‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 63 sur 214 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Du Célébrant (1)«

1. Le Prêtre qui se prépare à chanter la Messe aura soin, avant toute chose, de prévoir ce qu'il devra chanter, spécialement le ton du Gloria, les oraisons et la préface qui conviennent à cette Messe.

2. Après avoir donné quelque temps à la prière, l'heure étant venue, il se lave les mains, etc., et se revêt des habits sacrés en disant les oraisons marquées : il est en cela aidé par les Acolytes.

3. Lorsqu'il est habillé, il se couvre de sa barrette, et attend que le Cérémoniaire lui fasse signe de partir. Alors il se découvre, descend ïn planum, fait la révérence convenable à l'image de la sacristie, ensuite il se

(1) Si l'on doit faire Paspersion de l'eau bénite avant la Messe, le Célébrant se conformera aux règles données pour cette circonstance, îtque nous avons reproduites ci-dessus chap. xrv.

230 PART. II, TIT. II, CHAP. XVIÏI

couvre. Quand il prend de l'eau bénite, il se découvre. Après avoir fait le signe de la croix, il se couvre de nouveau, et marche à Pautel, les maii]s joiates, et les yeux baissés (i^^<^ôr., JVfm., part, ii, tit. ii, n. 5).

JSTota, S'il passe devant le grand autel ou l'autel du saint Sacrement, il fait les révérences convenables (1). . S'il passe devant un autel où l'on fait l'élévation, dont | on soit averti par le son de la clochette, il se met à ge- 1 noux, utroque geuu, et demeure ainsi jusqu'à ce quelle soit entièrement terminée, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 1er mars 1681. |

4. Lorsqu'il entre dans le Chœur (2) ou qu'il s'approche de l'autel, il se découvre remet sa barrette au Céré- j moniaire,fait une inclination profonde à la croix ou la génuflexion au très saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle, et commence la Me&se, ayant le premier Acolyte

à sa droite et le second à sa gauche,

JVota, Si le Clergé était au Chœur, il devrait le saluer en y entrant avant de faire l'inclination ou la génuflexion à l'autel (3).

5. Les iprières de la Confession finies, il monte sur le marchepied, et après avoir baisé l'autel, il met de l'encens à trois fois dans l'encensoir, en disant : M ilh benedicarisy in cujus honore crernaberis. Jlvien. Il fait ensuite dessus un signe de croix (Riibr., ibid., tit. iv, n. | 4), en tenant la main gauche appuyée sur l'autel (4). j

6. Ayant reçu l'encensoir du Thuriféraire, il procède I à l'encensement (5). D'abord il fait l'inclination pro-

(1) C'est-à-dire inclination profonde à la croix du grand autel, supposé qu'il a'y ait pas le saint Sacrement, et la génuflexion toujours quand il passe devant le tabernacle oà repose le trés-saint Sa- | crement. En passant devant les autres autels il ne fait aucun salut, j

(2) Tout ce que l'Auteur dit du Chœur, il faut également le com^ j prendre du sanctuaire. j

(3) On suppose qu'on passe par le Chœur où est le Clergé pouF jj arriver à l'autel, et qu'on se trouve à portée de saluer le Chœur avant ! de se trouver convenablement placé pour saluer l'autel. j

(4) Ou sur la poitrine. \ On doit prendre l'encens à trois fois dans la navette. Yoici le texte!

du Cérémonial des Evêques : Accepta cochleari, sumit cum eo ter ex\ navicula thus, illudque, etiam ter in thuribulum mittit (lib. i, cap.jj 23, n. 1.

(5) Pour l'encensement, le Célébrant tient Pencensoir de la HiaiD;'

DU CÉLÉBRANT

fonde à la croix, ou la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle. En ce dernier cas, il appuie la main gauche sur l'autel, il encense de trois coups la croix (1, 2 et 3 de la figure I) ; puis, ayant fait de nouveau la révérence convenable à la croix ou au saint Sacrement,sans quitter le milieu, il donne deux coups d'encensoir aux reliques ou aux images qui sont entre les chandeliers du côté de l'évangile (4 et 5). Il fait encore la révérence convenablj à la croix ou au St. Sacrement, il donne deux autres coups d'encensoir aux reliques ou images du côté de l'épître (6et7). S'il n'y avait qu'une seule relique d'un côté, ou s'il y en avait plus de deux, il encenserait également ce côté de deux coups. Si une relique ou une image était exposée devant le milieu de Tautel, après avoir encensé la croix et avoir fait la révérence prescrite, il encenserait cette relique ou cette image de deux coups, recommencerait la même révérence, puis encenserait les reliques de la manière que nous venons de dire. Cet encensement des reliques ou des images terminé, le Célébrant sans faire de nouveau l'inclination ou la génuflexion, passe à l'encensement de l'autel (f). Il encense d'abord la table de l'autel du côté de l'épître, en promenant l'encensoir pardessus à trois fois à égale distance, 'prout distribuuniur candelahra (8,

