CHAPITRE IV
Du Dimaiiclie des Rameaux.
ARTICLE I
De ce quHl faut préparer pour ce jour.
1. A la sacristie, dans le lieu destiné pour les Officiers sacrés, on prépare pour le Célébrant une chape, une ètole, le cordon, l'aube et l'amict ; pour le Diacre, la chasuble pliée, Tétole, le manipule, le cordon, l'aube et 1 l'amict ; les mêmes choses pour le Sous-Diacre, à l'ex- L ception de l'étole. Tous les ornements sont violets, I 2. On met à l'autel six chandeliers et la croix, sans aucun ornement, si ce n'est des rameaux que l'on dis- , pose entre les chandeliers {Bauldry, part, iv, cap. vi, > art. I, n. 1 ; Merati, part, iv, tit. vu, n. 8), dans les ; églises où telle est la coutume.
1 3. Près jdje l'autel, -au coin de l'épître, on place une \ petite table couverte d'une nappe, et, par-dessus, les rameaux recouverts d'une nappe blanche. En lieu con-
(1) D'après VOrdo de Rome, cette couleur n'est que pour la messe I solennelle ou conventuelle. Il faut ajouter aussi qu'elle n'est pas de I rigueur et qu'on peut se servir du violet ( C«rewi. Ep. lib. 11, cap.
xiir, n. 11).
(2) Si le ive dimanche de l'Avent tombe la veille de Noël, le Diacre et le Sous- Diacre se revêtent de la dalmatique et de la tunique d« U couleur violette (Cû?re//i. Ep,, hb. 11, cap. xiv, n. 1).
PART. IV, CHAP. IV, ART. II
venable, du côté de l'évangile, on place trois pupitres pour la Passion.
4*. Sur la crédence, on met le bénitier avec l'aspersoir ; sur le milieu, le calice couvert, à l'ordinaire, du grand voile, les burettes, la sonnette, le missel pour Pévangile et l'épître, la grande étole pour le Diacre,' l'aiguière pour laver les mains du Célébrant, et la serviette pour les essuyer.
5. On place en lieu convenable la croix de Procession, couverte d'un voile violet On prépare aussi un petit foyer avec des charbons allumés, pour renouveler le feu de l'encensoir, et des pincettes.
6. Sur la banquette des Officiers sacrés, on met la chasuble du Célébrant et son manipule.
7. En outre, on doit préparer, ou à la sacristie, ou en un autre lieu détourné, pour les trois Diacres de la Passion, trois amicts, trois aubes avec leurs cordons, autant de manipules et d'é tôles de couleur violette (Merati, ibid.; Bauîd., ibid., n. 2 ; Bisso, litt. B, n, 225, § 7), et trois livres pour la Passion.
ARTICLE II
De P Office de ce jour, depuis le commencement jusqu^à la Distribution de Rameaux»
8. Les Ministres sacrés, revêtus d'aubes, et le Diacre, ayant mis l'étole par-dessus, aident le Célébrant à se revêtir de l'aube, de l'étole et de la chape. Puis ils se revêtent eux-mêmes de la chasuble pliée (1), et mettent leurs manupules. Lorsqu'ils en sont avertis par le Cérémoniaire, ils vont à l'autel, ayant au milieu d'eux le Célébrant dont ils relèvent la chape par les côtés 5 tous trois marchent la tête couverte {Gav., part, iv, tit. VII, m Rubr. 1, litt, B; Merati,ihià,, n, 10).
9. Arrivés à l'autel, après qu'ils ont donné leurs barrettes au Cérémoniaire, ils font les révérences convenables (2), et montent tous trois sur le marchepied. Le
(1) Dans les églises où l'on s'en sert.
(2) C'est-à-dire, le Diacre et le Sous-Diacre la génuflexion, et le Célébrant l'inclination à la croix; mais si le saint Sacrement esî dans le tabernacle, ils font tous la génuâexion in 'plano.
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Célébrant baise Taiitel au milieu {Gav,, ibid. ; Merati, ibid.), et ses Ministres font en même temps la génuflexion (Bauld., part, iv, cap. iv, art. ii, n. 3). Ensuite ils vont au coin de l'é pitre, où ils se placent en cet or- I dre : le Céléljrant est au milieu, ayant à sa gauche le ■ Sons-Diacre, et à sa droite le Diacre, sur le degré (Bmild., ibid.), l'un et l'autre à quelque distance de Pautel (Meraii, ibid., n. 12). Alors le Cérémoniaire découvre les Rameaux (^Bauld,, ibid.).
