I. Lors<j[ue le Clergé du chœur a quitté le reposoir
; Nous croyons que géuéralemerit, dans les égalises de France, ■^t pas l'usage de reni'ernier le sairjt Sacrenrient. Mais on doit au
• it* meUre dans ui:e espèce de petit tabernacle convenablement
et ne pas l'exf)0ser trop patemmcnt-
PART. IV3 CHAP. VI, ART. IV
les Officiers sacrés font in piano la génuflexion utroqui genu, conjointement avec les Thuriféraires 5 et, ayant reçu leurs barrettes, ils s'en vont à la sacristie, précédé.^ d'abord des Thuriféraires, puis du Sons-Diacre qui porte la croix entre les deux Acolytes, portant leurs cierges allumés {Bauldry, part, iv, c. ix, art. m, n. 26 ; Merati cap. iv, tit. viii, n. 16). Le Célébrant marche (1) 1( dernier avec le Diacre et le Sous-Diacre, qui se liennei] à ses côtés, relevant sa chape. En arrivant à la sacristie ils font, la tête découverte, une inclination profonde à Vc croix ou à l'image, et quittent les ornements blanc {Bauldry, ibid., n. 27 ; Bisso, litt. F, n. 42, § 17 ; Merah ibid.); puis le Célébrant et le Diacre prennent l'étol* violette.
32. V ers la fin du psaume Miserere, le Célébrant avei ses Ministres unus post alium^ précédé des Acolytes, qii marchent les mains jointes, et, accompagné du Cérémo niaire, sort de la sacristie, la tête couverte. En entran au Chœur (2), les Acolytes s'écartent, les Officiers sacré prennent place au milieu, donnent leurs barrettes ai Cérémoniaire, qui les reçoit sans rien baiser, saluent L Chœur f 3), et tous ensemble font la génuflexion à h croix, à l'exception du Célébrant, qui fait seulement un inclination profonde {Bauldry, ibid, art. iv, n. 2). Il montent tous sur le marchepied, attendent que l'oraisoi soit terminée, et alors le Célébrant commence d'un voix médiocre et sans chanter l'antienne Diviserunr etc.; le Chœur la continue {Castaldi, hb. m, sect. v cap. IV, n. 11 ; De Bralion, p. m, e. ix, n. 11), puis di le psaume Deus, Deus meus, etc., ayant soin de le ternii ner par l'antienne lorsque le Prêtre, ayant dépouillé le autres autels, revient au grand autel (4).
(1) La tête couverte (Memoriale Rit, tit. iv, cap. 11, § m, n. 7 après, toutefois, qu'il n'est plus en vue du saint Sacrement.
(2) Ou au sanctuaire, selon la disposition des lieux.
(3) Généralement on ne salue pas le Chœur en cette circonstancf On peut d'ailleurs consulter la note page 187.
(4) Si le saint ciboire est au grand autel, un Prêtre en étole blar che avec Pécharpe par-dessus, accompagné de deux Porte-Flambeaur le transporte ou au reposoir ou en autre lieu convenable, immédiatt, ment après les Vêpres et avant le dépouillement du dit autel. Maiij si le saint ciboire est à un autre autel, on peut le transporter mêixj pendant les Vêpres, |
DE l'office DU JEUDI SAINT.
33. Eii dépouillant les autels, le Célébi*ant récite avec Ministres le même psaume submissa voce (Memoriale . tit. IV, cap. II, § IV, n. 2 ; Bauldry, ibid., n. 3 ; Me- \ ibid., 11.17). Le dépouillement se fuit en cette uniére. Les Officiers sacrés ôtent d'abord la nappe de dessus, et ensuite les autres. Les Acolytes ôtent les pa- [ements, les cartons, le tapis, et les autres ornements de 'autel, n'y laissant que les cierges allumés sur les chanileliers et la croix (Casfaldi, ibid. ; Merati, ibid.). Ensuite les Officiers sacrés descendent m et, après |ue le Diacre et le Sous-Diacre ont fait conjointement ivec les Acolytes la génuflexioQ, tandis que le Célébrant Siit l'inclination profonde, et après avoir fait au Chœur es saints ordinaires, ils prennent leurs barrettes, et s'en •ont unus post alivm, les Acolytes marchant les premiers, iix autres autels, qu'ils dépouillent de la même manière, yant soin, en passant devant l'autel du sépulcre, de aire la génuflexion ut roque genu {Meraii, ibid.). ! J^ota, Dans les églises où il y a un grand nombre j'autels, pendant que le Célébrant fait le dépouillement !e l'autel principal, d'autres Prêtres en surplis et étole iolette peuvent faire le dépouillement des autres, en écitant le même psaume {De Bralion, ibid., n. 14 ; Meatij ibid.).
1 S-i. Le Célébrant, quand il a fini le dépouillement, evient au grand autel (1) 5 il attend que le Chœur ait Épété l'antienne ; puis, ayant fait les révérences conveables, il s'en retourne à la sacristie avec ses Ministres, . quitte les vêtements sacrés, more solito (Merati, ibid.).
^ ota. Pendant ces trois derniers jours de la Semaine jiiiite, on doit ôter l'eau bénite des bénitiers de l'église, insi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le
2 novembre 1831.