‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 36 sur 214 · Lorsque l'évangile est chanté, il s'approche du · texte numérisé non relu

Lorsque l'évangile est chanté, il s'approche du

(1) A droite, un peu derrière lui, disent généralement les Cérémoniaux.

(2) On suppose que Pencensoir reste sur une crédence. Si on le reporte à la sacristie, comme cela se fait assez généralement en France, le Thuriféraire doit faire la génuflexion avant de quitter le sanctuaire.

(3) Assez généralement on assigne au Thuriféraire une place à la crédence, à gauche du second Acolyte ; ce qui le dispense de retourner au chœur.

(4) Si le saint Sacrement est dans le Tabernacle, le Thuriféraire fait la génuflexion avant de monter, et une autre avant de descendre. Il fait de même dans toutes les circonstances analogues.

(5) On suppose le Chœur devar.t l'autel. Dans les instructions pour le Cérémoniaire (ch. iv. n. 14), on explique de quelle manière le Thuriféraire et les Ministres de l'autel se placent en cette circonstance.

(6) C'est au Cérémoniaire à le présenter au Diacre lorsque celuici doit encenser le livre.

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Diacre, lui remet l'encensoir, et fait avec lui les révérences convenables avant et après l'encensement du Célébrant. Ayant repris l'encensoir, il fait la génuflexion à l'autel avant de le reporter en son lieu et de retourner à sa place : cette génuflexion se fiit derrière le Sous- Diacre ; et, si on dit le Credo, le Thuriféraire s'arrête au même lieu, et s'incline au mot Deum. Si l'on ne dit pas le Credo, le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion à l'autel, va s'occuper de son encensoir, afin de le tenir prêt pour l'encensement des oblats et de l'autel.

7. Vers la fin du Credo, il va préparer son encensoir, et fait en sorte d'être prêt pour s'approcher de l'autel aussitôt après l'ofliande du calice. Il fait mettre de l'encens de la manière ordinaire, reprend la navette, la pose sur la crédence (1), et se tient in cornu episiolœ, les mains appuyées sur sa poitrine. Il assiste le Diacre quand celui-ci encense le Célébrant, le Chœur et le Sous- Diacre ; pendant tout ce temps il l'accompagne, se tenant à sa gauche, un peu derrière lui, faisant les saints et les génuflexions en même temps que lui 5 il reprend ensuite l'encensoir, et, quand le Diacre est arrivé à sa

I place derrière le Célébrant, il l'encense de deux coups I (2)5 puis il encense les Acolytes d'un coup chacun ; enfin 1 (s'avançant à l'entrée du chœur), il encense le peuple de I trois coups, dont le premier au milieu, le second à sa [ gauche et le troisième à sa droite : il a soin de faire tou- ! jours les saints convenables avant et après, et les génuflexions devant l'autel quanrl il y passe. Cela fait il reporte l'encensoir en son lieu.

8. Il renouvelle le feu, et, un peu avant l'élévation (3), il s'approche de l'autel au côté de l'épitre, à la droite du Cérémoniaire, lequel met de l'encens dans l'encensoir.

(1) Dans les églises de France, le Thuriféraire a coutume de conserver la navette ; il ne la pose point sur la crédence, mais la tient constamment à la main toutes les fois qu'il a l'encensoir.

(2) Cette expression rend assez bien la manière d'encenser telle qu'elle se pratique généralement en France. Si nous voulions exprimer celle dçs é^^lises d'Italie, nous dirions plutôt qu'^Z l'encense à deux fois ou qu'i//wz présente à deux fois la fumée de Pencens.

(3) S'il a porté l'encensoir à la sacristie, il en revient avec les Porte-flambeaux, les précédant ou marchant au milieu d'eux, s'ils ne

I iOût que deux.

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Cela fait, le Thuriféraire se met à genoux in piano, et il encense le très saint Sacrement de trois coups au moment de l'élévation de la sainte hostie, avec une inclination profonde avant et après : il fait de même à l'élévation du calice {Rubr,^ Miss,, part. 11, tit. vm, n. 8) (1). L'élévation finie, il s'en va reporter son encensoir en faisant auparavant la génuflexion^ et, après l'avoir déposé en son lieu, il revient à l'autel.