droite, près du couvercle; il soutient le haut des chaînettes delà 's^auche, qu'il appuie contre sa poitrine {Cccrein, JEp.^ lib. i. cap. 23,

(tl) Voici le texte du Cérém. des Evêques. — Dum Celebrans....

Aitaris thurifieationem facit, advertat, ut se in ea graviter, et décore gerat, non personam, aut caput, dum Thuribulum ducit, reducitque, movens; sinistram, quae summitatem catenularum retinet, firmam, stabilemque ante pectus tenebit ; dexteram vero manum, ac brachium connmode, aclractim cum thuribulo movebit ; itaut, cum thuribulum ad se retrahit, illud sub brachio leviter, et competenti mora reducat, et dum procedit thurificando altare, eundo et redeundo, semper illum pedem prius moveat qui proximior est Altari ; totque omnino passus facial quot Thuribuli tractus, ut manus, pedesque in motu decenter concordent.

(12) L'Auteur, comme on peut le voir à la page 180, dit qu'après l'encensement des Reliques, le Célébrant fait une nouvelle génuflexion. Ceci est contraire au Cérémonial des Ev. qui dit qu'après ['encensement des Reliques du côté de l'épître, on continue l'encenjemenl de l'autel (Cœrem. Kp. Lib, i. Cap. 23, n. 6). On devra, dans la pratique, s« conformer au Cérémonial des Evêques.

232 PART. II, TIT. 11^ CHAP. XVIII

9 et 10) (Ruhr, y ibid.) : ce qu'il fait en marchant, de telle sorte qu'à chaque pas il donne un coup d'encensoir (Cœrem. Episc, lib. i, cap. xxxiii, n. 8) ; et lors même qu'il y aurait plus ou moins de chandeliers, il donnerait également trois coups. Arrivé au coin de l'épître,il abaisse la main, et encense le côté d'un coup par le bas et d'un autre coup par le haut (Il et 12). Puis, se retournant vers l'autel et relevant la main, il encense le dessus de la table de l'autel (1) de trois coups jusque vers le milieu (13, 14j et 15). Arrivé au milieu, il fait la révérence convenable, et poursuit l'encensement de l'autre partie de l'autel, d'abord de trois coups (16, 17 et 18) : il encense ensuite le coin de l'évangile de deux coups, le premier en bas, et le second en haut (19 et 20) ; puis, sans sortir du même lieu, il relève l'encensoir, et encense le dessus de l'autel de trois coups dirigés vers le milieu (21, 22 et 23)^ ensuite, abaissant la main, il encense de trois coups le devant de l'autel, en marchant depuis le coin de l'évangile jusqu'au milieu (24, 25 et 26), où, ayant fait de nouveau la révérence convenable, il encense également de trois coups l'autre partie du devant de l'autel, en allant depuis le milieu jusqu'au coin de Pépître (27, 28 et 29), Il s'arrête là, et rend l'encensoir au Thuriféraire pour être encensé par lui {Rub,, ibid., n. 4 et 5).

JSPota. S'il n'y a pas de reliques entre les chandeliers, le Célébrant, après avoir encensé la croix, fait la révérence convenable, et, omettant les encensements marqués par les nombres 4, 5, 6 et 7, il poursuit l'encensement en prenant au nombre 8.

7 Le Célébrant dit ensuite Pintroït et le Kyrie, S'il doit aller s'asseoir, au signe du Cérémoniaire (2) il fait avant de quitter sa place, une inclination de tête vers la croix. Aussitôt qu'il est assis, il reçoit la barrette que le Cérémoniaire lui présente, et, au moment de se lever, au signe du Cérémoniaire, il la lui remet. Pendant qu'il

(1 / Incensat planitiern seu mensam in parte anteriori;" porte la Rubrique (part, ii, tit. iv, n. 4).

(2) On ne doit pas aller s'asseoir avant que le Chœur n'ait achevé le chant de Pintroït ; du moins tel n'est pas l'usage reçu (Rep. du Préf. de la S. Congrégation des Rites du 3 octobre 1851).

