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La crédencesera couverte d'une nappe simple pen

(1) Dans les églises où l'on n'a pas l'usage des chasubles pliées, le Diacre et le Sous-Diacre restent simplement en aube, le premier avec l'étole et le manipule, le second avec le manipule seulement.

(2) Non argentea, dit le Cérém. des Evêques (lib. 11, cap. xxv, û. 2).

DE l'office du vendredi SAINT.

I dant peu sur les côtés (Bauld., ibid.). On mettra dessus ' les burettes avec le plat et le nianuterge, le missel sur Il pupitre pour le Célébrant, un autre missel pour les ^viinistres de Pautel, la nappe de l'autel, la grande étole 1 noire pour le Diacre (1), un petit vase en verre avec un I peu d-eau et un purificatoire pour purifier les doigts du I Célébrant en cas de besoin {Gav., ibid.)? le voile noir pour le calice, et deux chandeliers pour les Acolytes avec des cierges de cire jaune non allumés (2).

6. On préparera en lieu convenable la croix de Proj cession, couverte d'un voile violet (Bauîd,, ibid., n. 2 et

4 ; Merafi, ibid., n. 3), et l'instrument de bois qui doit îenir lieu de clochette.

7. ^ cornu Evangelii, par côté, on préparera un tapis violet, un long voile blanc (3) et un coussin violet, afin

. d'y placer la croix pour l'adoration (Cœrem. Episc,^ lib. I n, cap. XXV, n. 3; ibid., n. 5; Castaldi, ibid.,

I n. 3), et trois pupitres nus pour chanter la Passion. JÎ I parte epistolœ on place le banc des Officiers sacrés ; il sera également nu [Bauld., ibid., n. 7.)

8. A la chapelle du reposoir, outre le dais et VombreU linOf on préparera sur une crédence l'écharpe blanche (Gat;., ibid. ; Meraii, ibid., n. 6), sur l'autel la clef du petit tabernacle qui renferme la sainte réserve, et auprès l'escabean pour monter (4;.

article II.

Depuis le commencement de la Cértmonie jusqu^au moment où Von découvre la Croix,

9. Lorsque les Officiers sacrés sont habillés on se nd au chœur à l'ordinaire, excepté que les Acolytes irchent devant, les mains jointes, sans chandeliers

(1) Il s'agit ici du vêtement appelé par les Italiens stoîone.

(2) Le Memœ'iale Ritumn ajoute (tit. v, cap. i) : Une bourse de leur noire, avec un corporal, une pale et un purificatoire ; plus un •pau d'argent pour recevoii les offrandes.

''i) Le Cérémonial des Evêque porte : 'Vélum album serico viola-

intertcxtum (lib. ii, cap xxv, n. 3).

( i) Le Memoriule Rit. ajoute (ibid.) : Un corporal étendu &urPau«

; les flambeaux et les cierges pour la Procession.

PART. IV, CHAP. VII, ART. II

(Merati, part, iv, tit. ix, n. 8). En arrivant à l'autel, ils font la génuflexion et se retirent à leurs places ordinaires, attendant, tournés l'un vis-à-vis de l'autre (1), l'arrivée des Officiers sacrés. Ceux-ci, en arrivant à l'autel, se découvrent ; le Diacre reçoit la barrette du Célébrant sans aucun baiser, la donne au Cérémoniaire ensemble avec la sienne ; le Sous-Diacre lui donne la sienne également (JVleraii, ibid., n. 9) ; et tous, même le Célébrant, font la génuflexion unico genu (Castaldi, lib. m, sect. v, cap. ii, n. 2), mais point de salut au Chœur (Bauldry, part, iv, cap. x, art. i, n. 3 ; Bisw, litt. F, n. 45, §4; Merali, ibid., n. 8). Les Ministres sacrés se prosternent étendus de leur long (Rub., Miss., ut in die), en posant les mains et le visage sur le coussin préparé, et les genoux in piano (Merati, ibid., n. 9) (2).