9. Ici se termine l'office du Thuriféraire, à moins que les Acolytes ne restent avec leurs flambeaux jusqu'après la communion : car alors c'est lui qui, en temps convenable, délie et ôte le voile de dessus les épaules du Sous- Diacre, le plie et le porte sur la crédence (2).

10. Après avoir reçu la paix de son voisin du Chœur ou du Cérémoniaire, selon le lieu où il est placé, il porte sur l'autel, au côté de l'évangile, le voile du calice, présente en temps convenable les burettes pour la purification du calice et l'ablution des doigts j et, après avoir tout disposé sur la crédence, il retourne à sa p]ace(3).

11. S'il y a communion du Clergé, le Thuriféraire, après avoir reçu la paix, prend la nappe de communion, passe de l'autre côté, et se met à genoux in piano. Après que le Prêtre a dit Induh^entiam, il monte, se met à genoux sur le bord du marchepied sur le côté de l'autel, étend et soutient la nappe conjointement avec le Cérémoniaire. Quand la communion est donnée, il descend, fait la génuflexion en même temps que le Cérémoniaire, et retourne à la crédence pour présenter les burettes, comme nous l'avons dit (4).

(1) Lorsque le Sous-Diacre ne tient pas la patène, comme aux Messes des morts, c'est lui qui doit encenser le saint Sacrement pendant L'une et l'autre élévation. Le Thuriféraire lui remet donc pour cela l'encensoir entre les mains immédiatement auparavant.

(2) Cela se fait après le Dimitte nobisàw Pater, ainsi qu'il est expliqué chap .VI. n. 28. D'après le Cérémonial des Evêques, cet office d'ôter le voile de dessus les épaules du Sous-diacre n'est pas exclusivement réservé au Thuriféraire (lib. i, cap. x, n. 6); notre Auteur le lui assigne pour ne laisser lieu dans la pratique, à aucune indécision.

(3) On suppose dans tout ceci que les Acolytes sont occupés à tenir les flambeaux : autrement ce serait leurs fonctions.

(4) L'Auteur ne parle pas du retour du Thuriféraire à la sacristie après la Messe, parce qu'il le suppose au Chœur, et que dès lors il

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J^oia I, Le Thuriféraire fait la .génuflexion d'un genou, toutes les fois qu'il sort du Chœur ou qu'il y rentre, qu'il s'éloigne de l'autel ou qu'il s'en approche, et quand il va ou revient d\in côté à l'autre de l'autel.

J{ota II, Quand il n'y a pas d'encens bénit dans l'encensoir, on tient toujours celui-ci de la main gauche ; mais quand il y a de l'encens, on le tient de la maiu droite. La navette se porte avec la main opposée. Quand le Thuriféraire porte l'encensoir avec cérémonie, comme lorsqu'il va pour le chant de l'évangile, ou dans les processions, il passe le petit doigt dans l'anneau du petit couvercle qui tient toutes les chaînes, et le gros doigt de la même main dans l'anneau par lequel on soulève le grand couvercle (1). Dans les autres circonstances, comme quand il va faire mettre l'encens, etc., il prend ordinairement l'encensoir par les chaînettes audessous du petit couvercle, de manière à tenir le grand couvercle soulevé, ce qui ne doit pas avoir lieu au moment où l'on encense.

doit s'en retourner en son rang avec ceux du Chœur. Mais comme en France, assez généralement, il se place à la crédence, voici ce qu'il observe pour le départ. La Messe étant finie, il fait la génuflexion au bas des degrés de l'autel avec tous les Officiers, à la gauche du premier Acolyte ; et, ayant ensuite salué le Chœur avec eux, il marche le premier, les mains jointes, pour retourner à la sacristie, où il salue la croix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe. Si le Clergé sort conjointement av^ec les Officiers, le Thuriféraire, en ce cas, fait la génuflexion au milieu des Acolytes, derrière les Officiers sacrés. Ces points sont tracés par divers Cérémoniaux. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne pas laisser le Thuriféraire dans l'incertitude de la place qu'il doit occuper.

(1) Les Cérémoniaux imprimés en France disent généralement que, lorsque le Thuriféraire porte son encensoir avec quelque solennité, il le tient de la main droite, mettant le pouce dans le gros anneau, et le doigt annulaire dans le petit. Cette manière est la plus commode ; il est plus facile de porter le poids de l'encensoir avec le pouce qu'avec le petit doigt.

PAKT. II. TIT. Il, CHAP. ÎV.

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