10. Les Officiers sacrés étant arrivés au coin de 1 l'épître, le Célébrant lit sur le missel sans faire de signe
de croix, les mains jointes, l'antienne Hosanna, etc., que I le Chœur chante (^Bisso, litt. B, n. 87, § é ; Bauld, et ; Meraii, ibid.).
11. Lorsqu'on a fini de chanter l'antienne, le Célébrant, les mains jointes, et tourné vers le missel, dit, sur le ton férial, Dominus vobiscum {Ruhr, Miss,, ut in die), et l'oraison qui est à la suite. Ses Ministres, de
i chaque côté, soulèvent les bords de sa chape. Au com- ' mencement de l'oraison, le Sous-Diacre, ayant fait la réi vérence à la croix (1), descend in piano derrière le Céléi brant, où, étant tourné vers l'autel, il quitte sa chasuble, I aidé parle second Acolyte, et le Cérémoniaire lui donne I le livre.
i 12. L'oraison finie, le Sous-Diacre, ayant fait aupara- I vant les saints ordinaires au Chœur (2), chante la leçon !■ sur le ton de l'épître; il reçoit la bénédiction du Célébrant (Rubr,^ ibid.), reprend la chasuble, et retourne per breviorem assister le Célébrant {Merati, ibid., n. H).
13. Lorsque le Sous-Diacre a fini sa leçon, le Chœur i chante un des deux répons marqués dans le missel I {Rubn, ibid.). avec ses versets. Pendant ce temps, le i Diacre, ayant fait la révérence à la croix (3), descend in ; piano, quitte la chasuble, met la giande étole, reçoit des mains du second Cérémoniaire le missel, qu'il porte 'vec les révérences accoutumées, sur le milieu de l'au-
(1) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle c'est à Padorable I Stcrennent qu'il fait la i^énuflexion. I (2) Ofi su, pose le Chœur devant l'autel.
(3) Ou bien au saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle.
PART. IV, CHAP. IV, ART. II
tel (Rubr,, ibid.) ; l'ayant posé dessus, il fait la génuflexion, et retourne per breviorem à la droite du Célébrant pour faire mettre l'encens ; le Sous-Diacre relève alors le bord de la chape.
l^. Quand l'encens est béni, le Sous-Diacre descend in piano, et le Diacre retourne per breviorem au milieu de l'autel, dit le Mitnda cor meum, more solito, et, ayant pris le missel, il demande la bénédiction au Célébrant (Rubr,, ibid.). Le Célébrant, s'étant tourné vers le côté de l'évangile, la lui donne de la manière ordinaire 5 puis le Diacre chante l'évangile comme aux autres Messes. Après l'évangile, le Sous-Diacre porte le livre à baiser au Célébrant, et le Diacre l'encense {Rubr,, ibid.). Le Sous-Diacre retourne à la gauche du Célébrant, et le Diacre à sa droite, après avoir quitté la grande étole et repris la chasuble pliée (Gav,, ibid., in Rub,, X, et Merati, ibid., n. 11).
15. Le Célébrant, après avoir été encensé, se tourne vers l'autel, et chante sur le ton férial, le« mains jointes, l'oraison et la préface qui suit (Rubr., ibid.). La préface finie, il dit au même lieu, incliné et à voix médiocre, conjointement avec ses Ministres, le Sancius, qui est chanté par le Chœur {Rubr,, ibid.).
16. Ensuite le Célébrant chante sur le ton férial, également les mains jointes, Dominus vobiscum et les oraisons de la bénédiction. Quand il bénit les rameaux, il pose la main gauche sur l'autel {Gav., ibid., in Rubr. xi), et alors le Diacre relève le bord de sa chape (Merati, ibid., n. 16) : ce qu'il fait également quand il asperge et encense les rameaux.
17. Au commencement des oraisons, le Thuriféraire va mettre le feu dans l'encensoir, et sur la fin il vient in cornu epistolce, conjointement avec le premier Acolyte, qui se met à sa droite, portant le bénitier et l'aspersoir. Ayant fait ensemble la révérence convenable in piano, le Thuriféraire monte sur le degré pour faire mettre et bénir l'encens; puis il se retire in piano avec l'encensoir et la navette, et l'Acolyte donne l'aspersoir au Diacre, lequel le prend par le milieu, et le présente au Célébrant avec les baisers ordinaires. Le Célébrant asperge les rameaux trois fois : d'abord au milieu, en-
DU DIMANCPIE DES RAMEAUX
I suite à sa gauche, puis à sa droite (Gavant., ibid., in j Rub. XIII, litt. D), en disant: Asperges me, etc. {Rubr,^ j ibid.). Ensuite le Diacre rend l'aspersoir à l'Acolyte, et prend des mains du Thuriféraire l'encensoir, qu'il pré- I sente au Célébrant avec les baisers accoutumés. Le Cé- ' lébrant encense trois fois les rameaux de la même manière qu'il lésa aspergés (Gav., ibid, litt. F; Merati, ibid., n. 17).