10. Le reste du Clergé se tient également à genoux, la tète inclinée (Bisso, ibid., § 1), Les Acolytes s'y mettent comme les autres ; mais, après une courte prière, ils se lèvent et, conjointement avec le Cérémoniaire, ils étendent une seule nappe sur l'autel {Rubr., ibid.), la laissant pendre un peu par les côtés (Cœrem., Episc, lib., II, cap. xxvi, n. 2). Ensuite chacun se rend à sa place, et le Cérémoniaire pose sur l'autel in cornu epistolœ le missel ouvert sur le pupitre (Merati, ibid., n. 10).

11. Les Officiers, après être restés prosternés le tems d'un Miserere {Memoriale Rit. tit. v, cap. ii, § 1, n. 4-), se lèvent au signe du Cérémoniaire ; le Chœur se lève également ; et, les Acolytes ayant aussitôt retiré les trois coussins, les Officiers sacrés montent tous trois sur le marchepied: le Célébrant baise l'autel (Riibr., ibid.) ; le Diacre et le Sous-Diacre font en même temps la génuflexion, puis ils vont in cornu epistolœ comme à l'introït (Bisso, litt. C, n. 197, § 11, et litt. F, n. 45, § 6 , Merati, ibid., n. 11).

(1) Cette position dépend de celle des lieux. Les Acolytes doivent prendre garde à se placer de manière qu'aucun d'eux ne tourne le dos aux Officiers sacrés.

(2) Le Memonale Rituum dit qu'en arrivant à l'autel on se met aussitôt à genoux sur le pavé et Ton se prosterne (tit v, cap. ii, § i, n. 4).

DE l'office du vendredi SAINT.

12. Pendant ce temps-là un Acolyte reçoit le missel du second Cérémoniaire, et, accompagné de celui-ci, il va faire à l'ordinaire la génuflexion à l'autel ; puis, après les saints au Chœur, comme le Sous-Diacre a coutume de les faire (1), il va au lieu où se chante ordinairement l'épître, et chante la leçon à haute voix sur le ton des prophéties (Rubr., ibid.). Lorsqu'il commence, le Chœur s'assied. Le Célébrant la lit submissd voce (Ruhr,, ibid.) ; ses ^linistresne répondent pas Deo grattas (Jl/6ra^z,ibid., n. 12), et il lit le trait qui suit.

13. Lorsque l'Acolyte a fini de chanter la prophétie, il fait la génuflexion à l'autel et les autres saints ordinaires, puis retourne à sa place ; car il ne doit ni baiser • la main du Célébrant, ni recevoir sa bénédiction (Cœr. Episc, ibid., cap. xxv, n. 12). Le Chœur chante le trait, pendant lequel le Célébrant peut aller s'asseoir avec ses Ministres, s'il le veut (Bauld., ibid., n. 9 ; Merati, ibid.,

14. Lorsque les Chantres sont arrivés à ces paroles : Openiit Cœlos., etc., le Diacre et le Sous-Diacre vont se mettre unus post alium derrière le Célébrant. S'ils sont assis, aux mêmes paroles ils montent à l'autel per breviorem, et seplacent comme nous venons de le dire (^Mtrati, ibid., n. 14).

15. Lorsqu'on a fini de chanter le trait, le Célébrant chante Oremus, et le Diacre Flectamus ^enua (Rubr., ibid.), en s'agenouillant (2), ce que tous doivent faire également, à l'exception du Célébrant (Gav., part, iv, tit. IX, in Rubr, III}, Merati, ibid., n. 15; Bauld., ibid., n. 8). Le Sous-Diacre reprend aussitôt: Levate {Rubr,, ibid.), et tousse relèvent.