DU CÉLÉBRANT

est assis, il tient les mains sur ses genoux (1). En temps convenable, il retourne à l'autel ; et, avant d'arriver au milieu, il salue le Chœur, d'abord du côté gauche, puis du côté droit, en commençant par les plus dignes (2).

8. En arrivant au pied de l'autel, il fait la révérence convenable (3), monte à l'autel, entonne le Gloria in excelsis Deo, et récite le reste de l'hymne à demi-voix (Rubr., n. 7). Au signe du Cérémoniaire, il fait la révérence convenable, et va s'asseoir pe?' breviorem. Assis, il se couvre ; au signe du Cérémoniaire, il retourne j^er longiorem à l'autel, avec les révérences prescrites, etc. (4-). Il baise l'autel, et se tournant vers le peuple, il chante Dominus vobiscum. Ensuite viennent les oraisons, i 9. Les oraisons chantées, il chante l'épître, lit le gra- 'duel, le trait, la prose, etc.

J^ota. Si l'autel était à l'orient, comme dans diverses églises de Rome, il ne se retournerait pas pour dire Dondîius vobiscum, pnisqu'en ce cas il se trouverait tourné vers le peuple. 11 en serait de même pour le chant de Vite j\Iissa est,

10. Au chant de V Alléluia^ ou vers la fin du Trait ou de la Prose, il va au milieu de l'autel pour mettre l'encens et le bénir, puis il dit Munda cor meum, et en temps convenable il va chanter l'évangile. En disant sequenlia sancti Evangelii, il se signe comme il a été dit à l'article de la basse messe ; puis prenant l'encensoir des mains du Cérémoniaire, il encense le livre de trois coups, le premier sur le milieu, le second sur le côté droit, et le troisième sur le côté gauche du livre. Il a soin de faire, avant et après, les saints convenables.

• (1) Sur la chasuble.

' - » L'ordre à garder dans les saluts dépend de la disposition des On suppose ici que, le Chœur étant devant l'autel, le côté qui ■sente naturellement le premier au Célébrant quittant la ban- . est celui qui se trouve à sa gauche. S'il en était autrement, .ivrait un autre ordre.

, (3) C'est-à-dire l'incUnation profonde à la croix, ou la génuflexion îur le dernier degré, si le saint Sacrement est dans le tabernacle. ' ) En règle générale on va s'asseoir par le chemin le i)lus court ;

ordinairement on revient à l'autel de manière à y monter devant i.iaeu. n y a cependant des exceptions; comme on peut le voir i«rt II, lit. II, chap. ix, note du n. 8.

PART. Il, TIT. II, CHAP. XVIII.

JYota. S'il se trouve dans le graduel quelque verset pendant lequel on doive se mettre à genoux, lorsqu'il est chanté par le Chœur, le Célébrant s'y met (Rubr., Miss,, parti, tit. xviii, n. 3), sur le bord du marchepied, et y demeure jusqu'à la fin.

11. Lorsqu'il a chanté l'évangile il baise le commencement de l'évangile, en disant : Per evangelica dictai etc. Ensuite il se rend au milieu de l'autel, et se tourn , nant vers le Thuriféraire, il en est encensé. Ensuite i^ entonne le Credo ^ si on doit le dire. Il le continue à demi-voix Ruhr,, ibid., n. 5).

12. Il va s'asseoir après avoir fait la révérencd convenable ; au signe du Cérémoniaire, il retourne { l'autel de la même manière qu'au Gloria : il baise l'autel, chante Dominus vohiscum puis Oremus,

J^ota, Aux trois Messes chantées de Noël et le joui de l'Annonciation, il se met à genoux quand le Chœui chante Et incarnatus est. Lorsque la fête de l'Annonciation est transférée, il se met à genoux in die translationis tantum. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation dei Rites, le 16 juin 1663.

13. Depuis l'Offertoire (1), jusqu'après la prière h Spiriiu humilitatis etc, il se comporte comme il a été di pour la basse messe, page 54^.

