‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 75 sur 214 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

©es Vêpres et des Complies dans les petites S^g-lises* ARTICLE I.

Des Vêpres,

1. On recommande que dans toutes les paroisses, même les plus petites, lorsqu'un Prêtre préside aux Vêpres chantées à l'église, il y ait au moins deux Clercs pour chanter les versets et le Benedicamus. S'il doity avoir encensement, ce qui a lieu aux doubles-majeurs et à toutes les fêtes d'un grade plus élevé (1), il faut au moins un Clerc de plus pour remplir les fonctions de Thuriféraire (2).

2. Le Curé ou un autre Prêtre préside aux Vêpres en surplis (3).

3. Avant de commencer, il s'assure que les cierges sont allumés, que les signets du livre sont à leur place, que tout est bien préparé. Chacun, à genoux, fait sa

(1) In duplicibus minoribus, semiduplicibus, siraplicibus et feriis, non oportet Ceiebrantem esse paratum nec fieri thurificationes (Cœrem., lib. ii, cap. m, n. 17).

(2) Trois enfants suffisent toujours à la rigueur pour tous les Offices. Deux font les fonctions d'Acolytes, et le troisième celles de Thuriféraire. Les Acolytes peuvent chanter la partie des enfants; le Thuriféraire peut porter la croix, etc. Mais il est mieux, et en général il est facile de s'en procurer un plus grand nombre pour les Offices où l'on veut mettre un peu plus de solennité. On peut avoir des enfants habillés uniquement occupés à chanter, d'autres faisant uniquement les fonctions d'Acolytes, un autre portant la croix dans les Processions, un autre faisant uniquement les fonctions de Thuriféraire.

(3) L'usage de Pétole pour les Vêpres a été ^'défendu par la S. Congrégation (décrets du 7 septembre 1658, du 10 septembre 1816, du 16 décembre 1828, du 26 avril 1834, du 27 août 1836 et du 11 septembre 1847). Cette dernière fois la question était ainsi posée : Num Celebrans, ubi non est obligatio Chori, in Yesperis festivis vel votivis, possit stolam déferre, cum sit veluti piaeeminentiag signum in Choro, maxime in Ecclesîisruralibus." La réponse a été : Négative juxta aliàs décréta."

DES VfcPRES DANS LES PETITES ÉGLISES. 277

prière, se lève au signal de l'Officiant, et dit tout bas Pater et Ave, Ensuite l'Officiant commence Deus in adjutorium, etc., en faisant le signe de la croix, ce que doivent faire aussi tous les assistants.

4«. L'Officiant commence la première antienne, que le Chœur continue aux doubles ; puis, le Chantre ayant entonné le psaume, tout le monde s'assied, le Clergé se couvre.

5. Les autres antiennes sont entonnées par ceux qui sont au lutrin : les premières par les premiers, et toujours en descendant. S'il y a deux lutrins, les antiennes et les psaumes sont commencés alternativement de chaque côté.

6. Les cinq psaumes chantés, et la dernière antienne terminée, l'Officiant se découvre, se lève (1), dit le capitule, et commence l'hymne, deux Clercs s'avancent au milieu du Chœur, ou devant la balustrade, et chantent le verset.

L'Officiant entonne l'antienne de Magnificat ; et, s'il n'y a pas encensement, il dit à sa place : Dominus vobiscum, et les oraisons en temps convenable, puis, après le BenedicamuSy le verset Fidelium.

8. Aux doubles-majeurs et aux fêtes d'un grade supérieur, pendant que l'on chante l'antienne de Magnificat^ le Clercs destinés aux fonctions de Thuriféraire, et les deux qui remplissent les fonctions d'Acolytes, s'en vont devant le Célébrant, le premier avec l'encensoir et la navette, les seconds avec leurs chandeliers. Ils le saluent en arrivant ; puis, à l'intonation du cantique, on s'avance à Pautel en cet ordre : le Thuriféraire marche le premier, viennent après lui les deux Acolytes précédant l'Officiant. En arrivant au bas de l'autel, les Acolytes se placent de chaque côté de l'Officiant, le Thuriféraire à droite, et, tous ensemble, ils font la génuflexion si le saint Sacrement est au tabernacle : autrement les Clercs seuls font la génuflexion. Le Sacristain ou un autre Clerc revêt l'Officiant de la chape au pied de l'autel (2), s'il ne l'a reçue auparavant près de son

(1) Il est bon de faire observer que, quand l'Officiant est debout. I tous les autres doivent être debout également.

(2) D'après un décret de la S. Congrégation des Rites du 4 avril OB peut prendre la chape au pied de l'autel. Il est d'usage, daug

PART. IIIj CHAP. 1X3 ART. I.

siège, ou ne la porte dès le commencement de l'Office.

9. Après avoir fait la génuflexion au saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle, ou l'inclination profonde à la croix, l'Officiant monte à l'autel, le baise, se tourne sur sa droite de manière à regarder le coin de l'épître, pour mettre et bénir l'encens ; puis reçoit l'encensoir du Thuriféraire, fait l'inclination profonde à la croix, ou la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle, encense de trois coups la croix de l'autel, fait de nouveau la génuflexion ou l'inclination, et encense tout l'autel de la même manière qu'il est prescrit pour la Messe. Après avoir encensé l'autel, il va, précédé des Acolytes, faire (selon les usages) l'encensement des autels, et des reliques (1). Pendant tout l'encensement, le Thuriféraire soulève la chape de l'Officiant de manière à dégager le bras droit.

10. Les encensements des autels et des reliques terminés, l'Officiant retourne au pied de l'autel, remet l'encensoir au Thuriféraire, se tourne sur sa droite de manière à avoir l'autel sur sa gauche, et est encensé de tiois coups par le Thuriféraire. Puis il termine les Vêpres, en restant jusqu'à la fin au pied de l'autel.

Page 1