16. Pendant que le Célébrant chante l'oraison, Extenfis manibus (Merati, ibid.), le second Acolyte va aider le Sous-Diacre à ôter sa chasuble ; puis celui-ci, ayant

çu le missel du second Cérémoniaire, et fait les révé-

(1) Dans cette circonstance, l'Acolyte doiteri effet saluer le Chœur, i le Chœur est devant l'autel. Voir la note page 187.

(2) Notre Auteur semble dire ici qu'on tiéchit les deux {genoux; nous avons fait à la page 157 une note à ce sujet. Cependant plus tard,, chap. VIII, art. iv, n. 32, notre nriême Auteur dira positivenaent qu'on ne fléchit qu'un genou.

PART. IV, CHAP. VII, ART. II

renées accoutumées tant à l'autel qu'au Chœur, chante sur le ton de l'épître la leçon sans titre (Ruhr., ibid.).

17. La leçon finie, il fait les saints comme à l'ordinaire, etj sans prendre la bénédiction du Célébrant, il rend le missel au second Cérémoniaire (JBauld.^ ibid., n.. 11 et 12), reprend sa chasuble, et retourne à sa place du coin de l'épître, comme pendant l'introït {Merati ibid., n. 17). Lorsque le Célébrant a fini de lire cette même leçon, à laquelle on ne répond pas Deo gratins (Baiild,, ibid. ; Merati, ibid., n. 16), et le trait qui suit, les trois Officiers sacrés vont s'asseoir (Bisso, ibid., § 11).

18. Pendant que le Chœur chante le trait, on prépare les trois pupitres pour la Passion, et tout se fait comme nous l'avons dit du n^ 39 au nombre 44 inclusivement du chapitre iv, à l'exception de ce qui suit. Le Célébrant dit in cornu episiolœ toute la Passion, même la partie qui tient lieu d'évangile, en disant auparavant le Munda cor meum^ qu'il dit au même lieu, profondément incliné, en omettant Jubé, Domine, benedicere {Ruhr,, ibid.).

19. Lorsque la Passion est finie, et que ceux qui l'ont chantée sont partis, le Sous-Diacre descend in piano, et le Diacre, in cornu epistolœ, ôte sa chasuble, prend le stolone noir, et porte le missel sur l'autel avec les saints accoutumés {Merati, ibid., n. 19); ensuite, se mettant à genoux sur le bord du marchepied, il dit Munda cor meum, et, sans demander la bénédiction {Rubr., ibid.), il se lève, prend le missel, descend in piano près du Sous-Diacre, et, après les révérences accoutumées, il va chanter l'évangile. On n'y porte ni l'encens, ni les chandeliers des Acolytes {Ruhr,, ibid).

20. L'évangile chanté, le Sous-Diacre ne porte pas le livre à baiser au Célébrant {Rubr,, ibid.); mais, après l'avoir fermé, il le donne au second Cérémoniaire. Tous ensemble font la génuflexion au milieu ; puis les Acolytes retournent à leurs places (Cœrem. Episc, ibid.,n, 19), le Cérémoniaire pose le livre sur la crédence, et le Diacre et le Sous-Diacre vont unm post alium derrière le Célébrant m cornu epistolœ {Gav., ibid., in Rubr.ixi Merati, ibid., n. 20),

21. Alors le Célébrant commence la préface des oraisons, les mains jointes. La préface finie, il les étend et

DE l'office du vendredi SAINT.

les rejoint, en faisant une inclination à la croix, en même temps qu*il dit Oremus, Le Diacre chante Flectamus genuay et le Sous- Diacre Levate, comme nous l'avons dit au n. 15, puis le Célébrant chante l'oraison sur le ton férial, les mains étendues. Il chante le reste sur le même ton et avec le même rit, c'est-à-dire les oraisons les mains étendues, et leurs préfaces les mains jointes (Rubr., ibid.).

