CHAPITRE V
De l'Office du Cérémoniaire (1)
1. Le Cérémoniaire doit connaître les offices de tous les Ministres de l'autel et avoir l'œil à tout, pour avertir chacun par quelque signe, mais sans jamais pousser personne et sans le tirer par les habits: quand une faute n'est pas importante, il vaut mieux la laisser faire.
2. Un quart d'heure avant la Messe, il se rend à la sacristie, après avoir fait une courte prière dans l'église. Il se revêt d'un surplis, prend le calice et le prépare. Il prépare également le ciboire, s'il doit y avoir une communion du Clergé, et y met autant d'hosties qu'il en faut. Il prépare deux missels, en mettant les signets en lieux convenables, et porte le tout sur la crédence, qui doit être couverte d'une nappe blanche (Rub.j Miss,, part, ii, tit. ii, n. 5). Aidé des Acolytes, il dispose toutes choses, et a soin qu'il s'y trouve : les burettes, garnies, l'une de vin, l'autre d'eau ; le manuterge, la clochette, l'encensoir avec la navette, et les flambeaux pour l'élévation (2). Il laisse un missel sur la crédence, place l'autre sur le coussin ou le petit pupitre au coin de l'épître, et ouvre celui-ci à l'endroit de la Messe que l'on doit chanter. Enfin, il couvre la crédence du voile long qui convient à la couleur des ornements de la Messe.
3. Il avertit les Ministres sacrés lorsqu'il est temps qu'ils s'habillent, et il les aide à le faire, conjointement avec les Acolytes. Il a soin, avec eux, de donner le manipule au Diacre et au Sous-Diacre, et de les aider à se revêtir des chasubles pliées les jours où l'on s'en sert, mais seulement après que le Célébrant est habillé.
4. Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu'il en est temps; et lorsque le Clergé est en marche, il avertit les
(1) Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite avant la Messe, le Cérénnoniaire consultera le chap. ii précédent.
(2) Dans la plupart des églises, ces derniers objets restent à la sacristie, où l'on va les prendre en temps convenable. La pratique indiquée par l'Auteur, et qui est conforme aux dispositions du Cérémonial des Evêques, offre peut-être plus de difficultés et demande plus de soms de la part des Ministres inférieurs de l'autel, qui doivent tenir rlu feu toujours prêt ; mais elle présente l'avantage de ne pas les obliger à quitter le sanctuaire.
PART, II, TIT. Il, CHAP. V.
Ministres sacrés, lesquels font tous ensemble l'inclination à la croix. Il marche lui-même avec eux (1), tête nue, c'est-à-dire qu'elle ne doit être couverte ni d'une barrette ni d'une calotte ; ce qu'il doit également observer dans toutes les autres fonctions, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 juillet 1734. Il donne de l'eau bénite au Sous-Diacre et au Diacre.
5. S'il y a des degrés à monter avant d'arriver à l'autel, le Cérémoniaire relève l'aube du Célébrant. A l'entrée du sanctuaire ou à l'arrivée des Ministres sa-crés à l'autel, il leçoit du Diacre et du Sous-Diacre les barrettes sans baiser, et, la génuflexion faite, il les place en ordre sur la banquette où ils doivent s'asseoir. Il se met ensuite à genoux au coin de l'épître, la face tournée; vers le côté de l'évangile; il répond au Prêtre à demivoix, fait sur lui-même les sis^nes de croix accoutumés et les inclinations prescrites (2).
6. La confession finie, il monte à l'autel avec les Ministres sacrés, et fait mettre l'encens (3) ; il descend ensuite au bas des degrés, in cornu epistolœ ; et quand le Célébrant doit encenser cette partie de l'autel, il ôte le missel, et le remet après, sans faire de génuflexion.
7. Après l'encensement de l'autel et du Célébrant, il indique de la raaiu, s'il est à portée de le faire, le comiTxencement de l'introït ; ce qu'il fera toujours lorsqu'il servira le Célébrant pour le livre, ayant soin de l'élever, de le baisser selon le besoin, de tourner les feuillets, de lui indiquer où il doit lire, où il doit chanter, etc.