18. Après l'encensement, le Thuriféraire reprend l'euceusoir, et, après qu'il a fait avec l'Acolyte les révérences convenables à l'autel, tous deux reportent chaque j objet en son lieu.
I 19. L'encensement fini, le Célébrant dit Dominus vo- \ biscum et l'oraison qui suit, de la manière que nous ' avons marquée pour les autres oraisons.
j ARTICLE III.
De la Distribution des Rameaux,
20. L'oraison terminée, les Ministres sacrés vont , avec le Célébrant au milieu de l'autel, font la révérence à la croix (1), et se tournent vers le peuple. Le premier ! Acolyte, placé in cornu epistolœ, porte les rameaux, j qu'il présente au Diacre, de manière que le pied du ra- [ meau soit du côté du Diacre auquel il le présente. 1 21. Avant que le Célébrant se tourne vers le peuple, ] le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne du ! Chœur, afin que, revêtu de Thabit ordinaire de chœur, ' sans étole, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, il se trouve en temps convenable sur le dégré le plus élevé (2), où, se tenant debout, il reçoit des mains du Diacre le rameau du Célébrant, le baise, et le donne au Célébrant, lequel le baise éga-
(1) L'Auteur ne suppose pas présent le saint Sacrement, qu'on ne doit pas oublier s'il est dans le tabernacle. Mais on comprend que, r ces cérémonies, il conviendrait qu'il n'y fût pas et qu'on suivît dispositions du Cérémonial des Évêques (lib. r, cap. xii, n. 8), lequel conseille de Pôter avant l'Office.
. (2) 11 se présente d'abord sur le dej^ré le moins élevé, où il fait june inclination profonde au Célébrant, ainsi que l'Auteur l'indique pour la distribution des cendres.
PART. IV, CHAP. IV, ART. IIL
lement, puis le remet au Sous-Diacre. Le Sous- Diacre le reçoit avec les baisers accoutumés, et le place sur l'autel. Le Célébrant, ayant reçu du Diacre un autre rameau, le donne à son tour au plus digne du Chœur, qui le reçoit à genoux en baisant la main et le rameau, ainsi que l'a décidé la S. Congrégation des Edites, le lé février 1705. Puis, ayant fait les révérences convenables, il retourne à sa place, accompagné par le second Cérémoniaire qui fait venir le Chœur par ordre.
22. Au moment où commence la distribution, les Chantres chantent l'antienne Pueri Hebrœorum, etc. {Ruhr, Miss, y ut in die ; Cœrem. Episc, lib. ii, cap. xxi, n. 6), qu'on répète jusqu'à ce que la distribution soit finie {Ruhr, y ibid.).
23. Lorsque le plus digne du Chœur s'est retiré, le Diacre et le Sous-Diacre descendent sur le degré, et reçoivent à genoux sur le bord du marchepied les rameaux de la main du Célébrant, avec les baisers convenables (Rubr., ibid.) (1). Ils se lèvent ensuite, et, ayant fait la génuflexion sur le marchepied, ils retournent, le Sous- Diacre à la droite du Célébrant pour relever le bord de sa chape, et le Diacre à sa gauche pour lui présenter les rameaux {Merati, part, iv, tit. vu, n. 19): auparavant ils ont dû poser les leurs sur l'autel, ou les donner aux Acolytes (Bïsso, litt. B, n. 87, § 13). Ensuite le Célébrant distribue les Rameaux au reste du Clergé, d'abord aux Prêtres, puis aux autres {Rub., ibid.). Tous viennent deux à deux, et baisent d'abord le rameau, puis la main du Célébrant (^Cœrem,, Episc, ibid., cap. xvii, m 3).
