‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 62 sur 214 · DE L^OFFICE DES ACOLYTES · texte numérisé non relu

DE L^OFFICE DES ACOLYTES

chandeliers jusqu'après la communion, le Thuriféraire les remplace.

18. Pour la bénédiction à la fin de la Messe, ils se mettent à o:enoux utroque genu ; au commencement de Tévangile ils se lèvent et font les signes de croix ordinaires à Inifium sancti Evangelii.

Jfota, Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes, après l'évangile, ayant pris leurs chandeliers, vont tous deux devant le milieu, font la génuflexion et saluent le Chœur en même temps que le Célébrant.

19. Vers la fin de l'évangile, ils prennent leurs chandeliers, vont devant le milieu de l'autel, et, après avoir fait la génuflexion à ces paroles Et Verbum caroj ou si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils partent aussitôt pour la sacristie. En arrivant, ils font d"* abord une inclination à la croix, puis attendent le Célébrant, eu conservant leurs chandeliers (1). Lorsque celuici esL arrivé, les Acolytes font une nouvelle inclination en même temps que tous les autres (2) ; ayant éteint les cierges, ils vont éteindre ceux de l'autel, quand il n'y a personne assigné pour cela.

JVota, Les Acolytes sont toujours debout à la crédence, à l'exception des temps où nous avons marqué pour eux une autre position, ou à moins qu'ils ne soient ailleurs occupés à remplir quelques fonctions (3). En règle générale, ils ont les mains jointes devant la poitrine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose ; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine (4). Lors-

(1) Si les Acolytes sont immédiatement suivis du Célébrant et non du reste du Clergé, en arrivant à la sacristie, ils se placent tout de suite à chaque côté, et ne font à la croix que l'inclination dont il est parlé dans la phrase suivante.

(2) Apres avoir salué la croix, les Acolytes saluent aussi le Célébrant.

(3) Un décret de la S. Congrégation des Rites permet aux Acolytes de s'asseoir lorsque le Célébrant est assis : In Missa solemni, quau" do Célébrons et Ministri sacri sedent, possunt etiam in gradibus prèsbyterii sedere Acolythi, et etiam Tkuriferarius, quando non gerit vicem Cœremoniarii (18 .décembre 1779).. Seulement il est d'usage ici qu'ils s'asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamais se couvrir, et ils doivent se lever aussitôt que le Célébrant est debout.

(4) Il s'agit ici de la lecture à voix haute. Le Manuel des C6r6-

PART. TIT. II, CHAP. XVII

qu'ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le plus digne, qui est ordinairement celui de l'évangile. L< rsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent à la main du dehors, le premier Acolyte de la main droite^ puisqu'il est à droite, et le second de la main gauche* Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l'autre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d'abord l'objet présenté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le baisent après l'avoir reçu : ces baisers n'ont pas Heu à la Messe des Morts, ni à celles chantées en présence du St. Sacrement exposé. S'ils doivent communier à la Messe, ils le font au rang qu'ils occupent ordinairement au Chœur, et ils ont soin de faire la génuflexion d'un genou avant de communier, et encore après.

CHAPITPvE XVIÎ.

©e l'Office du Cèrémoniaire

1. Le Cèrémoniaire doit connaître les oflices de tous: les Ministres de l'autel et avoir l'œil à tout, pour avertir chacun par quelque signe, mais sans jamais pousser personne et sans le tire^ par les habits : quand une faute n'est pas importante, il vaut mieux la laisser faire.

2. Un quart d'heure avant la Messe, il se rend à la sacristie, après avoir fait une courte prière dans l'église. Il se revêt d'un surplis. Aidé des Acolytes, il dispose toutes choses, et a soin qu'il se trouve sur la crédence : les burettes garnies, l'une de vin, l'autre d'eau; le manuterge et la clochette. Il place le missel sur le coussin ou le petit pupitre au coin de l'épître, et l'ouvre à l'endroit de la Messe que l'on doit chanter.

3. Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu'il en est tems ; et lorsque le Clergé est enmarche^il avertit le Cé-

monies romaines excepte le temps où le Célébrant chante l'épître et le graduel : il veut qu'alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que l'Auteur leur assigne ici pour les mains jointes, il ajoute celui de la consécration à la communion.

(1 ) Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite avant la Messe, le Cérémomaire consultera le chsip. xzv| précédent.

DE l'office du cêrémoniaire. 225

lébrant et fait avec lui l'inclination à la croix. Il marche lui-même (1), tête nue, cVst-à-dire qu'elle ne doit être couverte ni d'une barrette ni d'une calotte ; ce qu'il doit également observer dans toutes les autres fonctions, ainsi ' que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 juillet

4. S'il y a des degrés à monter avant d'arriver à " l'autel, le Cêrémoniaire relève l'aube du Célébrant. A

rentrée du Sanctuaire ou à l'arrivée du Célébrant à Fautel, il reçoit sa barrette avec les baisers ordinaires, et, ^ la génuflexion faite, il la place sur la banquette où il doit s'asseoir. 11 se met ensuite à genoux au coin de ^ Tèpître, la face tournée vers le côté de l'évangile ; il " répond au Prêtre à demi-voix, fait sur lui-même les signes " de croix accoutumés et les inclinations prescrites (2).