22. A l'oraison qui commence par ces mots: Omnipotens sempiterne Dem^qui salvas omnes gentes, Ifs Acolytes (1) vont étendre le tapis violet aparté Evangelii, dételle sorte qu'une des extrémités soit posée sur le premier degré j ils y mettent encore le coussin, et le reste du tapis tombe sur le pavé du chœur 5 par-dessus ils étendent le long voile tissu de soie blanche (Cœr. Ep.^ ibid., n. 22 ; et cap. xxvi, n. 8) mélangée de violet {Mémorial, Rit., tit. V, cap. 11, § 1, n. 14).

23. Les oraisons terminées, les Officiers sacrés vont per breviorem à la banquette, où le Célébrant et le Sous- Diacre ôtent leurs chasubles {Merati, ibid., n. 22) (2); puis ils se rendent in cornu epistolœ^ où ils se tiennent in piano {Cœr, Ep., ibid., cap. xxvi, n. 9), tournés vers le peuple.

24<. Alors le Cérémoniaire et le Diacre quittent le Célébrant et le Sous-Diacre, et montent sur le marchepied. Lorsqu'ils ont fait une génuflexion simple à la croix, le Cérémoniaire (3) la prend et la donne au Diacre, sans aucun baiser {Meraii. ibid., n. 23). Le Diacre la porte révérencieusenient per breviorem, au Célébrant, la lui remet également sans aucun baiser, en tenant l'image du crucifix tournée vers soi {Merati, ibid.), dételle sorte que le Célébrant la tient l'image du crucifix tournée vers le peuple {Rubr., ibid.).

ARTICLE m.

Du moment oii Von découvre la croix jusqu' à la Procession. 25. Le Célébrant, ayant reçu la croix, se place sur le

(1) Le Cérémonial dit : Ministri.

(2) Le Memoriule Rituum ajoute le mot seulement, comme pour faire voir qu'on ne doit pas encore quitter le manipule.

(3) Ni le Cérémonial des Evèques ni le Memoriale Rituum n'assigne cette fonction au Cérémoniaire.

PART. IV, CHAP. VII, ART. II

degré le plus élevé in cornu epistolœ {Ruhr, Miss,, ut in die), ayant le Sous-Diacre à sa gauche et le Diacre à sa droite, tous trois tournés vers le peuple. Il tient la croix de sa main gauche, de sa droite il en découvre le sommet (Rubr., ibid.), jusqu'au croisillon seulement, aidé en cela par ses Ministres, s'il en est besoin {Cœr. Ep.y lib. II, cap. XXVI, n. 9 5 Bauld,, part, iv, cap. x, art. m, n. 3 ; Castaldi, lib. m, § 7, cap. m, n. 1 1 ; Merati, part, iv, tit. ix, n. 24). Puis, en l'élévant à la hauteur des yeux, il chante, sur le missel qu'un Acolyte tient devant lui : Ecce lignum crucis (Rubr., ibid.), d'un ton de voix grave et tellement ménagée, qu'on puisse chanter la même chose deux autres fois sur un ton plus élevé, sans que le chant ait rien d'inconvenant {Merati, ibid.).

26. Aussitôt qu'il commence, tous ceux du Chœur se lèvent et se tiennent tète découverte. Le Célébrant continue l'antienne et la chante tout entière avec|ses Ministres (^Cœr. Ep.^ ibid., Parid, Crassi^ lib. ii, cap. Lxvii; Bauld., ibid. n. 4) (1). Le Chœur répond: Venite adoremus, et tous se mettent en même temps à genoux ulroque genu, la tête inclinée vers la croix : les Ministres de l'autel font de même (Bralion, part, m, cap. XI, n. 13 ; Bisso, litt. D. n. 88, § 3) 5 le Célébrant seul reste debout {Ruh,^ ibid ).

