CHAPITRE
I>e la Fete de la Purification»
ARTICLE I
De ce guHl Jaui préparer pour ce jour.
1. Il faut préparer à la sacristie en lieu propre : pour le Célébrant, la chape, Pétole, la ceinture, Paube et l'amict; pour le Diacre, la chasuble pliée (1), l'étole, la ceinture, Paube et Pamict; pour le Sous-Diacre, la laême chose, à Pexception de Pétole, Les ornements sont de couleur violette.
2. A Pautel on préparera les chandeliers à l'ordinaire, et la croix, avec les parements violets sur les blancs.
3. Près de Pautel, du côté de Pépître, on placera une petite crédence couverte d'une nappe ; on mettra dessus les cierges à bénir, que l'on couvrira d'une nappe blanche {Mémoriale Rituum, tit. i, cap. i),
4. Sur la crédence ordinaire on mettra le bénitier avec son aspersoir. On placera le calice au milieu avec les autres choses nécessaires pour la Messe (qu'on aura soin de couvrir d'un voile violet pendant la bénédiction). On y mettra aussi un vase, pour laver les mains du Célébrant, et une serviette pour les essuyer {Mératiy part. IV, tit. XIV, n. 5).
5. On préparera en lieu convenable la croix de Procession, l'encensoir avec sa navette, un foyer avec des charbons allumés pour renouveler le feu de|Pencensoir, et des pincettes {Mentor., Rit., ibid.).
6. Sur le banc des Officiers sacrés, ou en autre lieu convenable, on préparera les ornements blancs, savoir : la chasuble, Pétole et le manipule, pour le Célébrant; la dalmatique, Pétole et le manipule, pour le Diacre ; la tunique et le manipule, pour le Sous-Diacre.
7. S'il arrive que la Messe ne soit pas celle de la sainte Vierge, on préparera les ornements propres au jour.
(1) Dans les églises où l'on ne porte pas la chasuble pliée, le Diacre ne met rien par-dessus Pétole, et le Sous-Diacre rien par-dessus l'aube.
DE LA FÊTE DE LA PURIFICATION
ARTICLE II
De ce qn^ont à faire les Officiers sacrés jusqu^ à la distri^ hution des Cierges,
8. A l'heure convenable, les Ministres sacrés s'habillent : ils prennent Pamict, l'aube et le cordon : le Diacre y ajoute l'étole. Après avoir revêtu le Célébrant de la cha])e, ils se revêtent eux-mêmes de la chasuble pliée; mais ils ne prennent pas le manipule (Cœrem, Episc, lib. II, cap. xvii, n. 1), Au signe du Cérémonial re, ils vont à l'autel, en prenant au milieu d'eux le Célébrant, dont ils relèvent la chape par les côtés ; tous les trois sont couverts de la barrette (Meratij part, iv, tit. xiv, n. 6).
9. Arrivés au Chœur (1), ils donnent leurs barrettes au Cérémoniaire, et, après avoir fait les révérences convenables à la croix (2), ils montent sur le marchepied: le Célébrant baise l'autel au milieu (Gavant, y part. IV, tit. XIV, in Rubr. 3, litt. E ; Merati, ibid., n. 7). et les ministres sacrés font en même temps la génuflexion. Ils se retirent ensuite au coin de l'épître, où ils se placent en cet ordre : le Célébrant est au milieu, ayant le Sous-Diacre à sa gauche et le Diacre à sa droite siu: le degré, l'un et l'autre à quelque distance do l'autel {Merati^ ibid., tit. vu, n. 12). Alors le Cérémoniaire découvre les Cierges.
i 10. Les Officiers sacrés ainsi placés, le Célébrant, • les mains jointes, chante sur le ton férial Dominus vobiscxim (Rubr, Miss,, ut in die), ensuite Oremus, et l'oraison Domine sancte, avec les quatre autres qui suivent. Quand il bénit les cierges, il pose la main gauche sur l'autel, et alors le Diacre soulève le bord de la chape (Merati, ibid., tit. xiv, n. 8 ) ; ce qu'il fait également pendant que le Célébrant asperge ou encense.
11. Au commencement des oraisons, le Thuriféraire I prépare du feu dans l'encensoir, et à la fin il vient in
(1) L'auteur met toujours indistinctement le Chœur pour le sanctuaire ou le Chœur propremeut dit.
I (2) On ne suppose pas le saint Sacrement ; mais s'il est présent \ààà» le tabernacle, ils fout tous la génuflexion in piano à l'ordinaire.