8. Quand le Célébrant a dit le dernier Kyne, si le chant doit être long, il l'invite à aller s'asseoir à la banquette préparée à cet eflTet (4), car le Célébrant doit avoir
(1) Sa place naturelle est devant le Sous-Diacre; mais aucune place ne lui est précisément assignée, si ce n'est dans quelques circonstances particulières, parce qu'il doit être là où sa présence est nécessaire ou utile.
(2) Il avertit au besoin les Chantres de commencer l'introït, ce qu'ils ne doivent pas faire avant aue le Célébrant ne soit arrivé à l'autel, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 14 avril l7o3.
(3) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la génuflexion avant de monter.
(4) On ne doit aller s'asseoir qu'après que le Chœur a fini déchanter l'introït, (Décret de la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)
DE l'office du cérémoniaire.
une banquette, conformément au Cérémonial des Evêques (lib. i, cap. xn, n. 22), et au décret de la sainte I Congrégation des Rites du 27 août 1822, et non pas un j fauteuil. Le Cérémoniaire, près de la banquette, se tient i debout à la droite du Diacre, les mains modestement posées ante pecius ; ce qu'il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque les Ministres sacrés sont assis, j 9. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyî'ie, il invite, par ime inclination médiocre, les Ministres sacrés ' à s'en retourner à l'autel, et pour lui il se rend au coin de l'épître (1). Si les Ministres sacrés ne se sont pas assis, quand le Chœur chante le dernier Kyrie, il leur fait I signe d'aller au milieu de l'autel, où ils se mettent en flèche l'un derrière l'autre ; et lorsque le Célébrant a I entonné le Gloria in excelsis Deo, il fait signe au Diacre j et au Sous-Diacre de monter à ses côtés pour le réciter ! avec lui.
10. Lorsqu'ils ont fini de dire le Gloria in excelsis, il les av^ertit pour aller s'asseoir per breviorem. On prendra
i garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœar j chante les paroles Adoramus te. . . Grotias agimus tibi. . . j Jesu Chrisfe. . .Snscipe deprecntionem nostrom. S'ils sont I assis lorsqu'on chante ces paroles, il les avertit, par une I inclination, de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s'incline alors vers l'autel.
11. Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spiritu, il fait signe au Ministres sacrés de retourner à Tautel, et lui se rend au coin de l'épître (2); il trouve les oraisons que Ton doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.
12-, Lorsque la dernière oraison est commencée, il se rend à la crédence, y prend le missel, et le tenant des deux mains par les côtés, l'ouverture à sa droite, il le donne au Sous-Diacre avec une inclination avant et après; puis il se met à la gauche du dit Sous-Diacre (Cœr. Ep., lib. ii, cap. vui. n. 4<0), un peu derrière lui ; et lorsque le Célébrant termine la dernière oraison,
, (1) Merati, Bauldry, du Molin et autres veulent que le Cérémoniaire précède les Ministres à l'autel et fasse la génuflexion à la gauche du Sous-Diacre.
(2) L'observation de la note précédente convient également ici.
PART. Il, TIT. Il, CHAP. V.
ayant incliné la tête à ces mots Jesum Christum, ils vont ensemble au milieu de l'autel, font la génuflexion, saluent le chœur (1), retournent à la place du Sous-Diacre ; le Cérémoniaire lui montre du doigt l'épître, l'assiste à sa gauche pendant qu'il la lit, fl.échit avec lui le genou aux paroles In nomine Jesu^ etc,^ et fait, comme lui, une inclination de tête aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immédiatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de fléchir le genou ou de se découvrir.
13. Après que l'épître est chantée, il retourne avec le Sous-Diacre au milieu de l'autel, fait avec lui la génuflexion, salue le Chœur (2), accompagne le Sous- Diacre, qui se rend au coin de l'épître pour recevoir la bénédiction du Célébrant, reprend de ses mains, avec les inclinations accoutumées, le missel qu'il donnera avec les mêmes saints au Diacre, lorsque le Célébrant commencera l'évangile. L'évangile fini, il monte sur le marche-pied ou sur le ^e^'ré le plus élevé in cornu epistolœ^ pour faire mettre de l'encens ; pour cela il donne la navette ouverte au Diacre.
J^ota L Si l'on chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite les Ministres sacrés à aller s'asseoir per breviorem, et il assiste à la banquette comme pendant le Gloria, Sur la fln, il leur fait signe de se lever, puis il se rend au coin de l'épître, pour faire mettre de l'encens.
