CHAPITRE IV
PART. III, CHAP. IV
3. Il place sur l'autel le corporal, la clef du Tabernacle et l'ostensoir.
4. Sur la crédence il met l'écharpe (à moins qu'elle ne soit préparée à la sacristie pour le cas où l'on doit transporter le très-saint Sacrement), et le livre de l'oraison du saint Sacrement pour la bénédiction.
5 Les Chapiers se tiennent prêts pour partir avec l'Officiant. Celui-ci, en cette circonstance, met l'étole. On se rend à l'autel dans le même ordre qu'à l'ordinaire, si ce n'est que, dans ce cas, le Thuriféraire marche devant les Acolytes, portant l'encensoir et la navette.
6. Arrivés au Chœur, les Ministres font la génuflexion, et se mettent à genoux sur le dernier degré, aux côtés de l'Officiant. Les Acolytes posent leurs chandeliers en lieux convenables. Un Prêtre, ayant pris une étole, monte sur le marchepied, étend le corporal, ouvre le tabernacle, et fait la génuflexion un peu par côté, la face vers l'évangile, pour ne pas tourner le dos à l'Officiant ; ce à quoi il faut prendre garde toutes les fois qu'on expose le saint Sacrement devant l'Officiant. Ensuite il tire le très-saint Sacrement du tabernacle, le met dans l'ostensoir, qu'il dresse au milieu de l'autel, fait de nouveau la génuflexion, et le met sur le trône préparé (1). Puis il descend in piano au coin de l'épître, quitte son étole, et se met à genoux au même lieu.
7. Ensuite l'Officiant et ses deux Assistants ayant fait une inclination profonde, se lèvent, et l'Officiant
(1) L'Auteur ne suppose pas un trône élevé, comme ils le sont d'ordinaire en France. Il suppose au contraire que le lieu préparé pour l'exposition est à la portée de l'Officiant, qui peut, à l'instant, même, et sans moyens étrangers, y placer l'ostensoir. C'est pourquoi, selon lui, on place d'abord le saint Sacrement, et on ne l'encense qu'ensuite. Mais en France, généralement, le lieu de l'exposition est élevé, il faut des gradins et une espèce d'échelle pour y atteindre. Le plus souvent ce n'est pas l'Officiant, mais un autre Prêtre ou un Diacre qui place l'ostensoir sur ce lieu élevé. C'est peut-être la raison pour laquelle on encense le saint Sacrement d'abord, et on l'expose ensuite. Du reste, les Rubricistes sont partagés sur le point de savoir si l'encensement du saint Sacrement doit se faire avant ou après l'exposition. Pendant l'exposition, on peut chanter ce qui est régulièrement établi par l'autorité compétente ou au moins par l'usage.
met de l'encens dans l'encensoir. Le premier Chapier lui présente la navette, sans aucun baiser, et le second soulève sa chape par-dessus le bras droit. lisse mettent à genoux ; et, l'Officiant ayant reçu l'encensoir des mains du premier Chapier, ils font une inclination profonde ; rOfficiant encense le très-saint Sacrement de trois coups, ses Assistants soulevant le bord de sa chape. Ils font de nouveau une profonde inclination, et rOfficiant rend l'encensoir au premier Chapier, lequel le remet au Cèrémoniaire. Après avoir dit Jlperi, Domine^ ils se lèvent, font tous ensemble in piano la génuflexion utroque genu, avec inclination profonde, et s'en vont à leurs places more solito.
8. Si le très-saint Sacrement repose à un autre autel que celui où il doit être exposé, on observera les cérémonies suivantes. Un peu avant le moment des Vêpres, un Prêtre, revêtu d'un surplis avec l'étole, sort de
I la sacristie, la tête couverte de sa brxrrette, portant des I deux mains devant sa poitrine la bourse qui contient le corporal et la clef du tabernacle ; il est accompagné du Cèrémoniaire, qui porte l'écharpe et V ombre llino (1), et précédé de Clercs qui portent des flambeaux.
9. En arrivant à l'autel, ils font tous la génuflexion. Le Prêtre, après avoir donné sa barrette au Cèrémoniaire, monte sur le marchepied, étend le corporal, ouvre le tabernacle, fait la génuflexion, tire le très St. Sa-
; crement, et se met à genoux. Alors le Cèrémoniaire I lui met l'écharpe sur les épaules, puis il se relève, prend ; le saint Sacrement, la main gauche couverte du voile, ' dont il rejette l'extrémité sur l'autre main, et le porte
des deux mains devant sa poitrine, en récitant des ! psaumes, à l'autel où il doit être exposé ; les Clercs qui i portent des flambeaux marchent devant en psalmodiant I alternativement avec lui. Le Cèrémoniaire marche
derrière, en portant Vombrellino ouvert au-dessus du
saint Sacrement.
10. Lorsqu'ils sont arrivés, les Clercs se mettent à genoux />/rmo, à quel(|ue distance du Prêtre. Celui-ci monte sur le marchepied, pose le très-saint Sacrement
(1) Petit dais, dont ii a été parlé, p. 257.
PART, m, CHAP. IV.
sur îe corporal, et fait la génuflexion. Il quitte en même temps l'écharpe, que le Cérénioniaire prend et porte sur la crédence. Celui-ci met aussi Vombrellino en sa place.
11. Le Prêtre se relève, met le saint Sacrement dans Fostensoir, et, ayant fait de nouveau la génuflexion, il le place sur le trône préparé. Il descend ensuite in piano ^ fait la génuflexion utroqué g mu sur le dernier degré, puis, s'étant relevé, il met Pencens sans le bénir. (Dans cette circonstance, le Thuriféraire, n'étant pas sorti de la sacristie à l'ordinaire pour marcher devant les Acolytes, se trouve à Pautel avec Pencensoir et la navette.) L'Ofîiciant, ayant mis Pencens, se met de nouveau à genoux, encense le très-saint Sacrement de trois coups. Après xme courte prière, il se lève ; tous ensemble, ils font la génuflexion ntroque genu, et s'en retournent à la sacristie.
12. Après que le très-saint Sacrement est exposé, le Cérémoniaire avertit le Clergé d'entrer au Chœur (1). En arrivant, on fait la génuflexion à deux genoux, puis on se rend chacun à sa place sans se saluer réciproquement. On se tient debout jusqu'à ce que POfiiciant se mette lui-même à genoux avec les Chapiers sur le dernier degré. Ces Oflîciers sacrés, en arrivant, se découvrent aussitôt qu'ils sont en vue du saint Sacrement j ils portent leurs barrettes à la main, font la génuflexion utroque genu conjointement avec les Acolytes et le Cérémoniaire.
13. Après avoir fait ainsi à genoux un salut profond, tous se lèvent. Les Acolytes portent leurs chandeliers au lieu ordinaire, et POfliciant se met à genoux avec les Chapiers sur le dernier degré pour dire VAperi Domine^ etc. Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent, font de nouveau la génuflexion î^^ro^we genu, Yoni à leurs places more solito, si ce n'est que, le saint Sacrement présent, on ne salue pas le Chœur.