24. La distribution des rameaux au Clergé étant terminée, le Célébrant, conjointement avec ses Ministres, se tourne vers l'autel 5 ayant fait l'inclination à la croix (2), ils retournent in cornu epistolœ dans le même ordre que la première fois. Le Célébrant se lave les mains
cap. XXI, n. 7 5 Castaldi, lib. m, sess. III, cap. iv, n. 1 5 Bauldry, part, iv, cap. vi, art,
(1) C'est-à-dire qu'ils baisent d'abord le rameau, puis la main du Célébrant, selon que l'Auteur le dit quelques lignes plus bas.
(2) Ou la génuflexion, si le saiut Sacrement est dans le tabernacle.
DU DIMANCHE DES RAMEAUX
II, n. 16 ; Meraii, ibid., n. 22) (1) ; puis il chante Poraisoii Omnipotens sempHerne Deus, etc. {Rubr.^ ibid.).
J^ota. I. Dans les églises où le Célébrant distribue les rameaux au peuple, il se rend pour cette distribution à la balustrade : les hommes baisent d'abord le rameau, puis la main du Célébrant, les femmes le rameau seulement {Castaldi, ibid., n. 19 ; Bisso, ibid., § 14). Après la distribution, les Officiers sacrés retournent à l'autel ; le Diacre et le Sous-Diacre font la génuflexion sur le dernier degré, et le Célébrant l'inclination profonde à la croix ; puis ils se rendent in cornu epistolœ in plano^ où le Célébrant se lave les mains comme ci-dessus (2).
JV^o/a //. S'il se présentait à la balustrade un grand nombre de fidèles, alors un autre Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole violette, pourrait distribuer les rameaux avec les mêmes cérémonies que nous venons de dire (Gav,, part, iv, tit. vu, in Rubr, xiv, litt. H; Meraii, ibid., n. 21). Ce que nous avons dit de la distribution des rameaux convient également à la distriburion des cierges et à celle des cendres.
ARTICLE IV
De la Procession.
25. Au moment où les Officiers sacrés se rendent in cornu epistolœ, le Thuriféraire va préparer le feu dans l'encensoir, et, l'oraison finie, il se trouve lui-même in cornu epistolœ, où l'on met et bénit l'encens à l'ordinaire (Ruhr. Miss, y ut in die). Ensuite le Sous-Diacre, ayant fait la révérence à la croix (3), va per breviorem à la crédence, où il dépose son manipule ; et, ayant pris la croix de Procession, il s'avance entre les deux Acolytes, et précédé du Thuriféraire, au milieu du Chœur (4"), où il s'arrête, tourné v.^rs l'autel.
(1) Le Sous-Diacre verse l'eau et tient le bassin, et le Diacre présente la serviette pour essuyer les mains, ainsi que l'Auteur l'a dit à l'occasion de la distribution des cierges le jour de la Purification.
(2) Si le Saint Sacrement était dans le tabernacle, tous feraient la génuflexion ; mais dans aucun cas le Célébrant ne doit remonter à Pautel pour le lavement des mains.
(3) Ou la génuflexion au saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle.
(4 ; Ou du sanctuaire.
PART. IV, CHAP. IV, ART. IV
26. En même temps le Diacre, ayant ôté son manipule, prend des mains du Cérémoniaire le rameau du Célébrant, et le donne à celui-ci avec les baisers ordinaires. Ensuite il prend son propre rameau, et se retire derrière le Célébrant sur le degré le plus élevé (iVIera/z, part. IV, tit. VII, n. 22) ; et, au signe du Cérémoniaire, s'étant tourné vers le peuple, il chante : Procedamns in pace 5 le Chœur répond : In nomine Christi, âmen,
27. Après que le Chœur a répondu, la Procession se met en marche vers la porte de l'église en cet ordre : le Thuriféraire marche le premier, après avoir fait la génuflexion 5 viennent ensuite, sans faire de génuflexion, les Acolytes et le Sous-Diacre portant la croix ; après eux viennent les Chantres et le reste du Clergé (1). Tous, avant de sortir, font au milieu du Chœur (2) la génuflexion deux à deux, et chacun porte son rameau en dehors ÇRubr.^ ibid;). En dernier lieu, le Diacre et le Célébrant, avertis par le Cérémoniaire, descendent in piano ^ et font tous les deux la révérence convenable, le Diacre donne la barrette au Célébrant avec les baisers accoutumés, reçoit ensuite la sienne des mains du Cérémoniaire, et se met à la gauche du Célébrant (Merati^ ibid., n. 23 et 24), élevant le bord de la chape de sa main droite, et portant son rameau de la main gauche. Ils marchent les derniers, la tête couverte.
