Après le Gloria Patri du Magnificat (^5), ils repren
(l) C'est-à-dire la génuflexion si le saint Sacrement est dans le j tabernacle, et, dans le cas contraire, seulement une inclination proj fonde. Mais les Acolytes, même dans ce dernier cas, font la génu- I flexion à la croix.
j (2) D'après le Cérémonial des Evêques, les Acolytes vont porter I leurs cierges sur le degré de l'autel ou tout à fait sur le pavé, super gradu vel piano inferiori. Cette version du Cérémonial est la véritable, et les éditions qui portent piano interiori sont fautives (Rép. du Card. Fréf. de la S. Congr. du 3 octobre 1851).
Comme l'autel doit être habituellement couvert d'un tapis, hors le temps de la Messe, les Acolytes, avant de prendre leurs chandelier», commencent par le découvrir, repliant le tapis également contre les gradins {Cœrem. Jip., lib. ii, cap.i, n. 13).
(4) On suppose que l'Officiant a un pupitre sur lequel est posé son livre pendant qu'il chante les oraisons, les mains jointes.
(5) Il est hon d'observer que les Acolytes n'assistent pas à l'encenumttûX df£ l'autel du chœur.
PART. III3 CHAP. m. ART. II.
nent leurs clianJeliers, et s'en vont comme la première fois devant l'Officiant, où, après l'avoir salué, ils se placent comme nous l'avons dit dans le numéro précédent (Cœrem, Episc, ibid., n. 13). Ils y restent jusqu'à ce qu'il ait chanté toutes les oraisons. Lorsqu'elles sont finies, et que le Célébrant a dit Dominus vobiscum, ils ie saluent, et s'en retournent devant le milieu de l'autel, où, l'un à côté de l'autre, ils attendent l'Officiant. Ayant fait la génuflexion en même temps que lui et salué le Chœur avec lui, ils s'en vont à la sacristie (1).
J^ota, Si le Clergé doit aussi sortir du Chœur ; ils ne font pas la génuflexion lorsque l'Officiant arrive à l'autel, mais ils attendent et restent debout jusqu'à ce qu'on ait récité l'antienne qui doit terminer l'Office. Alors, après le Divinum auxiltum, ils font la génuflexion, et s'en retournent à la sacristie de la même manière qu'après la Messe.
ARTICLE II
Instructions pour le Thuriféraire,
1. Le Thuriféraire aura soin qu'on tienne prêts, en temps et lieu convenables, du feu, l'encensoir avec sa navette, garnie d'encens.
2. Il ira au Chœur avec les autres, et prendra une place d'où il lui soit facile de sortir lorsqu'il devra le faire. Après que l'hymne est entonnée, ou un peu plus tôt s'il n'y a pas d'hymne , comme cela arrive pendant l'octave de Pâques, il fait la génuflexion à l'autel, et va préparer son encensoir.
3. Lorsque l'Officiant, après l'intonation du Magnificat^ arrive à l'autel, le Thuriféraire s'en approche, et, ayant fait la génuflexion, il fait mettre et bénir l'encens
(1) Si l'on doit donner la bénédiction du très saint Sacrement, après les Vêpres, et que le Célébrant ne doive pas alors s'en retourner à la sacristie, les Acolytes ne l'attendent pas, et vont tout de suite prendre des flambeaux. Mais si l'Evêque est présent, comme il doit donner la bénédiction après le verset Benedicamus, ils ne quittent pas le pied de l'autel avant que cette bénédiction de l'Evêque ne soit terminée.
DES VÊPRES SOLENNELLES
à l'ordinaire (1), Après qu'il a remis l'encensoir à l'Officiant, et qu'il en a reçu la navette, il passe aussitôt à sa gauche, sans faire aucune génuflexion ni aucun saliit en passant au milieu, parce qu'il doit le faire aussitôt qu'il est arrivé à la gauche de l'Officiant. Pendant l'encensement, il élève la chape, et fait toujours la génuflexion, aussi bien que le Cérémoniaire, toutes les fois qu'en passant au milieu de l'autel l'Officiant fait la révérence convenable, soit une génuflexion, soit une inclination.
4-, L'encensement de l'autel lerminé, il reçoit au coin de l'é pitre l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et pose la navette sur la crédence (2). Il rend l'encensoir au Cérémoniaire, lorsque celui-ci doit encenser l'Officiant. Il se tient à la gauche du dit Cérémoniaire pendant cet encensement, ayant soin de faire avec lui un salut convenable avant et après. Il reprend ensuite l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et encense le Clergé de la manière que le Diacre le fait à la Messe.
