‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 83 sur 214 · Sur la banquette des Officiers sacrés, on prépare · texte numérisé non relu

Sur la banquette des Officiers sacrés, on prépare

la chasuble et le manipule du Célébrant avec les deux | manipules que le Diacre et le Sous-Diacre devront mettre après qu'ils auront aidé le Célébrant à se revêtir de sa chasuble {Cœr, Episc, ibid., n. 24).

5. On prépare enfin, en lieu convenable, l'encensoir avec la navette, un petit foyer avec des charbons allumés et des pincettes.

ARTICLE II

De la Bénédiction et de la Distribution des Cendres,

6. Les Ministres sacrés, étant revêtus de l'aube, et le Diacre de l'étole pardessus, aident le Célébrant à se revêtir de l'amict, de l'aube, de l'étole et de la chape ; puis ils se revêtent eux-mêmes de la chasuble pliée. Lorsqu'ils en sont avertis par le Cérémoniaire, ils partent de la sacristie, ayant au milieu d'eux le Célébrant, dont ils relèvent la chape de chaque côté 5 tous les trois marchent la tête couverte {Marati^ part, iv, tit. vi, n. 5).

(1) Dans les églises où l'on ne porte pas la chasuble pliée, le Diacre et le Sous-Diacre sont simplement en aube. Le Diacre se revêt de Pétole par-dessus.

DU MERCREDI DES CENDRES

7. Arrivés à l'autel, après avoir donné leurs barrettes au Cérémoniaire, ils font les révérences convenables, et montent tous trois sur le marchepied. Le Célébrant baise l'autel an milieu (Gay. part, iv, tit. vi, in Rubr. 2. litt. F), et les Ministres sacrés font en même temps la génuflexion (Meraii, ibid., n. 6). Us se rendent ensuite in corme epistolœ^ où ils se placent en cet ordre : le Célébrant est au milieu, ayant le Sous-Diacre à sa gauche et le Diacre à sa droite, sur le degré, l'un et l'autre à quelque distance de l'autel (BissOy litt. B, n. 86, § 3). Alors le Cérémoniaire découvre les cendres (Memoriale Ritmim^ tit. ii, cap. ii).

8. Lorsque les Officiers sacrés sont arrivés in cornu epistolcBy le Célébrant lit l'antienne Exaudi, etc., que le Chœur chante en même temps {Rubr, Miss,, ut in die),

! comme l'introït de la Messe {Bisso, ibid.) : le Célébrant ! dit cette antienne les mains jointes {Bauldry, part, iv, cap. IV, art. i, n. 5j.

9. Après que les Chantres ont répété l'antienne, le Célébrant, au même lieu, sans se tourner vers le peuple, chante sur le ton férial, les mains jointes, Dominus hisciim, puis Oremus, en faisant l'inclination à la croix (J\îcolaus de Bralion, part, m, cap. v, n. 4), enfin les quatre oraisons suivantes. Quand il bénit les cendres, il pose la main gauche sur l'autel, et le Diacre relève le bord de la chape du côté droit (^Gav,, ibid., in Rubr. 3 ; Bauldry, ibid.). Il fait la même chose pendant que le

i Célébrant asperge et encense les cendres.

10. Au commencement des oraisons, le Thuriféraire va mettre du feu dans l'encensoir, et, sur la fin, il vient

I tn cornu epistolce, conjointement avec le premier Aco- I lyte, qui se met à sa droite, portant le bénitier et l'aspersoir. Ayant tous les deux fait in piano la révérence convenable, le Thuriféraire monte sur le degré pour faire mettre et bénir l'encens à l'ordinaire. Ensuite il se ret ire in piano avec son encensoir, et cède sa place à i l'Acolyte qui présente l'aspersoir au Diacre, lequel le ! prend parle milieu et le donne, avec les baisers ordinaires, au Célébrant. Celui-ci asperge les cendres à trois fois, d'abord au milieu, ensuite à sa gauche, puis à sa droite (Car., ibid. in Ruh', 4». litt. H) : il dit en même temps

PART. IV. CHAP. TI, ART. II

Asperges me, etc. sans chant et sans réciter le psaume (Merati, ibid., n. 10). Le Diacre rend ensuite Paspersoir à PAcolyte, et, ayant piis Pencensoir des mains du Thuriféraire, il le donne avec les baisers ordinaires au Célébrant, qui encense à trois fois les cendres de la même manière qu'il les a aspergées {Rubr,^ ibid.), sans rien dire.

