‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 53 sur 214 · Pendant que le Célébrant lit l'évangile, le Diacre · texte numérisé non relu

Pendant que le Célébrant lit l'évangile, le Diacre

(1) Ceci se pratique plus facilement dans les églises d'Italie que dans celles de Franee, à raison de la disposition des lieux. Généralement, en Italie, les Chanoines, pendant les Offices pontificaux, ou même lorsque l'Evêque tient chapelle, ne sont pas dans les stalles comme celles de nos églises, mais simplement sur des bancs placés de telle sorte, qu'il n'y a qu'à s'avancer pour se trouver dans la disposition que demande ici le Cérémonial. Il serait toutefois à désirer que cette belle et imposante cérémonie fût observée dans toutes les cathédrales, au moins quand l'Evêque assiste à l'Office revêtu de la chape.

DE LA MESSE SOLENN. EN PRÉS. DE L'ÈVÊaUE. 203

après avoir posé le livre sur l'autel, va d'abord baiser la main de l'Evêque ; il fait les révérences convenables, et s'incline profondément ou se met à genoux, selon qu'il est Chanoine ou non. L'Evêque bénit ensuite l'encens. Le Diacre, revenu à l'autel, dit Munda cor meum sur le bord du marchepied, se relève, prend le livre, et descend du côté de l'épître, attendant qu'il soit temps d'aller demander la bénédiction à l'Evêque. Le moment venu, le Diacre, le Sous-Diacre, le Cérémoniaire, les Acolytes et le Thuriféraire se rangent au bas des degrés, comme ils le font d'ordinaire lorsqu'on se ])répare pour chanter l'évangile 5 puis, ayant salué l'autel, ils vont devant l'Evêque demander la bénédiction. L'ayant salué tous ensemble, ayant aussi salué le Chœur, s'ils sont à portée de le faire, ils se mettent tous à genoux devant l'Evêque, à l'exception de ceux qui seraient Chanoines, et le Diacre dit Jube^ Domne, benedicere. L'Evêque donne la bénédiction Dominus sit in corde, etc., assis et couvert ; puis ils se relèvent, font de nouveau les saints convenables, et vont, comme à l'ordinaire, au lieu où se chante l'évangile.

13. Après l'évangile, le Célébrant ne baise pas le livre ; mais le Sous-Diacre le porte devant l'Evêque, auquel le Prêtre assistant le présente à baiser.

14*. Après le sermon, on publie les indulgences que l'Evêque accorde, selon la forme donnée au Cérémonial des EvêgueSj (lib. i, cap. xxv) (1).

15, C'est l'Evêque qui bénit depuis son siège l'eau à mettre dans le calice. Le Sous-Diacre lui présente la burette depuis l'autel, ou, s'il n'est pas à portée, il va devant l'Evêque.

16. A l'offertoire, après l'encensement de l'autel, le , Diacre encense de deux coups seulement le Célébrant, 'puis il va au lieu où est l'Evêque. 11 remet l'encensoir jau Prêtre assistant, qui encense le Prélat de trois coups, j II reprend ensuite l'encensoir et encense de deux coups

chacun des Assistants de l'Evêque. Puis il fait le reste

de l'encensement à l'ordinaire.

^ Cl) Cet iLsage n'est pas général; mais c'est une grâce que les Kvéques peuvent toujours accorder.

PART. II, TIT II, CHAP. XII

17. Lorsque l'Evêqiie, pour le moment de la consécration, vient se mettre à genoux devant l'autel, le Sous-Diacre, qui tient la patène, se retire de devant le milieu et se met un peu sur le côté de l'épître, la face tournée du côté de l'évangile, de manière à ne tourner le dos ni à l'Evêque ni à l'autel.

18. Ce n'est pas le Sous-Diacre, mais le Prêtre assistant, qui reçoit à l'autel la paix du Célébrant. Il la porte d'abord à l'Evêque, qui la donne lui-même aux deux Diacres assistants (ibid,, cap. xxiv, n. 8). Le Prêtre assistant, après avoir donné la paix à l'Evêque, la donne au Sous-Diacre, qui aussitôt la porte au Chœur comme à l'ordinaire.

19. Après que le prêtre a dit Placeat tiài, sanda Trinitas, etc., il se retire un peu vers le côté de l'épître ; l'Evêque, restant à son siège, debout et couvert, donne la bénédiction solennelle, en disant: Sit nomen, etc., Adjutorium, etc., Benedicai vos, etc. Le Célébrant, tourné vers le Prélat, s'incline profondément , le Diacre et le Sous-Diacre se mettent à genoux, à moins qu'ils ne soient Chanoines.

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