‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 123 sur 196 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Da Mcrcrett des cendres* ARTICLE I.

De ee quHl faut préparer pour ce jour.

i . A la sacristie, il faut préparer au lieu ordinaire : pour le Célébrant, la chape, Tétole, le cordon, Taube et Tamict ; pour le Diacre, la chasuble pliée, Tétole, le cordon, l'aube et Tamict ; la même chose pour le Sous- Diacre, à l'exception de Tétole ^ Les ornements sont de couleur violette.

2. On met à l'autel six chandeliers et la croix , sans aucun ornement : le devant d'autel est de couleur violette. On met sur l'autel in cornu epistolae le vase qui contient les cendres. Ce vase est en argent, ou en toute autre matière convenable. Les cendres doivent être sèches, selon que Ta décrété la S. Congrégation des Rites, le 23 mai 1605. On le tient couvert, jusqu'au commencement de la cérémonie (Castaldi, lib. m, sess. IV, cap. II, n. 4 ; Bisso, litt. F, n. 41 ; Meraii, part, iv, tit. VI, n. â), ou d'un voile violet, ou simplement de son couvercle ÇHemoriale Rituum^ tit. ii, cap. i).

5. Sur la crédence, outre les choses ordinaires pour la Grand'Messe, on met te bénitier avec son aspersoir, une aàsiette avec deux ou trois petits morceaux de mie de pain, une aiguière avec une serviette sur une cuvette (Caer. JS/).,lib. ii, cap. xvm, n. 1; Meraii, ibid.).

« Dans les églises où l'on ne porte pas la chasuble pliée, le Diacre et le SoQs-Diacre sont simplement en aabe. Le Diacre se revêt de Tétole pardessus.

9!4 pjkta. vir ghju^- n, akt. ii«

4. Sur la banquette des Officiers sacrés, cou prépare la chasuble et le manipiile du Célébrant avec les deux manipules que le Diacre et le Sous-Diacre devront mettre après qu'ils auront aidé lé Célébrant k se revêtir de sa chasuble (Caer. Episc.^ ibid., n. 24).

5. On prépare enfin; en lieu convenable, l'encensoir avec la navette^ un petit foyer avec des charbons allumés et des pincettes.

De la Bénédiction ei de la Distribution des Cendrée.

6. Les Ministres sacrés , étant revêtus de rwbe^ 61 le Biaere de l'étole par-dessus, aident le Célébrant k se revêtir de Tamict, de l'aube, de l'étole et de la chape ; puis ils se revêtent eax*-mêmes de la chasuble pliée. LonsH qn'ild en sont avertis par le Cérémoiuaire, ils partent 4«^ lasacristie^ ayant au milieu d'eux le Célébrant^ doat î^sk relèvent la chape de chaque côté : tous les trois marchent b tête couverte (M^ath part, iv, tit. vi, n. 5).

7. Arrivés à l'autel, après avoir donné leurs barrett4a»i an C^émoniaire , ils font les reversées convenable^, et montent tous trois sur le marchepied. Le CélétH^aisA baise l'autel au milieu (Ga/o.^ part, iv, tit. vi, in Rubr. S, litt F), et les Ministres sacrés font en même temps la génuflexion (Merati^ ibid., n. 6). Ils se rendent ensuite in cornu epistolae^ où ils se placent en cet ordre : le Ce** lébrant est au milieu, ayant le Sous-Diacre à sa gauche et le 'Diacre à sa droite, sur le degré, l'un et l'autre à quelque distance de l'autel (Bisso, litt. B, n. 86, § 3). Alors le Cérémoniaire découvre les cendres (Memoriàle Ktuum, th. n, cap. n).

DU «EKGiusDi DES casiiDiasç. , 33&

8. Lorsque les Officiers sacrés sont arrivés in cornu ^istolae^ le Célébrant lit Tantienne Exaudi^ etc., que le éhœur châiite en même temps {Rubr, Miss. , ut in die), comme l'introït de la Messe (Bisso, ibid.) : le Célébrant dit cette antienne les mains Jointes (Bauldry^ part, iv, eâp. tv, art. i,n. B).

9. Âprte que les Chantres ont répété Vantienne, le Célébrant, au même lieu, sans se tourner vers le peuple, tiiantê dur le ton fériaU les mains jointes, Dominuê dohimm^ puis Orrniuê, en ftdsant Tinelination k la croix (Nieolam d$ BraUan^ part, m, cap. v, n* 4), enfin les quatre oraisons suivantes. Quand il bénit les cendres, il pose la main gauche sur l'autel, et le Diaere relève le kNfd de la chape du edté droit (Gav., ibid., in Rubr. 9; Aati2dfjf, ibiâ.). Il fait la même chose pendant que te Célébrant asperge et encense les cendres.