28. En sortant de la porte de l'église, tous se couvrent, à l'exception du Thuriféraire, du Sous-Diacre portant la croix, des Acolytes et du Cérémoniaire ; mais celui-ci peut porter une calotte, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 17 juillet 1734. La Procession fera le tour ordinaire, selon l'usage de chaque église ; et les Chantres chanteront les antiennes marquées dans le missel, en totalité, ou en partie, selon le temps que durera la Procession {Ruhr,, ibid.; Baulcl.^ part, iv, c. vi, art. m, n. 2; Bisso, litt. P. n. 255, §3).
(1) Dans le cas où il y aurait des Chapiers, ils marcheraient immédiatenaent avant le Diacre et le Célébrant, à moins que d'autres Ecclésiastiques d'un ordre plus élevé ne portent aussi la chape. Cette disposition est fondée sur un décret du 15 mars 1700.
(2) Ou du sanctuaire, selon la disposition des lieux.
DU DIMANCHE DES RAMEAUX
29. Lorsque la Procession au retour est proche de la 1 porte de Téolise, quelques Chantres y entrent et la fer- I ment, le Thuriféraire restant au dehors et se retirant à ! droite du premier Acolyte. Le Sous-Diacre, portant la I croix, s'approche de la porte entre les deux Acolytes, ; retourne l'image de la croix vers le peuple (Bauld,y ibid., n. 3 ; Bisso, ibid.,§5; Gav., part, iv, tit. vu, m Rubr, XVI, litt. Q ; Meraii. ibid., n. 26) (1), et s'arrête i avec les Acolytes, la face tournée vers la porte. Le Chœur ;Se met de chaque côté sur deux lignes, ou bien en de- ' mi-cercle. Le Célébrant se tient au milieu, tourné vers lia porte, la tête couverte ; tandis que le Diacre, qui est à sa gauche, reste découvert comme le reste du Clergé \{Bftuldry^ ibid., n. 4; Merati, ibid., n. 26 et 27) ; ou bien, comme le veut Bralion (p. m, c. vir, n. 7), tous pourront rester tête couverte, se considérant comme en Procession hors de l'église.
j 30. Alors les Chantres qui sont en dedans chantent, Itournés vers la porte, la première strophe du Gloria^ lausy etc., qui est ensuite répétée par le Clergé conjointement avec le Célébrant. Ceux qui sont en dedans ichantent la strophe suivante, et ceux du dehors répètent de nouveau la première, et ainsi tour à tour jusqu'à la fin, ou bien pour une partie seulement {Rubr,, ibid.).
. 3L Après qu'on a fini de chanter, le Sous-Diacre retourne l'image de la croix vers la porte, qu'il frappe avec ia hampe de cette même croix. La porte s'ouvre aussi- :ôt, et la Procession entre dans l'église (^Rubr., ibid). A.lors les Chantres commencent l'antienne Ingrediente Domino (^Cœrem. Ep., lib. ii, cap xxi, n. 8), à la fin de aquelle on ne dit pas le Gloria Fatri [Rubr,, ibid.).
J{ota, Si la Procession ne peut pas sortir de l'église, 'lie en fait le tour dans l'intérieur, et la fin de la cérénonie a lieu à la porte du chœur {Gav.y part, iv, tit. vir, nRubr, 18, n. 24).
^ 1 ) C'est que pendant les Processions la croix doit être portée le •listen avant, comnne si Notre-Seigneur marchait en tête de la Procession : ainsi Pa décidé la S. Congréç^ation des Rites, le 8 mai 675. Dans cette circonstance donc, le Sous-Diacre est obligé de rejfner la croix pour que le Christ regarde le peuple.
PART. IV, CHAP. IV, ART. V
32. Lorsque la Procession rentre dans l'église, tous se découvrent (en supposant qu'ils soient demeurés couverts), à l'exception du Célébrant et du Dia cre, et ils s'avancent ainsi vers le chœur. Le Thuriféraire, arrivé au milieu du chœur, fait la génuflexion, et reporte son encensoir en son lieu. Le Sous-Diacre portant la croix, et les Acolytes, sans faire de génuflexion, s'en vont à la crédence, où ils déposent, les uns leurs chandeliers, et l'autre la croix (Bould,, ibid., n. 6 ; Bisso^ ibid., § 8 , Gav.f ibid., in Rubr,, 16 litt. R ; Merati, ibid., n. 29) ; puis le Sous-Diacre se retire à la banquette, où il attend le Célébrant et le Diacre. Chacun du Clergé, après avoir fait la génuflexion au milieu, se rend à sa place tenant son rameau à la main.
