Après avoir encensé le très-saint Sacrement, le
(1) S'il n'a pas la chasuble^ il petit, d'après Merati, rester du côté de Pépître jusqu'à la fin.
(2) L'Auteur suppose toujours le chœur devant l'autel : si le contraire ava't lieu, il serait mieux que le Clergé se rangeât dans le sanctuaire, s'y mît à genoux, et y restât jusqu'à la fin de la communion, comme il va être dit, au n. 47, des Porte-Dais.
(3) Lorsque le Célébrant et ses Ministres sont arrivés à la balustrade, on retire le dais.
DE l'office du vendredi SAINT.
Célébrant monte avec ses Ministres sur le marchepied. Après qu'ils ont fait tous les trois une simple génu- 1 flexion, le Diacre ôte le voile du calice et le donne au i Cérémonial re, puis il ôte aussi la patène et la pale. 1 Ensuite, reprenant la patène avec la main droite il la j tient des deux mains, un peu au-desssus du corporal ; et ! le Célébrant ayant pris le calice fait tomber doucement I sur la patène, la sainte hostie, prenant garde de la tou- . cher {Merafij part, iv, tit. ix, n. 53) ; et si cela arrivait, 1 il se ])urilierait aussitôt les doigts dans le petit vase préi paré à cette lin (^Rubr, jMîss,^ ut in die), et les essuierait ! avec le purificatoire, qui lui serait présenté par le Dia- I cre (BaîdcL, part, iv, c. x, art. iv, n. 11 ; Bisso, litt. F, n. •iOjÇ^D ). Ensuite il prend des deux mains la patène, I que le Diacre lui présente sans aucun baiser ; puis, sans i élire de signe de croix et sans rien dire, il dépose la i sainte hostie sur le corporal [Rubr., ibid.}, et met la pa- ! téne vers le côté de l'épître, également sur le corporal i (^Bisso, Bauld, et Meraii, ibid.).
50. Après qu<^ le Célébrant a posé l'hostie sur le corporal, le Sous-Diacre passe à la droite du Diacre, ayant : soin de faire une première génuflexion avant de partir, i et une seconde en arrivant ; et, l'Acolyte ayant apporté 1 les burettes, il prend d'abord celle de vin, et la donne au I Diacre, qui en verse un peu dans le calice sans le ]>oser sur l'autel, et sans l'essuyer avec le purificatoire (Me- \rati, ibid., n. 54); puis il verse lui-même un peu d'eau I à l'ordinaire, sans demander au Célébrant de la bénir : i car ils ne la bénit pas, et ne dit point l'oraison Deus qui humanœ, eic, (Rubr., ibid.). Ensuite l'Acolyte reporte les burettes sur la crédence ; le Sous-Diacre retourne à la gauche du Célébrant en faisant les génuflexions ordinaires; et le Diacre donne, sans aucun baiser, le calice au Célébrant, qui, sans faire de signe de croix et sans dire aucune prière, le pose sur le corporal ; puis le Diacre le couvre de la pale (Rub?'., ibid.).
r^l. Alors le Thuriféraire, ayant fait une simple génuxion in pluno^ monte sur le marchepied. Le Célér3ut niet l'encens à l'ordinaire, sans aucun baiser et .^uns Ib bénir {Rubr., ibid.) ; puis il encense more soliio, jd'abord K'S oblats, en disant Incenmm istud, etc. {Rubr.y
PART. IV, CHAP. VII, ART. V
ibid.), et ensuite la croix et Pautel, avec les génuflexions ordinaires {Cœr. Ep., lib. ii, cap. xxv, n. 19), en disant Dirigalur, etc., et aussi Accendai in nobis Dominus, etc. {Rubr,, ibid.). Lorsqu'il est arrivé in cornu epistolœ, le Diacre prend l'encensoir sans aucun baiser, et, sans encenser le Célébrant, il le rend au Thuriféraire, qui le reporte à la sacristie .• car on ne doit plus s'en servir (Bauld., ibid.,n. 14 ; Merati^ ibid., n. 55, vers la fin).