11. Après Pencensement, le Thuriféraire reprend Pencensoir, et, ayant fait avec PAcolyte la révérence convenable à Pautel, ils reportent chaque objet à sa place {Bisso, ibid. ; Bauldry, ibid., n. 7).

12 Le Célébrant, ayant terminé la bénédiction, se rend avec ses Ministres au milieu de Pautel pour la distribution. Le Diacre, portant le vase des cendres, est à sa droite, le Sous-Diacre à sa gauche {Merali, ibid., n. 12; Bauldryyihià.^wct. n, n. 1): tous les trois se tournent vers le peuple (1), et le Célébrant reste la tête découverte, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Eites,le 18 juillet 1626.

13. Avant que le Célébrant se tourne vers le peuple, le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne du Chœur, afin que, revêtu de Phabit ordinaire de Chœur, sans étole, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, il se trouve en temps convenable sur le dernier degré. Après avoir fait un salut profond au Célébrant, il monte sur le degré le plus élevé. Se tenant debout, il met les cendres sur la tête du Célébrant, qui les reçoit également debout, la tête inclinée et les mains jointes {Bisso^ ibid., § 6 5 Bauldry, ibid., n. 2). En posant les cendres sur la tête du Célébrant, le Prêtre trace un signe de croix, et dit : Mémento, homo, etc. {Meraiiy ibid., n. 13).

14. Après que le Célébrant a reçu les cendres, il en prend à son tour dans le vase tenu par le Diacre, et les met sur la tête de celui qui les lui a d'abord imposées, lequel les reçoit à genoux sur le degré le plus élevé {Bauldry, ibid., n. 4, et S. Congr. des R,, 14 février 1705). Le Célébrant dit : Mémento homo, etc., en tra-

(1) En arrivant au milieu de l'autel, et avant de se tourner vers le peuple, ils doivent faire les révérences convenables à la croix.

DU MERCREDI DES CENDRES

çant un signe de croix {Rubr,, ibid.). Le Prêtre, ayant ainsi reçu les cendres, lait les révérences convenables (1), et s'en retourne à sa place, accompagné du second Cérémoniaire, qui fait venir tout le Clergé par ordre.

J^^ata. S'il n'y avait pas de Prêtre revêtu de surplis pour donner les cendres au Célébrant, lui-même, se mettant à genoux sur le marchepied, tourné vers Pautel, se les imposerait sur la tête, en forme de croix, sans rien dire {Ruhr., ibid.). Lors même que le Diacre qui sert à Tautel serait décoré de l'ordre de la prêtrise, il ne devrait pas imposer les cendres an Célébrant, puisque, dans cette circonstance, il remplit les fonctions de Ministre (J5mo, ibid.; Baiddry, ibid., n. 8, Meraii, ibid.,

15. Quand la distribution des cendres commence, les Chantres chantent l'antienne Imviuiemw habitu, etc. On chante ensuite la suivante (Rubr,, ibid ; Cœr. Ep,^ lib. n, cap. XVIII, n. 10). On la répète même si la distribution n'est pas finie Ç^Merati, ibid., n. 15).

16. Lorsque le Prêtre qui a imposé les cendres au Célébrant se retire, le Diacre remet le vase des cendres au Cérémoniaire, ou il le pose sur l'autel, et, conjointement avec le Sous-Diacre, il descend sur le degré : tous les deux à genoux sur le marchepied, ils reçoivent les cendres du C<débrant ; puis le Diacre remonte à sa droite, e^ reprend le vase des cendres ; le Sous-Diacre remonte à la gauche {Bisso, ibid.j § 10 ; Castaldi, lib. III, sess. IV, cap. m, n, 8). Ensuite le Célébrant distrijbue les cendres au reste du Clergé, aux Prêtres d'abord, [puis aux autres Clercs (iiw^r., ibid.). Tous se présenftent deux à deux (2).

i 17. La distribution des cendres terminée, le Diacre remet le vase au Cérémoniaire, qui le porte sur la crédence, puis va rejoindre le Diacre et le Sous-Diacre in cornu epistolœ, où le Célébrant se lave les mains (Cœr. Ep,y cap. XIX, n. 6 ; Bauldry, ibid., n. 9), après les avoir d'abord essuyées avec de la mie de pain. Un Acolyte vers€ Peau, et les Ministres sacrés présentent la

il) C'efit-à-dire tant au Célébrant qu'à l'autel. 2) On peut consulter l'ordre que nou^; avons indiqué ci-dessus liM la note «u bas de la p. 288.

