ARTICLE V, SUPPLÉMENTAIRE
Du lavement des Pieds,
I 35. Il faut préparer en lieu convenable et accoutulé un banc pour ceux à i[ui on doit laver les pieds. Le
(l) Ceci est réglé dans le Memoriale. Rituum (tit iv. cap. 11 § iv, ^ . qui ajoute que quand le psaume est fini et que l'on a répété
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Sacristain prépare en outre sur la crédence le livre des évangiles ; une aiguière avec son bassin pour laver les mains de l'Officiant ^ et une serviette pour les essuyer ; un linge propre dont il devra être ceint lorsqu'il fera la cérémonie du lavement des pieds, et quelques serviettes pour les essuyer lorsqu'ils seront lavés. On tient aussi proche de la crédence un grand vaisseau d'eau tempérée.
36. Les Officiers sacrés s'étant revêtus de l'amict et de l'aube, l'Officiant prend par-dessus une étole et une chape violette ; le Diacre, le manipule, l'étole et la dalmatique blanche 5 le Sous-Diacre, le manipule et la tunique de même couleur (Cœrem. Ep. ylib, ii, cap. xxiv, n. 1) (1) ; puis, précédés, à l'ordinaire, des autres Ministres, ils se rendent, la tête découverte, au lieu où doit se faire la cérémonie.
27. Après avoir donné leurs barrettes au Cérémoniaire et avoir fait à Pautel la révérence convenable, c'est-à-dire le Diacre et le Sous- Diacre la génuflexion, et l'Officiant l'inclination profonde, tous trois montent à l'autel. L'Officiant le baise au milieu, et ses deux Ministres font en même temps une seconde génuflexion, j Ensuite l'Officiant met de l'encens dans l'encensoir, et le bénit à l'ordinaire (Ccsr. Ep., ibid., n. 5). Cela fait, ! le Sous-Diacre descend au bas des degrés ; et le Diacre, ayant reçu le livre des évangiles des mains du Cérémoniaire, se met à genoux, et demande la bénédiction au Célébrant, en disant: Jube^do?fine, benedicere {Cœr, Ep., ibid.). Le Prêtre la donne à l'ordinaire, en disant:
l'antienne, le Célébrant se met à genoux pour réciter Vjîngelus, au signe qui en est donné par un Clerc avec la crécelle.
(1) Le Cérémonial des Evêques (Ibid.) dit que le Diacre et le Sous-Diacre, attendant PEvêque lorsqu'il doit faire le lavement des pieds, sont revêtus des vêtements sacrés, yrœter manipulos; ce qui ne signifiejpas qu'ils ne portent pas de manipule, pour l'évangile, mais seulement qu'ils ne le prennent, comme de coutume, qu'après que l'Evêque est habillé. Quoique le Prêtre dans cette circonstance ne porte pas le manipule, ses Mmistres sont entièrement habillés comme pour la Messe {Ruhr, Miss,, ut in die; Gavant in Ruhr,, litt, Z; Meraii, ibid., n. 19). Quand c'est l'Evêque qui fait le lavement des pieds, il porte la mitre simple en outre des ornements énumérés dans cet article (Cœrem. ibid.). On lui présente un coussin pour se mettre à genoux in actu lotionis (n. 7).
DE l'office du jeudi SAINT.
DorrUnus sit tn corde tuo, etc. Le Diacre va ensuite chanter l'évangile ; et dans cette circonstance on se comparte absolument comme à la Messe. Et ap^-ès Tévangile le Sous-Diacre porte le livre à baiser au Célébrant, puis le Diacre Pencense more solito (Cœr, Fp,, t ibid., n. 6). Aussitôt commence le Mandalum.eic, (Cœr,
Ep., ibid., n. 6).
I 3S. Ensuite le Célébrant, après avoir fait avec ses Ministres la révérence convenable à la croix, va per br^- I viorem à la banquette, où le Diacre et le Sous-Diacre j l'aident à quitter sa chape, et ils quittent eux-mêmes leurs manipules (J\Ierali, part, iv, tit. vm, n. 21); puis I ils Faident à se ceindre du linge préparé à cette fin. ■ En même temps les Acolytes, qui après l'évangile ont I dû déposer leurs cierges sur la crédence, prennent le : grand bassin rempli d'eau et les serviettes, et tous s'ap- I prêchent des douze à qui il faut laver les pieds. I 39. Le Célébrant se met à genoux devant chacun, lui j lave le pied droit, l'essuie avec les serviettes que le Dia- ; ère lui présente à droite, et le baise ensuite; le Sous- I Diacre à gauche soutient le pied, tandis que le Célébrant j le lave; les Acolytes, de part et d'autrv^, ont soin de [)réjsenter l'eau et les linges ; le Cérémoniaire et le Thuriféraire les accompagnent pour recevoir les linges avec desquels on a essuyé, et prendre garde que rien ne manique.
1 40. Le lavement des pieds achevé, l'Officiant va exiî^a ^cornu epUtolœ, où il se lave les mains ; les Acolytes veriSent l'eau, et présentent la serviette pour les essuyer (Merati^ ibid., n. 24). Ensuite ses Ministres Taident à ôter le linge dont il était ceint, et à reprendre sa chape ; ils reprennent eux-mêmes leurs manipules, et les Acolytes leurs chandeliers. Ceux-ci vont se placer au pied de fl'autel, l'un du côté de l'épître, l'autre du côté de l'é- Ivangile : les Officiers sacrés, ayant pris place au milieu p'eux, font les révérences convenables à la croix ; puis le Célébrant, étant monté à l'autel, va au coin de l'épître avec le Diacre et le Sous-Diacre, unus post alium. Là il pit à haute voix Pater noster, puis les versets et l'oraison pu missel {Meraii^ ibid.). La cérémonie ainsi terminée, f« Officiers sacrés descendent devant le milieu de l'au-
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tel, font la révérence convenable à la croix, reprennent leurs barrettes, et retournent à la sacristie.