CHAPITRE VL
Be POffice du S©iis»I>iacre (1)*,
1. Un quart d'heure avant la Messe, le Sous-Diacre se trouve à la sacristie. S'étant lavé les mains, il se revêt des orneniens sacrés ; mais, pour prendre le manipule et la chasuble pliée aux jours où l'on s'en sert (2), il attend que le Célébrant soit lui-même habillé (3). Lorsque celui-ci, revêtu de tous les oruements, se couvre de sa barrette, le Sous-Diacre se couvre également de
( la sienne.
(1) Si l'on doit faire l'aspersion de Peau bénite avant la Messe, le Sous-Diacre peut consulter son Office pour cette circonstance. (Voy* au chaf>, ri, page 1£6).
(2) Relativement aux chasîibles pliées, voici un décret de la S. Congrégation des Rites., du 13 juin 1671: Rubrica concedit usum.
1 planetarum complicatarum ante pedus Diaconis et Smbdiaconis minis- I trantibus in Missa solêmni in Cathedralibus et prœcipuis EccleHis in diebus jejuniorum : in minoribus vero Ecclesiis Minîslris prœdictii> dàt tantum mwti albœ cum manipuLo Subdiacono, et mm stola êt mani" pulo Diacono. Cette partie du devant de !a chasuble, qui, dans le principe, était sinîplement pliée, est aujourd'hui coupée. Cette chasuble est, au reste, faite comme celle du Célébrant. C'est ici le lieu de remarquer qu'il y a des différences assez essentielles entre les cha*subies, tuniques et dalmatiques des églises de Rome avec ces mêmes ornements de nos églises de France. A Rome la chasuble a la croix devant, et non point derrière; seulement par derrière elle est parla-gée en trois parties, à peu près comme nos tuniques, par des galons qui vont du haut en bas. Quant aux dalmatiques et aux tuniques, à Rome ces ornements ont des galons qui les divisent dans la largeur, c'est-à-dire d'un côté à l'autre, et non pas, comme en France, du haut en bas: ce qui les rend fort différents des chasubles.
(3) A cette question : An Diaconus et Subdiaconus debeant adju^ tare celebraturum dum sacras vestes induit 1 la S. Congrégation avait répondu, le 13 juin 1676: Négative. Ce décret donnait lieu à des interprétations diverses. Le 3 octobre 1851, la même Congrégation a déclaré qu'il a rapport seulement aux Chanoines faisant les fonc-
! tions de Ministres sacrés. Dans les cas ordinaires, le Sous-Diacre aide conjointement avec le Diacre le Célébrant à s'habiller.
PART. II, TIT II, CHAP VI
2. Au signe du Cérémouiaire, il fait, la tête nue et la barrette à la main, l'inclination à l'image de la sacristie, et salue le Célébrant d'une inclination médiocre, puis il se couvre et se met en marche, les mains jointes, derrière le Clergé et devant le Diacre.
3. Quand le Cérémoniaire lui présente Peau bénite, il se découvre pour la recevoir, et se couvre ensuite. En entrant au chœur (1), il se retirf^ à la gauche du Célébrant, donne sa barrette au Cérémoniaire, et se joint aux autres Ministres (2).
4f. Il fait la génuflexion à l'autel avec le Diacre, répond avec lui aux prières de la confession, se signe et s'incline comme le Célébrant. Pendant que celui-ci dit le Conjiteor, il se tient droit ; mais il s^incîine médiocrement en disant Miser eotur tui, et profondément vers l'autel en disant le Conjiteor, Il se tourne un peu vers le Célébrant aux mots Et tibiy Pater,,, Et te^ Pater (Rubr,, Miss., part, ii, tit. m, n. 9). Il se relève quand le Célébrant dit Indul^entiam, et s'incline de nouveau médiocrement depuis Deus, tu conversus, jusqu'à Oremus,
Jfota, Il tient ordinairement les mains jointes devant la poitrine, excepté quand il est assis ou occupé à faire quelque chose. S'il se sert de la main droite, il tient ordinairement la gauche étendue sur sa poitrine. Quand le Prêtre fait la génuflexion ou inclination profonde, il fait la génuflexion (3), soutenant de la main le bras du Célébrant au moment où celui-ci se relève.