27. Lorsqu'on a fini de chanter Venite adoremus, tous se lèvent, et alors le Célébrant, avec ses Ministres toujours placés de même, monte sur le marchepied et s'arrête in cornu epistolœ (2), le Diacre étant presque au milieu de l'autel, et le Sous- Diacre sur le degré le plus élevé {Merati,ih\à., n. 25). Le Célébrant découvre le bras droit de la croix et la tête du crucifix ; puis, sur un ton un peu plus élevé, il chante de nouveau : Ecce lignum. Tout le reste se fait comme la première fois {Rub)\, ibid.).

28. Ensuite le Célébrant va au milieu de Tautel {Rubr, ibib.)j ayant toujours ses Ministres à ses côtés, le

(1) Le Missel est sur ce point plus explicite. Le Célébrant chante : Ecce lignum. crucis ; les Ministres chantent avec lui : In quo sains Mundi pependit ; et le Chœur : Venite adoremm,

(2) Où on lit l'introït de la Messe.

DE l'office du vendredi SAINT.

Diacre rn cornu Evangdii, et le Sons-Diacre in cornu I episioIoBy et découvre la croix entièrement, donnant le voile au Sous-Diacre, qui le remet à un Acolyte pour le porter sur la crédence {Bauld., ibid. n. 6; Meraii.y ibid., n. 26); et alors, prenant un ton de voix plus élevé, il recommence la même antienne de la même manière. Cette fois, après que le Chœur a dit : Venite adoremus^ tous restent à genoux (^Bauld., ibid., n. 8 ; Meratiy ^bià.y n. 27).

29. Alors le Célébrant, d'un pas gmve, tenant des deux mains la croix élevée, accompagné seulement du

I Cerémoniaire, qui n^Jève au besoin le bas de l'aube {Merati, ibid.), la porte dévote^ et sans faire aucun salut, au lien préparé, et, à genoux, il la place sur le tapis et le coussin (Rubr., ibid.). Ensuite il se lève, fait la gé-

' nntiixio.i unico genu, et retourne à la banquette.

30. Au moment où le Célébrant fait la génuflexion, le Chœur se lève, ses Ministres, sur le marchepied, font aussi la génuflexion vers la croix {Bauld., ibid.), et descendent per breviorem à la banquette. Le second Acolyte dévoile la croix de Procession, et un autre Clerc découvre toutes les autres croix de l'Eglise et de la sacristie, mais non pas les images {Bauld.y ibid., n. 7 \ MeraU\ n3id.).

31. Le Célébrant et ses Ministres, arrivés à la banquette, ôtent tous trois leurs manipules, conformément

décret de la S. Congrégation des Rites du 15 septem- ' '•e 1736; ils ôtent ensuite leurs souliers {Rubr., ibid.; l-rati, \h'\d,y n. 31) (I) ; et, le Diacre et le Sous-Diacre -tant à la banquette, le Célébrant, accompagné du ' rémoniaire, va adorer la croix en cette manière (2).

32. Il se mettra à genoux une première fois, au bas du . Lnir, et pourra dire, s'il veut : Adoramus te Christe, et '^dicimus tibi, qui n per sanctam crucem iuam. redtmisti 'fidam. Ces l'avis de Bauldry (ibid., n. 8), de Ga-

' tus (part, IV, lit. ix, in Rubr. xii, litt. O), de Merati id.j II. xxix). Ensuite il se lève, se remet à genoux

1) Le Célébrant s'assied pour ôter ses souliers (Memoriale Rit.., V, cap. II, § II, n. 12)

Tous les Commentateurs des Rubriques, à l'exception de notre >ur disent que le Célébrant va seul adorer la croix.

►ART. IVi CHAP. VII. ART. III.

au milieu du chœur, et prie de même. Il fait la même chose auprès delà croix, et baise les pieds seulement du cracifix (Bisso, litt. A, n. 155, § 1 ; Ba dd.^ de Brnlion, Meratiy ibid.). Puis il se lève, fait une génuflexion simple à la croix, et retourne pei- breviorem à la banquette. Les Acolytes lui mettent ses souliers, le Diacre et le Sous-Diacre sa chasuble et son manipule; ensuite il s'assied et se couvre (Rubr,^ ibid. ; Bisso, ibid., § 2 ; Merati, ibid., n. 30).