10. Au eommenfioment des oraisons, le Thuriféraire vu mettre dtt feu dans l'encensoir, et, sur la fin, il vient ffi mtfm ^piêtohiê, conjointement avec le premier Aco-» lyte, qui se met à sa droite, portant le bénitier et l'aspersoir. Ayant tous les deux fait in phmo la révérence Miivenable, le Thuriféraire monte Mir le degré pour faire mettre et bénir l'encens à l'ordinaire. Ensuite il se r&* ihre inpUmo avec son eneensoir, et cède sa place à l'Aeo* lyte qui présente l'asperaoir au Diacre, lequel le prend par le milieu et le donne, avec les baisers ordinaires, au Célébrant* Celui-ci asperge les cendres k trois fois, d'abord an milira, ensuite à sa gauche, puis à sa droite (Gav.j ibid., in Rubr.i^ litt* H) : il dit en même temps ^hp$tge$ m$p etc*, sans chant et sans réciter le psaume (Merati, ibid., n. 10)» Le Diacre rend ensuite l'aspersoir à l'Acolyte, et, ayant pris l'encensoir des mains du Thurifiéfeaire, il la donne a«ee les baisers ordinaires auGéié-

856 PART. IV, iMkP. II. ÂKT. tl.

brant, qui encense k trois fois les cendres de la même manière qu^il les a aspergées (Ruhr., ibid.), sans rien dire.

11 • Après l'encensement, le Thuriféraire reprend Pen« censoir, et, ayant fait avec l'Acolyte la révérence convenable k l'autel, ils reportent chaque objet à sa place (Bi&so^ ibid.; BatMry^ ibid., n. 7).

12. Le Célébrant, ayant terminé la bénédiction, se rend avec ses Ministres au milieu de l'autel pour la distribution. Le Diacre, portant le vase des cendres, est à sa droite, le Sous-Diacre à sa gauche {Merati, ibid., n. 12 ; Bauldry^ ibid., art. ii, n. 1) : tous les trois se tournent vers le peuple S et le Célébrant reste la tête découverte, ainsi que la déclaré la S. Congrégation des Rites, le 18 juillet 1626.

15. Avant que le Célébrant se tourne vers le peuple, le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne do Chœur, afin que, revêtu de Tbabit ordinaire de chœur, sans étole, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, il se trouve en temps conve* nable sur le dernier degré. Après avoir fait un salât profond au Célébrant , il monte sur le degré le plas élevé. Se tenant debout, il met les cendres sur la tète du Cél^rant, qui les reçoit également debout, la tête inclinée et les mains jmntes {Bisso, ibid., § 6 ; Bauldry, ibid., n. 2). En posant les cendres sur la tête du Célébrant, le Prêtre trace un signe de croix, et dit : MemmtOf Aomo, etc. ( Merati^ ibid., n. 15.)-

14. Après que le Célébrant a reçu les cendres^ il eo prend à son tour dans le vase tenu par le Diacre, et les

* En arrivant au milieu de Tautel, et avant de se tourner vers le peo^ Uf doivent faire les révérences convenables à la croix»

DU tlERGREDI DES GEm>R£S. 357

met sur la tête de celui qui les lui a d'abord imposées^ lequel les reçoit k genoux sur le degré le plus élevé (Bauldry, ibid., n. 4, et S. Congr. des R., 14 février 1705). Le Célébrant dit : Mémento^ homo^ etc., en traçant un signe de croix (Ruhr., ibid.)* Le Piètre, ayant ainsi reçu les cendres, fait les révérences convenables % et s'en retourne k sa place, accompagné du second Cerémoniaire, qui fait venir tout le Clergé par ordre.

Nota. S'il n'y avait pas de Prêtre revêtu de surplis pour doniier les cendres au Célébrant, lui-même, se mettant à genoux sur le marchepied, tourné vers l'auteli se les imposerait sur la tête, en forme de croix, sans rien dire {Rubr., ibid.). Lors même que le Diacre qui sert k l'autel serait décoré de l'ordre de la prêtrise, il ne devrait pas imposer les cendres au Célébrant, puisque, dans cette circonstance, il remplit les fonctions de Ministre {Bisso, ibid. ; Bauldry, ibid., n. 8 ; Merati^ ibid.^ n. 44).

i5» Quand la distribution des cendres commence, les Chantres chantent l'antienne Immutemur habitu, etc. On chante ensuite la suivante {Rubr., ibid; Caer. Ep.^ lib» II, cap. XYiii, n. 10). On la répète même si la distribution n'est pas finie {Meraii, ibid., n. 15).

16. Lorsque le Prêtre qui a imposé les cendres aa Célébrant se retire, le Diacre remet le vase des cendres au Cérémoniaire, ou il le pose sur l'autel, et, conjointement avec le Sous-Diacre, il descend sur le degré : tous les deux à genoux sur le marchepied, ils reçoivent les cendres du Célébrant ; puis le Diacre remonte à sa droite, et reprend le vase des cendres ; le Sous-Diacre remonte k la gauche (fimo, ibid., § 10; Castaldi, lib.