PART. IV, CHAP. II, ART. III

serviette pour essuyer les mains (Jlferaù', ibid., n. 19) (1).

JSTota. Dans les églises où le Célébrant distribue les cendres au peuple, il se rend pour cette distribution à la balustrade avec ses Ministres, placés dans le même ordre 5 prenant garde d'imposer les cendres aux femmes, non sur le voile, mais sur les cheveux (Gav.y ibid., in Rubr, 6, litt. R). La distribution finie, les officiers sacrés retournent devant l'autel : les Ministres font la génuflexion sur le dernier degré ; le Célébrant fait la révérence convenable (2), et se rend avec eux in cornu epistolcBf où il se lave les mains in piano , de la manière que nous avons dite.

18. Après s'être lavé les mains, le Célébrant chante Dominus vobiscum et l'oraison Concède nobis, etc. (Rubr,^ ibid.), les mains jointes, sur le ton fèrial, ayant ses Ministres à ses côtés {Bauldry, ibid.; Merati, ibid.). Après que le Chœur a répondu JImen, il font une inclination à la croix, et s'en vont joer brevioremy à la banquette, où le Célébrant quitte sa chape et se revêt du manipule et de la chasuble: ses Ministres prennent seulement leurs manipules {Merati, ibid., n. 20). Ensuite on chante la Messe, qui est célébrée par le même Prêtre qui a béni les cendres, et non par un autre, selon que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le 12 juin 1627.

ARTICLE m.

De la Messe.

19. Les Officiers sacrés, ayant quitté la banquette, 1 font les saluts ordinaires au Chœur (3); et, arrivés de- ) vaut les degrés de l'autel, ils font les révérences con- )

(1) Si les Ministres du Prêtre n'ont pas, au lavement des mains, les mêmes fonctions que le jour de la Purification, c'est à raison de ce que le Prêtre nettoie d'abord ses mains avec la mie de pain, et que le Diacre et le Sous-Diacre sont employés à l'aider dans cette circons- i tance.

(2) Le Célébrant fait la génuflexion si le saint Sacrement est dans 3 le tabernacle ; dans le cas contraire, il ne fait qu'une inclination profonde, tandis que ses ministres font toujours la génuflexion. |

(3) Supposé que le Chœur soit disposé de manière à être salué pari les Officiers sacrés avant qu'ils arrivent à l'autel.

DU MERCREDI DES CENDRES

,venables à la croix (1); puis le Célébrant commence la Messe, qui est célébrée more soliîo, à l'exception des particularités qui suivent. Le Chœur et les Clercs qui servent à Tautel sont à genoux pendant la confession, pendant les oraisons, et depuis le Sancius jusqu'à V^gnus Z)a' exclusivement (2). {Bisso, Wii, M, n. 249, § 2, et litt. G, n. 29, § 9 5 Bauldry^ part, vi, cap. iv, art. II, n. 11.; Jl/eraf/, part, iv, tit. vi, n. 20, et Castaldi).

20. Lorsque le Célébrant chante la pénultième oraitson avant Tépître, le second Acolyte aide au Sous-Diacre à ôter sa chasuble, et la met sur la banquette. Puis après que le Sous-Diacre a chanté l'épître et baisé la main du Céiébmnt, et pendant que celui-ci lit l'évangile, le Diacre ôte à son tour sa chasuble, met l'étole impie (3) sur l'étole ordinaire. Il ne devra reprendre m chasuble qu'après avoir porté le missel pour la communion {Merati, ibid., tit. i, n. 4.) Il porte le livre i-l'èvangile sur l'autel more solito,

I 21. Lorsque le Célébrant lit les paroles Adjuva nos, ;îtc., il ne fléchit pas le genou; mais après qu'il a fini [le lire l'évangile, il revient au milieu de l'autel more iolito, où, avec ses Ministres, il attend que l'on chante idjuva nos, etc. Alors tous trois se mettent à genoux uir le bord du marchepied. Lorsque le trait est fini, ils se lèvent {Merati, ibid., tit. vi, n. 14) : alors on met Pen- ^efls dans l'encensoir, et on va chanter l'évangile à l'orîiinaire (4).