14), Après les prières In spiritu humilitatis et Ven Sanctijlcotor, il met de l'encens dans l'encensoir en di sant : Per intercessionem B, Michadis Archangeli stanti a dextris altaris incensi, et omnium eleciorum suorum incensum> istud dignetur Dominus hene-^dicere, et in odà rem suavitatis accipere, Per Christum Dominum nostrum, Amen, Au mot benedicere^ il le bénit. Ensuite il pren(î

(1) S'il y a offrande du peuple, le Prêtre, après avoir dit l'offer toire, fait à la croix une inclination ou une génuflexion au très sain Sacrement, supposé qu'il soit dans le tabernacle, puis descend de l'aui tel, et présente aux fidèles qui font l'offrande l'instrument de paix o| quelque autre image à baiser, mais non pas la patène. Avant dî remonter à l'autel, le Prêtre fait au bas des degrés l'inclination proi fonde ou la génuflexion, si le saint Sacrement est dans le tabernacki

Si le pain que dans beaucoup de lieux on apporte à bénir, et pai lequel commence souvent cette offrande, était présenté à l'aute même par des Clercs, le Célébrant, après avoir fait une inclination | la croix, se tournerait à demi sur sa droite, et ferait les prières de 1 bénédiction le dos vers le côté de l'évangile.

DU CÉLf!BRANT.

rencensoir, et, sans faire aucune révérence,. il encense les obîats, en faisant trois signes de croix avec l'encensoir snr rhostie et le calice conjointement, comme ou peut le voir à la figure 2. Au premier il dit : Incensum ist2id ; au second, A te henedicium ; au troisième, âscendat ad te Domine, Puis il ûiit également avec l'encensoir trois fois le tour du calice et de Thostie, les deux premiers tours de droite à gauche, et le troisième de gauche à droite, comme on peut le voir à la figure 2. Au ])remier tour il dit : Et descendai super nos ; au ï^e- Qowà, Misericordia, et au troisième, Tita {Rubr.^ ibid.,

15. Après avoir encensé les oMats, il fliit la révérence convenable (1), et encense la croix et l'autel comme nous l'avons marqué ci-dessus, n. 6, pour l'encensement avant Fintroït, avec cette différence cependiAut que, cette fois, il récite une prière dont il distribue les paroles pendant cet encensement, ainsi qu'il est marqué à la lig. 1, et comme nous l'indiquons ici. Il dit donc : n. 1 Dirigatur^ 2 Domine. 3 orati'o mea (2), 8 sicut^ 9 incensurn, 10 in conspectu iuo, 11 elevatio, 12 manunw^ 13 7nearum, 14 sncrificium, \ b vespertinum, 16 Pone, 17 Domine, 18 ciislodiam, 19 o;^, 20 meo, 21 et ostium^ 22 cirmmsiantiœ, 23 labiis meis, 24< lit non dcclinet^ 25 cor meiim, 26 in verba malitiœ^ 27 ad excusandas, 28 excusationes, 29 in peccatîs {Cœrem, Episc, lib. cap. xxm, n. 11, et Bauldry, de Incens.),

16. En rendant l'encensoir au Thuriféraire, il dit: Accendat in nobis Dominus ignem sui amoris, et jiammam œternœ caritatis. Amen (Rubr., ibid.). Ensuite il est encensé, puis il se lave les mains {Rubr.^ ibid.), et continue la Messe. Il chante la préface, le Paler nosier etc,

17. Après avoir pris le précieux Sang, s'il doit donner la commanion, il couvre le calice de la pale, découvre le ciboire, fait la génufiexionj puis il se tourne vers

(1) C'est-à-dire l'inclination profonde à la croix, ou, si le saint .Sacrement est dans le tabernacle, la génuflexion: car, en ce dernier cas, pendant l'encensement, toutes les inclinations à la croix se changent en jrénuflexions au saint Sacrement.

(2) S'il y a des reliques, le Pr^^tre les encense entre le n. 3 et le D. 4, dans l'ordre marqué à la fig-. 1, sans prononcer aucune parole.

PART. H, TIT. IL CHAP. XVIlî.

îe peuple et dit le Miser eatur et VIndtilgentiam à Pordinaire, se retourne vers l'autel, fait la génuflexion^ prend le ciboire de la main gauche^ et tenant de la droite une des saintes hosties, il dit, le dos tourné à la croix et debout sur le marchepied : Ecce Agniis Dei, etc. Ensuite il communie d'abord le Clergé, puis les fidèles ; en donnant la communion, il doit toujours commencer du côté de l'épître et avancer sur la droite, jamais dans un autre sens (1).

J^ota, S'il y a des laïques à communier, le Célébrant descend à la bahistrade du sanctuaire, et, s'il n'y a pas de balustrade, il se tient sur le dernier degré, et leur donne la communion au pied de Pautel.

