Les Vêpres, jusqu'à Magnificat, se disent more
(1) En France; lorsqu'on doit exposer le très-saint Sacrement immédiatement avant un Office, c'est l'usage général que le Clergé se rende au chœur auparavant, et l'exposition elle-même fait comme partie de l'Office.
sohioy excepté que tous demeurent la tête découverte, et que les Chantres, après avoir entonné les psaumes, font senlement signe au côté qui doit poursuivre, mais sans jamais s'entre-saluer.
15. A JMas^nificat, l'Officiant, s'étant rendu à l'autel avec les Chapiers, fait d'abord la génuflexion uiroqiie genuy monte sur le marchepied, fait une simple génuflexion avec ses Ministres (Bisso, litt. M., n. 222, § 1. — Baiildry, part, m, câp. xvi, art. 6, n. 11), baise l'autel, met et bénit 1- encens, aidé par ses Assistants, dont le premier lui présente la navette sans aucun baiser : ensuite ils se mettent à genoux sur le bord du marchepied, l'Officiant encense le très-saint Sacrement; ils se relèvent, font de nouveau la génuflexion, et l'encensement de l'autel se fait comme d'ordinaire lorsque le saint Sacrement est présent (Merati^ part, iv, tit. xii, n. 28, sub fine).
16. L'encensement de l'autel étant terminé, ils reviennent au milieu, font la génuflexion unico genu, descendent iii piano, l'Officiant et le second Assistant par le côté de l'évangile, et le prz-mier Assistant par le côté de l'épître {Merati et Bauldry, ibid.), font la génuflexion. in piano utrogue genu, et s'en retournent à leurs places : car on ne doit alors encenser aucun autre autel, pas même celui où reposerait le saint Sacrement, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 mai 1746. Ensuite on encense le Célébrant et le Chœar. Le Thuriféraire encense le peuple par côté, de manière à ne pas tourner le dos au saint Sacrement. Il reste près de l'autel })0ur la bénédiction (1).
17. Après que les oraisons sont terminées, les Acoly- I tes reportent leurs chandeliers en leurs places ordinaires ; et, après le Benedicamus, l'Officiant, sans dire Fidelium animœ (Bauldry, n. 9) (2), se rend au milieu de
i l'autel, où il fait d'abord avec les Chapiers la génuflexion
I (1) Rien n'empêche, surtout si c'est l'usage, qu'il aille renouvelci I le feu à la sacristie.
^'!) Noas pensons que cette rè<rle de Bauldiy n'est pas applicable la bénédiction du saint Sacrement est précédée de quelques ' S qui en font comme un exercice sé[jaré des Vêpres, lors, par ' ' • inple, qu'elle est précédée d'un répons, d'une hymne, etc.
PART, m, CHAP. IV.
in piano des deux genoux ; puis il se relève, et se met à genoux avec eux sur le dernier degré.
18. Au signe du Cérémoniaire les Clercs viennent avec leurs fiambenux ; les Chantres entonnent le Tantum ergo, et l'Ojfïiciant encense le saint Sacrement à l'ordi-' naire. Après qu'on a dit le verset Panem de Cœlo (1), l'Officiant se lève, et sans dire Dominus vobiscum, pour se conformer à la décision de la S. Congrégation des Rites du 16 juin 1663 ; sans non plus faire la génuflexion, ainsi que l'a décidé la S. Congrégation le 2 août et le 6 septembre 1698, il dit debout l'oraison Deus qui îiobis, etc., avec la conclusion Qui vivis et régnas in secula seculorum (2). Et alors celai qui doit remplir cet office, ayant mis une étole, monte sur le marchepied, et descend le très-saint Sacrement sur l'autel, avec la génuflexion avant et après, puis il se retire et ôte son étole.
19. L'Officiant, après avoir pris l'écharpe sur ses épaules, s'incline profondément (f), monte avec ses Ministres sur le marchepied, fait la génuflexion, et prend ensuite le très-saint Sacrement avec les deux mains couvertes du voilé ; pnis, se tournant sur sa droite vers le peuple, il le bénit more solito (3).
J^ota, Si l'autel était à la façon orientale, il donnerait la bénédiction sans se retourner.
20. La bénédiction donnée, il fait la génuflexion (4). On lui ôte l'écharpe, et il descend in piano (comme nous l'avons dit au n. 16). Il se met à genoux sur le dernier degré. Le Prêtre qui a l' étole, ayant fait un salut profond, monte sur le marchepied, fait la génufle-
(1) Pendant tout le tenmps pascal, le jour de la Fête-Dieu et pen-* dant son octave, au v. Panem de Cœlo on ajoute ; Alléluia,
(2) Telle doit être la petite conclusion de cette oraison : la S. Congrégation des Riles Pa ainsi décidé le 14 juin 1687, et le 10 septembre
(t) L'usage à Rome est de faire cette prostration, seulement lorsque l'on est monté sur le marchepied.
(3) Voici ce que le Rituel prescrit pour la bénédiction donnée par le simple Prêtre : Sacerdos, facta genuflexione, semel benedicat populum in modum crucis, nihil diceiis." Et voici ce que prescrit le Cérémonial pour PEvêque ; Cum illo (SS. Sacramento) signum crucis super populum ter faciat, nihil dicens." (Lib. ii, cap. xxxiii, n. 27.)
(4) Après avoir fait le tour entier (Gardellini).