JYota II, Pendant les fériés du Carême, au verset •^djuva 710S, D eu s y les Ministres sacrés se mettent à genoux sur le bord du marchepied. Il est donc convenable de mettre l'encens auparavant, afin que le Diacre puisse dire en même temps le Munda cor meum. Comme alors on ne touche pas de l'orgue, il pourra prier les Chantres de prolonger le chant, pour donner le temps de faire toutes les cérémonies sans confusion.
14. Pendant que le Diacre reçoit la bénédiction du Célébrant, il se met près du lui pour l'aider en tout ce qui pourrait se rencontrer. Etant descendu, il se met à
(1 ) On suppose le Chœur devant l'autel.
(2) Il faut observer tous les saluts au Chœur lors mêncie qu'il serait éloigné de l'autel. (Déc, de la S. Congr. du 3 octobre 1851).
DE l'office du CÉRÉMONIAIRE.
la droite du Thuriféraire. Alors tous les Officiers de l'autel se mettent sur trois lignes: les Ministres sacrés forment la première, le Cérémoniaire et le Thuriféraire la seconde, les Acolytes la troisième. Tous font la génuflexion et saluent le Chœur ensemble pour aller in corme Evangelii, au lieu où se chante Pévangile (1). Le Cérémoniaire s'y place à la droite du Diacre, un peu derrière lui. Après que celui-ci a dit Sequentia sancti Evangelii, il lui donne l'encensoir, qu'il reprend après l'encensement du missel. Ayant remis l'encensoir au Thuriféraire, il assiste à l'évangile tout près du Diacre, à portée de tourner les feuillets du livre.
J^ota, Si pendant l'évangile on doit se mettre à genoux ou incliner la tête, comme au nom de Jésus, etc., il le fera, tourné vers l'autel, afin que cela serve de signe au Célébrant.
15. L'évangile fini, il s'en va vers le côté de l'épître et fait la génuflexion en même temps que les autres (2). Il reçoit du Sous-Diacre le missel avec les inclinations convenables, et le replace sur la crédence ; puis il retourne in cornu epistolœ, et s'y tient jusqu'à ce que les Ministres sacrés aient fini le Credo, Il fait les inclinations do tête comme le Célébrant, et se signe en même temps que lui.
16. Quand le Célébrant dit le verset Et incarnaius est, le Cérémoniaire fléchit un genou. Quand les Ministres sacrés ont fini de réciter le Credo, il leur fait signe d'aller s'asseoir par le chemin le plus court. Il assiste à la banquette pour les avertir lorsqu'ils devront se découvrir. Quand le Chœur chante Et incarnaius, il se met à genoux ainsi que tous les Ministres inférieurs; les Ministres sacrés se découvrent seulement.
JSfota. Aux Messes où les Ministres sacrés se mettent
(1) Voici l'ordre tracé par le Cérémonial des Evêques pour se rendre au lieu oii doit être chanté l'Evangile: Praecedit Caeremoniarius, mox Thuriferarius cuna thuribulo et navicula, sequuntur duo Ceroferarii cum candelabris ac cereis accensis, deinde Subdiaconus manibus junctis, ultimo Diaconus, librunn Evangeliorunn clausum ante pectus portans." (Lib. ii, cap. viii, n. 44).
(2) C'est-à-dire en ménae temps que les Acolytes, lorsqu'il passe devant l'autel pour se rendre au coin de l'épître, où il doit recevoir le livre du Sous-Diacre.
148 PART. 11^ TIT. II, CHAP. V
aussi à genoux pour le verset Et incarnaius est^ le Cérémoniaire a dû faire d'avance préparer des coussins.
17. Quand on a fini de chanter ces paroles: Et homo factus est, le Cérémoniaire fait signe au Diacre devenir avec lui prendre la bourse, et, après la lui avoir donnée,
11 retourne à la banquette. A ces mots Et vitam vcnturi sœculi, ou un peu auparavant, il avertit les Ministres sacrés de retourner à l'autel, il retourne ensuite au coin de l'épître.
18. Lorsque le Célébrant a dit Oremus avant l'offertoire, il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion, se rend à la crédence. En arrivant, le Cérémoniaire lui met le grand voile sur les épaules, de manière que la partie la plus longue pende du côté droit (I); puis il l'accompagne à l'autel, en portant luimême le ciboire, qui, au besoin, a dû être préparé sur la crédence ; il aide à découvrir le calice, et, lorsque le Sous-Diacre s'est retiré avec la patène, il fait mettre l'encens à l'ordinaire.