33. Alors seulement les Ministres sacrés, ayant salué le Célébrant, vont ensemble, accompagnés par le second Cérémoniaire, faire l'adoration de la croix, de la même manière et avec les mêmes cérémonies que le Célébrant. Le Diacre baise les pieds du Crucifix le premier, le Sous- Diacre après lui (Merati, ibid., n. 31).

34. Quand les Ministres de Tautel se sont retirés, le reste du Clergé commence l'adoration : les Prêtres les premiers deux à deux, puis les autres Clercs dans le même ordre, et enfin les laïques {Ruhr,, ibid.) (1), si c'est Pusage que les laïques entrent dans le sanctuaire {Bauld.^ ibid., n. xxvi).

JVota, Si ce n'est pas l'usage que les laïques entrent dans le chœur, alors un Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole noire, portera un autre Crucifix dans le lieu où le peuple a coutume de faire l'adoration, et où l'on a dû préparer un tapis, un coussin et un voile, comme il a été dit ci-dessus {Bauld., ibid., n. 19 ; Merati, ibid.). Si c'était un lieu où cela dût gêner la Procession, le même Prêtre aurait soin de l'ôter avant qu'elle commence.

35. Pendant l'adoration, les Chantres chantent les improperia marqués dans le missel, et les continuent jusqu'à ce que l'adoration soit terminée. Il n'est donc pas nécessaire de chanter tout, mais seulement ce qu'il faut pour le temps qu'elle dure, eu égard au grand ou au petit nombre des adorateurs {Rubr., ibid., Cœr, Ep.y n. 11).

36. En arrivant de l'adoration de la croix à la banquette, les Ministres sacrés saluent le Célébrant, reprennent leurs souliers et leurs manipules , le Sous-Diacre

(1) Les membres du Clergé ôtent aussi leurs souliers (Mem. Rit tit. V, cap. II, § II, n. 15).

DE l'office du vendredi SAINT.

reprend en outre sa chasuble; puis il s'asseyent à côté du Célébrant, et se couvrent (Bauld., ibid., n. 10 ; Bisso, I ibid.; Merati, ibid.). Alors un ClerCj ayant pris à la ! crèdeiice le missel, se présente devant le Célébrant, le i salue, et, l'ouvrant à l'endroit des impj'operïa, il le tient I de manière à ce qu'ils puissent être récités alternative- I ment par le Célébrant et ses Ministres.

37. Lorsque les Acolytes ont fait l'adoration, le premier allume les cierges de la crédence, et ensuite ceux de Tantel (Rub?\, ibid.; Cœr. Ep., ibid., n. 28 ; Gav.,

I ibid., i/i Rub)\ xiii, litt. Q; Merati, ibid., n. 33); le j second va, en place du Thuriféraire, tenir le missel de- ' vant les Officiers sacrés, jusqu'à ce qu'ils aient lu tous I les improperia. Lorsqu'ils ont fini, il ferme le livre, salue le Célébrant, reporte le missel sur la crédence, et j reprend sa place. Quant aux Thuriféraires, après qu'ils ; ont adoré la croix, ils vont, le premier préparer son en- I censoir (JV/erafz, ibid., n. 35), le second aider le Porte- ' Croix à se revêtir de l'aube et de la chasuble pliée : celle du Diacre ]ieut servir.

JVoia, Au cas où il n'y aurait pas de Sous-Diacre : pour porter la croix, un simple Clerc, revêtu d'un surplis, pourrait la porter (Bauld., ibid., n. 26).