5. Après que le Célébrant à dit Oremus, il monte avec lui à l'autel, en relevant un peu le bas de ses vêtements (4). Pendant que le Célébrant encense l'autel,
(1) Ou au sanctuaire ; car P Auteur met partout indistinctement le chœur pour le sanctuaire.
(2) On salue en arrivant et le Chœur et l'autel.
(3) Il est beaucoup de circonstances où les Ministres sacrés font une génuflexion, quoique le Célébrant ne fasse qu'une inclination.
(4) Les Cérémoniaux disent communément, avec Merati, que le Sous-Diacre et le Diacre font la génuflexion à la croix, en même temps que le Célébrant baise l'autel. L'auteur lui-même l'enseigne dans d'autres circonstances. Il faut donc suppléer à ce qui manque ici. On suppose, au reste, qu'il doit y avoir l'encensement immédiatement : c'est pour cela que le Sous-Diacre monte. Mais si cet en-
DE l'office du sous-diacre.
il relève la chasuble avec la main droite, et fait la génuflexion toutes les fois qu'il passe devant la croix (Rub., ibid., tit. IV, n. 7) (1). Lorsque le Célébrant rend l'encensoir au Diacre, le Sous-Diacre descend par le plus court chemin sur le pavé au coin de l'épître, où il se tient à la gauche du Diacre en face du Célébrant, pendant qu'il est encensé, faisant avec le Diacre une inclination profonde avant et après.
6. Ensuite il se met à la droite du Diacre in cornu episiolœ (ibid,), un degré plus bas que lui, de sorte que le Célébrant et le Diacre, qui est à la droite de celui-ci, forment avec le Sous-Diacre un demi-cercle imparfait (2).
7. Il fait le signe de la croix au commencement de l'introït, et répond au Kyrie : il demeure au même lieu, ou bien il va s'asseoir (Rub., Miss., part, i, tit. xvii, n. 6), si le Cérémoniaire y invite ; en ce cas il fait une inclination médiocre vers l'autel (3).
8. Quand le Chœur chante le dernier Kyrie, sur le signe du Cérémoniaire, il retourne à Fautel, lui et le Diacre, mettant le Célé.brant au milieu d'eux ; ils saluent
censément ne doit pas avoir lieu, par exemple, aux Messes des morts, le Sous-Diacre ne monte pas à l'autel : il se met tout de suite derrière le Diacre, qui, lui-même, se place derrière le Prêtre, ce que nous appelons être en flèche. Pendant que ce dernier baise Pautel, le Diacre et le Sons-Diacre font derrière lui la génuflexion, et le suivent ensuite pour Pinîroït. Mais lors même que le Sous-Diacre ne monterait pas jusque sur le marchepied, il relèverait également le bas des vêtements du Prêtre. Il fait de même dans toutes les circonstances semblables, c'est-à-dire toutes les fois que le Prêtre monte à l'autel.
(1) Le Diacre et le Sous-Diacre font toujours la génuflexion pendant l'encensement, lors même que le Prêtre ne ferait qu'une inclination profonde, ce qui arrive lorsque le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle.
(2) Merati dit que le Diacre et le Sous-Diacre se placent en droite ligne. La pratique commune est conforme à la manière indiquée par l'Auteur. Le Diacre et le Sous-Diacre, ainsi placés, chacun sur son de^ré, se tournent vers l'autel pour assister le Célébrant.
(3) Le Manuel des Cérémonies romaines dit que, dans cette circonstance, on ne doit faire ni génuflexion ni inclination. C'est une erreur: il faut s'en rapporter à l'enseignement de l'Auteur, qui doit nous transmettre la pratique de Rome ; et d'ailleurs cette pratique est conforme au Cérémonial des Evôques (lib. ii, cap. xviii, n. 35).