5. Après que le Clergé est encensé, il encense d'un coup le Cérémoniaire, puis il va encenser le peuple de la même manière qu'il a été dit dans son Office pour la Messe. Ensuite il va ôter le feu de son encensoir, et retourne au Chœur, ayant soin de faire la génuflexion à l'ordinaire, tant en s'en allant qu'en revenant.
J^Tota I, S'il y a des Chapiers, le Thuriféraire leur laisse le soin d'assister l'Officiant pour l'encensement de l'autel. En ce cas, c'est au premier Chapier qu'il appartient d'encenser l'Officiant ; et s'ils sont phis de
(1) Si l'Evêque est présent, il bénit J'encens pendant l'antienne avant Magnificat. Voici le texte du Cérémonial des Evêques : Dum cantatur per Chorum ant. ad Magnificat, dignior Canonicus ex Presbyteris, accedente Acolytho Thuriferario, offert naviculam incensi Episcopo, qui imponit et benedicit incensum more solito." (Lib. ii, cap. II, n. 8.)
(2) Il est en France d'usage général que le Thuriféraire conserve la navette. Si l'Evêque est présent, l'Officiant est encensé à l'autel, et alors le Thuriféraire ne reprend l'encensoir qu'après. Il est bon de remarquer que ce n'est pas le Thuriféraire qui encense l'Officiant, mais que celui-ci doit être encensé ou par le Cérémoniaire, ou par le premier des Chapiers, s'il est assisté par des Ecclésiastiques en cha-
Ipe (Cû?rem. Ep,, lib. ii, cap. m, n. 11).
PART, m, CHAP. III. ART. III.
deux, le dernier encense le Chœur (1). Le Thuriféraire l'accompagne de la même manière qu'il accompagne le Diacre dans l'encensement du Chœur à la Messe, relevant la chape sur le bras droit pour la commodité de celui qui encense. Lorsque le Chapier a encensé les Ecclésiastiques du Chœur et les autres Chapiers, il rend l'encensoir au Thuriféraire. Celui-ci après l'avoir encensé de deux coups au coin de l'épître, encense le Cérémoniaire d'un coup, et enfin le peuple, de la manière qui a été dite.
JVofa //. Si l'on doit encenser un autre autel, on se conformera à ce qui sera réglé par le Maître des Cérémonies (2).
ARTICLE m.
Instructions pour le Cérémoniaire.
1. Le Cérémoniaire, après avoir préparé tout ce qui est nécessaire et disposé les signets du livre de l'Officiant, aide celui-ci à se revêtir du surplis ou du rochet. Il a l'attention d'avertir le Clergé des Vêpres que l'on va chanter, des mémoires à faire, et de ce qu'il y a de particulier à l'Office ; et, quand tout est prêt, il fait signe aux Acolytes de partir.
2. Lorsque le Clergé est en marche (3), il invite l'Officiant à s'y mettre à son tour. Il se met près de lui pour aller à l'autel, et lui présente l'eau bénite. En arrivant à l'autel, il fait la génuflexion in piano, à la droite de l'Officiant ; et, après avoir dit à genoux 1'.^periy etc., il se lève et avertit l'Officiant de se lever.
3. Ayant fait de nouveau la génuflexion, en même temps que l'Officiant fait la révérence convenable, il salue le Chœur, d'abord du côté de l'évangile, puis du côté de l'épître (4): ensuite il accompagne l'Officiant à
(1) Nous avons ici modifié le texte de l'Auteur qui, contrairement au Cérémonial des Evêques, faisait encenser le Chœur par le premier Chapier. C'est bien le premier des Chapiers qui encense l'Officiant; mais c'est le dernier d'entre eux qui doit encenser le chœur (lib. ii; cap. III, n. 11 et 13).
(2) On peut consulter ce qui est prescrit ci-après dans son Office.
(3) On suppose une entrée solennelle.
(4) Nous avons fait observer précédemment, page 122; que l'ordre
DES VÊPRES SOLENNELLES
son siège où il se tient à sa droite pour en recevoir et lui rendre sa barrette en temps convenable, ce qu'il fait avec les baisers accoutumés ; pour tourner les feuillets de son livre, lui indiquer du doigt les psaumes, les antiennes, tout ce qu'il doit réciter ou chanter, et soulever sa chape quand il doit faire le signe de la croix (Cœrem, Episc, lib. II, cap. m, n. 5).
4. Il s'assied sur un siège particulier à proximité de l'Officiant, quand celui-ci n'a pas un besoin actuel de son assistance, et notamment pendant qu'ion chante les psaumes. Il lui fait signe quand il faut se découvrir et se recouvrir. Il en avertit également le Chœur, si personne autre n'est chargé de le faire.