! 22. Les Acolytes restent à genoux avec leurs flambeaux depuis le Sancius jusqu'après la communion du bélèbrant.

I 23. Pour l'oraison qui se dit super populum, auprès la ostcommunion, lorsque le Célébrant a chanté Oremus, î Diacre, s'étant tourné par le côté droit vers le peu- \%c\ïdiïiXQ Humiliate capita vestra Deo (J^/er«^^, ibid.).

; C'est-à-dire le Diacre et le Sous-Diacre la génuflexion, et le

^raut l'inclination profonde ; mais si le saint Sacrenaent est dans

••-macle, ils font tous la génuflexion.

; CV-st-à-dire qu'on se levé pour VJignus.

I Appelée en italien stolme.

> Entre le trait «t l'évangile il y a donc silence ; on peut voir, •:ujet, la note 3 de la page 313.

PART. IV, CHAP. m.

(tj» ARTICLE IV.

De la Bénédiction et Distribution des Cendres par VEvt' que.

24. La bénédiction des cendres a lieu exactement de la même manière que se fait la bénédiction des cierges le jour de la Purification de la très-sainte Vierge. L'Evêque est également à son trône revêtu des mêmes ornements sacrés, et accompagné du même cortège. Les Assistants au trône et les Chanoines sont également parail et induti. De plus, le Chanoine Célébrant doit, dès le moment de l'arrivée du Prélat, se trouver à la banquette au coin de l'épître, avec le Diacre et le Sous- Diacre (^Cœrem,, lib. ii, cap. xviii, n. 3), sans manipules.

25. C'est le Sous-Diacre qui, à genoux, présente le vase des cendres, tant pendant les prières de la bénédiction que pendant la distribution (Ibid., n. ).

26. Le moment de la distribution venu, l'Evêque s'assied. Le Célébrant, conduit par le Cérémoniaire, va lui imposer les cendres, qu'il reçoit sans se lever. Puis on lui met la mitre, on couvre ses genoux d'une serviette, et alors commence la distribution des cendres au Clergé.

27. Le Célébrant les reçoit le premier sans se mettre à genoux, mais profondément incliné. Les autres viennent ensuite par ordre de dignité. Tous ceux qui ne sont pas Chanoines se mettent à genoux. Tous ont soin de faire les révérences convenables, tant à Pautel qu'à l'Evêque. Dans cette circonstance, on ne baise pas la main du Prélat (Ibid,, n. 7, 8, 9, 10).

28. Le Célébrant, après qu'il a reçu les cendres, retourne à sa banquette, où sur la fin de la cérémonie il

ialJ^\X ^^^1q8itt^w^a^.efe»^e-€t4j^e»dJ^ etia^^Jaasiibie. Le!

■^^„Jl^^ Diacre et le Sous-Diacre prennent ensuite leurs mani-i pules. I CHAPITHE III. i

Bii I^lmaiiclie li^tar© et du l&iiEaaiicîie ^Jaiidete.

Il y a trois choses particulières à ces deux dimanches ;!j 1^ A la Grand'Messe on touche l'orgue (Cœr, Ep. i lib. i, cap. xxviii, n. 2) j également aux Vêpres, d'à-!

DU DIMANCHE DES RAMEAUX

près la déclaration de la S. Congrégation de Rites du 2 avril 1718 ;

2o On se sert de parements de couleur rose (1) un peu plus riches que les autres dimanches.

30 Le Diacre et le Sous-Diacre se revêtent, non plus de chasubles pliées, mais de la dalmatique et de la tunique (Rub. Miss., de Qualitate Parament,).

A'^oia, Si le IVe Dimanche de l'Avent tombe la veille de Noël, on omet les oraisons commandées pour quelque besoin (2): ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 20 avril 1822. (Il faut en due autant poiu le jour de la Vigile autre que le dimanche, par décret de la S. Congrégation des Rites, du 3 mars 1761).

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