Î56 PART. II, VIT. CHAP. VI
le Chœur du côté qui se présente le premier (1). En arrivant à l'auiel, il fait la génuflexion sur le dernier degré en même temps que le Diacre, puis ils se mettent l'un derrière l'autre {Rubr. Miss., part, ii, tit. îv, n. 7).
9. Lorsque le Célébrant entonne le Gloria, au mot Deo il incline la tête (2), puis il monte sur le marchepied à la gauche du Célébrant, et dit le reste du Gloria avec lui {Rubr., ihïà,') : il prend garde de ne pas le devancer, mais de dire bien d'accord avec lui, s'inclinant et faisant le signe de la croix en même temps que lui.
10. Quand on a fini de réciter le Gloria, il fait la génuflexion avec le Diacre et se rend par le chemin le plus court à la banquette, marchant à la droite du Célébrant ou devant lai, selon la disposition des lieux ; et, prenant sa barrette, il fait en même temps que le Diacre une inclination médiocre au Célébrant. Ensuite il s'as« sied à la gauche de celui-ci, et, s''étant couvert, il tient les mains étendues sur ses genoux. Il se découvre quand le Cérémoniaire en donne avis.
J^ota» Si, pendant que l'on va s'asseoir, le Chœur chante quelque verset auquel on doit s'incliner, il s'arrête et s'incline vers l'autel.
11. Au signe du Cérémoniaire, il se lève, descend du siège, laisse sa barrette, et, après avoir fait deux ou trois pas, il salue le Chœur en même temps que le Diacre et le Célébrant, d'abord du côté de l'épître, puis du côté de l'évangile (3).
12. En arrivant à l'autel, il fait la génuflexion avec le Diacre, et relève les habits du Célébrant pendant qu'il monte à l'autel , puis il se met à sa place ordinaire derrière le Diacre.
(1) Oq suppose le Chœur devant Pautel, et, en cette circonstance, on le salue avant Pautel, conformément aux dispositions du Cérémonial des Evêques (lit», i, cap. xviti, n. 13). Car si, en se déplaçant, ' lise trouve qu'on doive faire plusieurs saluls on les fait dans l'ordre | qui se présente naturellement, sans égard aux dignités. Ainsi, l'on \ salue toujours celui que l'on quitte avant celui auprès de qui l'on va. En marchant, on salue le premier qui se présente, lors même qu'il j serait le moins digne. (Casrem Ep., lib. i, cap. xviii, n- 13.; j
(2) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait une génu- jj flexion avant de monter. j
(3) On suppose toujours le Chœur devant Pautel. On peut consulter la note du n. 8. ci -dessus.
DE l'office du sous-diacre.
13. Après le Dominus vobiscum, il suit le Diacre au coin de l'épître, se tenant toujours derrière lui (^Ruh\, ibid.). Pendant les oraisons, il fait les inclinations comme le Célébrant. A la fin il ne répond pas ^^men ; ce qui est à observer toujours quand le Chœur répond.
JStota, Quand on dit Flectamus genua^ le Diacre chante ces paroles en s'agenouillant : tous s'agenouillent pareillement, à l'exception du Célébrant. Le Sous-Diacre > chante Levate en se levant le premier {Ruhr,, ibid., tit. v, n."5) (1). S'il a la chasuble pliée, pendant la dernière oraison, il l'ôte et la dépose, pour la reprendre après l'épître, lorsqu'il aura reçu la bénédiction du Célébrant.
14 II prend le livre lorsque le Cérémoniaire le lui présente, et il fait un petit salut à celui-ci tout en le recevant (2) ; puis il appuie contre sa poitrine la partie supérieure du Missel, en le tenant par le bas avec les deux mains {Rub., ibid., tit vi, n. i), la tranche vers sa gauche. Se retournant vers l'autel, il attend que le Célébrant dise ces paroles Jesum- Christum^ quand elles se trouvent dans la conclusion ; alors il s'incline, et va aussitôt au milieu de l'autel, y fait la génuflexion sur le dernier degré, salue le Chœur du côté de l'évangile, puis du côté de l'épître (3), retourne derrière le Célébrant, où, ayant ouvert le livre, il chante l'épître (Rub,, ibid.). Quand il s'y trouve à lire ces paroles. In nomine Jesu omne genu flectatur, etc., il fait la génuflexion d'un genou seulement sur le degré.