5. Il avertit les Acolytes d'allumer leurs cierges vers la fin du dernier psaume, de venir devant l'Officiant pendant qu'on répète l'antienne, et de s'en retourner quand il en est temps.
6. Quand on entonne Magnificat, il reçoit la barrette de l'Officiant (1) et l'accompagne à l'autel, ayant soin, avant de partir, de saluer le Chœur d'abord du côté de l'épître, et ensuite du côté de l'évangile (2).
7. En arrivant à l'autel, il fait la gèniiûexion in piano, I à la droite de l'Officiant (3). Il monte à l'autel avec ' lui en relevant le bas de sa soutane et les bords de sa
chape. Il fait approcher le Thuriféraire, et présente lui-même la cuiller à l'Officiant, et le prie de bénir l'encens, en lui disant : Benedicite, Pater Révérende II
j et la manière de saluer le chœur dépendent des usages et de la disposition des lieux.
(1) Après avoir fait le signe de la croix qui est prescrit pour POf- ' ficiant, et que tout le Clergé doit faire égalenaent, d'après une déci- ; sien du 3 octobre 1851.
i (2) On commence par saluer le Chœur du côté le plus digne. Dans certaines églises, c'est toujours le côté du plus digne du Chœur; dans d'autres, c'est le côté oii est placé le Chorus. L'officiant et les Chapiers se rendent à l'autel du Chœur, les mains jointes.
(3) Si l'Officiant est accompagné par des Chapiers, le Cérémoniaire .ne se met qu'à leur droite, et leur laisse la place la plus rapprochée de jl'Officiant. Ce sont alors les Chapiers qui aident l'Officiant à monter la l'autel, qui lui font bénir l'encens, qui l'accompagnent pendant Il'encensement, etc.
' (4^ Si l'Evêque est présent, le Cérémoniaire fait bénir l'encens peooaat l'antienne avant Magnificat, Et alors c'est le Prêtre assis-
PART, m, CHAP. III, ART. ÏII.
a soin de présenter la cuiller avec les baisers ordinaires, qu'il prend garde de ne pas omettre toutes les fois qu'il a quelque chose à présenter à l'Officiant ou à recevoir de lui.
8. Aussitôt que l'Officiant a mis et béni l'encens, le Cérémoniaire reprend la cuiller, rend la navette au Thuriféraire et présente l'encensoir à l'Officiant (1). Pendant que celui-ci fait l'encensement, le Cérémoniare soulève sa chape par le côté, et il fait la génuflexion, aussi bien que le Thuriféraire, toutes les fois qu'en passant au milieu de l'autel l'Officiant la fait lui-même, ou s'incline profondément.
9. Lorsque l'encensement est fini, il reprend l'encensoir et le remet au Thuriféraire ; puis il monte de nouveau snr le marchepied, et, ayant fait l'inclination à la croix avec l'Officiant, il descend, fait la génuflexion in piano ^ salue le Chœur, et accompagne l'Officiant à son siège, où il l'encense de trois coups à l'ordinaire (2). Ayant ensuite rendu l'encensoir au Thuriféraire, il se tient auprès de l'Officiant pour lui indiquer ce qu'il doit lire ou chanter. Il est lui-même encensé après ceux du Chœur.
10. Après que l'Officiant a dit Fidelium animœ, le Cérémoniaire lui rend sa barrette, et va avec lui à l'autel, après avoir salué le Chœur à l'ordinaire. Ils font la génuflexion, puis le Cérémoniaire accompagne l'Officiant lorsqu'il retourne à la sacristie.
11. Si l'on ne dit pas les Compiles, après avoir fait la génuflexion au pied de l'autel, le Cérémoniaire
tant qui présente la cuiller au Prélat, et qui demande qu'il bénisse l'encens.
(1) On suppose toujours que l'Officiant n'est pas assisté par des Chapiers ; car alors ils font l'office qu'on attribue ici au Cérémoniaire. Celui-ci présente la navette, l'encensoir, etc. aux chapiers, au lieu de les présenter directement à l'Officiant î cela se fait sans aucun baiser à l'égard du Chapier, cette marque de respect ne devant jamais avoir lieu qu'à l'égard de l'Evêque ou de l'Officiant.
