Pendant que le Célébrant dit la dernière oraison
(J) C'est-à-dire, si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle, le Diacre et le Soas-Diacre font la génuflexion, et le Célébrant l'in- |liiiation profonde ; maig si le saint Sacrennent est dans le tabernacle, fOUi font la génuflexion.
j (t) Il est à remarquer qu'en ce cas le Prêtre ne monte pas à l'au- |el ! en effet, il ne paraîtrait pas convenable d'y monter pour se laver maint.
PART. IV, CHAP. I, ART. IV
le Thuriféraire va préparer du feu dans l'encensoir, et, l'oraison finie, il vient se placer in cornu epistolœ. On metet?jénit l'encens à l'ordinaire au coin de l'épitre (Rubr. Miss., ut in die). Ensuite le Sous-Diacre, ayant fait la révérence convenable à l'autel, va per breviorem prendre la croix de Procession, qui lui est présentée par le second Cérémoniaire, et, ])récédé du Thuriféraire, il s'avance entre les deux Acolytes au milieu du Chœur, où il s'arrête, la face tournée vers l'autel.
23. En même temps, le Diacre j)rend le cierge du Célébrant des mains du Cérémoniaire, et le lui présente avec les baisers ordinaires. 11 reprend ensuite le sien, et, au signe du Cérémoniaire, il se tourne vers le peuple, et chante à voix haute et distincte: Procedamuè in pace. Le Chœur répond : In nomine Chridi, Jlraen, {Rubr.^ ibid.).
24*. Après que le Chœur a répondu, la Procession se met en marche dans l'ordre qui suit. Le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion, marche le premier ; viennent ensuite les Acolytes et le Sous-Diacre portant la croix, lesquels ne font point de génuflexion. Après eux viennent les Chantres (1) et le reste du Chœur. Tous, en quittant le sanctuaire, font la génuflexion deux à deux. Chacun porte son cierge allumé {Ruhr., ibid. (2). Le Diacre et le Célébrant, ayant également leurs cierges allumés, viennent les derniers. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent in piano, et font tous deux la révérence convenable. Le Diacre donne la barrette au Célébrant avec les baisers accoutumés; puis il prend la sienne des mains du Cérémoniaire, et se met en marche
(1) Cela doit s'entendre des Chantres en simple surplis. Les Ecclésiastiques qui portent des chapes, d'après une décision de la S. Congrégation des Putes du 13 nriars 1700, ont place avant tous le» autres, et par conséquent, dans une Procession, ils marchent après tous ceux qui ne sont pas revêtus de ce vêtement, c'est-à-dire immédiatement avant le Diacre et le Célébrant, à moins que d'autres EccJésia.stiques d'un ordre plus élevé ne portent aussi la chape: en ce cas les Chantres-Chapiers, moins dignes que ceux-ci, les précéderaient.
(2) Le cierge se porte de la main droite par ceux qui forment la ligne droite de la Procession, et de la rnain gauche par ceux qui forment la ligne gauche.
DE LA FÊTE DE LA PURIFICATION
à la gauche du Célébrant, élevant le bord de sa chape de la main droite. Les Chantres chantent les antiennes qui se trouvent dans le missel {Ruhr,, ibid.). 1 J^ota, Pendant la Procession, on ne doit pas sonner ;la clochette à l'élévation des Messes privées (1) ; mais s'il arrivait que l'on sonnât, alois ceux de la Procession, en passant devant cet autel, feraient la génuflexion utroque genu, et resteraient à genoux jusqu'à ce que l'élévation soit terminée, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 1er mars 1681.
I 25. En sortant de la porte de l'église, si c'est Pusage de sortir, tous se couvrent, à l'exception du Thuriféraire, du Sous-Diacre portant la croix, et du Cérémoniaire. pelui-ci pourra porter une calotte, selon le décret de la p. Congrégation des Rites du 17 juillet 1734. Tout ic monde aura soin de se découvrir en entrant, excepté Seulement le Célébrant et le Diacre (2). La Procesjjion fera le tour ordinaire, selon l'usage de chaque église, î 26. En rentrant dans l'église, si la Procession en est r.ortie, ou en entrant dans le Chœur ou sanctuaire, si »lle s'est faite dans l'intérieur, les Chantres entonnent le épons Obtuleruni Domino^ lors môme que les antiennes léseraient pas terminées (Bisso, litt. B, n. 84^). On 'avance dans le Chœur en le continuant. I 27. Le Thuriféraire, arrivé au milieu du Chœur, fait k génuflexion, et reporte l'encensoir en son lieu. Le ^ons-Diacre portant la croix, et les Acolytes, sans faire '^énuflexion, s'en vont à la crédence, où ils déposent, uns leurs chandeliers, l'autre la croix : celui-ci va asuite près de la banquette attendre le Célébrant et le i)iacre.
