DES PROCESSIONS EN GÉNÉRAL
seraient parati. Ceux-ci sont converts (^Cœrem. Ep., lib. II, cap. m, n. 1, et Mémorial. Rit.^ tit. i, cap. ii, § m), à moins que ce ne soit une procession du saint Sacrement. Lorsque la Procession se fait en dehors de l'église, tout le Clergé se couvre, chacun à mesure qu'il sort de l'église. On excepte le Thin*iféraire, le Porte-Croix et les Acolytes, qui ne se couvrent jamais ; le Cérémoniaire ne peut non plus se couvrir que d'une calotte, ce que la S. Congrégation des Rites a déclaré permis le 17 juillet 1734-. Dans les Processions du très-saint Sacrement^ il n'est permis à personne de se couvrir ni de la barrette ni delà calotte.
6. En passant devant une église ou devant uue croix, on se découvre ; si l'on passe devant le saint Sacrement, soit exposé, soit entre les mains d'un Prêtre qui fait l'é-
j lévation, qui l'administre au peuple ou qui le porte aux ! malades, tous font deux à deux la génuflexion, quand ils sont vis-à-vis ; après quoi ils poursuivent leur chemin. Si l'on passe devant le tabernacle où est le saint Sacrement, on fait de la même manière la génuflexion, mais d'un seul genou ; devant le grand autel où n'est pas le saint Sacrement, et devant une relique insigne exposée à la vénération, parce qu'on en ferait la fête, on devrait faire une inclination profonde. Mais dans une Procession du très-saint Sacrement, on ne ferait aucun salut, parce qu'on est in actu adorationis.
7. Les confréries qui marchent en Procession précèdent le Clergé. Quant au reste du peuple qui désire aussi y prendre part, on suit les usages des lieux (1).
i (1) Voici les usages de beaucoup d'églises rurales que nous connaissons. Tout le peuple est rangé sur deux colonnes : dans les paroisses nombreuses, on se met deux de front sur chaque colonne. Les jeunes filles marchent les premières sous leur bannière. Après elles viennent les jeunes gens et les hommes, immédiatement avant le Clergé. Les magistrats et les notables du lieu le suivent. En dernier lieu viennent les femmes mariées. Il est à désirer que cet ordre s'établisse là où il n'existe pas, surtout s'il n'y a pas moyen d'y suppléer par l'ordre des confréries. Mais le point capital, c'est que le«
I texes soient toujours bien séparés.
PART IV, CHAP. I, ART. U