(2) Si l'Evêque est présent, l'Officiant est encensé, non pas à son siège, mais à l'autel, comme à la messe ; alors il est encensé de deux coups seulement, et l'Evêque est encensé ensuite de trois coups par son Prêtre assistant. Quant à celui qui doit encenser l'Officiant, c'est, comme dit l'Auteur, le Cérémoniaire s'il n'y a pas de Chapiers assistants, auquel cas c'est au premier de ceux-ci. (Voir le n. 12 qui suit.)
DE VÊPRES SOLENNELLES
indique à l'Officiant l'antienne de la sainte Vierge, qu'il doit commencer, et qu'on dit debout ou à genoux, selon le temps. En s'en retournant à la sacristie, le Cérémoniaire se tient à la gauche de l'Officiant; il salue avec lui le Clergé réuni, puis l'image principale et l'aide à se déshabiller.
12. S'il y a des drapiers, le Cerémoniaire a soin que le premier d'entre eux accompagne l'Officiant du côté droit, et l'encense.
13. Si, en outre de l'autel du Chœur, on doit encenser quelque autre autel, par exemple, celui du très saint Sacrement, qui alors doit être encensé en premier lieu, on observera ce qui suit. Pendant l'hymne, le Cérémoniaire invitera deux ou quatre des plus dignes du Chœur à assister à l'encensement (1).
l-i. Il a soin qu'aussitôt après l'intonation du Magnificat on se trouve devant l'autel dans l'ordre suivant : les Acolytes avec leurs chandeliers, le Thuriféraire au milieu d'eux, les deux ou quatre plus dignes du Chœur derrière les Acolytes, la face tournée vers l'autel.
15. Le Cérémoniaire accompagne à l'autel l'Officiant, qui marche au milieu des Chapiers. En arrivant, il fait la génuflexion avec les autres, et, après avoir salué le Chœur, ils vont tous faire l'encensement en cet ordre :
16. Le Thuriféraire marche le premier ; les Acolytes le suivent; puis viennent les Chapiers de chaque côté de l'Officiant et relevant sa chape. Ils marchent cou^ verts de leurs barrettes.
17. Lorsqu'on est arrivé à l'autel du saint Sacrement, ou à tel autre autel que l'on doit encenser, tous font la révérence convenable. Les Acolytes et les Chapiers se rangent sur une ligne, devant l'autel, au bas du dernier degré. Ensuite l'Officiant monte avec deux Chapiers sur le marchepied pour faire l'encensement, et les
1 autres attendent debout et immobiles.
! 18. L'encensement terminé, ils font tous ensemble la i révérence convenable, et s'en retournent dans le même ordre qu'ils sont venus. En arrivant dans le Chœur, les
(1) S'il y a des Chapieis, on peut se dispenser d'inviter d'autres Ecclésiastiques, surtout si le trajet pour aller à l'auleldu saint Sacrement n'est pas considérable.
PRRT. ,11, CHAP. m, ART. IV.
Acolytes se partagent, ainsi que les Chapiers : le Thuriféraire prend le côté droit, et lorsque l'Officiant est arrivé avec ses deux Chapiers- Assistants, ils font tous la révérence convenable au Chœur, puis à l'autel (1).
19. Les Acolytes reposent aussitôt leurs chandeliers, et s'en retournent à leurs places. Les autres se rangent comme pour l'encensement du premier autel. Pour cet encensement, on ne met pas de l'encens une nouvelle fois.
20. Cet encensement fini, ils font tous la révérence convenable à l'autel et au Chœur. Les Chapiers conduisent l'Officiant à son siège, et ceux du Chœur, qui sont venus pour assister à l'encensement du premier autel, s'en vont à leurs places après s'être entre-salués.
ARTICLE IV
Des Chapiers et des Chantres.
1 . Les fonctions de Chantres peuvent, du moins en beaucoup de circonstances, être exercées par des Chapiers ; ainsi le supposent Merati, Catalan, Baldeschi. Mais cependant il ne faut pas confondre ces divers ofiices.
2. Les Chapiers sont, comme nous Pavons dit, avant tous les Assistants de l'Ofîiciant. Lorsqu'ils ne sont que deux, il est au moins convenable qu'ils remplissent cette fonction exclusivement et laissent celle du chant aux Chantres en surplis. Mais s'ils sont six ou même quatre Chapiers, il sufiit à la rigueur que les fonctions de l'assistance soient remplies par les deux premiers ; et les autres, d'après un usage devenu à peu près général, peuvent remplir celles de Chantres.
3. Dans les cas donc où il n'y a que deux Chapiers, ils ne délaissent point leurs fonctions d'assistance, et alors les antiennes sont annoncées, et les psaumes sont entonnés par deux Chantres en surplis.