52. Le Célébrant, ayant remis l'encensoir au Diacre, descend sur le degré in cornu epistolœ {Rub* ., ibid.), et, tourné vers le peuple {Gav., part, iv, tit. ix, in Rubr. xiv, lit. i; Cœr, Ep., ibid., cap. xxvi, n. 19; Merati, ibid.» n. 57), il se lave les mains, servi par ses Ministres, sans dire le psaume Lavabo (Rubr., ibid.}. Ensuite les trois Officiers sacrés vont ensemble au milieu se mettre umis post alium, et les Acolytes reportent le tout sur la crédence.
53. En arrivant au milieu, les Officiers sacrés font la génuflexion. Le Diacre monte pour assister le Célébrant au missel (Castaldi, lib. m, § 7, cap. iv, n. 12 5 Merati^ ibid., n. 58) ; et le Célébrant, les mains jointes sur l'autel, dit, incliné et à voix basse, cependant intelligible, l'oraison In spiritu humilitaiis (Rubr,, ibid.) 5 il baise ensuite l'autel, fait la génuflexion simple, et, se tournant vers le peuple de manière à avoir le dos vers le coin de l'évangile, il dit: Orate, fr aires, et continue les paroles qui suivent à voix basse (Horahus Christiani, sect. m, cap. viii, n. 21 ; Merati, ibid., n- 60) ; sans achever le cercle, il se retourne vers le milieii {Rubr,, ibid.), et fait la génuflexion. Les Ministres ne répondent pas Suscipiat (Gav., ibid., in Rubr,, xvi; Merati, ibid., n. 62).
541. Le Célébrant ayant fini de dire V Orate, fratres, et ce qui suit, chante, sur le ton férial, Oremus, Prœceptis salutaribus, etc., les mains jointes ; puis Pater noder, les mains étendues (Castaldi, ibid., n. 13). Quand il commence le Pater, le Diacre fait la génuflexion, et descend derrière le Célébrant, tandis que le Cérémoniaire reprend sa place (Merati, ibid.).
55. A la fin du Pater noster, le Chœur répond : Sed libéra nos a malo ; et le Célébrant, submissa voce, dit Jimen (Rubr,, ibid.) 5 et, continuant à tenir les mains
DE l'office du vendredi SAINT.
étendues, sans se signer avec la patène, il ajoute sur le ! même ton, Libéra nos, guœsumus, Domine, etc. A cette oraison, le Chœur répond Amen {Merali, ibid., n. 68). 56. Alors le Célébrant, ayant fait la génuflexion, fait 1 passer so as l'hostie la patène, prend la patène de la main '; gauche, qu'il pose sur l'autel (Cœr. Ep,^ ibid., n. 20 ; Castaldi, ibid., n. 14; Bauld., ibid., n. 18; Gav., ibid., in Rubr. xviii, litt. M; Merati, ibid., n. 25); et, de la main droite, il prend la sainte hostie, et l'élève de telle sorte qu'elle puisse être vue de tous (Rub7\, ibid.), ayant soin qu'elle soit toujours au-dessus du corporal (Bauld,, Meroii, ibid.). Ses Ministres se tiennent alors à genoux sur le bord du marchepied, mais ils n'élèvent pas la chasuble pendant cette élévation {Bauld. ^ ibid.), et on , n'encense pas le saint Sacrement ; seulement un Acolyte ! fait jouer la crécelle (Merati, ibid.).
67. Au moment où le Célébrant dépose l'hostie sur la ] patène, ses Ministres se lèvent, se mettent à ses côtés, : et, tous trois ensemble, ils font la génuflexion (1). Le ! Diacre découvre aussitôt le calice, et le Célébrant, sans i faire une nouvelle génuflexion, prend l'hostie, et la di- ; vise à l'ordinaire en trois parties sans rien dire, et sans I faire les signes de croix accoutumés en mettant la parcelle dans le calice (Rubr,, ibid.; Cœr, Ep,^ ibid., n. 20 5 S. Congrég. des R., 7. août 1627).
