DE LA FÊTE DE LA PURIFICATION. S
paee. Le Chœur répond : In nomine Christi. Amen. {Rubr., ibid.).
24. Après que le Chœur a répondu, la Procession se met en marche dans Tordre qui suit. Le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion, marche le premier ; viennent ensuite les Acolytes et le Sous-Diacre portant la croix, lesquels ne font point de génuflexion. Après eux viennent les Chantres ^ et le reste du Chœur. Tous, en quittant le sanctuaire^ font la génuflexion deux à deux. Chacun porte son cierge allumé (jRu&r., ibid.) *. Le Diacre et le Célébrant, ayant également leurs cierges allumés, viennent les derniers. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent in piano, et font tous deux la révérence convenable. Le Diacre donne la barrette au Célébrant avec les baisers accoutumés; puis il prend la sienne des mains du Cérémoniaire^ et se met en marche à la gauche du Célébrant, élevant le bord dç sa chape de la main droite. Lés Chantres chantent les antiennes qui se trouvent dans le missel (jRw&r., ibid.) .
Nota. Pendant la Procession, on ne doit pas sonner la clochette à l'élévation des Messes privées ' ; mais s'il arrivait que l'on sonnât, alors ceux de la Procession, en
*■ Gela doit s*eût6ndr6 des Chantres en simple surplis. Les Ecclésiastîcpies qui portent des chapes, d'après une décision de la S. Congrégation des Rites du 13 mars 1700, ont place avant tous les autres, et par conséquent, dans une Procession, ils marchent après tous ceux qui ne sont pas revêtus de ce vêtement, c'est-à-dire immédiatement avant le Diacre et le Célébrant, à moins que d'autres Ecclésiastiques d'un ordre plus élevé ne portent aussi la chape : en ce cas les Ghantres-Ghapiers, moins dignes que ceux-ci, les précéderaient.
* Le cierge se porte de la main droite par ceux qui forment la ligne droite de la Procession, et de la main gauche par ceux qui forment la ligne gauche.
' En principe général, on ne doit jamais, aux Messes privées, sonner la clochette quand il se &it quelque Office du chœur.
KO FAUT, IV, ÇaBAB. I, AKK lY.
passant devant eet autel, feraient la génuflej^ion tHroq^t genu, et resteraient à genoux jusqu'à ce que l'élévation 9oit terminée, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 1®' mars 1681 .
25. En sortant de la porte de l'église, si c'est l'usage de sortir, tous se couvrent, à l'exception du Thuriféraire, du Sous-Diacre portant la croix, ei du Cérémoniaire. Celui-ci pourra porter une calotte, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 17 juillet 1734. Tout le monde aura soin de se découvrir en entrant, ex«çepte seulement le Célébrant et le Diacre ^ La Procession fera le tour ordinaire, selon l'usage de chaque église^
26« En rentrant dans l'église, si la Procession en est sortie, ou en entrant dans le choeur ou sanctuaire, si elle i^'est faite dans l'intérieur, les Chantres entonnent le répons Obtukrunt Domino^ lors même que les antiennes ne sejraient pas terminées {Bisso^ litt. B, n. 84). On s'avance dans le choeur en le oontinnant. ^ . ^,'
27. Le Thuriféraire, arrivé au milieu du chcet^^ feit la génuflexion, et reporte l'encensoir en soa lieu* Le $ous-Diacre portant la croix, et les Acolytes, san^.&ire de génuflexion, s'en vont k la crédence, où ils déposent, les uns leurs chandeliers, l'autre, la croix : celui-ei. ya ensuite près de la banquette attendre le Célébiant et le Diacre. . ^
28. Chacun du Clergé fait la génuflexion au milieu, ne rend k sa place, et éteint le cierge. Le Célébrant et son
, ' n faot admettre comipe principe général la règle que doooe ici notre Auteur pour ae couvrir et se découvrir, dans les Processions autres que ceUes du saint Sacrement. À celles-ci, personne ne doit se couvrir, si ce n*est les Évéques, qui peuvent avoir la mitre, en tête lorsqu'ils ue portent pas le saint Saerement.