(1) A Flectamus genua, doit-on fléchir les deux genoux 1 Nous croyons que la pratique conimune, au naoins en France, est de ne fléchir qu'un seul genou. Notre Auteur dit qu'il faut se mettre à genoux, et Merati est fornnel sur ce point : Flectit (Diaconus) utrum-
ue genu, et omnes alii cum eo, excepto solo Célébrante, qui soluin ebet genuflectere quando in deficientia sacrorum Ministrorum ipse cantat." (In Gav., part, ii, tit. v, n. 19.) Dans l'Office du Vendredi saint (part, iv, art. vu, chap. ii, n. 15), notre Auteur senable dire aussi qu'on fléchit les deux genoux. Mais le Samedi saint (part. IV. chap. VIII, art. iv, n. 32), il dit positivement qu'on ne fléchit qu'un genou. Cette invitation du Diacre s'adresse à tous, au Clergé du Chœur comme aux Ofliciers de l'autel, et tous y répondent, à l'exception du Célébrant.
(2) Le Sous-Diacre ne fait qu'un salut, quoique le Cérémoniaire en fasse deux.
(3) Supposé que le Chœur est devant l'autel.
PART. Il, TIT. II, CHAP. VI.
15. L'épître achevée, il ferme le livre, et, le portant comme nous l'avons dit, il retourne au milieu de l'autel, y fait la génuflexion, salue le Chœur, et se rend au coin de l'épître, où il se met à genoux sur le degré le plus élevé ou bien sur le marchepied 5 il baise la main du Célébrant, que celui-ci pose sur le missel (7?îz6r.,ibi(l.)(l)
16. Après qu'il a reçu la bénédiction, il se relève, et, ayant rendu le livre au Cérémoniaire (2), il transporte, par le chemin le plus court, le missel de l'autel, avec son coussin ou pupitre, au côté de l'évangile {Ruhr,, ibid., n. 3), ayant soin de faire la génuflexion en passant devant le milieu (3).
17. Ayant placé le livre, il s'arrête sur le degré le plus élevé, la face tournée vers le coin de l'épître : dans cette position, il répond au Prêtre, se signant et s'inclinant en même temps que lui, et tournant les feuillets, s'il en est besoin. Après qu'il a répondu Laus tibi Christe, il monte sur le marchepied ; il peut approcher le missel pour la plus grande commodité du Célébrant, en laissant toute-fois la place nécessaire pour étendre le corporal.
JVota. Si le Chœur chante le verset Adjuva nos, ou Veni sande Spiritvs, etc, il se met à genoux sur le bord du marchepied à la gauche du Célébrant, jusqu'à ce que ce verset soit terminé (Rubr, Miss.^ part, i, tit. xvii, n. 3).
18. Après qne le Célébrant a mis et bénit l'encens dans l'encensoir (4), le Sous-Diacre descend in piano et
(1) Lors même que le Sous-Diacre serait un Chanoine, il ne devrait pas omettre les baisers ordinaires. (S. Congrégation des Rites, 2 april. 1696 ei 4 junii 1817).
(2) Avec un salut, comme en le lecevant.
(3) Le Manuel des Cérémonies romaines dit que, pour transporter le livre, le Sous-Diacre passe par derrière le Diacre. C'est une erreur. Le Diacre, qui se trouve au coin de l'épître, à la droite du Sous-Diacre, pendant que celui-ci reçoit la bénédiction, demeure au même lieu jusqu'à ce que le Prêtre commence l'évangile. Par conséquent, il ne peut se trouver sur le chemin du Sous-Diacre lorsque celui-ci transporte le missel.