58. Le Diacre ayant couvert le calice, les trois Officiers sacrés font ensemble la génuflexion, et le Diacre !et le Sous- Diacre changent de côté, avec les génuiflexions ordinaires (Bauld., ibid., n. 20; Bisso, ibid., § ;40 ; ALraii, ibid., n. 68). Le Célébrant, sans dire Agnus Dti et sans donner la paix, dit submissa voce la dernière des oraisons de la communion, Perceptio corporis, etc. {Rubr., ibid.), les mains jointes sur l'autel (Merati, ibid.). L'oraison finie, il fait la génuflexion avec ses Ministres ; puis il dit Panem cœlestem accipiam, etc.
(1) Cette génuflexion n'est prescrite ni par le Missel ni par le Cérémonial des Evêques, ni par le Memoriale Rituum. L'élévation « lait de la nrjain droite seulennent, et, la sainte hostie montrée au %uple, le Célébrant la divise aussilôt sur le calice, conrime il sera dit >laii tard, Cérémonial des petites églises, Office du Vendredi saint, § T,n. 16, et 17.
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(Rubr., ibid., et plus clairement à la part, ii, tit. x. n. 4, des Rubr, générales) \ ensuite il prend la patène et l'hostie, et communie, après avoir dit le Domine^ non sum dignus, avec les cérémonies ordinaires (^Rub,, Miss,, ut in die),
59. Le Célébrant ayant consommé la sainte hostie (1), le Sous-Diacre découvre en temps convenable le calice, et les trois Officiers sacrés font la génuflexion. Ensuite le Célébrant recueille les parcelles et les met dans le calice {Meraii, ibid., n. 70), sans rien dire. (Pendant ce temps, un Acolyte apporte, à l'ordinaire, les burettes à Pautel.) Le Célébrant prend le vin avec la sainte parcelle, sans faire de signe de croix, ainsi que l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 28 août 1627, et sans rien dire. Ses Ministres se tiennent alors profondément inclinés (Bauid. ibid., n. 23 ; Merati, ibid.).
60. Après que le Célébrant a consommé la sainte parcelle avec le vin, on éteint les cierges que le Clergé portait, et tous s'asseyent (Cœr, Ep,^ ibid; Castaldi, ibid., n. 16; Gav., ibid., in Rubr, XIX, litt. N; Merati ibid., n. 72). Le Célébrant, omettant les oraisons et les cérémonies ordinaires ne prend que l'ablution des doigts, qui est faite avec du vin et de l'eau, et servie par le Sous-Diacre (Merati, ibid., n. 71) (2).
61. Après que le Sous-Diacre a versé l'ablution, le Diacre et le Sous-Diacre changent de côté, en faisant seulement la génuflexion au milieu, l'un derrière l'autre. Le Sous-Diacre va au missel et le Diacre à la crédence, où il dépose le stolons et reprend la chasuble ; puis il retourne sur le marchepied, à la droite du Célébrant, lequel, ayant pris l'ablution des doigts, dit au milieu de l'autel, médiocrement incliné, submissa voce, les mains jointes devant la poitrine, l'oraison Quod ore sumpsimuSy etc. Le Sous-Diacre essuie le calice comme
(1) Après avoir consommé la sainte hostie, et avant de découvrir le calice, le Prêtre se recueille un instant (Memoriale Rit., tit, v, cap. II, § iv,'n. 21.)
(2) D'après le Cérémonial des Evêques (lib. ii, cap. xxv, n. 35), c'est le Diacre qui verse les ablutions ; mais on suppose alors l'Office fait par l'Evêque, qui, dans ce cas, est assisté par le Prêtre officiant à sa gauche auprès du livre, et par le Diacre à sa droite versant les ablutions.