CHAPITRE VII
Des petites HeureS) et en psirticulier des Compiles.
1. Les petites Heures ne sont jamais solennelles, si ce n'est Tierce, lorsque l'Evêque ofîicie (Cœr, Ep., lib.
! n, cap. vin), et Compiles, à certains jours dans certaii nés églises (Ibid., cap. iv, n. 3).
2. Le Chœur est debout, tourné vers Pautel, pendant le Pûter et VAve, qui se disent à voix basse avant de commencer; pendant le Deus in adjutorium- le capitule,
I le répons bref, les petits versets, l'oraison et le Benedii camus. Pendant l'hymne, on est debout, tourné en I Chœur, et pendant les psaumes, on est assis et couvert. I Lorsqu'on dit les prières, et qu'on ne doit pas les dire à i genoux, on est debout, tourné vers l'autel. Si on les dit : à genoux, celui qui préside se lève pour l'oraison (1).
(1) Ni la Rubrique ni le Cérémonial n'imposent au Clergé, lorsmi'il est debout, l'obligation de se tourner vers l'autel ou de rester en t Chœur. Les dispositions que nous donnons à ce sujet ne sont ap- ^yées que sur la pratique de certaines Eglises et le besoin de l'uni-
PART, m, CHAP. VII.
3. Celui qui préside à l'Office commence Deus in adjutorium, l'hymne et l'antienne avant les psaumes, dit le capitule, l'oraison, le Benedicamus et le verset Fidelium, Ceux qui font l'office de chantres commencent le premier psaume, les répons brefs et les petits versets. De jeunes Clercs ou des Enfants de Chœur les remplacent très convenablement dans les deux derniers cas.
4. Les Chantres, en simple habit de Chœur, restent à leurs places ordinaires, ou se mettent au lutrin, ou y vont seulement pour chanter les répons brefs, selon les usages des lieux et le degré de solennité qu'on veut donner à l'Office.
5. A Prime, durant la lecture du martyrologe, tous, excepté le Lecteur, sont asssis ; et quand celui qui préside dit Pretiosa, etc., ils se découvrent, se lèvent, et se tournent vers l'autel. Quand le Lecteur, à la fin de la leçon brève, dit Tu autem Domine, miserere riobis, il fléchit le genoux, ou, s'il est Chanoine, il s'incline profondément.
6. Lorsque les Complies suivent les Vêpres immédiatement, dans les grandes églises, elles sont présidées par un Prêtre autre que l'Officiant des Vêpres. On attend donc, pour les commencer, que celui-ci se soit retiré. 11 serait inconvenant de commencer un Office pendant qu'il salue le Chœur, ou même qu'il y est présent.
7. Le Lecteur ou Chantre, médiocrement incliné vers celui qui préside, dit d'un ton convenable : Jube Domney benedicere, et demeure incliné jusqu'à la fin de la bénédiction. Le Prêtre se tourne aussi vers lui pour dire JVodem quietam, etc., et le Chœur répond Amen. Puis le même Lecteur ou Chantre dit la leçon brève : Fratres, sobrii estote, etc. A Tu autem, Domine, miserere nobis, il fait la génuflexion comme nous l'avons dit pour la leçon brève de Prime. Le Chœur répond Deo grattas. Le Célébrant dit ensuite, d'une voix médiocre, Adjutorium, etc., sans inflexion de voix ; ensuite il dit tout bas le Pater noster ; suit la Confession.
8. Le Prêtre qui préside dit le Conjiteor d'un ton grave et médiocrement incliné 5 à Vobis fraires.., vos, fratres, il se tourne vers le Chœur. Le Chœur, à son tour, répète les mêmes cérémonies, et se tourne vers lui
DES MATINES ET DES LAUDES
en disant Tibi, Pafer..», te, Pater. A Indulgentiam^ tousse i redressent, et chacun fait sur soi le signe de la croix. ! 9. Le Chœur est tourné vers l'autel jus([u'à ce que le I Prêtre commence Confiteor ; alors on se tourne en I Chœur, et on demeure dans cette position jusqu'à Couverte nos^ où l'on se tourne de nouveau vers l'autel (1). Pendant tout le reste des Com plies, la position du Chœur est la même qu'aux autres petites Heures, j 10. L'antienne de la sainte Vierge qui termine l'OfB- ! ce, se dit à genoux tous les jours, excepté les dimanches, à commencer dès le samedi soir (2), et tout le Temps pascal. Lorsqu'on dit cette antienne debout, le Chœur se tourne vers l'autel ; lorsqu'on la dit à genoux, celui qui doit dire l'oraison se lève auparavant.