(4) L'Auteur n'indique jamais la place qu'occupe le Sous-Diacre pendant la bénédiction de l'encens. 11 est d'usage qu'alors le Sous- Diacre se retire un peu vers la droite du Célébrant, comme pour être prêt à donner aide au besoin.
DE l'office du sous-diacre.
attend le Diacre ; au signe du Cérémoniaire, il fait la génuflexion avec les autres Ministres de Pautel ; et, après avoir salué le Chœur (1), il s'avance devant le Diacre, vers l'endroit où l'on doit chanter l'évangile: là il se place au milieu des Acolytes en tenant le livre ouvert {Riibr. Miss. y part, ii, tit. vi, n. 5) et appuyé sur son front ou sur sa poitrine, selon la commodité du Diacre. Lorsque celui-ci prononce le nom de Jésus, le Sous- Diacre ne s'incline pas ; il ne fléchit non plus jamais le genou, à raison de ce qu'il tient le livre, quoique les autres le fassent en certaines circonstances (Rub. Miss., part, i, tit. XVII, n. é).
19. Lorsque l'évangile est fini, il porte le livre ouvert au Célébrant par le chemin le plus court et sans faire de génuflexion, même en passant devant le saint Sacrement; il présente le livre à baiser, en indiquant de la main droite au Célébrant le commencement de l'évangile qu'on vient de lire ; après que celui-ci l'a baisé, le Sous-Diacre ferme le livre, et se retirant un peu en arrière, il salue le Célébrant ; puis il descend in piano devant le côté de l'épîxre, où, sans faire la génuflexion, il rend le livre au Cérémoniaire (2).
20. Lorsque le Célébrant entonne le Credo, le Sous- Diacre, qui est alors derrière le Diacre, et qui, en arrivant au milieu de l'autel, a dû faire la génuflexion avec celui-ci, incline la tête au mot Deum (3), puis monte à la gauche du Célébrant. 11 observe, pendant le Credo, les mêmes choses que nous avons marquées pour le Gloria (Rubr,^ ibid.).
2 h Lorsque le Célébrant dit Et ii carnatus est, on fait la génuflexion, et quand le Symbole est récité, on va s'asseoir, comme au Gloria. Pendant que le Chœur chante Et incarnatus est, le Sous-Diacre, comme le Célébrant et le Diacre, se découvre et reste médiocrement incliné jusqu'à ces paroles, JG/ homofacius est, inclusivement.
(1) S'il est devant l'autel,
(2) Il reprend ensuite sa place derrière le Diacre, et fait la génuflexion.
(3) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait en outre une seconde génuflexion avant de monter.
PART. II, TIT. II, CHAP. VI
JSTota. Aux trois Messes de Noël et le joui de l'Annonciation, ils se mettent à genoux lorsqu'on chante Et incarntkius est. Si la fête de l'Annonciation est transférée^ ils se mettent à genoux seulement au jour de la translation : ainsi l'a décidé la S» Congrégation des Rites le 16 juin 1663.
22. Lorsque le Diacre se lève pour aller prendre la bourse, le Sous-Diacre se lève également, et reste debout, tenant la barrette à la main, jusqu'à ce que le Diacre ait fait^ en passant avec la bourse, l'inclination au Célébrant. Après cela le Sous-Diacre s'assied et se couvre, et, quand le Diacre revient pour s'asseoir, il se lève de nouveau, et s'assied en même temps que lui.
J^ola. Le Sous-Diacre peut rester debout, ex consue-iudine muHorunif pendant tout le temps que le Diacre met à porter la bourse sur l'autel. 11 se découvre toutes les fois que le Cérémoniaire avertit de le faire.
23. Vers la fin du Credo, au signe du Cérémoniaire^ il retourne à l'autel avec les autres Ministres, en observant tout ce que nous avons marqué à l'article du Gloria.
