Lorsque le Prêtre découvre le calice, le Servant
106 PART. II, TIT. I, CHAP. VIII, ART. IIÎ
se lève, et, sans saluer l'autel, il va directement à îa crédence prendre les burettes» Il a soin de les prendre une de chaque main, celle du vin de la main droite, celle de l'eau de la main gauche, toutes les deux par le pied, les ances en dehors, de n)anière qu'elles se trouvent du côté du Prêtre. Se tournant alors sur sa gauche, il les porte modestement, et, montant sur le degré le plus élevé, il attend que le Prêtre, quittant le milieu de l'autel, vienne mettie le vin et l'eau dans le calice. Il fait une inclination au Prêtre lorsqu'il arrive, et lui présente avec révérencCj d'abord la burette du vin, et, pendant que le Prêtre en verse dans le calice, il fait passer la burette de l'eau dans sa main droite ; il reçoit avec la gauche celle du vin, puis il donne la burette de l'eau qu'il reçoit ensuite de la droiîe. Alors, après avoir fait une inclination, il retourne par la droite à la crédence, et y place les burettes.
36. Il met le manuterge sur son bras gauche ou le tient en dessous du plateau, de manière que le Prêtre puisse le prendre facilement 5 il prend le plateau de la main gauche, et la burette à l'eau de la main droite et retourne à l'autel, au même lieu et de la même manière que la première fois. Quand le Prêtre arrive pour se laver les doigts, il lui fait l'inclination ordinaire, (fa) puis verse de Peau sur ses doigts sans précipitation, ayant soin de verser doucement jusqu'à ce que le Prêtre fasse quelque signe de cesser, et tenant le bassin à une hauteur convenable, afin que le Prêtre n'ait pas à se baisser ; il lui laisse le temps d'essuyer ses doigts, et, après avoir fait le salut convenable, retourne par sa droite à la crédence, où il place les burettes sur le plateau, celle du vin à droite et celle de l'eau à gauche. Ensuite, il joint les mains, retourne par sa gauche à sa place du côté de l'épître, et se remet à genoux sur le dernier degré.
JVota. Si le saint Sacrement était exposé, le Servant ne monterait pas à l'autel pour donner à laver au Prêtre ; il se placerait alors au bas des degrés, sur le pavé, le dos tourué au peuple. (fZ»)
(fa) Il baise la burette (Baldeschi).
(fô) Lorsque le Prêtre dit VOrate, FratreSj ava^it de répondre, il attend qu'il se retourne vers Pautel, puis il commencQ Suscipiaij se mettant à genoux où il se trouve alors (Baldeschi).
DE LA MESSE BASSE
37. Au Sancius, le Servant sonne la clochette (Rubr., part. II, tit. VIT, n. 8). (f^) (-fè) Lorsque, aux approches de la consécration, le Prêtre, ayant étendu les mains sur l'hostie et le calice, commence à faire les signes de croix, le Servant se lève, va au milieu de l'autel, fait la génuflexion, monte un ou deux degrés, selon qu'il est nécessaire, et se met à genoux près du Célébrant, derrière lui, un peu retiré du côté de l'épître. A chaque consécration, il sonne trois coups avec la main droite, et de 1^ main gauche, pendant l'ane et l'autre Elévation, il tient le bas de la chasuble, en l'élevant un peu {Rubr,, part, II, tit VIII, n. 6).
JVoia (1). Le Servant, avant la consécration, se rend au milieu de l'autel, les mains jointes ; après la consécration, il s'en retourne à sa place, également les mains jointes : il n'emporte donc pas la sonnette. Pour cela, lorsqu'il a sonné avant la consécration, il a dû la mettre à sa gauche, de manière à Pavoir à sa portée lorsqu'il sera monté derrière le Prêtre ; et après la consécration, il a soin de la remettre à sa droite, de manière à pouvoir la reprendre facilement et sans bruit, lorsqu'il sera à sq. place du coin de l'épître,
38. Au J^obis quoque pcccaioribus , il se frappe la poilri-? ne, ensuite il rejoint les mains. Il répond au Per omnia sœcula sœculorum^ au Pater ^ au Pax Domini, Il se frappe la poitrine trois fois à VJlgnus Bel, à moins que le Prê?
; tre ne dise la Me-<^se en noir,
' 39. Si quelqu'un doit communier, pendant que le j Prêtre prend le précieux Sang, le Servant, à genoux, j dit tout haut le Confiteor. Il met l'escabeau sur le I marchepied de l'autel, s'il est nécessaire, pour ouvrir le tabernacle, et le retire un peu, mais non hors du mar- ' chepied, après que le Prêtre s'en est servi. Il répond I Amen à Misereatur et à Lidulgentiam^ faisant le signe de i la croix pendant que le Prêtre fait cette dernière prière.
j (fa) Il faut remarquer qu'aux Messes qui se disent à l'autel où le j St. Sacrement est exposé, on ne doit point sonner la clochette au j Sanctus ni à l'élévation (Baldeschi).
I (]b) Après le Mémento, ou un peu avant, il va allumer le cierge I pour l'Elévation (Baldeschi).