33. Le Célébrant et le Diacre se découvrent en entrant dans le chœur, s'avancent devant le milieu^ et, après avoir fait les révérences convenables, s'en vont à la banquette des Officiers sacrés. Le Diacre, ayant ensuite pris le rameau du Célébrant avec les baisers ordinaires, le remet avec le sien propre au Cérémoniaire. Ils | se tiennent en face de l'autel : le Diacre et le Sous-Dia- j cre ôtent la chape au Célébrant, qui se revêt du mani- i pule et de la chasuble: car c'est le même qui doit dire i la Messe, et non pas un autre, selon le décret de la S. | Congrégation des Rites du 12 juin 1627. Le Diacre et i le Sons-Diacre mettent le manipule 5 ensuite le Célé- i brant, accompagné de ses Ministres, se rend à l'autel j avec les saints convenables, et commence la Messe (Cœrem, Ep.y ibid., cap. xvii, n. 6 ; Meratiy ibid.).
ARTICLE V. j
Be la Messe et de la Passion.
34<. La Messe se célèbre comme celle des autres dimanches de Carême, à l'exception de ce qui suit. On ne dit pas le psaume Judica me, Deus, etc. {Rubr. Miss,^ ut in Bom. depass.) On ne dit non plus le Gloria Patri ni à V Introït ni au Lavabo {Rubr,, ibid.).
35. On dit une seule oraison {Ruh, Miss., ut in die), et on omet celles qui seraient ordonnées pour quelque
DU DIMANCHE DES RAMEAUX
besoin: ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 20 avril 1822. On omet également la commémoraison , d'un simple, même aux Messes basses, quoiqu'on en ait ; fait mémoire à l'Office (^Rubr, de Comm,), Lorsqu'à l'épitre le Sous-Diacre chante ces paroles : In nomine Jesu omne genu fledatur, tout le Clergé du Chœur, et même le Célébrant avec le Diacre, supposé qu'il ne lise pas le graduel ou le trait, fléchiront les genoux jusqu'à ces paroles Et inferiiorum inclusivement {Cœrem. Episc, I lib. II, cap. XXI, n. 13 5 Bauldry, part, iv, cap. vi, art. m, n. 7 ; Bisso, litt. M, n. 250 ] Merati, part, iv, tit. vu, n. 30).
36. Le Sous-Diacre, ayant fini l'épître, attend que le Célébrant ait terminé le trait ; après quoi, aérant reçu la bénédiction et repris sa chasuble in piano, il se place à I la droite du Diacre comme pour l'introït ( Casialdi, I lib. III, sect. v, cap, v, n. 3 ; Merati, ibid.). Pendant qu'on chante le trait, le Célébrant va s'asseoir avec ses Ministres.
i 37. Pendant la Passion et l'évangile, le Célébrant et I tous les autres tiennent leurs rameaux à la main, à ! l'exception des Diacres qui la chantent, des Acolytes et idu Cérémoniaire {Cœrem. rom. lib. 11, cap. xli ; Meraiiy ibid., n. 31). En retournant à la sacristie, tous les tiennent également à la main, à l'exception des Offi- ' ciers sacrés.
I 38. A la fin de la Messe, on dit l'évangile de saint [Jean {Merati, ibid., vers la fin).
I 39. Pendant qu'on chante l'épître, les Diacres de la 'Passion se revêtent del'amict, de l'aube avec le cordon, : du manipule et d'une étole violette pendant de l'épaule I gauche (Cœrem, Episc, ibid., n, 14). Ils sont aidés par les Acolytes, lesquels, pendant le trait, ont soin de I tenir prêt, dans le lieu où l'on a coutume de chanter l'évangile, les trois pupitres nus, placés en ligne droite i quelque distance l'un de l'autre (Meratij ibid., n. 30).
40. Vers la fin du trait, les trois Diacres de la Passion, tenant chacun son livre des deux mains, appuyé i sur la poitrine, et accompagnés du second Cérémoniaire, font la révérence à la croix, mettent leurs barrettes, et partent de la sacristie pour le Chœur dans l'ordre sui-
PART. IV, CHAP. IV, ART. V
vant : le second Cérémoniaire marche le premier, les mains jointes. Il est suivi des trois Diacres, marchant l'un à la suite de l'autre : celui qui fait la partie de l'Evangéliste s'avance le premier ; celui qui fait la partie de la Synagogue va le second, et celui qui fait celle de Notre Seigneur marche le dernier (Cœrem, Episc, ibid., n. 15).
