Après avoir encensé l'Officiant de trois coups, on
beaucoup d'Eglises, d'aller la prendre à la sacristie ; mais il parait peu convenable de quitter ainsi un Office que l'on préside. Il nous paraît préférable de recevoir la chape près de son siège ou au pied de l'autel. Toutefois, si on allait à la sacristie, on marcherait, tant en allant qu'en revenant, dans l'ordre que l'on indique ici; et, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, tous feraient la génuflexion en quittant l'autel et en y revenant de la sacristie.
(1) Lorsque le saint Sacrement est exposé, l'Officiant n'encense absolument que le grand autel, conformément à un décret de la S Congrégation des Rites du 4 août 1708. Mais il y a une difficulté sérieuse touchant l'encensement du peuple, qui, dans beauconp d'églises, est fait par lOfficiant. Nous croyons cet usage abusif. Toutes les dispositions du Cérémonial paraissent opposées à cette pratique : l'Officiant n'encense que les objete sacrés, jamais les personnes. Il existe surtout une décision de la S. Congrégation des Rites du 2 juin 1685, qui condamne l'encensement de laïques, même constitués en dignité, fait par des Ecclésiastiques en chape. Après avoir encensé les autels et les reliques, l'Officiant doit donc remettre l'encensoir au Thuriféraire, qui, comme on va le dire, l'encense lui-même de trois coups, puis procède â l'encensemeut du Clergé et du peuple.