19. Il se retire au coin de l'épître, et, pendant que le Célébrant encense la croix ou la partie de l'épître, il passe au côté de l'évangile, ayant soin de faire la génuflexion au milieu de l'autel ; il ôte le missel, descend au bas des degrés, et remet le livre à sa place après que le Célébrant a encensé cette partie de l'autel. 11 reste alors auprès du missel pour assister le Célébrant, lui indiquer à l'ordinaire les oraisons et tourner les feuillets.
20. Quand la préface est finie, il fait signe au Diacre de monter sur le marchepied à la droite du Célébrant pour dire le Sancius ; il avertit également le Sous-Diacre dans les lieux où c'est la coutume que celui-ci monte à la gauche du Célébrant pour dire avec lui le Sandus, La S. Congrégation des Rites a déclaré, le
12 novembre 1831, que, sur ce point, chaque église pouvait suivre sa coutume. A Te igitur, le Diacre passe
(1) D'après Merati, le Cérémoniaire ne se rendrait pas à la crédence, mais au livre, pour indiquer POfFertoire au Célébrant. Alors le Sous-Diacre va seul à la crédence, où il prend le voile aidé par les Acolytes. Cette dernière manière est plus conforme au Cérémonial des Evêques(lib. i, cap. x, n. 5; lit), ii, cap. viii, n. 60). Il semble naturel que le Cérémoniaire assiste le Célébrant de préférence à ses Ministres.
DE l'office 'du cérémoniaire. 149
à la ganclie du Célébnuit, et le Cérémoniaire se rend au coin de Pé pitre : tous deux font la génuflexion en passant au milieu de l'autel (1) A ces paroles. Qui pridie qunm pciieretur^ ayant mis de l'encens dans l'encensoir (Cû?r. Ep., lib. II, cap. vu, n. 10.), il se met à genoux en même temps que le Thuriféraire, et à l'élévation il veille à ce qu'on sonne la^clocliette de trois coups distincts, ayant soin dp, faire avec le Thuriféraire une inclination profonde avant et après chaque élévation.
21. Après la seconde élévation, il se lève (2) et reste à la même place, ou bien il se met sur le degré le plus près de l'autel jusqu'à JVobis quoque peccotoribus. Alors il passe de l'autre côté en faisant la génuflexion au milieu de l'autel, mais toujours derrière le Sous-Diacre.
22. Lorsque le Diacre quitte la gauche du Célébrant, il prend sa place, fait de nouveau la génuflexion avec le Célébrant et le Diacre, qui déjà doit être à droite. Le Cérémoniaire reste au même lieu pour assister le Célébrant en ce qui regarde le missel jusqu'à V^gnus Dei y il fait toutes les génuflexions avec le Célébrant, tourne les feuillets, etc.
23. Avant que le Pater commence, il fait signe an Di:icre, qui, ayant fait la génuflexion, se retire derrière le Célébrant sur son degré ordinaire. A Dimiiie nobisy le Cérémoniaire avertit de nouveau le Diacre et aussi le Sous- Diacre, lesquels, ayant fait la génuflexion, montent au côté de l'épître. Le Sous-Diacre y dé[)0se la patène, quitte Técharpe, et, au signe du Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion, il retourne à sa place in piano, tandis que le Diacre reste à la droite du Célébrant. Quant au Cérémoniaire, il reste à la gaucho jusqu'à ce que le Célébrant ait chanté les paroles Pax Domini: alors il fait
(1) L'Auteur ne suppose pas le saint Sacrement dans le tabernacle. Mais s'il est présent, il faut deux génuflexion ; et, dans ce cas, on peut poser ce principe général, que, toutes les fois qu'un Ministre de l'autel passe d'un côié à l'autre du Célébrant, il lait toujours une première génuflexion au lieu du départ, une seconde au lieu de l'arrivée, et point au nnilieu. On se conrj porte comme notre Auteur déclve, ci-aprés (chap. vu, nota), qu'on doit le faire après la consécration.
(2) On suppose que le Chœur se lève : autrement le Cérémoniaire resterait égalcnaent à genoux jusqu'à Nobis quoqae peccotoribus.
