CHAPITRE X
He la Processîosa de la Fete-ïîîeii (!)•
1. Le Cérémoniaire aura soin de faire préparer à la sacristie la chape, l'étole, la ceinture, l'aube et l'amict (1) Ce chapitre, dans l'auteur, fait l'article ii du chapitre des Vê-
DE LA PROCESSION DE LA FÊTE-DlEU. 369
ponr le Célébrant ; la dalmatiqiie, l'étole, etc., pour le Diacre ; la tunique, etc., pour le Sous-Diacre, mais sans manipules; les ciiandeliers pour les Acolytes; la croix de Procession ; et selon l'usage des églises, les vêtements pour les Prê'res qiii doivent assister à la Procession, savoir: des cliapes, des chasubles, des dalmatiques et des tuniques, mais sans étoles et sans manipules.
2. Il faut préparer en lieu convenable le dais de la Procession, Vombrellino, deux encensoirs avec leurs navettes, et, outre les chandeliers des Acolytes, des flambeaux, et au moins quatre lanternes fermées, avec des lumières dedans.
3. Tout étant prêt, on sort de la sacristie. Le Porte- Croix, ayant à ses côtés les Acolytes qui portent leurs chandeliers, est précédé des Thuriféraires qui portent leurs encensoirs, et suivi du Clergé marchant en ordre. Le Célébrant vient ensuite au milieu de ses deux Ministres qui portent les côtés de sa chape ; on s'avance la tête couv^erte.
4. Lorsqu'ils sont en vue du Saint Sacrement (qu'on suppose déjà exposé), ils se découvrent, et, en arrivant devant l'autel, ils font la génuflexion in piano à deux genoux,' avec inclination profonde ; ils se relèvent et se mettent à genoux sur le dernier degré.
5. Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent. Le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir more solito, et il encense le très-saint Sacrement. Le Diacre ou le
\ Prêtre qui doit remplir cette fonction, ayant mis l'élole, ! descend l'ostensoir de son trône, le met sur le corporal, ^ fait la génuflexion, se retire, et dépose son étole (]).
6. Le Célébrant, ayant pris l'écLarpe sur ses épau- . s, monte avec ses Ministres sur le bord du marchepied,
I et reçoit à genoux l'ostensoir des mains du Diacre. 11 se relève, se tourne vers le peuple, ayant à ses côtés ses
(ts en présence du saint Sacrement. Nous avons cru plus naturel de i'.' placer dans cette quatriènae partie. Notre Auteur suppose le cas I où la Procession du très-saint Sacrement ne se fait pas immédiatement après la Messe, ainsi que cela est réi^lé dans le Rituel romain l ins le Cérémonial des Evêques (lib. ii, cap, xxxiii, n. 15). (1) Il est bien clair que, si c'est le Diacre en fonction pour la cé- . réiiionie, il ne met ni ne dépose Pétole, puisqu'il en est revêtu sous la daimatique.
PART. IV, CHAP. X
Ministres, qui relèvent les bords de sa chape. On entonne le Pange lingna, et la Procession se met en marche par le chemin accoutumé.
7. Si le trajet à parcourir était long, le Prêtre pourrait s'arrêter dans quelque église, ou à quelque autel préparé convenablement sur le chemin. Cela peut se faire avec la permission de l'Ordinaire, pourvu que ce ne soit pas trop souvent, ainsi que le déclare le Cérémonial des Evêques (lib. ii, cap. xxxiii, n. 22). 11 prescrit au Célébrant, après qu'il aura posé le très-saint Sacrement sur l'autel, avant de se remettre en marche, de l'encenser more soUto, et de chanter l'oraison Dem, gui nobis, etc. Et par le Célébrant on n'entend pas seulement parler d'un Evêque, ou d'un Dignitaire, mais encore d'un simple Prêtre, ainsi que le porte un décret de la S. Congrégation des Rites du 10 juillet 1677.
8. Quoiqu'on ne puisse déduire ni du texte du Cérémonial des Evêques, ni d'une inrstance faite à la S, Congrégation des Rites le 11 mai 1652, laquelle prescrit d'observer le dit Cérémonial, qu'il soit permis de donner la bénédiction au peuple; néanmoins cela peut se faire, ainsi qu'on y est autorisé, toutefois avec quelques réserves, par la réponse à une autre instance du 16 mai 1744, et encore, de nos jours, le 23 septembre 1820. C'est ce qui résulte clairement du décret qui suit : Juxta votum : nimirum : non obstante décréta inserto in Ordine divini Officii recitandi, vetustissimam consuetudinem tolerari posse, eo tamen modo y ut saltem servetur régula Cœremonialis, guod non toties pausatio fiât et benedictio elargiaîur quoiies altaria occurrtmt, sed semel 'vel iterum : et altaria per viam éxtructa sint decenter ornata^ et a proho cœremoniarum perito prius auctoj'itaie Episcopi visitata.
9. Dans les circonstances où l'on a cette permission de l'Ordinaire, lorsque les Ministres sacrés sont arrivés devant l'autel, le Diacre, s'étant mis à genoux, reçoit l'ostensoir des mains du Célébrant, le place more solito sur l'autel ou sur le trône préparé, fait la génuflexion puis va se mettre à la droite du Célébrant. Celui-ci quitte l'écharpe, les chantres chantent le Tantum ergo, et le Célébrant encense à l'ordinaire.