(1) Ce Nota n'est qu'un simple avis, qui peut être modifié selon Us lieux et les circonstances.
108 PAKT. îîj TÏT. î, CHAP. VIU, ART. lîl.
Il prend le cliand.dier on le cierge nul c?i au eôté de Ué pitre, pour Jiceomi)iigner le siint Si'.creiueot. à moins que la communion ne se donne à Tante! même, à des Clercs. Il se place, pendant, la communion, à la g;uiche du Prêtre, prenant bien garde de l'approcher de trop prés et de laisser coider de la cire sur les vêtements sacrés. .Après que le tabernacle est fermxé, il reprend l'escabeau et le . reporte à sa place ; [)uis il va de suite à la crédence prendre les burettes.
40. Si personne ne se présente pour la communion, le Servant se lève dès que le Prêtre commence à recueillir les parcelles avec le doigt sur In pjtèue, et, sans saluer l'autel, il va directement à la crédence. Il prend les deux burettes pnr l'anse ou par le milieu, celle du vin de la main doite, celle de l'eau de la main gauche, et, se tournant du côté gnuche, il monte jusijue sur le degré le plus élevé du côté de l'èpîlre, ou même jusque sur la ])late-forme, si cela est uécessire, pour verser commodément du vin lorsque le Prêtre lui présentera le calice. En arrivant au lieu où il doit s'arrêter, il fail la génuflexion, puis s'incliue profondément jusqu'à ce que le Prêtre ait achevé de prendre le précieux Sang. Lorsque le Prêtre lui présente le calice, il verse du vin doucement jusqu'à ce que le Prêtre, en Télé vaut un peu, lui fasse signe que cela suffit. Ensuite il se retire sur le degré le plus élevé. Et lorsque le Prêtre, tenant le calice par la coupe, vient à lui, il lui fait une inclination, et lui verse avec attention sur les doigts, au milieu dn calice, d'abord du vin, ensuite de Feoujns ju'à ce que le Prê;re lui fasse signe, en élevant les doigts ou le calice. Il doit bien prendre garde de verser doucement, et non avec précipitation et étourderie, afin de ne rien répandre en dehors de la coupe du calice.
4 1 . Le Sentant, ayant fait une inclination retourne à la crédence par sa droite, place les burettf^s sur le plateau , (f) va au milieu de l'autel, s'arrête pour faire la génuflexion, monte directement vers le livre, le tire doiicemeni un peu du côté de Pévamgile, le prend des deux mains, et,
(f) C'est alors qa'il éteint le cierge qu'il a dû allumer pour Pélévaiion (Bald.). Meiis s'il y a eu communion, il Péteini aussitôt qu'il est revenu d'accompagner le Prêtre à la vSte. Table,
DE LA MESSE BASSE
se tournant par sa droite, il descend les degré^^ vers le milieu d<.) l\iutel, se tonrne vers le taber^ja^d ■ ou la croix, pour faire la génullexion, nionle à Fautel directement vers le côté de l'épître, où il place le livre : puis, se tournant p-ar sa gauche, il redescend devant le milieu de Titutel, fait la ;L;énuflexîon, et va se mettre sur le dernier degré du côté de l'évangile.
42. 11 répond an Doviinus vohiscum^ aux craisonSj à lie Missa ed^ ou Beaedican/us Domino^ ou Requiescant in pace. Pendant la semaine de Pâques, le Prêtre iî joutant deux jJlleluia à VIfe Missa est, le Servant répond: Deo gratiaSy alléluia, allelui
4-3. Si le Prêtre, en quittant le livre, oprès les dernières oiy(is(ais, le laisse ouvert, c'est qu'il doit y lire le dernier Évangile. A Lors le Servant le reporte du côté de l'épître au côté de Pévnngile, en observant tout ce qui a été dit pins liant sur le transport du livre d'un côté à PLiuîre. En ce cns, il se met à genoux au lieu où il se trouve pour la bénédiction du Prêtre, qu'il reçoit en s'inclinant et en fliisant le signe de la croixjs'ila la main libre.
44. S'il n'a pas le livre à transporter, il reçoit la bénédiction sans qnitter sa place. ^ Il se lève aussitôt après, et, a^-ant ré[i0ndu au dernier Evang-iie comme au premi' r, il fait les mêmes signes de croix sur son front, sur sa bonche et sur sa poitrine ; il passe au coin de Fépître, ayant soin de faire la génuflexion au tab^ rnacle ou à la croix, et s'y tient debout, siu* le pavé, tourné vers le Prêtre. A ces mots : Et Verb^rm euro fatium est, ïï îdàt la génuflexion, et, à la fin de l'Évangile, il répond : Deo g I atlas,
45. Il va ensuite chcrclier la barrette au lieu où elle a été pLicée au commencement de la Messe, et, la tenant de la main droite, la gaaclie appuyée sur la poitrine, il vient modestement vers le milieu de l'antel, au bas des degrés, et se place un peu du côté de Fépître, pour attendre que le Prêtre descende de l'autel. 11 fait la génuflexion à un genou, ou même à deux genoux, si le saint Sacrement était exposé, en même temps que le Prêtre s.due le saint Sacrement ou la croix par une gé-
110 PART. Il, TIT. I, CHAP. VIII, ART. IV.
nuflexion ou une inclination ; puis il présente avec respect la barrette au Prêtre. Cela fait, il retourne d'un pas grave à la sacristie, les mains jointes, et précédant le Célébrant. En arrivant à la sacristie, il salue, adroite du Prêtre, l'image de la sacristie en même temps que lui, puis il salue le Prêtre lui-même, et se retire (1).