4. Quant à la place des chantres, le Cérémonial ne l'assigne pas positivement 5 il dit simplement qu'ils
(1) On suppose que le Chœur est devant Pautel, ou que du moins l'on passe dans le Chœur.
DES VÊPRES SOLENNELLES
: entonnent les psaumes in medio Chori ; mais, d'après i une réponse du Préfet de la S. Congrégation des Rites ('^ octobre 1851), ils ont leurs sièges au milieu du lœur.
5. Les Chapiers, après s'être revêtus du surplis, aident I l'Officiant à s'habiller, et, aidés par les Aco[ytes, ils
i prennent ensuite eux-mêmes leurs chapes, qui doivent iêtre convenables et uniformes. Ensuite ils se couvrent j en même temps que l'Officiant.
6. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent, et ayant [fait, la tête découverte, une inclination à l'image de la ! sacristie, ils se couvrent de nouveau et se mettent en I marche derrière le Clergé, ayant l'Officiant au milieu d'eux, et relevant sa chape de chaque côté {Cœrem, ^Episc.y hb. II, cap. m, n. 1).
^ 7. En entrant au chœur, ils se découvrent ; et, arrivés là l'autel, ils font la génuflexion tous ensemble, rangés len droite ligne ; puis ils se mettent à genoux sur le der- '(iiier degré pour 1 lire V^peri Domine (Ibid., n, 2). Au jsigne du Cérémoniaire, ils se lèvent et, ayant fait les [révérences convenables à l'autel et au Chœur (Ibid., n. jS), ils accompagnent l'Officiant à son siège, et ils restent là un peu devant, de manière à ne pas tourner le dos entièrement l'autel, jusqu'à ce que celui qui doit ïe faire ait annoncé à l'Officiant la première antienne ' . 5 et 6) (1).
Les Chantres vont au milieu, où ils doivent enton- ..r les psaumes, faisant les révérences convenables tant
H) Un Cérémoniaire, surtout dans les Offices solennels, peut rtir et accompa;^ner chaque fois celui qui doit annoncer une an- :;e. Tandis qu'aux Offices moins solennels, lorsqu'il n'y a que X Chapiers, les Chantres iraient annoncer les antiennes seuls, sans • ni avertis ni accompagnés par le Cérémoniaire. D'après une 'Ui Préfet de la S. Congrégation (3 octobre 1851), le Céréjicut conduire même les simples Chantres en surplis. Aux l'antienne devant se chanter en entier avant le psaume, le filtre qui l'annonce doit rester auprès de celui qui doit l'entonner ''jurné vers lui jusqu'à ce qu'il ait fini l'intonation ; mais aux ii-doubles le Chantre, aussitôt après avoir annoncé l'antienne, ' 6*en retourner pour l'intonation du psaume. Les Chantres ou ' avant de quitter leurs places, s'entie-saluent ; ils saluent , u ils vont annoncer une antienne, d'abord en arrivant auprès ' i ui.«j encore avant de le quitter.
PART, m, CHAP. m, ART. IV
à l'autel qu'au Célébrant, s'ils passent devant lui (1), Après qu'ils ont entonné le psaume, ils s'asseyent sur les tabourets qui sont préparés et disposés pour eux dans le milieu du Chœur, devant l'autel (Cœrem. Ep,, ibib,, n. 6 et 7).
9. Lorsqu'ils sont assis, et non auparavant, ils se couvrent et continuent le chant avec le Chœur, chacun de son côté (2).
10. Le premier psaume terminé, les deux Chantres ou le Chapier vont annoncer l'antienne au premier du Chœur du côté de l'évangile (3). Lorsque celui-ci a repris l'antienne, les Chantres entonnent le psaume au milieu du Chœur, ce qui se pratique alternativement de chaque côté (Cœrem, Episc, ibid., n. 8). Pendant ce temps les Chapibrs-Assistants restent asssis '(4).
n. Lorsque tous les psaumes sont chantés et qu'on a répété la dernière antienne, les Chapiers assistent au
(1) Nous ne parlons que des Chantres qui d'après le Cérémonial doivent entonner les psaumes in medio Chori, parce que les Chapiers assistants ne quittent point le Célébrant, et n'iraient au milieu qu'autant que celui-ci y serait lui-même placé. Mais si son siège est au coin de l'épître, sa place naturelle, les Chantres seuls vont in medio Chori.
(2) Dans plusieurs églises de France, les Chapiers se promènent dans le Chœur. Cet usage est contraire au Cérémonial romain, dont l'esprit repousse ces mouvements inutiles. La S. Congrégation des Rites a d'ailleurs déclaré, le 31 juillet 1665, que cette pratique était contra usum Ecclesiœ Romance.