PART. IV, CHAP. I, ART. III
cornu epistolœ conjointement avec le premier Acolyte, qui est à sa droite, portant le bénitier avec l'aspersoir (^Bauldry, part, iv, cap. m, art. 2, n. 11 ; BissOy litt. B, n. 8^, § 7).
12. La cinquième oraison terminée, le Thuriféraire fait la génuflexion in piano, monte sur le degré pour faire mettre et bénir l'encens à l'ordinaire. L'Acolyte, ayant fait la génuflexion comme le Thuriféraire, donne l'aspersoir au Diacre, qui le prend par le milieu et le donne, avec les baisers accoutumés, au Célébrant. Celui-ci asperge les cierges par trois fois : d'abord au milieu, ensuite à sa gauche, puis à sa droite, en disant l'antienne Aperges me, etc., sans chant et sans réciter le psaume {Rubr., ibid.). Ensuite le Diacre rend l'aspersoir à l'Acolyte ; et, ayant pris l'encensoir des mains du Thuriféraire, il le donne, avec les baisers ordinaires, au Célébrant qui encense les cierges à trois fois de la même manière qu'il les a aspergés (Ruhr., ibid.), sans rien dire (Gavant,, ibid., tit. vu, in Ruhr,, 13, litt. F).
13. Après l'encensement, le Thuriféraire reprend l'encensoir, et, ayant fait avec l'Acolyte la révérence convenable à l'autel, ils retournent tous les deux remettre chaque objet en son lieu {Bauldry, ibid., n. 11; Bissoj ibid., § 10).
ARTICLE III
De ce qu^ il faut faire depuis le moment de la Distribution des cierges jusqu^ à la Procession,
14. La bénédiction des cierges terminée, le Célébrant va au milieu de l'autel avec ses ministres. Ayant fait la révérence à la croix, ils se tournent tous trois vers le peuple, sans changer de place. Le premier Acolyte, in cornu epistolœ, tient les cierges pour les présenter au Diacre (Merati, part, iv, tit. xiv, n. 5).
15. Avant que le Célébrant se tourne vers le peuple, le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne du Chœur, afin que, revêtu de l'habit ordinaire du Chœur, sans étole, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du lé février 1850, il se trouve en temps conve-
DE LA FftTE DE LA PURIFICATION.
nable sur le degré ponr donner le cierge au Célébrant. Ce cierge lui est remis par le Diacre, qui le baise, et non la main du Prêtre. Le Célébrant le baise également en le recevant, puis le remet au Sous-Diacre, qui le reçoit avec les baisers ordinaires et le pose sur l'autel (1). Le Célébrant, ayant ensuite pris un autre cierge des mains du Diacre, le donne à son tour au plus digne du Chœur, qui le reçoit à genoux en baisant le cierge et la main du Célébrant, conformément à la décision de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, et qui, après avoir fait les saints convenables (2), s'en retourne à sa place, accompagné par le second Cérémoniaire {Bauldry^ part, iv, cap. m, art. ii, n. 14), le quel fait venir le Chœur en ordre convenable.
Jfota. S'il n'y a pas de Prêtre au Chœur pour donner le cierge au Célébrant, le Diacre, l'ayant pris des mains de l'Acolyte, le pose au milieu de l'autel. Le Célébrant, après avoir fait l'inclination devant le milieu, se met à genoux sur le marchepied, la face tournée vers la croix, et prend, dans cette position, le cierge de dessus l'autel, le baise (Memoriale Rïtuum, tit. i, cap. i, § 2, de Distribuiione Candelarum), puis le donne au Sous- Diacre ; et, s'étant levé, il poursuit la distribution, comme nous allons le dire.
16. Lorsqu'on commence la distribution des cierges, les Chantres chantent l'antienne Lumen ad revelationem gentium, etc, {Cœrem. Episc. lib. n, cap. xvii, n. 4), avec le cantique JVunc dimittis etc. (Rubr. Miss., ut in die).
17. Si, après le cantique fini, la distribution n'est pas terminée, alors on répète le cantique sans dire le Gloria Patri, qui nn doit se dire qu'une seule fois, lorsque la distribution sera finie {Bauldry, ibid., n. 22 ; Bisso, litt. B, n. 84, § 11).
18. Le plus digne du Chœur étant parti, le Diacre et le Sous-Diacre descendent sur le degré, se mettent à genoux sur le bord du marchepied, et reçoivent du Cé-
(1) Le Prêtre qui donne le cierge, et le Célébrant qui le reçoit, le tiennent tous les deux debout.
(2) C'est-à-dire une inclination profonde au Célébrant, et une autre révérence à l'autel.
