génuflexion à deux genoux (2).
21. Pendant que le Prêtre monte à l'autel, il relève le bas de son aube de la main gauche ; puis il va porter sur la crédence, ou placer dans un autre lieu convenable la ba rrette, qu'il tient de la main droite : pendant ce temps il tient la gauche appuyée sur sa poitrine. Après avoir placé la barrette, il revient, les mains jointes, se mettre à genoux sur le pavé, un peu au delà du milieu de l'autel, du côté de l'évangile, en attendant que le Prêtre descende pour commencer la Messe (8).
22. Lorsque le Prêtre fait le signe de la croix, le Servant, placé à sa gauche, à genoux, un peu derrière lui (Rubr., ib., tit. m, n. 6), le fait aussi en même temps
ou qu'il en reçoit quelque chose. Ces baisers doivent s'omettre aux Messes des naorts et lorsque la Messe se célèbre à un autel où le St. Sacrement est exposé (Baldeschi).
(1) Si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle, le Célébrant fait seulement une inclination profonde à l'autel : ce qui n'empêche pas que les Ministres, même Diacres ou Sous-Diacres, ne doivent faire une génuflexion (Cœr. Ep.^ lib. ii, tit. xviii, n. 3.) Le Cérémonial suppose partout ce principe,
(2) Dans le cas où le saint Sacrement serait exposé, il n'y aurait rien du reste de changé dans la manière de servir ia Messe si ce n'est au Lavabo.
(3) Dans quelques lieux, au moment où le Prêtre descend pour commencer la Messe, le Servant donne un petit coup de sonnette afin d'avertir les fidèles. Au reste, il y a beaucoup de diversité dans les différentes églises sur les moments et la manière de sonner la clochette pendant la Messe. A Rome, dans les offices pontificaux, on ne sonne pas du tout : dans la Messe privée, on sonne, conformément aux Rubriques du Missel, au Sandus et à la Consécration. Le Cérémonial des Evêques (lib. i, cap. xxix, n. 6), porte qu'à la Messe privée de J'Evêque on ne sonnera qu'aux deux élévations ; voici le texte : Cum opus erit, tintinnabulum tangere, videlicet, ter dum elevatur hostia> et loties dum elevatur Sanguis, et non ultra." Dans quelques églises, on sonne au Sandus, aux élévations, et au Domine j non suin dignus. Dans quelques autres, on sonne en outre un peu avant la consécration, au moment où le Piètre cesse d'étendre les mains sur le calice, et à la petite élévation qui précède le Pater, II sera facile au Servant de connaître l'usage de l'église dans laquelle il a l'honneur de servir la Messe. — Mais, quelque part que ce soit, lorsqu'on dit une Messe privée, pendant un Office public, on ne doit point sonner du tout.
PART H, TIT. I, CHAP. VIIIj ART. ÎIL
que îaî; pais, les mains jointes, il répond d'un ton de voix modéi-é, sans crier, sans se précipiter, sans ^mettre un senl mot, et attendant toujours, pour commencer, que le Prêtre ait fiai.
23. Quand le Prêtre dit Gloria Pain, le Servant fiit av^ec lai une inclination de tête ; et quand il dit Ao'jitîorium nosirum, etc., il fait en même temps que lui le signe de la croix.
24. Pendant toat le Confiteor du Prêtre, le Servant S3 tient les mains jointes et la têîe droite, sans s'incliner ni frapper sa poitrine.
25. Lorsque le Prêtre a fini, le Servant s'incline un peu, tourné vers lai, et dit : Misereaiur tui, etc.
26. Quand le Prêtre a répondu Jîvim^ le Servant se retourne vers l'autel, et s'incline profondément tout le temps qu'il récite le Confiteor : pendant ces mots seulement Tîôij Pater..,, te, Pater, il se tonrtie un peu vers le Célébrant {^Ritb,, ibid., n. 9). En disant : Mea cidpa, mea cidpa, mea maxima culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite, la gauche appuyée au-dessous de la poitrine.
27. Quand le Prêtre àiile Miser entvr, il répond .y^^en, puis cesse de s'incliner. Pendant V îndulgentiam, il fait, comaie le Célébrant, le signe de la croix.
28. Quand le Prêtre dit Oremus, le Servant se lève ] et lorsqu'il monte à l'autel, il relève le devant de son aube, puis il va posément au coté de l'évangile se mettre à genoux sur le dernier degré.
29. Il fait le signe de la croix, comme le Prêtre, au comajencement de VIn'roït. Au Gloria Pairi, il fait, comme lui, une légère inclination vers la croix. Il se conforme au Prêtre dins toutes les circonstances semblables, par exemple, lorsqu'il incline la tête au saint nom de Jésus ou de Marie, ou en prononçant le nom du Saint dont on fait la fête.
30. Il répoad au Kyi ie alternativement avec le Prêtre {Riibr.^ ib., tit. iv, n, 2) ; il dit une fjis Kyrie, deux fois Chrûte, et une fj>is Kyrie. Et les jours où le Prêtre dit ensuite : Oremus, fledamus genua, il répond : Levafe (Rubr.j part, ii^, tit. v, n. 4). A chaque oraison que le
DE LA MESSE BASSE
Prêtre finit j)ry sœada sœcidorum il répond Jlmen ; après i'Epître il dit: Deo gr. tias.
81* Les Messes où le Prêtre dit Flectarnus oenua^ ont jijisieiirs leçons en fi)rme dVEpîtres. Le serv^ant répond à chacune: Deo grniios] mais il ne se lève pour transporter le Missel, comme nous allons le dire, qu'après l'Epîîre qui suit le Dom^nus tobisciim,
32. Le Servant, ayant répondu Deo grniias, se lève, et, se tournant sur ia droite, il va jusqu'au milieu de Pautel, snr le pavé ; là il se tourne entièrement vers le tabernacle ou la croix, et f rit la génuflexion. 11 va ensuite au cô-é droit du Prêtre.
33. Au moment où le Prêtre quitte le livre, le servant s'en approche, et, la face tournée vers le livre, il le prend à deux mains avec le coussin ou pupitre ; puis il se tourne sur la gauche, et descend les degrés directement vers le milieu de Tautel ; là il se retourne vers le tabernacle ou la croix, fait la génuflexion, et remonte de même directement vers le coin de l'évangile ; il y place le livre de biais, de manière que le haut (Ili livre regarde le coin postérieur de Pantel , puis il joint les mains, se tourne sur sa droite, descend, con:i me il est monté, directement vers le milieu de Tautel, se tourne vis-à-vis le tabernacle ou la croix pour faire la f-énuflexion, et va sej)lacer modestement du côté de Pépître, regardant l'Évangile et restant debout.
34. Lorsque le Prêl re dit Initiuvi ou SeguenUa, etc., le Servant fait comme le Prêtre, avec le pouce de la main droite, les petits signes de croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poiîrine, et répond, en joi,«:nant les mains : Gloria tibi-^ Domine, Si le Prêtre fait la génuflexion pendant j'Évangile, le Servant la fiit également: à la fin de l'Évangile il répond: Laus tlhi^ Chrisie (^Rubr., il)., tit. ïv, n. 3), et se met à genoux sur le dernier degré du côté de F é pitre. Lorsfpî'on dit la Passion, comme le dim mchedes Rameaux, il ne dit pas : Gloria iibi, Domin*\i\\\ commencement 5 mais à la fln de cette partie qui tient lieu d'Évangile, et que le Prêtre récite après avoir dit le Manda cor meum, profondément incliné au
lilieu de l'autel, le Servant répond : Lans tibi Chiiste,