18. Quand il a fini de donner la communion, il retourne à l'autel ; et s'il reste quelque hostie, il la consomme après avoir fait la génuflexion (2). Il purifie ensuite le ciboire, en faisant tomber les parcelles dans le calice 5 il prend la purification et l'ablution à l'ordinaire 5 il essuie le calice avec le purificatoire, fait le Teste comme à la basse messe et s'en va lire la communion.

19. Lorsque le Chœur a fini de chanter la communion, le Célébrant chante Dominus vobiscum, puis les oraisons. Après, il chante encore Dominus vobiscum^ et demeure, cette fois, tourné vers le peuple jusqu'à ce qu'il ait chanté Vite Missa est] ou bien, si la rubrique veut que l'on dise Benedicamus Domino, il se retourne auparavant vers l'autel, et le chante.

20. Il donne la bénédiction, dit le dernier évangile, et retourne au milieu de Pautel. Il fait à la croix une inclination de tête, descend de Pautel, et fait la révé-

(1) S'il faut tirer le saint ciboire du tabernacle, le Célébrant se conformera aux règles suivantes. Il ôte d'abord le carton ; puis il ouvre le tabernacle, fait la génuflexion, se relève aussitôt, tire le ciboire du tabernacle, et le pose sur le corporaL Ensuite, pour l'ouvrir, il ôte d'abord le pavillon, s'il y en a un, et le met sur la nappe de l'autel, puis le couvercle, qu'il pose sur le corporal ; alorsil fait encore une génuflexion et se tourne pour dire le Misereatur.

(2) On suppose qu'on ne doit pas conserver le saint Sacrement à cet autel.

DU CÉLÉBRANT

reiice convenable (1). Si le Clergé reste au Chœur, il salue chaque coté successivement (2). Ensuite il reçoit sa barrette des mains du Cérémoniaire, et se couvre aussitôt ; puis il retourne à la sacristie.

En arrivant à la sacristie, si le Clergé l'y attend, il le salue, la tête découverte, en commençant par la droite si le plus digne est.de ce côté. Ayant fait ensuite la révérence convenable à l'image de la sacristie, il se déshabille, etc. ; ce en quoi il est aidé par les Acolytes (3).

(1) C'est-à-dire une inclination profonde à la croix, ou la génuflexion in piano si le saint Sucrement est dans le tabernacle.

(2) On suppose la disposition des lieux telle que le Célébrant se trom e à portée de saluer le Chœur.

(3) Chaque Office ayant été exposé séparément nous avons fait un tableau d'ensemble, dont il est facile de sentir l'utilité. 11 sera très avantageux que ce tableau soit affiché dans les sacristies.

TROISIEME PAETIE.

©ES VEPRES ET BES AÎJTMES MEÏJMES,

îSèg"les particulière® ©"foserver -an CSacBiir pendasit les Vêpres et les Complies (1).

Les Ecclésiastiques qui assistent aux Vêpres observeront ce qui suit, en outre des règles générales déjà exposées au sujet de la Messe.

1. Aux Vêpres, on ne doit pas entrer au Chœur pendant qu'on chante Beus in Adjutorium, Gloria Pntri^ les oraisons, le capitule, pendant qu'on entonne l'hymne ou qu'on en chante la dernière strophe. On ne doit pas, non plus entrer pendant toute la première strophe de VAve^ Maris Stella^ ou du Veni, Creator^ ni pendant les deux dernières du Pange, lingua, ou du Vexilla Régis prodeunt,

2. Aux Complies, on n'entre pas pendant les prières de la confession. Si, dans les temps que nous venons de dire, quelqu'un se trouvait au Chœur, hors de sa place, il resterait au lieu où il se trouve, en prenant la position du Chœur, c'est-à-dire en se tenant à genoux ou debout comme ceux qui sont à leurs "places.

3. On doit se mettre à genoux pour dire VAperi aussitôt que l'Officiant est arrivé à Tautel ; pendant la première strophe de VAve Maris Stella, et du Veni, Creator ; pendant la strophe Tantum ergo du Pange, Ungua, lorsque le saint Sacrement est présent (2) ; pendant la strophe 0 crux ave^ spes unica du Vexilla Régis (suivant le décret de la S. Congrégation des Rites du 31 juillet 1665), même dans le temps pascal, ainsi que l'enseignent communément les Auteurs , pendant les prières

(1) T. II, part. II, Dei Vesperi cantaii.