11. Lorsque l'Evêque est présent, l'Hebdomadaire disant les Complies s'incline profondément vers le Prélat avant de dire Indulgentiam et absohctionem, et aussi avant Benedicat et custodiat nos, etc. (lib. ii, cap. iv).
12. Si l'Evêque officiait lui-même, il dirait JVoctem quietam, etc.; Jldjutorium, etc.; le Conjiteor\ Deus in adjutorium, l'oraison et le verset Benedicat et custodiai nos, etc. Tout le reste est dit par le Chœur (^Ibid,),
^ CHAPITRE Vm.
Des matines et des L^audes*
1. En règle générale, on ne porte pas de chapes à Matines {Cœr, Ep,, lib. ii, cap. vi), si ce n'est pour la neuvième leçon (Ibid,, n. 15). D'après la décision
I de la S. Congrégation des Pâtes du 13 juin 1676, on doit en porter aux grandes solennités (3), dont nous al-
I Ions surtout nous occuper, et dans beaucoup d'églises on les prend dès le commencement.
(1) Voir la note de la page 269.
i ' (2) PendaQi le Carême, lorsqu'on dit les Vêpres avant le diner, si I on les ternniiie avant naidi ou même seulement à midi, on dit, le sa- ' medi, comme les autres jours, Pantienne de la sainte Vierge à genoux, de même que pour gagner les indulgences, il faut aussi, ce jour-là, ! dire à genoux V Angélus de midi (Manuale décret, aut/ient. S, JR. C.
(3) Voici la question : ''An in Matutinis solemnibus admittatur UPif pluvialium ?' " Et voici la réponse : ^' In solemnioribus deberi."
PART. III, CHAP. Vm.
2. En arrivant, tous font la révérence convenable, c'est-à-dire tous la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle : mais s'il y a seulement la croix de l'autel, les Chanoines font une inclination profonde, et les autres une génuflexion {Cœr. Ep.^ lib. i, cap. xviii, n. 3).
3. On dit debout, tourné vers l'autel. Pafer, ^ve, Credo, à voix basse. On demeure dans la même position pendant le Domine, labia mea aperies, et le Deus in adjutorium (1).
4^, Pendant l'invitatoire, le Fgmïe,£a?wZ/m?^5, l'hymne et la première antienne, on est également debout ( Cœr. Ep,y lib. II, cap. VI, n. 7), mais tourné en Chœur (2). Aux paroles Venite adoremus, et procidamus ante Deiirriy tous se mettent à genoux, même ceux qui chantent (Cœr. Ep., ib., n. 8).
5. Pendant que le Chœur répète l'invitatoire pour la dernière fois, les Chantres se rendent devant l'Officiant (3), et après que, debout in piano, tournés vers lui, ils lui ont fait un salut profond, le premier lui donne le ton de l'hymne, ipsi prœintonat hymnu7n {Cœr. Ep.y ib.) (4>).
(1) A aucun Office, ni les Chapiers ni les Chantres n'annoncent le Deus in adjutorium,
(2) Le Manue] des Cérémonies romaines, tome i, part, ni, art, VI, n. 3, dit que pendant le Venite on est tourné vers l'autel. Mais du Molin, dans sa Pratique des Cérémonies de P Eglise selon V usage romain, livre imprimé par ordre de l'Assemblée générale du Clergé de France et approuvé par les Evêques-Commissaires du dit Clergé, enseisjne positivement qu'on doit être tourné en Chœur. C'est, en effet, généralement la position du Chœur toutes les fois qu'il doit chanter.
(3) Dans les solennités, ils sont invités et conduits par le Cérémoniaire. Il en est de même lorsqu'un Chapier ou un Chantre doit annoncer une antienne.