38. Vers la fin de l'adoration, le Diacre se lève, Jue le Célébrant, et va per hreviorem porter à l'autel la

I bourse renfermant le corporal avec un purificatoire. En anivant sur le marchepied, il fait la génuflexion à la croix, étend le corporal more solito^ et met auprès le purificatoire sur le côté de l'épître (Rvbr., ibid.). En même temps le Cérémoniaire porte le missel avec son pupitre au côté de l'Evangile, ayant soin de faire les génuflexions à la croix (Saw/c/., ibid.; n. 25; Gfl'V., ibid., litt. K ; Mernti, ibid.). Le Diacre, ayant étendu le corporal, fait de nouveau la génuflexion vers la cioix, et retourne per hreviorem à la droite du Célébrant, où il s'assied et se couvre {Bissa, litt. F, n. 45 ; §§ 23, 24 ; " ^î/Zt/., ibid., n. 24; JV/er^///, ibid.). ."^9. L'adoration terminée, le Diacre, au signe du Céiférnoniaire, dépose sa l)arrette, se lève, et, ayant salué 'le Célébrant, il va, accompagné du Cérémoniaire, au Li ou est la croix. Ayant fliit la génuflexion unico

342 PART. IV. CHAP. VII, ART. IV

genUy il la prend ; et alors tout le monde se met à genoux, le Célébrant et le Sous-Diacre à la banquettte, et ceux du Chœur à leurs places (-5mo, ibid., § 25 ; Bauld,, ibid., n. 28 ; de Bralion ibid., n. 20) ; il la porfe révérencieusement des deux mains, et, aidé du Cérémoniaire, il la place sur l'autel {Rubr., ibid.).

40. Ensuite tous se lèvent ; le Diacre fait une simple génuflexion, et retourne per breviortm à la droite du Célébrant ; il s'y assied, et se couvre, aussi bien que le Sous-Diacre et le Célébrant (Jlfer^^z, ibid., n. 36). Pendant ce temps là, un Clerc ôte le coussin et le tapis, et reporte tout à sa place {Cœr. Ep., ibid., n. 12).

ARTICLE IV

De la Procession,

41. Lorsque le Diacre a replacé la croix sur l'autel, les Thuriféraires viennent au milieu du Chœur (l) ; ils sont suivis du Porte-Croix entre les Acolytes portant leurs chandeliers ; les Thuriféraires font seuls la génuflexion {Bauld.yj)SiYt^ IV, cap. x, art, iv, n. 1) 5 puis ils se mettent en marche pour la chapelle du reposoir, par le chemin le plus court. Le Clergé suit la croix, les simples Clercs les premiers, les Prêtres ensuite, et les Officiers sacrés les derniers (Rub. JVJiss., ut in die% marchent Its mains jointes, l'un après l'autre, la tête couverte (2), après que tous cependant, même le Célébrant, ont fait la génuflexion à la croix avant de partir.

4.2. En arrivant au reposoir, les Thuriféraires font la génuflexion dans le milieu utroque genu, et se retirent au coin de l'épître ; le Porte-Croix, avec les deux Acolytes, s'arrête à quelque distance de la chapelle, en se retirant comme la veille ; et tous ceux de la Procession se placeront également comme la veille, après avoir fait la génuflexion utroque genu {Merati, part, iv, tit. ix, n. 41).

(1) Ou du sanctuaire, selon la disposition des lieux.

(2) D'autres bons Rubricistes sont d'avis que le Célébrant et ses Ministres doivent se rendre à la chapelle du sépulcre la tète découverte.

DE l'office du vendredi SAINT.

43. Les Officiers sacrés, arrivés à la porte de la chaî>elle, donnent leurs barrettes du. Cérémoniaire (Cœr. Ep., lib. II, cap. XXV, n. 31, et cap. xxvi, n. 14) ; le Cérémoniaire les remet à un Clerc, qui les reporte au grand autel sur la banquette des Officiers sacrés. Cela fait, le Diacre et le Sous-Diacre s'écartent par côté, et, prenant le Célébrant au milieu d'eux, tous trois font la génuflexion in piano utroque genu, puisse relèvent, et se mettent à genoux sur le dernier degré, où ils prient quelques moments (Cœr. Ep., ibid., cap. xxv, n. 31). En même temps on distribue les flambeaux et les cierges au Clergé, et on les allume {Rubr,, ibid.).