DE LA FÉT9 DE hk PUROlGàTlON. 351
Diacre se découvrent en entrant dans le chœur S s'avancent devant le milieu, éteignent leurs cierges, les donnent au Gérémoniaire more solito, et, après avoir fait les saluts accoutumés, se rendent à la banquette des Officiers sacrés. Lk, ils se tournent en face de l'autel ; le Diacre et le Sous-Diacre ôtent au Célébrant sa chape, et tous trois se revêtent des ornements qui conviennent k la Mesâe du jour, selon que nous l'avons dit k l'article premier ; car c'est celui qui a présidé k la cérémonie qui doit chanter la Messe, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le 12 juin 16S7. Le Célébrant, accompagné de ses Blimstres, se rend ensuite k l'autel avec les saluts ordinaires, et commence la Messe, qui se dit more solito.
Nota. Si la Messe n'est pas celle du dimanche, pendant la Procession un Qerc ôtera les parements violets de l'autel et de la crédence (Caer. Ep.. lib. ii, cap. xvii, li. 8). ^ .
Nota. Si la Messe' est de la sainte Vierge, le Célébrant et tous ceux du Chœur tiennent leurs cierges allumés pendant que Ton chante l'évangile ; ceux du Chœur les tiennent également depuis le Sanctm jusqu'après la communion. Si la Messe n'était pas celle de la sainte Vierge, mais celle de la Septuagésime, de la Sexagésime, de la Quinquagéftime, celle du Patron ou du Titulaire, alors on n'allumerait pas les cierges pendant la Messe (iRtt6r., ibid ; Coêr.Ep., ibid. ; Gao.j part« iv, tit. xnr, «I Ai^. 7, n. 10; Biao, M. F, n. 76, g 3).
* Oa le sanctuaire, lelon la diapeâtion des lient.
352 PART. IV, CHAP, ï, ART. V.
Et:^ ARTICLE V.
De la Bénédiction et Distribution des Cierges par VÉvêque.
29. L'Evéque devant faire la bénédiction à son trône, on prépare les cierges sur une crédence placée entre ce trône et Tautel, dételle sorte que le Prélat puisse facilement les asperger et les encenser {Caerem.y lib. xvi, n. 2).
50. Pour cette cérémonie, on revêt TÉvéque des ornements dans l'ordre qui suit : l'amict sur le rochet, Taube, la ceinture, la croix pectorale, Tétole, la chape et la mitre simple (Ibid,, n. 4).
31 . Outre le Prêtre et les Diacres qui l'assistent parati (mais sans dalmatique ni tunique), il doit y avoir au moins quatre ou six Chanoines en chape {Ibid,, n. 6).
32. L'Évéque, ayant quitté la mitre, fait la bénédiction. C'est l'Acolyte chargé du livre qui le présente, le Prêtre assistant se tenant un peu à l'écart (/&id., n. 7 et 8).
33. Les prières de la bénédiction terminées, le Prêtre assistant s'approche et fait mettre l'encens, puis présente Taspersoir, et, l'aspersion faite, remet l'encensoir aux mains du Prélat. Aussitôt qu'il a encensé les cierges, l'Évêque reprend la mitre et s'assied , puis reçoit son cierge.
34. C'est le plus digne des Chanoines parati qui le lui remet , après l'avoir baisé ; l'Évêque, l'ayant reçu, le baise également et le remet à un Clerc, qui reste à le tenir auprès de l'autel.
35. On pose alors une grande serviette sur les genoux du Prélat, qui commence aussitôt à faire la distribution.
36. Elle se fait par ordre de dignité, et avec les révérences coa«venables, tant à Tautel qu'à l'Évêque. Tous reçoivent leurs cieiiges à genoux, à Texception des Chanoines, qui le reçoivent profondément inclinés (Ibid, n. 11).
37. Le Chanoine qui doit célébrer la Messe et ses Ministres ne figurent en rien dans la cérémonie.
38. C'est le premier Diacre assistant qui chante Prœedamus in pace. (/bid., n. 16).