24. Quand le Célébrant dit Oremtis avant l'Offertoire^ le Sous-J^iacre incline la tête ; ensuite il fait la génuflexion, et se rend à la crédence. On lui met le grand voile sur les épaules, puis il ôte le petit voile du calice^ et le donne au second Acolyte (1); y près cela, il prend de la main gauche nue le calice par le nœud, le couvre avec la partie du voile qui pend à son côté droit, pose sa main droite nue par-dessus, et se rend per bi^eviorem sur le marchepied à la droite du Diacre, sans faire aucun salut, et pose le calice sur l'autel {Rubr.^ ibid,, tit. vu, n. 9).
JVota, Aux Messes où il n'y a pas de Credo, il porte la bourse avec le calice (Ruhr,, ibid., tit. vi, n. 7).
25. Lorsque le Diacre a ôté la pale et la patène, le Sous-Diacre nettoie le calice avec le purificatoire, et le donne au Diacre ; puis, ayant pris les burettes des mains de l'Acolyte, il donne celle du vin au Diacre (et quand
(1) Quand mi ne se sert pas du grand voile, par exemple, aux Messes des morts ^ le Sous-Diacre porte à Pautel le calice tel qu'il se trouve, sans ôter le petit voile.
DE l'office du sous-diacre.
ce dernier la lui remet, il la reçoit de la main gauche). Le Diacre ayant mis le vin dans le calice, le Sous-Diacre présente au Célébrant la burette d'eau, en lui disant, un peu incliné vers lui : Benedicite^ Pater révérende^ (Rubr,j ibid., tit. vu, n. 9). Si c'était un Prélat, il lui dirait : Benedicite, Pater Reverendissïme, Après que le Célébrant a béni l'eau, il en met un peu dans le calice {Ruhr. y ibid.) et rend la burette à l'Acolyte (1).
\ '26. Il reçoit du Diacre la patène, la prend de la main droite nue, la couvre de la partie du voile qui pend à droite, et l'appuie sur sa poitrine : ce qu'il fait toujours lors(]u'il marche, lorsqu'il est encensé, lorsqu'il est à genoux, lorsqu'il répond à VOrate, fratreSy et lorsque, dans les églises où cela est en usage, il va dire le Sanctus
' avec le Célébrant (2). Tenant ainsi la patène, il descend par le chemin le plus court in piano au milieu de l'autel ; il fait, en arrivant, la génuflexion sur le dernier degré,
j et reste là debout jusqu'à ces paroles de l'Oraison domi-
i nicale, Et dimitte nobis débita nostra, tenant la patène élevée (Rubr,y ibid.) jusqu'à la hauteur des yeux, et la main gauche sous le coude droit : il laisse pendante la partie gauche du voile.
27. Lorsque le Diacre se met à.genoux pour l'élévation, le Sous-Diacre s'y met également, en sa place sur le dernier degré {Rubr., ibid., tit. vu, n. 8). (3). il ne se relève qu'après la seconde élévation.
(1) Si le Sous-Diacre ne doit pas tenir la patène, pendant Poblation du calice il passe à la gauche du Célébrant, avec la génuflexion à l'ordinaire ; il accompagne le Célébrant, pendant l'encensement, lui présente le manuterge au moment du Lavabo, se met ensuite à sa place ordinaire au bas des degrés, monte à gauche du Célébrant pour dire le Sanctus, puis redescend derrière le Diacre ; enfin, à genoux
I in cornu epistolœ, il encense à l'élévation. On peut consulter ci-après le chap. vin, n. 15 et suiv.
(2) La Rubrique, tit. vin, n. 11, prescrit en effet au Sous-Diacre de s'approcher du Célébrant pour dire le Sanctus, Mais la S. Congrégation des Rites, consultée si l'on pouvait tolérer l'usage des éghses
, où cela ne se pratique pas, a répondu, le 12 novembre 1831 ; Servetur cujuscumque loci consuetudo. "
; (3) Si le Sous-Diacre ne tenait pas la patène, à Quam ohlationem, au moment où le Diacre passe à la droite du Célébrant, il irait se mettre à genoux in cornu epistolœ, sur le dernier degré, pour encen- »«T le saint Sacrement, en place du Thuriféraire, de trois coups à chaque élévation.
