‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 38 sur 214 · DE L^OFFICE DES ACOLYTES · texte numérisé non relu

DE L^OFFICE DES ACOLYTES

17. Le premier Acolyte porte, quand il en est temps, les burettes à l'autel pour la purification du calice et l'ablution des doigts ; en même temps, le second porte le voile du calice sur l'autel au côté de l'évangile, et fait la génuflexi(m d'un genou lorsqu'il passe devant le milieu en allant et en revenant. S'ils conservent les flambeaux jusqù'àprès la communion, le Thuriféraire les remplace. •

18. Pour la bénédiction à la fm de la Messe, ils se mettent à c^enoux utroque genu, au commencement de l'évangile ils se lèvent et l'ont les signes de croix ordinaires à Initiam sancti Evangelil.

J^ota. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes, après l'évangile, ayant pris leurs chandeliers, vont tous deux devant le milieu, font la génuflexion et saluent le Chœur en même temps que les Ministres sacrés.

19. Vers la fin de l'évangile, ils prennent leurs chan- <Ieliers, vont devant le milieu de l'autel, et, après avoir fait la génuflexion à ces paroles Et Verbum caro, ou si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils partent aussitôt pour la s icrisiie. En arrivant, ils font d*abord une inclination à la croix, puis attendent les Ministres sacrés, en conservant les chandeliers (1). Lorsque ceuxci soul arrivés, les Acolytes font une nouvelle inclination en même temps que tous les autres (2); ayant éteint les cierges, ils aident au Dincre et au Sous-Diacre à ôter leurs manipules et la chasuble pliee, quand ils en sont revêtus ; puis, après que le Célébrant est déshabillé, ils aident le Diacre et le Sous-Diacre à achever de se déshabiller eux-mêmes ; enfin, ils vont éteindre les cierges de l'autel, quand il n'y a personne assigné pour cela.

JVota, Les Acolytes sont toujours debout à la crédence, à l'exception des temps où nous avons marqué

lytes ne tiennent pas de flambeaux, ils la reçoivent du Cérémoniaire, ou, pour parler comme la Rubrique, de* PAcolyte qui a accompagné le Sous-Diacre (part, if, tit. x, n. 8.)

(1) Si les Acolytes sont immédiatement suivis des Ministres sacrés, et non du reste du Clergé, en arrivant à la sacristie, ils se placent tout de suite à ch-icjue côté, et ne font à la croix que l'inclination dont il est parlé dans la phrase suivante.

(2) Apres avoir salué la croix, les Acolytes saluent aussi le Célébrant.

Î4'2 PART. lî. TIT. Il, CHAP. IV.

pour eux une autre position, ou à moins qu'ils ne soient ailleurs occupés à remplir quelques fonctions (1). En règle générale, ils ont les mains jointes devant la poitrine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose ; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine (2). Lorsqu'ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le plus digne, qui est ordinairement celui de l'évangile. Lorsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent à la main du dehors, le premier Acolyte de la main droite, puisqu'il est à droite, et le second de la main gauche (3). Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l'autre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d'abord l'objet présenté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le baisent après l'avoir reçu : ces baisers n'ont pas lieu à la Messe des Morts, ni à celles chantées en présence du St. Sacrement exposé. Lorsqu'ils vont allumer et prendre les flambeaux, s'ils passent devant l'autel, ils font la génuflexion. S'ils doivent communier à la Messe, ils le font après les Ministres sacrés, et aussi après les Prêtres, au cas où quelque Prêtre ferait la communion 5 ils remettent alors leurs flambeaux entre les mains de deux Clercs, et ils ont soin de faire la génuflexion d'un genou avant de communier, et encore après.

(1) Un décret de la S- Congrégation des Rites permet aux Acolytes de s'asseoir lorsque le Célébi ant et les Ministres sacrés sont assis : In Missa solemni, quando Celebrans et Ministri sacri sedent, possunt etiam in gradibus presbyterii sedere Acolythij et etiam ThuriferariuSj quando non gerit vicem Cœremoniarii (18 décembre 1779). Seulement il est d'usage en France qu'ils s'asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamais se couvrir, et ils doivent se lever aussitôt que le Célébrant^ ou même un des Ministres sacrés, est debout.

(2) Il s'agit ici de la lecture à voix haute. Le Manuel des Cérémonies romaines excepte le temps où le Célébrant lit Pépître et le graduel : il veut qu'alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que l'Auteur leur assigne ici pour les mains jointes, il ajoute celui de la consécration à la communion.

(^3) Lorsqu'on est obligé de mettre les deux mains, c'est la plus élevée qui est censée tenir le flambeau, l'autre ne fait que le soutenir par le bas.

DE l'office du cérémoniaire.

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