5. La confession finie, il monte à l'autel avec le Thuriféraire, et fait mettre l'encens (3). Il se place ensuite à la gauche du Célébrant, et soulève de sa droite la chasuble, tenant la gauche sur la poitrine. Après l'encensement, étant descendu du côté de l'épître, il se place à la droite du Thuriféraire, pendant qu'il encensé le Célébrant.

6. Après l'encensement de l'autel et du Célébrant^ jl il indique de la main, s'il est à portée de le faire, le

commencement de l'introït ; ce qu'il fera toujours lors- I qu'il servira le Célébrant pour le livre, ayant soin de l'élever, de le baisser selon le besoin, de tourner les feuillets, de lui indiquer où il doit lire, où il doit chanter, etc.

7. Quand le Célébrant a dit le dernier Kyrie, si le chant doit être long, il l'invite à aller s'asseoir à la banquette préparée à cet effet (4), car le Célébrant doit

ij. (1) Sa place naturelle est devant le Célébrant, mais aucune place neluj est précisément assignée, si ce n'est dans quelques circonstances particulières, par ce qu'il doit être là où sa présence est néces-

^ saire ou utile.

îi- (2) Il avertit au besoin les Chantres de commencer l'introït, ce qu'ils ne doivent pas faire avant que le Célébrant ne soit arrivé à

^ l'autel, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du

^ 14 avril 1753.

(3) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la génuflexion avant de monter.

. (4) On ne doit aller s'asseoir qu'après que le Chœur a fini dechanttr l'introït. (Décret d« la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)

PART. Il, TIT. IT, CHAP. XVII.

avoir une banquette, conformément au Cérémonial des Evêques (lib. i, cap xii,n. 22), et au décret de la sainte Congrégation des Rites du 27 août 1822, et non pas un fauteuil. Le Cérémoniaire, près de la banquette, se tient debout à la droite du Célébrant, les mains modestement posées ante pedus ] ce qu'il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque le Célébrant est assis.

8. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyrie, il invite, par une inclination médiocre, le Célébrant à s'en retourner à l'autel, où il le précède ; ayant fait la génuflexion à la droite du Célébrant, il rélève son aube jusqu'à ce qu'il soit monté sur le plus haut degré, puis il retourne au coin de l'épître. Si le Célébrant ne s'est pas assis, quand le Chœur chante le dernier Kyrie, il lui |j fait signe d'aller au milieu de l'autel. j

9. Lorsque le Célébrant a fini de dire le Gloria in ex- \ celsis, il l'avertit pour aller s'asseoir per breviorem. On prendra garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœ.ir chante les paroles Adoramus te*., Grotias agimus tibi. . . Jesu Chrisie. . .Susdpe deprecaiionem nosiram. S'il est assis lorsqu'on chante ces paroles, il l'avertit, par une inclination, de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s'incline alors vers l'autel.

10. Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spirilu, il fait signe au Célébrant de retourner à l'autel, où il l'accompagne comme il est dit au n. 9, puis il retourne au coin de l'épître. Il trouve les oraisons que l'on doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.

11. Pendant que le Célébrant chante l'épître, il fléchit avec lui le genou aux paroles In nomine Jesu, etc., et fait, comme lui, une inclination de tête aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immé- i diatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de flé- ! chir le genou ou de se découvrir. !

12. Après que l'épître est chantée, le Célébrant ayant récité le Graduel et tout ce qui suit l'épître, le Cérémoniaire descend in piano, et lorsqu'il en est temps, il remonte avec le Thuriféraire pour faire bénir l'encens j puis ayant pris le missel, il descend au pied

DE l'office du cérémoniaire.

de Paiitel, àla gauche du premier Acolyte. A la répétition de VAlltluia, ou lorsque l'on chante an Chœur le dernier Verset d'un Trait ou d'une prose, il fait la génuflexion avec les autres servants, et porte le missel pour l'Evangile. Jl se place sur le i»lushaut degré, à gauche du Célébrant.

JWa /. Si l'on chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite le Célébrant à aller s'asseoir 'per breviorem, et il assiste à la banquette comme pendant le Gloria, Sur la fin, il lui fait signe de retourner à Tau tel.

J^'^ota IL Pendant les fériés du Carême, au verset Adjuva 710S, Deus, le Célébrant se met à genoux sur le bord du marchepied. Il est donc convenable démettre Tencens auparavant, afin qu'il puisse commencer l'Evangile, aussitôt que ce verset aura été chanté.