PART. II, TIT. II, CHAP. VI
28. A ces paroles, Dimitte nobis, ayant fait la génuflexion derrière le Diacre, il monte à l'autel au côté de Fépître auprès du Diacre, et lui présente la patène. Après que l'Acolyte ou le Thuriféraire a pris le voile qui couvrait ses épaules, il fait la génuflexion au même lieu, et retourne in piano derrière le Célébrant (Rubr,f ibid., tit. X, n. 8), où sans faire une nouvelle génuflexion, il reste debout, les mains jointes.
29. A Pax Dominiy le Sous-Diacre fait la génuflexion {Rubr.^ ibid.), monte à la gauche du Célébrant, fait de nouveau la génuflexion avec celui-ci et le Diacre, puis, incliné vers le très saint Sacrement, il dit Agnus Dei, etc., se frappant la poitrine à Miserere nobis. A la fin du troisième ^gnus, il fait la génuflexion, et s'en retourne à sa première place (Rubr,^ ibid.).
30. Il reçoit au même lieu la paix du Diacre avec un salut avant et après ; puis, ayant fait la génuflexion en même temps que le. Diacre la fait sur le marchepied, il va, accompagné du Cérémoniaire, donner la paix au Clergé, en commençant par les plus dignes du Chœur {Rubr., ibid.). Il met les mains sur les épaules de celui à qui il donne la paix, en lui disant : Pax tecum, et il le salue après lui avoir donné la paix, mais non auparavant. S'il y a plusieurs ordres d'écclésiastiques, après avoir donné la paix à ceux du premier ordre, il la donne à ceux du second, ayant soin de faire les génuflexions au saint Sacrement au milieu du Chœur lorsqu'il passe d'un côté à l'autre.
JVota, Si l'on doit donnbr la paix à vies personnes élevées en dignité, comme à des Cardinaux, à des Évêques, etc., alors celui qui la leur donnera devra toujours mettre ses mains sous leurs coudes.
31. Lorsque le Sous-Diacre a fini de donner la paix au Chœur, il retourne devant le milieu de l'autel. Après avoir fait la génuflexion sur le degré, il la donne au Cérémoniaire, et monte aussitôt à la droite du Célébrant {Rubr.y ibid.), où il fait de nouveau la génuflexion (1).
(1 ) On donne la paix à toutes les Messes chantées avec Diacre et Sous-Diacre, à l'exception des Messes des morts et de celles du jeudi saint et du samedi saint.
DE l'office du sous-diacre*
32. Au Domine, non sum dignus, le Sous-Diacre, médiocrement incliné vers le très saint Sacrement, se frappe la poitrine ; pendant la communion sous l'une et l'autre espèce, il s'incline profondément, toujours tourné vers le saint Sacrement.
33. Loisqu'il en est temps, il découvre le calice et fait la génuflexion ; il verse le vin de la purification du calice, sert également le Prêtre de la manière ordinaire pour l'ablution des doigts {Bubr,^ ibid.), et, lorsqu'il a versé l'eau, il met le purificatoire sur les doigts du Célébrant (1).
34. Après avoir rendu les deux burettes à l'Acolyte, le Sous-Diacre change de côté avec le Diacie, en faisant derrière lui devant le milieu de l'autel la seule génuflexion qu'il doit faire en cette circonstance. Arrivé au côté de l'évangile, il essuie le calice et le couvre à la manière ordinaire, mettant dessus le purificatoire, la patène, la pale, le voile, et en dernier lieu la bourse avec le corporal dedans 5 puis, prenant le calice de la main gauche et posant. la droite par dessus, il le porte à la crédence en faisant une génuflexion devant le milieu de l'autel ; il retourne ensuite derrière le Diacre {Rubr», ibid., tit. xi); si celui-ci est au milieu, le Sous-Diacre fait la génuflexion en arrivant, autrement il ne la fait pas.