(3) Il est d'usage général que chaque Chantre ou Chapier aille alternativement annoncer seul l'antienne de son côté. Après que les Chantres ont entonné le psaume jusqu'à la médiante, le côté du Chœur où l'antienne a été annoncée continue le reste du premier verset, — Il n'est pas nécesssaire d'annoncer l'antienne au premier des stalles : il suffit de commencer de manière à ce que les antiennes suivantes soient annoncées à de moins dignes, et qu'on aille toujours en descendant. C'est ainsi que nous comprenons le Cérémonial des Evêques (lib. ii, cap. ni, n. 8). On peut, aux grandes solennités, commencer tout-à-fait par les plus dignes ; aux solennités moindres, commencer seulement aux Chanoines honoraires ou aux simples Prêtres, et les autres jours se borner aux Diacres ou aux simples Clercs.
(4) On suppose que les assistants ne sont pas placés à côté des Chantres de manière à former un même corps avec eux; car dans ce cas quand un Chapier est debout pour son office, tous doivent également être debout, conformément aux dispositions du Cérémonial des Evêques (lib. i, cap. xviii, n. 8 et 9).
DES VÊPRES SOLENNELLES
capitule, chanté par l'ofRciant (1). Et, après qu'il a entonné Thymne, qui lui est annoncée par le premier d'entre eux, ils retournent à leurs places, où ils se tiennent debout et découverts {Cœrem, Ejnsc.^ ibid., n.
Jfota. Si l'on chante V^ve Maris siella ou le Veni Creator, ils se mettent à genoux jusqu'à ce que la première strophe soit finie (^Cœrem. Episc, cap. i, n. 12 (2).
12. Après l'hymne, deux d'entr'eux chantent le ver- \ set, puis le premier ayant annoncé l'antienne à l'Officiant, I les Chantres entonnent le Magnificat, Après l'intonaj tien, les Chapiers prennent l'Officiant au milieu d'eux
pour le conduire à Tautel (Cœrem, Episc, ibid., cap, m, n. 10).
13. Eu allant à l'autel du Chœur, supposé qu'on ne doive pas aller encenser quelque autre autel, ils saluent d'abord le Chœur, ayant soin de s'accorder ; puis, arrivés
i au pied de l'autel, ils lui font la révérence convenable ' (3). Les deux premiers Assistants montent sur le mar- , chepied avec l'Officiant, et les autres, s'il y en a d'autres, I restent in piano. Le premier fait mettre l'encens dans I l'encensoir (Cœrem. Episc.y ibid.) de la même manière ! que le Diacre le fait mettre à la Messe, et le second I soulève un peu la chape par-dessus le bras droit de j l'Officiant, afin que celui-ci puisse mettre l'encens plus [ commodément.
Pendant l'encensement, ils tiennent et relèvent la chape de chaque côté. L'encensement fini, ils retournent au milieu, font une inclination de tête à la croix, descendent in piano, font la révérence convenable à l'autel, saluent le Chœur, et reconduisent l'Officiant à
(1) Lorsque PEvêque est présent, c'est un des Chapiers qui chante U capitule (Cœr, Ep., lib. i, cap. ii, n. 7), au lieu où se chantent d'ordinaire les leçons. S'il s'avance au milieu du Chœur devant l'au-
i tel, il fait la génuflexion in accessu et recessu.
(2) Les Chapiers-Assistants se mettent en cette circonstance à ge- 'X aux cotés du Célébrant, dans le lieu où il est d'usage que ce-
s'y rnelte lui-même.
(3) 11 est bon de remarquer qu'ils vont tous à l'autel les mains jointes. Avant de quitter leurs sièges, ils saluent chaque côté du Cborur avec le Célébrant. Et toutes les lois qu'ils doivent quitter W Cbcfcur tous ensemble, ils le saluent de la même manière.
254 PART, m. CHAP. m, art. v.
son siège. Le premier Chapier l'encense de trois coups ; après quoi le dernier, s'ils sont plus de deux, encense le Chœm (Cœrem. Episc , ibid., n. 11 et 12) (1) de la même manière que le Diacre Pa fait à la Messe, en commençant d'ordinaire par le côté de l'évangile. Les autres Chapiers vont à leurs places (2).
15. Lorsqu'il a encensé le premier ordre de chaque côté, il encense les Chapiers de deux coups chacun (3)j puis il encense le reste du Clergé placé dans les stalles inférieures. Enfin, revenu en vsa place, il est lui-même encensé par le Thuriféraire.