I 28. Chacun du Clergé fait la génuflexion au milieu, ^ rend à sa place, et éteint le cierge. Le Célébrant et Diacre se découvrent en entrant dans le Chœur (3),
(l) En princi[>e général, on ne doit jannais, aux Mosses privées, ►nner la clochette quand il se fait queUjue O/fice du ('lueur. ''2) 11 faut axJnnettre comnrie princi])e ^^énéral la rèj^le ({ue donne •jtre Auteur j:)Our se couvrir et se découvrir, dans les I^roces- - autres que celles du saint Sacrennent. A celles-ci, personne ne jii êe couvrir, si ce n'est les Evêtjues, (jui peuvent avoir la mitre i tète lorsqu'ils ne portent pas le saint Sacrement. ^3) Ou U sanctuaire, selon la disposition des lieux.
PART. IV, CHAP. I, ART. V
s'avancent devant le milieu, éteignent leurs cierges, les donnent au Cérémoniaire more solito, et, après avoir fait les saints accoutumés, se rendent à la banquette des Officiers sacrés. Là, ils se tournent en face de l'autel ; le Diacre et le Sous-Diacre ôtent afû Célébrant sa chape, et tous trois se revêtent des ornemens qui conviennent à la Messe du jour, selon que nous Pavons dit à l'article premier 5 car c'est celui qui a présidé à la cérémonie qui doit chanter la Messe, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le 12 juin 1627. Le Célébrant, accompagné de ses Ministres, se rend ensuite à l'autel avec les saints ordinaires, et commence la Messe, qui se dit more solito,
JSTota, Si la Messe n'est pas celle du dimanche, pendant la Procession un Clerc ôtera les parements violets de l'autel et de la crédence (Cœr. Ep.^ lib. 11^ cap xvii, n. 5).
J^ota. Si la Messe est de la sainte Vierge, le Célébrant et tous ceux du Chœur tiennent leurs cierges allumés pendant que l'on chante l'évangile/ ceux du Chœur les tiennent également depuis le <S«wcfw5 jusqu'après la communion. Si la Messe n'était pas celle de la sainte Vierge, mais celle de la Septuagésime, de la Sexagésime, de la Quinquagésime, celle du Patron ou du Titulaire, alors on n'allumerait pas les cierges pendant la Messe (Rubr,, ibid ; Cœr. Ep., ibid.; Gav., part, iv, tit. XIV, in Ruhr . 7, n. 10; Bisso^ litt. F, n. 76, § 3).
ARTICLE V
Be la Bénédiction et Distribution des Cierges par PEvêque,
29. L'Evêque devant faire la bénédiction à son trône, on prépare les cierges sur une crédence placée entre ce trône et l'autel, de telle sorte que le Prélat puisse facilement les asperger et les encenser (Cû?rm., lib. xvi, n. 2).
30. Pour cette cérémonie, on revêt l'Evêque des ornements dans l'ordre qui suit l'amict sur 1© rochet,
DU MERCREDI DES CENDRES
l'aube, la ceinture. In croix pectorale, l'élole, la chape et la mitre simple (Ibid., n. 4).
31. Outre le Prêtre en chape, et les Diacres, qui assistent l'Evêque revêtus non de dalmatiques ni de tuniques, mais de chasubles plièes, il doit y avoir au moins quatre ou six Chanoines en chape (^Ibid.,
32. L'Evêque, ayant quitté la mitre, fait la bénédiction. C'est l'Acolyte chargé du livre qui le préseute, le Prêtre assistant se tenant un peu à l'écart (^Ibid,\ n. 7 et 8).
33. Les prières de la bénédiction terminées, le Prêtre assistant s'approche et fait mettre l'encens, puis présente l'aspersoir, et, l'aspersion faite, remet l'encensoir aux mains du Prélat. Aussitôt qu'il a encensé les cierges, l'Evêque reprend la mitre et s'assied, puis reçoit son cierge.
34«. C'est le plus digne des Chanoines parati qui le lui remet, après l'avoir baisé ; l'Evêque, l'ayant reçu, le baise également et le remet à un Clerc, qui reste à le tenir auprès de l'autel.
35. On pose alors une grande serviette sur les genoux du Prélat, qui commence aussitôt à faire la distribution.
36. Elle se fait par ordre de dignité, et avec les révérences convenables, tant à l'autel qu'à l'Evêque. Tous reçoivent leurs cierges à genoux, à l'exception des Chanoines, qui le reçoivent profondément inclinés {Ibid. n. 1 1),
37. Le Chanoine qui doit célébrer la Messe et ses Ministres ne figurent en rien dans la cérémonie.
38. C'est le premier Diacre assistant qui chante Procedamus in pace {Ibid,, n. 16.)