(4) Il est à remarquer que, quand il s'agit d'annancer l'hymne, tous les Chapiers se rendent auprès de l'Officiant, quoiqu'un seul doive en donner le ^on : mais quand il s'agit des antiennes, un seul Chantre se déplace, du moins d'après la pratique générale. Cette observation est également applicable aux Vêpres et aux Laudes. Il esc aussi à remarquer que les Chapiers ou les Chantres font toujours un salut profond à l'Officiant, et une génuflexion à l'autel, lorsqu'ils passent devant le milieu. Il n'y a d'exception pour ce dernier cas que quand ce Chapier ou ce Chantre, est un Chanoine, et qu'il y a sur l'autel simplement la croix et non le saint Sacrement.
DES MATINES ET DES LAUDES
6. Le même Chantre qui a donné le ton de l'hymne, annonce la première antienne à TOfficiant ; les deux antres antiennes du premier Nocture sont annoncées successivement au plus digne de chaque côté du Chœur {Cœi\ Ep,, ibid., n. 10.) (1).
7. Après que les Chantres ont entonné le premier psaume (2), le Chœur s'assied, pour ne se lever qu'au petit verset qui précède les leçons (Cœr. £p.,ibid., n, 9. et 1 1) .Tout le monde se couvre, ainsi qu'on doit le faire' toujours lorsqu'on est assis, et on ne se découvre qu'au Gloria Patri de chaque psaume.
8. Lorsqu'on commence le petit verset, tous se lèvent et se tournent vers l'autel. Ils demeurent dans la même position pendant le Pater ; et l'on ne se rassied qu'au commencement de la leçon.
9. Pendant qu'on dit le petit verset, le Cérémoniaire I va inviter celui qui doit chanter la première leçon, qui
doit être un des plus jeunes (Cœr. Ep,^ ibid., n. 18). Car, pour les leçons, on suit l'ordre inverse de celui que l'on doit suivre pour les antiennes, attendu qu'on commence les antiennes, par les plus dignes pour finir par les plus jeunes, tandis que les premières leçons sont chantées par les plus jeunes, et les dernières par les plus dignes. En arrivant au pupitre préparé in rnedio Chori versus ultare (Cœr.Ep., ibid.,n. 12), celui qui doit chanter la leçon commence par faire à Pautel la révérence convenable, conjointement avec le Cérémoniaire; puis il salue chaque côté du chœur. Et, le moment venu, il se tourne vers l'Officiant, et chante, profondément incliné : Jube Domne, benedicere, et il demeure dans cette même position pendant que le Prêtre récite la prière de la bé-
i nédiclion : ce qu'il doit faire debout et tête découverte. Et ceci est une règle générale pour le Prêtre Officiant
I toutes les fois qu'il bénit {Cœr, Ep., ibid.). Lorsque celui qui chante la leçon dit, à la fin, Tu autem, Domine, miserere nobi8,\\ fait en même temps la génuflexion; s'il
(1) En règle générale; toutes les fois qu'un Chapier est debout I poor aller annoncer une antienne, tous les autres doivent être égale- . inent debout, mais le resl(; du Chœur demeure assis. I (2) Le psaume peut être entonné par les Chantres ensemble (Cirr. Ep, lib. ii, n. 9), ou par un seul, selon l'usage des lieux.
PART, m, CHAP. Vin.
est Chanoine, l'inclination seulement (1). Puis il salue le Chœur et s'en retourne à sa place (Cœr., Ep., ibid., n. 14<). Toutes les autres leçons, à l'exception de la neuvième, se disent de la même manière.
30. Le Chœur, s'étant assis au commencement de la première leçon, ne se lève, jusqu'à la fin des matines, que dans les circonstances qui suivent : 1^ pendant les petits versets qui précèdent les leçons de chaque Nocturne, l'absolution et la première bénédiction ; 2^ pendant l'évangile qui précède l'homélie ; 3^ depuis le moment où l'Officiant se lève pour la neuviève leçon jusqu'après le Te Deum (2). On se découvre au Gloria Patri des psaumes et des répons, et lorsque l'Officiant dit les prières des deuxième, troisième, cinquième, sixième et huitième bénédiction. On ne se met à genoux que pendant le verset Te ei^go quœsumus du Te Deum {Cœr, Ep, /\hià,, n. 16).