13. Après que le Célébrant a dit Sequentia sancti Evangelii, il lui donne l'encensoir, qu'il reprend après '/encensement du missel. Ayant remis l'encensoir au Thuriféraire, il assiste à l'évangile tout près du Célébrant à portée de tourner les feuillets du livre.

J^ota, Si pendant l'évangile on doit se mettre à genoux, il en donnera le signal au Chœur.

14?. L'évangile fini, il approche le missel au milieu de l'autel, puis descend faire la génuflexion, avec les autres I servants, assiste à l'encensement du Célébrant, et re- I tourne ensuite au coin de l'épître.

15. Quand le Célébrant dit le verset Et incarnatus est, le Cérémoniaire fléchit uiT genou. Quand le Cé-

( brant a fini de réciter le Credo ^ il lui fait signe d'aller "asseoir par le chemin le plus court. Il assiste à la banquette pour l'avertir lorsqu'il devra se découvrir. Quand le Chœur chante El incarnatus, il se met à genoux ainsi que les autres Servants ; le Célébrant se découvre seulement.

JTota. A ux Messes où le Célébrant se met aussi à 2fenoux pour le verset Et incarnatus est^ le Cérémoniaire a dû fiire d'avance préparer un coussin.

16. A ces mots Et vitam vmturi sœculi, ou un peu auparavant, il avertit le Célébrant de retourner à l'autel; il retourne ensuite au coin de l'épître.

PART. Il, TIT. II, CHAP. XVII.

17. Pour la bénédiction de l'encens à l'offertoire, et pour l'encensement de l'autel, il se comporte comme au commencement de la Messe. Il y a ceci de particulier. Il ôte le missel, descend sur le second degré, et remet le livre à sa place après que le Célébrant a encensé cette partie de l'autel. Il reste alors auprès du missel pour assister le Célébrant, lui indiquer à l'ordinaire les oraisons et tourner les feuillets.

18. Aces paroles, Qui pridie çuam pat eretur, il descend au coin de l'épître, et ayant mis de l'encens dans l'encensoir (^Cœr. Ep,y lib. ii, cap. vu, n. 10.), il se met à genoux en même temps que le Thuriféraire, et à l'élévation il veille à ce qu'on sonne la clochette de trois coups distincts, ayant soin de faire avec le Thuriféraire une inclination profonde avant et après chaque élévation.

19. Après la seconde élévation, il se lève et retourne auprès du Célébrant avec les génuflexions convenables.

20. Il reste au même lieu pour assister le Célébrant en ce qui regarde le missel jusqu'au Domine non sum dignus] il fait toutes les génuflexions avec le Célébrant, tourne les feuillets, etc. Au Domine non sum dignus^ il descend au coin de l'épître où il reste à genoux jusqu'après la communion du Célébrant.

J^ota L S'il y a une communion du Clergé, pendant que le Célébrant prend le précieux sang, il dit le Confiteor, et lorsque le Prêtre a dit Indulgentiam il monte sur le bord du marchepied, où il se met à genoux et tient la nappe de Communion avec le Thuriféraire.

21. Après que le Célébrant a pris les ablutions, il | va prendre le missel et le transporte au côté de l'épître. [

22. Lorsque le Célébrant est revenu au côté de l'épître, il l'assiste pour le livre, qu'il ferme après la dernière oraison, à moins qu'on ne doive dire à la fin un évangile particulier: en ce cas il laisse le livre ouvert, et ; après que le Célébrant a chanté Vite Missa est^ il le transporte au côté de l'évangile. i

23. Pendant la bénédiction, il se met à genoux comme \ tous les autres Servants et se lève après qu'elle est donnée. Vers la fin de l'évangile il fait signe aux Acolytes de prendre leurs chandeliers et de venir devant le milieu de l'autej. Et après qu'ils ont fait la génuflexion

DU CÉLÉBRANT

à ces paroles Et verbum caro, ou, si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils s'en vont à la sacristie, suivis î du Clergé. Quant au Cérémoniaire, il prend la bariet- [ te du Céîébnuit et, après avoir fait en temps convena- I ble la génuflexion avec lui, il la lui donne. \ 24^. On retourne à la sacristie dans le même ordre que \ j l'on a observé en venant à l'autel. En arrivant, le Cé» \ rémoniaire, conjointement avec le Célébrant salue le \ Clergé, et, ayant fait mie inclination à l'image de la sacristie, l'aide à quitter les ornements sacrés, et, après s'ê're acquitté de son ofiiee auprès de lui, il s'occupe de mettre en lieu propre toutes les choses qui sont sur la j crédence.

J^ota L Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes peuvent ne prendre leurs chandeliers qu'après l'évangile ton t-à-fiit terminé : ils vont seulement alors devant le milieu de l'autel ; et lorsque le Célébrant est descendu, ils font tous ensemble la génuflexion ; puis le Cérémoniaire donne la barrette, et l'on s'en retourne à la sacristie de la manière que nous l'avons dit.

JVota IL Les Servants font toujours la génuflexion in piano,

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