PART. IV, CHAP. I, ART. III
lébrant leurs cierges avec les baisers ordinaires (Rubr,^ ibid.) 5 puis ils se lèvent, et, ayant fait la génuflexion sur le marchepied, ils retournent, le Sous-Diacre à la droite du Célébrant pour relever le bord de la chape, et le Diacre à la gauche, pour présenter les cierges {Mera^z, ibid., tit. vu, n. 19); ils laissent les leurs entre les mains des Acolytes. Le Célébrant distribue ensuite les cierges au reste du Clergé, d'abord aux Prêtres, puis aux autres ; tous venant deux à deux, et baisant d'abord le cierge, puis la main dit Célébrant (Cœr. Ep., ibid., n. 35 Rubr., ibid.) (1).
19. Sur la fin de la distribution, les Acolytes désignés, étant avertis par le Cérémoniaire, allument les cierges du Clergé pour la Procession (^Cœr, Ep., ibid., n. 5).
20. La distribution étant finie, les Officiers sacrés se retournent vers l'autel, et, après avoir salué la croix, ils s'en retournent dans le même ordre au lieu où s'est faite la bénédiction, et se placent in cornu epistolœ. Le Célébrant se lave les mains, le Sous-Diacre versant l'eau d'une main et soutenant le bassin de l'autre, et le Diacre présentant la serviette pour les essuyer (Bisso, tit. B, n.
(1) Lorsque le Clergé est nombreux, voici l'ordre qui est indiqué dans plusieurs Cérémoniaux, et suivi dans les églises où les cérémonies s'exécutent bien régulièrement.
Les deux premiers qui s'approchent pour recevoir des cierges, ayant d'abord fait la révérence convenable à Pautel, et une inclination profonde au Célébrant, montent sur les degrés, se mettent à genoux sur le bord du marchepied, et reçoivent leurs cierges, les baisant par le bas, et ensuite la main du Célébrant. Ils descendent en se tournant vis-à-vis l'un de l'autre, et en s'écartant de manière à laisser monter deux autres entre eux. Descendus au bas des degrés, ils en trouvent encore deux avec lesquels ils font les révérences à l'autel et au Célébrant. Ainsi, pendant que deux Ecclésiastiques reçoivent leurs cierges, deux autres sont immédiatement derrière eux, et quatre autres font les révérences convenables au bas des degrés. Par ce moyen, le Célébrant distribue les cierges sans aucune interruption.
Il est bon de faire observer que la règle de se mettre à genoux souifre des exceptions. Les Chanoines reçoivent leurs cierges profondément inclinés, et non à genoux, lors même qu'ils sont distribués par l'Evêque. La même chose s'observe à la distribution des cendres et à celle des rameaux. Ainsi l'a réglé le Cérémonial des Evêques (lib. 11, cap. xvi, n. 11 ; cap. xviii, n. 13 ; cap. xxi,
DE LA FÊTE DE LA PURIFICATION
86, § 12; Meratî, ibid, n. 15). Pendant ce temps, les Chantres chantent l'antienne Exurge, qui se répète ! (Rubr.,ibid. ; Merati, ibid.).
\ 21. Le Célébrant, après qu'il s'est lavé les mains et que VExurge est terminé, chante debout in cornu épistolœ (sans dire Dominus vobiscum) : Oremus, Exaudi, etc. \ {Rubr., ibid.).
Mota, Si la fête arrive après la Septuagésime, et à un jour autre que le Dimanche, le Diacre et le Sous-Diacre, a\Tint que le Célébrant dise Oremus, vont se placer î^nw* post alium ; et, en temps convenable, le Diacre chante Flectamus genua ; le Sous-Diacre ayant dit Levate {Rub,^ ibid.), tous se lèvent. Les Ministres sacrés restent ainsi placés jusqu'à ce que l'oraison soit finie. Cela doit s'ol:>server toutes les fois qu'il faut dire le Flectamus genua (Bisso, Mit. M., n. 151, et litt. B., n. 86, § 13). j JVo/a. Si c'est la coutume que le Célébrant distribue 'les cierges au peuple, il se rend à la balustrade pour cette distribution. Les hommes baisent d'abord le cierge, puis la main du Célébrant, et les femmes le cierge seulement. Après que les cierges sont distribués au peuple, les Officiers sacrés retournent à l'autel, font ■la révérence (1), et s'en vont in piano, in cornu epistolœ, où le Célébrant se lave les mains près de la crédence (2). S'il se présentait à la balustrade un grand nombre de fidèles, alors un autre Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole violette, distribuerait les cierges avec les cérémonies ordinaires, telles que nous venons de les exposer (Gavant,, part, iv, tit. vu, in Rub, 14. litt. H.)
ARTICLE IV
De la Procession.