11. Si l'Officiant n'a pas été revêtu de la Chape dès le commencemeni , on lui en apporte une sur la fin du troisième nocturne. {Cœr, Ep,, ibid., n. 15), c'est-àdire pendant la huitième leçon (Du Molin, des Matin,). Au même temps les Clercs destinés à l'office de Chapiers reçoivent les leurs, et les Acolytes vont prendre leurs chandeliers à l'autel.
12. Pour la neuvième leçon, les Acolytes viennent avec leurs chandeliers se mettre à chaque côté de lOfficiant. Les Chapiers, après le Gloria Patri du répons, se rendent également auprès de lui. Et, le répons terminé, il demande, sans sortir de place, la bénédiction au plus digne du Chœur : il la reçoit incliné, chante sa
(1) Par une seule et même génuflexion, le Lecteur non Chanoine fait la révérence que demande la prière Tu autem, etc., et salue Pautel : mais si le saint Sacrement est dans le tabernacle, le Chanoine qui a lu une leçon s'incline d'abord pendant la prière Tu autem etc, puis, avant de saluer le Chœur, il fait une génuflexion au samt Sacrement.
(2) On suit en outre, aux Matines, la règle générale, qui veut que, quand quelqu'un du Chœur se lève pour dire une antienne, tous ceux qui sont de la même dignité que lui ou d'une dignité inférieure se lèvent également des deux côtés du Chœur, ou au moms de son côté. Lors donc qu'an Chanoine dit une antienne, tous sont debout à l'exception de l'Evêque ; et quand l'Evêque est debout, personne ne doit être assis.
DES MATINES ET DES LAUDES
leçon, fuit une inclination profonde kTu nutem, Domine, miserere nobis, puis entonne immédiatement le Te Deum, qui lui est annoncé par le premier Chapier. Après que le Te Deum est entonné, les Chapiers saluent l'Officiant, et retournent à leurs places ; les xlcolytes le saluent ègtilement, et reportent leurs chandeliers à chaque coin. Si les Laudes ne suivent pas immédiatement, comme il arrive le jour de Noël, les Acolytes vont reprendre leurs chandeliers sur la fin du Te Deum, pour assister, pendant Toraison, aux côtés de l'officiant,
13. Le Cérémonial des Laudes est en tout le même que celui des Vêpres.
l-i. Lorsque l'Evêque préside aux Matines, l'Office se fait de même qu'en son absence, à l'exception des points suivants : 1^ celui qui va chanter une leçon, après avoir salué l'autel, salue l'Evêque (Cû?rm., lib. ii, cap. V, n. 5) ; 2^ après avoir chanté la leçon et salué Tautel, s'il est Chanoine, il s'incline profondément vers l'Evêque, qui le bénit en faisant sur lui un signe de croix {Ibid., n. 6), puis il retourne à sa place ; mais s'il n'est pas Chanoine, après avoir fait la génuflexion à l'autel, il va se mettre à genoux devant l'Evêque, lui baise la main, et reçoit sa bénédiction avant de s'en retourner à sa place (Du Molin, des Matin., ch. ii, n. 4) ; 30 l'Evêque, avant de chanter la dernière leçon, dit, tourné vers l'autel: Jube Domine, benedicere, et tous ayant répondu Amen, il commence immédiatement la leçon (Cœrem,^ ibid., n. 9).
15. Dans les églises où il n'y a pas de Prêtre pour donner la bénédiction à l'Officiant, il dit: Jube Damne, benedicere, puis il ajoute lui-même la formule de béné- I diction à l'ordinaire.
16. Quand il n'y a pas d'autre Prêtre que l'Officiant, et qu'il n'y a pas non plus de Diacre, le texte de l'évangile n'est dit que par l'Officiant.
17. Aux Matines des morts, l'Officiant peut être en ichape ou simplement en étole par-dessus le surplis ou le irochet, sans qu'il soit nécessaire qu'il soit assisté par <ies Chapiers {Cœr., lib. 11, cap. x, n. 10). Les Chantres commencent eux-mêmes les antiennes. L'Officiant Tiédit [Xis la dernière leçon, qui est chantée par un
276 PART. III, CHAP. IX, ART. I
Chantre ou tout autre, selon l'usage des lieux (Ibid,, n. 6). Le Chœur ne se lève que pour l'invitatoire, les petits versets et le Pater, qui précèdent les leçons. A Laudes, on se lève aussi pour le Benedictus et l'oraison.