16. Après l'oraison, les deux derniers Chapiers chantent le Benedicamus Domino (^Cœrem, Epùc, ibid.,n, 15) (4).
17. Après qu'ils ont chanté le Benedicamus, tous prennent l'Officiant au milieu d'eux pour aller à l'autel: ils saluent le Chœur, fjnt la génuflexion à la croix, s'en retournent dans l'ordre qu'ils sont venus, la tête couverte, à moins qu'ils ne restent pour la récitation de l'antienne ordinaire {Cœrem Episc, ibid.).
18. Arrivés a la sacristie, si la Clergé est sorti du Chœur, ils lui font le salut convenable ; puis ils quittent leurs chapes et aident l'Officiant à se déshabiller.
JYota. Si l'on doit encore encenser un autre autel que . celui du Chœur, ils se conformeront aux instructions données au chapitre du Cérémoniaire.
ARTICLE V
Instructions pour V Officiant, 1. L'Officiant, revêtu non d'une aube {Béer, de la S»
(1) A moins que l'encensement du Chœur ne soit fait par le Thuriféraire, ce que permet le Cérémonial.
(2) Lorsque l'Evêque est présent, l'Officiant est encensé, avant de quitter l'autel, au coin de l'épître, par le premier Chapier, de deux coups seulement ; mais, Pévêque absent, l'Officiant est encensé à son siège de trois coups. Le Chapier chargé de l'encensement doit ensuite le poursuivre de la même manière que le Diacre à la Messe.
(3) Si les Chapiers étaient Chanoines, il les encenserait les premiers.
(4) Dans beaucoup d'églises, le verset Benedicamus Domino et les petits versets, tant après l'hymne qu'après les antiennes des mémoires, sont chantés par des Enfants de Chœur.
DES VÊPRES SOLENNELLES
Congre g, des R,, 13 juillet 1658), niais seulement de la coiia (surplis ou rocliet) et d'une chape, sans étole {S. Congr., 9 septembre 1668), après avoir salué l'image de la sacristie, se rend à Tautel, la tête couverte, accompagné du Cérémoniaire (1). En arrivant, il lui donne sa barrette, et ayant fait l'inclination convenable ou la génuflexion in piano, il se met à genoux sur le plus bas degré, et dit VJlperi, Domine (^Cœrem. Episc, lib. ii, cap. m, n. 2).
2. Il se lève ensuite, fait la révérence convenable à l'autel, salue le Chœur, et se rend à sa place, où il dit le Pater et VAve (2), et entonne le Deus in adjutorium. Il s'assied quand on commence le premier psaume, et, le Cérémoniaire lui ayant rendu sa barrette^ il se couvre.
3. Il se découvre et s'incline au Gloria Patri, aux noms de Jésus et de Marie, etc.
4- Les psaumes finis, il se lève pour chanter le capitule (3) et entonner l'hymne. Dès lors il reste debout jusqu'à ce qu'il ait entonné l'antienne de Magnificat (Cœrem. Episc, ibid., n. 9 et 10).
5. I] s'assied ensuite (4), se lève de nouveau lorsqu'on I commence Magnificat Après l'intonation du cantique, il se rend à l'autel, les moins jointes, ayant soin de
(1) Et des Chapiers s'il y en a. La S. Congrégation des Rites a décidé que l'Officiant peut ne prendre ia chape que pour Magnificat : Consuetudo, ut Hehdomadarius ad Vesperas capiat pluviale ad \ capitulum, et non aprincipio Vesperarum, servari potesi (sept. 1607). • Mais s'il y a des Chapiers, il est au naoins convenable qu'il en soit : revêtu aussi bien qu'eux dès le commencement des Vêpres. S. R. j C. censuit: Hebdomadarium seu alium qui Officium faciat, in Ves- ' péris solemnibus, indui debere pluviali a principio Vesperarum, et sic indutum permanere usque ad finem. Quod eo magis observandum ; est, ubi assistentes quoque pluviali essent induti : abusu quocumque ; non obstante (20julii 1693)." Si l'on récitait les Vêpres sans qu'il I y eût encensement, les chapes ne seraient pas nécessaires, disons j mieux, ne seraient pas à propos (Cterm., lib. ii. cap. m, n. 17). i (2) Aux termes du Cérémonial (lib. ii, cap. m), le Célébrant I i'atbied d'abord un instant, puis il se lève pour dire Patej' et Jlve.
(3) Lorsque l'Evêque est présent, c'est un Chantre qui dit le capitule.
(4) Si l'Office n'était que semi-double, il ne s'assiérait pas, puisqu'on ne continuerait pub l'antienne.