él. En entrant au Chœur, ils se découvrent, donnent leurs barrettes au second Cérémoniaire, et se placent de telle manière que celui qui fait la partie de Notre-Seigneur soit au milieu, ayant à sa droite celui qui fait celle de l'Evangéliste, et à sa gauche celui qui fait celle de la Synagogue. Ils s'avancent ainsi au milieu du Chœur (1), et font la génuflexion (2), le salut convenable au Célébrant et au Clergé du Chœur, puis s'en vont à leurs pupitres, où ils sé placent, l'Evangéliste au railieu, à sa droite celui qui fait la partie de Notre-Seigneur, et à sa gauche celui qui fait celle de la Synagogue {Bauld,^ ibid., n. 9 ; Gav,^ part, iv, tit. ix, in Rubr. 5, litt, G ; Meraii, ibid.). En arrivant, ils placent leurs livres sur leurs pupitres, et, sans autre cérémonie, l'Evangéliste commence à chanter Passio. Pendant tout le temps, ils restent tous trois les mains jointes, ainsi que le Cérémoniaire, qui se tient non loin d'eux à une banquette sur laquelle il a mis leurs barrettes.
42. Au moment où l'Evangéliste commence à chanter Passio, le Chœur se lève et se découvre ; il reste dans cette position tout le temps de la passion. Le Célébrant se lève aussi avec ses Ministres, et retourne joer breviorem au coin de l'épître, où ils se placent comme pour l'introït. Le Diacre donne le rameau au Célébrant avec les baisers ordinaires ; le Diacre et le Sous-Diacre reçoivent les leurs du Cérémoniaire, et tous trois les tiennent de la main gauche (Ccsrm. ^ottï., ibid., Bauld,, ibid., Tci. 13 ; Merati, ibid, n. 31). Le Célébrant lit la Passion in cornu epistolœ, tourné cependant un peu vers
(1) Ou du sanctuaire, selon la disposition. Nous avons bien des fois occasion de remarquer que l'Auteur met indistinctement le chœur pour le sanctuaire.
(2) Même en ne supposant que la croix à l'autel.
DU DIMANCHE DES RAMEAUX
j ceux qui la chantent {Bauldry^ Meraii, ibid.) (1). Il lit jusqu'au texte qui tient lieu d'évangile exclusive- . inent. Lorsqu'il est arrivé aux paroles Emisit spiritum, 1 etc., il ne se met pas à^genoux {Bauld., ihid.-, Gaz;., ibid., jlitt. IL; ^mo, ibid.,n. 150, § 3; Merati, ibid.). \ 43. Lorsque le Célébrant a fini de lire la Passion, ses Ministres vont se mettre derrière lui unies post alium, et tous trois se tournent vers ceux qui la chantent, en tenant leurs rameaux de la main droite, la gauche posée sur la poitrine (de Bralion, part .m, cap. v, n.l2 : Merati^ 'ibid.). Au nom de Jésus ils inclinent la tête vers la ! croix, et aux paroles Emisit spiritum, ils se mettent tous à genoux au même lieu où ils sont (Cœr. Ep.^ ibid., n. !16), tournés vers l'autel. Les Diacres de la Passion se mettent à genoux, tournés vers le livre (Ca^/ato*, ibid., in. 8 ; Merati, ibid.). Au signe donné par le Cérémo- Iniaire, l'évangéliste se lève avec tous les autres (2). I 44. Après que les trois Diacres ont fini de chanter la IPassion, le Clergé s'assied : les trois Diacres viennent idevant le milieu de la même manière qu'à leur entrée tiu Chœur ; et, ayant fait la génuflexion à la croix, et les autres saints ordinaires, ils reçoivent leurs barrettes du second Cérémoniaire. Lorsqu'ils sont sortis du phœur, ils se couvrent et retournent à la sacristie l'un à suite de l'autre, dans le même ordre qu'ils sont venus n l'autel (Meraii^ ibid.). Les Acolytes ôtent les pupires. (3).
(1) CeUe disposition est conforme au Cérémonial des E\ êques, et 'est ainsi qu'il faut faire aux Messes solennelles. Mais aux Messes ««ses, la Passion doit se lire m cornu evangelii (S. R. C, 4 aug. 1663 1 12 mari. 1836). Bien plus, si le Prêtre chantait lui-même une parie de la Passion, il devrait encore le faire au côté de Pévangile. Ainsi 'a décidé la S. Congrégation.
