DES MESSES CHANT. D£V. LE S. SACREMENT
' 1^ Durant la Messe on fait toujours la gènuûexion unico ' genu ; on ne la fait utroqiie genu qu'à l'arrivée à l'autel, et à la sortie lorsque, la Messe terminée, on retourne à ) la sacristie : ainsi l'a décidé la S. Congrégation des I Rites, le 12 novembre 1831. 2^ ]SIi les Officiers sacrés, ni aucun autre, ne font les saints ordinaires au ' i Chœur. 3^ Les Ministres de l'autel ne baisent la main I du Célébrant ni en lui présentant un objet, ni en le re- • \ cevant. Voici seulement les baisers qui ont lieu : le ; Sous-Diacre baise la main du Célébrant lorsqu'après ' avoir chanté l'épître il vient recevoir la bénédiction 5 ij le Diacre la baise également lorsqu'il reçoit labénédic- I tion avant l'évangile 5 à l'oblation, il baise la patène, le ! calice et la main du Célébrant ; il fait encore de même, ^ lorsqu'il lui présente la patène après le Pater. Après I que le Diacre a chanté l'évangile, le Célébrant baise I aussi le texte à l'ordinaire.
2. Les Officiers sacrés vont à l'autel, more solito. Lorsqu'ils sont en vue du saint Sacrement, ils se décou-
I vrent, gardant leurs barrettes à la main jusqu'à ce qu'ils entrent dans le Chœur ou le sanctuaire. Alors ils les donnent au Cérémoniaire, et s'avancent les mains jointes au pied de l'autel, où, tous ensemble, avec les Acolytes et le Cérémoniaire, ils font la génuflexion utroque genu avec inclination profonde. Ceux du Chœur qui précéderaient les Officiers sacrés feraient de même la
\ génuflexion utroque genu deux à deux, mais ils ne s'en-
i tre-salueraient pas. Le Célébrant commence ensuite
I la Messe à l'ordinaire.
3. Après la confession, les Officiers sacrés montent à il l'autel sans faire la génuflexion auparavant : ils la font : seulement près de la table de l'auîel unico genw, mais
le Diacre et le Sous-Diacre doivent bien se garder de
scandalo (id. cap. xii, n. 6). Et il devient utile de rappeler le cérémonial à suivre dans ces circonstances. Nous Pavons pris en entier . dans notre Auteur, tome iv, Appendice 1, dclle QuaranP Ore. Mais I comme cet appendice de l'Auteur est le cérémonial des Quarante ! Heures de Rome, qui ne sont pas en usage dans nos églises, nous en < avons extrait seulement ce qui concerne la Messe pro Reposiiione r sanctissimi Sacramenti, où nous trouvons les cérémonies à observer 'I aux Messes solennelles devant le saint Sacrement exposé.
PART. II, TIT II, CHAP X
mettre les mains sur l'autel, cela n'étant jamais permis qu'au Célébrant.
4. Après la prière Oramus te Domine, les Officiers sacrés se retirent un peu vers le côté de l'évangile la face tournée vers le côté de l'épître, pour mettre l'encens. Le Thuriféraire fait, avant de monter, la génuflexion unico genu ; et le Diacre présente la navette et la petite cuiller sans aucim baiser {Cœr. Ep., lib, ii, cap. xxiii, n. 2 ; et cap. xxxiii, n. 19) ; ce qui s'observe toutes les fois qu'on met l'encens dans l'encensoir en présence du très saint Sacrement {Merati, part, ii, tit. xiv. n. 7).
5. Après que le Célébrant a mis et béni l'encens, le Thuriféraire laisse l'encensoir au Diacre, fait la génuflexion, et redescend à sa place. Le Célébrant descend avec ses Ministres sur le degré, ayant bien soin de ne pas tourner le dos au saint Sacrement ; pour cela le Célébrant et le Sous-Diacre descendent par le côté de l'évangile, et le Diacre par celui de l'épître. Ils se metment à genoux sur le bord du marchepied, et alors le Diacre remet l'encensoir au Célébrant sans baiser (Cflsr. Ep,^ ib.). Le Célébrant encense le saint Sacrement de trois coups, ses Ministres relevant le côté de sa chasuble (Bïss,, tit m, n. 222, § 1 ; Merati, ib.) : tous trois font une inclination profonde avant et après. Puis ils se lèvent, montent sur le marchepied, font la génuflexion unico genu, et l'encensement se continue more solito (!)•
6. Après que l'encensement de l'autel est terminé, le Célébrant descend sur le premier degré, ou même tout-à-fait m j9/«7io, selon les dispositions de l'autel, se tourne en face du peuple, en prenant garde de tourner le dos au saint Sacrement ; et, ainsi placé, il est encensé par le Diacre, qui tourne le dos au peuple {Meratiy ib., n. 8). Le Célébrant monte ensuite avec ses Ministres in cornu epistolœ, où il dit l'introït et le Kyrie à la manière ordinaire.
(1) La S. Congrégation des Rites avait décidé, le 14 mai 1707, que l'on devait mettre une croix sur l'autel pour la Messe, même dans le cas où le saint Sacrement est exposé ; mais Benoit XIV, dans la constitution jîccepimus, a décidé, le 16 juillet 1746, que chaque église pouvait conserver son usage sur ce point. Dans les églises où l'on met la croix en outre du saint Sacremer^J; on encense le saint Sacrement seulement, et non pas la croix.