44. Au signe du Cérémoniaire, le Diacre se lève, fait la génuflexion, va ouvrir le petit tabernacle (1), fait de nouveau la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant. Celui-ci met l'encens dans les deux encensoirs sans le bénir; puis, à genoux avec ses Ministres, il en-

j censé le très- saint Sacrement {Bubr.^ ibid.). On fait I prendre alors les montants du dais, lequel est porté, ou, I selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 15 septembre 1736, par des Prêtres en surplis seulement, ou par d'autres personnes, selon l'usage de chaque église.

45. Après que le Célébrant a fait l'encensement, le Cérémoniaire lui met l'écharpe sur les épaules, et le Diacre va prendre le très-saint Saciement et le lui donne more soliio. Le Célébrant, le tenant, les mains couvertes

i par les bouts de l'écharpe (Ruhr,, ibid.), se lève, et se j tourne vers le Clergé, ayant le Diacre à sa droite et le Sous-Diacre à sa gauche (Merati, ibid., n. 46). Alors les Chantres, à genoux, commencent le Vexilla (Rubr., ibid, ; C(Bî\ Ep., ibid.), et la Procession se met en marche. Le Porte-Croix et les Acolytes vont les premiers. Arrivés au milieu du chœur (2), sans faire aucun salut, ils se rendent à la crédence, et le Porte-Croix la dépose in cornu epistolœ, puis il fait la génuflexion, et va quitter les habits sacrés (Bauld , ibid., n. 7; de Bralion, part.

, (1) D'après un décret du 16 décembre 1828, c'est le Sacrista qui I ouvre le tabernacle; le Diacre prend seulement plus tard le très-saint Sacrement.

(2) Ou du sanctuaire, selon la disposition des lieux.

PARI-ÏV, CHAP. VII, ART. V

IV, in Append. 3, cap. xii, n. 8) (1). A mesure que îe Clergé entre au chœur, chacun se rend à sa place (2) et s'y met à genoux (Bauld,, de Bralion, ihid.] Merati, ibid., n. 50) (3),

46. Lorsque les Officiers sacrés arrivent au grand autel, le Diacre reçoit le saint Sacrement, le met sur le milieu du corporal, délie le ruban avec lequel on avait lié le voile pour plus de sûreté, et le met sur le coin de l'épître ; puis il étend le voile du calice de la même manière qu'on le fait au commencement de la Messe {Memoriale Rit,, tit. v, cap. ii, §4'. Merati, ibid., n. 51); ensuite il fait la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant^ qui, en ce même moment, quitte l'écharpe (Merati, ibid,), pour lui présenter l'encens. Le Célébrant encense le très-saint Sacrement (Rubr., ibid.) ; pendant ce temps, ses Ministres relèvent sa chasuble à l'ordinaire [Memariale Rit., ibid. ; Merati, ibid., n. 52),

47. Ceux qui portaient le dais reçoivent des cierges, et restent à genoux en demi-cercle devant l'autel, jusqu'après la communion. Si les Porte-Dais étaient des laïques, ils resteraient à genoux^ avec leurs cierges allumés, devant la balustrade.

48. Lorsque le Célébrant a encensé le saint Sacrement, les Thuriféraires font la génuflexion devant le milieu utroque genu^ et le second va reporter son encensoir à la sacristie (Bauld,, ibid., n. 19 ; Gav,, part. iv. tit. IX, in Ruhr, XIII, litt. C ; Meraii, ibid.), tandis que le premier va se placer in cornu epistolœ, attendant le moment où il faudra de nouveau se présenter pour l'encensement {Bisso, litt. F, n. 43, § 27).

ARTICLE V

Du reste de P Office.

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