(2) La Rubrique ni le Cérémonial ne déterminent le temps qu'on oit rester à genoux. Romsée (Praxis divini OJficii, tom. m, art. X, n. G), dit, après Merati, la durée d^un Pater. Dans quelques eux on reste incliné très profondément, de telle manière que le Piê- 'e, à genoux sur le degré, demeure prosterné la tête sur ses mains, elte dif:|x)sition se rappi oche d'une pratique que nous croyons assez énérale en France, e1 qui est prescrite par les Cérémoniaux de quelue« églises particulières ; c'est de baiser la terre à ce môme endroit li la Rubrique dit : Hic genujlectitur el pausatur alitjuanluiu/n.
(3) Ce numéro et les deux suivants renlerment des dispositions ^posées à certains préjugés. Dans quelques églises on se persuade
PART. IV, CHAP. IV, ART. VI
45. Lorsque les Diacres de la Passion sont partis, le Sous-Diacre remet son rameau au Cérémoniaire, et porte more solito le missel au côté de l'évangile {Merati^ ibid.). Le Célébrant, ayant donné son rameau au Diacre, qui le remet avec le sien propre entre les mains du Cérémoniaire, se rend au milieu de Pautel et dit le Munda cor meum et le Jubé, Domine benedicere ; puis, sans dire Dominus vobiscum et sans faire le signe de croix, ni sur le livre, ni sur lui-même (Rubr.^ ibid.), il lit le texte qui tient lieu d'évangile sur le missel, et à la fin le Sous-Diacre répond Laus tibi, Christe (Merati, ibid.). Pendant ce temps le Diacre quitte la chasuble pliée, prend l'étole ample, et porte sur l'autel le livre d'évangile, more solito (Merati, ibid.).
46. Après que le Célébrant a lu l'évangile, on fait tout à l'ordinaire (1), excepté que les Acolytes n'assistent pas à l'évangile avec leurs chandelieis (i?wô.,ibid.), mais seulement les mains jointes, et, si c'est l'usage, ils portent leurs rameaux. Le Diacre ne dit pas Dominus vobiscum et ne fait le signe de croix ni sur le livre, ni sur lui-même; mais, après avoir encensé le livre, il commence immédiatement Altéra autein die^ etc., sur le ton de l'évangile {Ibid,). Pendant ce temps le Célébrant tient son rameau de la main droite. L'évangile terminé, le Sous- Diacre le porte à baiser au Célébrant, à ces mots : Altéra autem die, et la Messe se continue pour tout le reste à l'ordinaire.
{j:^* ARTICLE Vf.
De la Bénédiction et de la Distribution des Rameaux par rEvèque.
47. La bénédiction des Rameaux a lieu exactement comme se font la bénédiction des cierges le jour de la
qu'à une Messe solennelle il faut toujours que l'on chante, ou que l'on joue de l'orgue. C'est une erreur : il y a des momens de silence prescrits par la Rubrique, et nécessaires en certaines circonstances pour que les cérémonies se fassent selon l'ordre. Dans la circonstance présente, il faut que le Célébrant aille d'abord réciter, in cornu evangelii, l'évangile, qui ne pourra par conséquent être chanté que phis tard par le Diacre.
(1) C'est-à-dire qu'on bénit l'encens, que le Diacre demande la bénédiction, etc.
DE l'office des TÉNÈBRES.
i Purification de la très sainte Vierge, et celle des cendres i le mercredi premier jour de carême. L'Évêque est égai leraent à son trône, revêtu des mêmes ornements sacrés I et accompagné du même cortège. Ses Assistants an i trône et les Chanoines sont également induit et parati, i 48. Le Chanoine Célébrant vient à l'autel, et dit l'antienne Hosanna comme l'introït de la Messe, pendant qu'on le chante au Chœur. Il chante aussi l'oraison qui : suit (Cœrem,, lib. i, cap. xxi, n. 4). ' 49. Pour l'épître et l'évangile, on observe absolument ' les mêmes cérémonies qu'à la Messe.
50. L'Évêque, à son trône, lit tout ce qui est chanté, .puis commence la bénédiction par Bominus vobiscum et Toraison Augejidem {Ihid,). Les Ministres de l'autel, de leur côté, après l'évangile, au moment où l'Êvêque va commencer la bénédiction, se retirent à la banquette et déjx)sent leurs manipules, qu'ils ne reprendront que pour jla Messe.
51. Tout le reste se pratique exactement comme au jour de la Purification,