(2) C'est une règle générale si le saint Sacrement est exposé. S'il n'est pas exposé, il faut s'en tenir à la coutume des lieux {Décret de la S. Congr. des R,, 4 août 1663).

RÈGL. A OBSERV. AU CHŒUR A VÊPR., ETC. 239

fériales ; pendant l'antienne de la B. Vierge, qui termine l'Office, et le Pater ^ VAve, et le Credo, à l'exception des samedis depuis les Vêpres (1), de tous les dimanches et du Temps pascal : car alors on ne se met à ijenoux que pour le Sacrosandœ,

4. Tout le monde est debout pendant qu'on récite le Paier et VAve, et reste dans cette position jusqu'à l'intonation du premier psaume. Lorsque quelqu'un entonne une antienne, tous ceux qui sont au Chœur du même côté que lui, se lèvent (2). Sur quoi il est bon de remarquer que, lorsqu'il y a des Chapiers pour chanter (3), on se lève aussitôt qu'ils se présentent pour annoncer l'antienne. On est également debout pendant le capitule et l'hymne ; et on reste dans cette position jusqu'à la fin des Vêpres, excepté pendant que le Chœur

(1) Ce que l'on doit entendre pour les temps ordinaires seulement > car pendant le Carême, lorsqu'on dit les Vêpres avant raidi, l'antienne Ave Regina Cœlorum, comme V Angélus à midi doit se dire à genoux {Manual. ecclesiast., seu Collect. Décret, authentic. S. R, C. n. 309).

(2) Voici sur ce point le texte du Cérémonial des Evêques : ** Surgente Canonico qui praeintonatur antiphona, Canonici et omnes alii in Choro praesentes surgunt ; sed quando praeintonatur alicui ex Assistentibus Episcopi, surgunt tantammodo coassistentes " (lib. ii, cap. I, n. 9). Et on trouve les mêmes dispositions, cap. m, n. 8. Voici donc ce qui sur ce point est conforme au Cérémonial. Lorsqu'un Chanoine entonne au Chœur une antienne, tous ceux du Chœur se lèvent, à l'exception de l'Officiant. Lorsque l'antienne est entonnée par un autre Prêtre, les Chanoines ne se lèvent pas, mais seulement tous les autres Prêtres et auties ecclésiastiques. Enfin, lorsque 1-antienne est entonnée par un ecclésiastique qui n'est pas Prêtre, tous se lèvent également, à l'exception des Prêtres. Enfin, lorsque c'est un des asssitants au trône qui entonne une antienne, les autres assistants sont tous debout, mais le Chœur resto assis ; et, au contraire, lorsque c'est quelqu'un du Chœur, les assistants au trône ne se lèvent point.

Nonobstant ce texte, qui règle qa'au chœur tous ceux qui sont de dignité égale ou inféneure à celui qui entonne une antienne se lèvent en même temps que lui, néanmoins l'usage le plus général est conforme à l'enseignement de notre Auteur, appuyé d'ailleurs par des uiitorités fort recommandables : le côté du Chœur où siège celui qui entonne l'antienne se lève seul; de l'autre côté on reste assis.

(3; D'après le Cérémonial des Evêques, les Chapiers sont les assistants de l'Officiant, et non pas précisément les Chantres. Ceuxci sont simplement en surplis, et entonnent les psaumes in medio Chori, Cependant les Chapiers annoncent les antiennes (lib. ii, cap. m, n. 6 et 7).

PART, m, CHAP. II.

chante et répète l'antienne de Magnificat : car alors on est assis, pourvu, toutefois, que l'encensement soit terminé. On est donc debout pendant l'oraison et les mémoires jusqu'à la fin (1).

5. A Compiles, on se tient debout pendant l'intonation du premier psaume, et depuis l'intonation de l'hymne jusqu'à la fin. Dans toutes les circonstances où l'on ne doit pas être soit debout, soit à genoux, comme nous l'avons marqué, il faut demeurer assis.

6. On doit s'incliner, et par conséquent se découvrir au Gloria Patri (2), lorsqu'on prononce le saint nom de Jésus, etcj ainsi qu'il a été expliqué ailleurs, à la dernière strophe de l'hymne cum in ea daiur gloria Deo, à Sit Jfomen Domini benedictum du LaudatCy pueri, Domimim (3), et au Confiteor des compiles.

(t^» 7. Au commencement de Magnificat tout le Chœur doit, aussi bien que l'Officiant, faire le signe de la croix (Ré p. du Card. Préfet de la S. Cong. des Rites du 3 octobre 1851).

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