46. En quittant le Prêtre à la sacristie, le Serv^ant va d'abord éteindre les cierges,(t) puis il rapporte à la sacristie le Missel (2).I1 retourne à l'autel pour le couvrir de son tapis, et rapporte les burettes en revenant à la sacristie. Après voir mis chaque chose en ordre et à sa place, il se déshabille, salue le Prêtre îivec grand respect, et sort de la sacristie dans l'église, où il prie quelques instants avant de se retirer.
ARTICLE IV
De ce quHl faut observer hrsquHl y a deux Servants,
47. Les deux Servants doivent bien s'accoider dans la manière de répondre, dans les saints, les signes de croix et les autres choses qui leui* sont communes.
48. Après qu'ils ont tout préparé à l'autel, ils se plapent à la sacristie de chaque côté du Prêtre, saluent la croix en même temps que lui, et vont à l'autel marchant devant lui, les mains jointes.
59. En arrivant à l'autel, ils se rangent comme à la (Sacristie : celui qui est du côté par où vient le Prêtre, se retire un peu en arrière pour le laiï^s^r passer, celui qui
(1) Dans quelques églises, le Servant aide au Prêtre à se déshabiller et à replacer les ornements; mais, à moins que ce Servant ne soit ■un Clerc, nous pensons qu'il est plus convenable que le Prêtre fasse tout lui-même.
(f) Il éteint d'abord celui du côté de PEpître et ensuite celui du côté de l'Evangile. S'il doit éteindre les cierges avant de quitter l'autel avec le Prêtre, (afin qu'ils restent allumés jusqu'à la fin de l'Evangile), il éteint d'abord celui du côté de l'Evangile, après avoir répondu Deo gr atlas ; et non avant, et ensuite celui du côté de PEpître (Baldeschi).
(2) Dans quelques églises, le Servant rapporte le Missel en revenant de Pautel après la Messe, et de la même manière qu'il l'a porté en allant à l'autel. Mais il est difficile alors de présenter convenablement la barrette au Célébrant, ou de tenir décemment le Missel pendant cette action.
DE LA MESSE BASSE
est à droite, reçoit la barrette ; et tous deux font ensemble" la génuflexion, pendant que le Prêtre fait le salut, convenable nu saint Sacrement ou à la croix.
50. Pour VIntroïbo, ils se mettent à genoux sur le pavé, vis-à-vis les deux coins de l'autel, et ils répondent ensemble au Célébrant, du même ton de voix, sans anticiper l'un sur l'autre. Lorsque le Prêtre monte à Pautel, ils relèvent un peu son aube, chacun de son côté.
5 1 . Quand l'un d'eux doit transporter le Missel d'un côté à Pautre, ou aLer à la crédence,ils ne vont point auparavant saluer au milieu de Pautel; mais seulement celui qui passe devant le milieu doit toujours faire une génuflexion.
53. Celui qui est du côté de Pépître peut présenter seul le vin et Peau à mettre dans le calice ; mais, pour le lavabo, celui qui est du côté de P évangile vient aussi, ayant soin de faire la génuflexion en passant devant le milieu de Pautel. Il prend le petit linge plié en même temps que l'autre Servant prend le plateau avec la burette d'eau, et ils vont tous deux ensemble au coin de l'épître donner à laver au Prêtre. Après l'avoir salué tous les deux ensemble, celui qui a la burette d'eau lui en verse sur les doigts, ayant soin de la recueillir sur le plateau, et Pautre lui présente le petit linge déplié. Ensuite, Payant salué comme auparavant,ils vont tout reporter à la crédence, et retournent chacun à sa place, celui qui passe devant le milieu de Pautel faisant la génuflexion.
54. Celui qui est du côté de l'épître sonne seul la clochette aux temps convenables.
55. Pour la consécration, ils font l'un et Pautre la génuflexion avant de monter derrière le Prêtre. A l'élévation, ils lèvent chacun de son côté l'extrémité de la chasuble. Quand l'élévation est finie, ils se lèvent, se tournent en face, et, après avoir fait en bas la génuflexion, ils se remettent à genoux à leurs places.
56. Après la communion, celui qui csl du côté de Pépître donne seul le vin et Peau pour les ablutions, Pautre transporte le livre au côté de l'épître. Pour tout le reste, ils pratiquent ce qu'on peut voir dans l'article précédent.
57. A prés la Messe terminée, et avant de retourner à la sacristie, ils peuvent éteindre les cierges de Pautel {Rubr,, ibid., part, n, tit. xii, n. 6).
TITRE ïî.