PART. II, TIT. Il, CHAP V.
signe au Sous-Diaere, et celui-ci, ayant fait la génuflexion en sa place, monte à la gauche du Célébrant, où il fait une nouvelle génuflexion (1), et dit avec lui VJîgnus Dei {Ruhr, Miss,, part, ii, tit. x, n. 8). Le Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion au moment de l'arrivée du Sous-Diacre, et en même temps que lui, avec le Célébrant, descend sur le pavé, et attend le Sous-Diacre pour l'accompagner lorsqu'il ira donner la paix. On la donne d'abord au côté de l'évangile, en commençant par le plus digne, puis au côté de l'épître, en ayant soin de faire la génuflexion lorsqu'on passe devant le milieu de l'autel (2).
24. La paix étant donnée au Chœur, ils retournent à l'autel ; et, le Cérémoniaire ayant fait la génuflexion in piano à la droite du Sous-Diacre, il reçoit de celui-ci la paix, en lui faisant une inclination avant et après ; puis il va la donner {Rubr,, ibid.) au premier Acolyte, ou bien au Thuriféraire, si celui-ci assiste à la crédence en place des Acolytes occupés à tenir les flambeaux. Cela fait, il se tient en sa place ordinaire in cornu epistolœ jusqu'après la communion du Prêtre.
J^ota I. S'il y a une communion du Clergé, après qua le Célébrant a pris le précieux Sang, le Sous-Diacre couvre le calice de la pale, puis le Diacre et le Sous- Diacre, ayant fait la génuflexion, changent de côté. Le Diacre découvre le ciboire, et tous deux font une nouvelle génuflexion avec le Célébrant (3). Ensuite le
(1) Si le Sous-Diacre fait ici une seconde génuflexion, c'est parce qu'il se trouve à côté du Célébrant au moment où celui-ci la fait avec le Diacre et le Cérémoniaire. Mais on peut faire cette remarque générale, que toutes les fois qu'un ministre de l'autel se déplace après la consécration, (ou même avant la consécration, si le saint Sacrement est dans le tabernacle), pour aller à côté du Célébrant, ou le quitte pour venir se placer derrière lui, s'il ne doit pas passer au milieu de l'autel, il fait seulement la génuflexion avant de partir, et ne la fait point en arrivant^ à moins que, comme ici, des circonsrances particulières ne l'exigent.
(2) On suppose que le premier Chœur est toujours du côté de l'évangile : s'il en était autrement, on aurait égard aux dispositions locales, et l'on commencerait par le plus digne du premier Chœur.
(3) S'il faut tirer le ciboire du tabernacle, le Célébrant, pour laisser le milieu de l'autel au Diacre, se retire avec le Sous-Diacre vers le coin de l'évangile, et tous deux se mettent à genoux sur le mar-
DE l'office du cêrémoniaîre. 151
Diacre, descendant sur le degré le plus élevé, du côté de l'épître, dit, profondément incliné et la face tournée du côté de l'évangile, le Conjiteor. Le Célébrant, se tenant droit sur le marchepied et tourné vers le Diacre, dit le Misereatur et Vlndulgentiam en faisant un signe de croix sur les communiants avec la main droite, tandis qu'il tient la gauche appuyée sur sa poitrine. Au moment où le Diacre descend pour dire le Conjiteor , le Sous-Diacre se retire également sur le degré le plus élévé, du côté de l'évangile, où il reste jusqu'à Indulgent iam inclusive, debout, les mains jointes, la face tournée vers le Diacre. Changeant ensuite de côté avec celui-ci, ils font en même temps que le Célébrant la génuflexion l'un derrière l'autre en passant devant le milieu de l'autel ; ils accompagnent ensuite le Célébrant, se tenant à ses côtés, le Diacre du côté de l'évangile, et le Sous-Diacre du côté de l'épître (1).