256 PART, m, CHAP. m, art. v.
saluer les deux côtés du Chœur avant de partir {Cœrem. Episc, ihià. y Yi. 14-). (1).
6. En arrivant, il fait à l'autel la révérence convenable, il monte sur le marchepied, et, ayant baisé l'autel, il procède à l'encensement à l'ordinaire (2). Après quoi il rend l'encansoir au Cérémoniaire, à moins qu'il ne soit assisté par des Chapiers ; puis il retourne au milieu, fait une inclination de tête à la croix, descend in plano^ et, après avoir fait la révérence convenable à l'autel et salué le Chœur, il se rend à son siège, où il est encensé de trois coups {Cœrem, Episc,^ ibid., n. 10 et 11) (3).
7. Le Magnificat terminé, il s'assied pendant l'antienne. Il se lève pour les oraisons, et, après avoir dit Fidelium animœ (4), il quitte son siège, et se rend à l'autel après avoir salué le Chœur (Cœrem. Episc, ibid., n. 14 et 15).
8. Arrivé à l'autel, si l'on ne doit pas dire les Compiles, il commence Pater noster, qui se continue à voix basse ; puis il dit Dominus det nobis suam pacem ; et, lorsque l'on a terminé l'antienne qui convient au temps et que l'on dit ou à genoux ou debout, selon que le prescrit la Rubrique, il se lève, et dit l'oraison sur le ton férial, et enfin le Divinum auxilium, etc. {^Cœrem. Episc, ibid., n. 15).
9. Si le Clergé sort du Chœur après les Vêpres, l'Officiant attend qu'il soit sorti pour se rendre à la sacristie. Au signe du Cérémoniaire, il fait à l'autel la révérence convenable, se couvre, et le suit. Arrivé à la sacristie, il
(1) L'Auteur a omis de dire que l'Officiant, aussitôt qu'il s'est levé et avant de se rendre à Pautel, fait d'abord sur lui-même le signe de la croix (Ibid., n. 14).
(2) Absolument comme à la Messe, en commençant par mettre l'encens après qu'il a baisé l'autel.
(3) Lorsque l'Evêque est présent, l'Officiant est encensé, non de trois coups à son siège, mais seulement de deux coups à l'autel, immédiatement après l'encensement : pour cela, il se place au coin de Pépître, de la même manière que le Célébrant lorsqu'il est encensé à la Messe.
(4) Lors PEvêque est présent, immédiatement après le Benedicamus Domino, il donne la bénédiction (Cœr. Ep», lib. ii, cap. ii, n. 11). L'Officiant se retire aussitôt après.
se découvre, salue le Clergé, et se déshabille à l'ordi- Daire.
10. Si après les Vêpres ou dit les Compiles, lorsqu'il i dit Fideliuvi animœ et fait à l'autel et au Chœur les saints convenables, il s'en va à la sacristie quitter sa chape, etc.
J^oia I. Si Ton dit VAve Maris stella, ou le Veni Creator^ après que l'Officiant a entonné ces hymnes, il se met à genoux pendant toute la première strophe, et de même en d'autres circonstances (^Cœrem. Episc*, ibid., cap. I, n. 12).
JSota IL S'il doit encenser un autre autel que celui du Chœur, il se conformera aux instructions données pour le Cérémoniaire.
Des Vêpres en présence du saint ^acremenfç avec la manière de l'exposer et donner la bénédiction*
Des Vêpres en présence du très-saint Sacrement.
1. Le Cérémoniaire aura soin, pour cette solennité de faire préparer, dans la sacristie, en outre de ce qui est
i nécessaire pour les Vêpres solennelles, une étole pour î celui qui doit exposer et renfermer le très-saint Sacrement.
2. Si le très-saint Sacrement repose à un autre autel que celui où il doit être exposé, il préparera encore le petit dais (1), l'écharpe et les torches dont on devra se servir pour le transporter.
(1) A Rome on ne déplace jamais le très St .Sacrement de Pautel où*il repose sans qu'on le couvre d'un dais, quelque court que doive être le trajet. Les dais dont on se sert en pareille circonstance sont très simples. Ils sont faits en forme de parasols, s'ouvrent et se ferment de la même manière, et sont portés par une seule personne. C'est ce qu'on appelle Vombrcllino. A Lyon et à Bordeaux, on se sert aussi de ce petit dais, dont l'usage est désirable pour toutes les églises. Il serait surtout précieux pour porter le saint Viatique aux malades, dans les lieux où il est dilHcile de faire usage d'un dais ordinaire.