JVoia II, Si les Ministres sacrés doivent communier, après Indulgerdiam, ils se mettent à genoux sur le bord du marchepied devant le Célébrant. Lorsqu'ils ont reçu la sainte communion tous les deux, ils font la génuflexion au même lieu, puis vont se placer aux côtés du Célébrant comme nous l'avons dit. Pour passer, ils prennent chacun un bout de la nappe des mains de ceux qui la tiennent, et la leur remettent lorsqu'ils sont passés. Le Diacre prend la patène, et la tient un peu au-dessous de l'hostie, accompagnant ainsi la main du Prêtre qui don-
chepied près de l'autel. Tous les autres ministres de Pautel se mettent également à genoux, aussi bien que les communiants ; mais ceux qui sont au chœur restent tous debout, à l'exception de ceux qui doivent communier. Le Diacre ôte d'abord le carton ; puis il ouvre le tabernacle, fait la génuflexion sans mettre les mains sur l'autel (car cela n'est jamais permis qu'au Célébrant), se relève aussitôt, tire le ciboire du taberiiacle, et le pose sur le corporal. Ensuite, pour l'ouvrir, il ôte d'abord le pavillon, s'il y en a un, et le met sur la nappe de l'autel, puis le couvercle, qu'il pose sur le corporal ; alors il fait encore une génuflexion. Au moment où il se retire pour dire le confiteor, le Célébrant se lève, ainsi que le Sous-Diacre, et va prendre le milieu de l'autel. Il fait la génuflexion avant de se tourner pour dire le Misereatur (Merati, part, ii, tit. x, n. 52 et 53).
(I) Il est peut-être bon d'ajouter ici cette remarque, que pendant que le Célébrant dit Ecce Jïi^nus Dei, elc, et Domine, non sum dif^uui, etc., les Officiers sacrés sont tournés et inclinés vers la sainte hostie, et non tournés vers le peuple.
PART. II, TIT. II, CHAP. V
ne la communion. Le Sous-Diaore se tient près du Céléljrant, les mains jointes, la face tournée vers le peuple, pendant tout le temps de la communion. Lorsqu'elle est finie, le Thuriféraire reporte la nappe à la crédence, et le Cérémoniaire assiste aux ablutions.
25. Lorsque le Célébrant est revenu au côté de Pépître, il l'assiste pour le livre, qu'il ferme après la dernière oraison, à moins qu'on ne doive dire à la fin un évangile particulier: en ce cas il laisse le livre ouvert, et après que le Diacre a chanté Vite, Missa est, il le donne, pour plus de commodité, au Sous-Diacre, qui le transporte au côté de l'évangile.
26. Pendant la bénédiction il se met à genoux comme tous les autres Ministres, et se lève après qu'elle est donnée. Vers la fin de l'évangile il fait signe aux Acolytes de prendre leurs chandeliers et de venir devant le milieu de l'autel. Et après qu'ils ont fait la génuflexion à ces paroles Et verbum caro, ou, si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils s'en vont à la sacristie, suivis du Clergé. Quant au Cérémoniaire, il prend les bartettes des Ministres sacrés, et, après avoir fait en temps convenable la génuflexion avec eux, il les leur donne, commençant par celle du Célébrant, qu'il remet entre les mains du Diacre.
27. On retourne à la sacristie dans le même ordre que l'on a observé en venant à l'autel. En arrivant, le Cérémoniaire, conjointement avec les Ministres sacrés salue le Clergé, et, ayant fait une inclination à l'image de la sacristie (1), il aide le Célébrant à quitter les ornements sacrés, et, après s'ê're acquitté de son ofîice auprès de j lui, il s'occupe de mettre en lieu propre toutes les cho- \ ses qui sont sur la crédence.
J^ota /. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes peu- I vent ne prendre leurs chandeliers qu'après l'évangile \ tout- à-fait terminé : ils vont seulement alors devant le | milieu de l'autel \ et lorsque les Ministres sacrés en sont i
(1) L'usage commun est de saluer en arrivant, d'abord la croix, j puis le Clergé qui aurait fait cortège au Célébrant; en dernier lieu i celui-ci salue ses Officiers, d'abord ceux qui sont à sa droite, puis ceux qui sont à sa gauche : personne ne manque de lui rendre le salut
BE l'office du SOUS-DÎACRE.
descendus, ih font tons ensemble la génuflexion ; puis le Cérémoniaire donne les barrettes, et l'on s'en retourne à la sacristie de la manière que nous l'avons dit.
JVota IL Les Ministres sacrés font la génuflexion in ; piano en arrivant la première fois à l'autel, et en le quittant pour retourner à la sacristie. Dans les autres circonstances ils la font sur le degré autant que possible,