' C'est-à-dire tant au Célébrant qu*à raaiel.

888; PAET. IV^ CBAP. n. ART. D.

m, sess. iVy cap. m, n. 8). Ensuite le Célébrant distribne les cendres au reste du Clergé, aux Prêtres d'abord^ puis aux autres Clercs (Bubr., ibid). Tous se présentent deux à deux ^

it. La distribution des cendres terminée, le Diacre remet le vaàe au Cérémoniaire, qui le porte sur la crédence, puis \a rejoindre le Diacre et le SousrDiacre in cornu epiiiolae^ où le Célébrant se lave les mains [Càer. Ep.. cap. XIX, n. 6; Bavldry^ ibid., n. 9), après les avoir d'9d)ord essuyées avec de ki mie de pain. Un Acolyte verse l'eau, et les Ministres sacrés présentent la ser^ luette pour essuyer les mains {Merati, ibid.^ n. 19)^.

Nota. Dans les églises où le Célébrant distribue les cendres au peuple, il se rend pour cette distribudoii & la balustrade avec ses Ministres, placés dans le même ordre; prenant garde d^mposer les cendres aux femmes, non sur le voile, mais sur les cbeveux {Gav., ibid., inkubr. 6> litt. R). La distribution finie, les Officiers sacrés retournent devant Tautel : les Ministres font la génuflexion Mt le dernier degré ; le Célébrant fait la révérence convenable *, et se rend avec eux in eomu epistolae^ où il se lave les mains in plmo^ de la manière que nous avoué dite.

18. Après s'être lavé les mains, le Célébrant chante Vomimu tobiêcim et Foraison Cmceâe nobi$^ etc. (Aiir. ,

* Os pmtt <Mntta]lar roidre qoB iM» 47008 iiidi(|iié oi^^ bu de 11 p. 126.

* Si les Ministres du Prdtre n'ont pas, au lavement des mains, les mêmes fonctions que le jour de la Puriflcation, c'ea^ k raison de cdque le Prêt» netteto 4'abordsesmaifis avec la mie depalAi et ^lAle Diacnetli Som^DIaon ioil «nployés il l'iider dans cette cireonstanee.

* Le GéL&bnnt fut k gémiflexioa si le saint Sacrement est dans le tabernacle s dans le cas contraire, il ne fait qu*une Inclination profonde» tandis que ses llînistres font tovjoors la génuflexion.

iJM.)^ l&» nains jointes, sur le ton férial, ayant ses Mir nistres à ses côtés ifiavidry, ibid. ; M^raii^ ibid.)* Après (pie le Chœur a répondu Amm^ ils font une inclination à la croix, et s'en vont per hr&oiorem a la banquette, où. Id Célébrant quitte sa chape et se revêt du manipule et de la chasuble : ses Ministres prennrat seulement leurs manipules {Merati^ ibid., n.W). Ensuite on chante la Messe, qui est célébrée par le même Prêtre qui a béni les cendres, et non par un autre, selon que Ta déclaré la S. Congrégation des itites, le 12 juin 1627«

AMlGiSIfi.

De la Messe.

19. Les Officîèfs sacrés, ayant quitté la banquette, font les saluts ordinaires au Chœur * ; et, arrivés devant les dégrés de Tautel, ils font les révérences convenables k la i^oit ^ ; puis le Célébrant commence la Messe, qui est célébrée more solito, à l'exception des particularités qui suivent. Le Chœur et les Clercs qui servent à Tautel sont k genoux pendant la confession, pendant les oraisons, dt depuis le Sanetus jusqu'à VAgnus Dei exclusivement *. (fiim, litt. M, n. 249, §2, et litt. G, n. 29, § 9;\BatiIdry^ part, vi, cap. iv, art. ii, n. 11 ; Merati, part rv, tit. VI, n, 20, et CasUddi).

20. Lorsque le Célébrant chante la pénultième oraison avant l'épître, le second Acolyte aide au Sous-Diacre à

* Sapposé <iue le Ghosor soit disposé de manière à être salué par les Officiers sacrés avant qu'ils arrivent à Tautel.

* G*est^-dire le Diacre et le Sous-Diacre la génuilexioii, et te Célébrant l'fai^ dination profonde ; mais si le saint Sacrement est dans le taberoadei ils font tous la génuflexion.

* CS*e8t-à-dir6 qa'oa se lève pour VAgnm*

SU) PART. iV, GflAP. II, ART. IV .

Ater sa chasuble, et la met sur la hoquette. Puis, après que le Sous-Diacre a chanté l'épitre et baisé la main du Célébrant, et pendant q«ie cdai<*cî lit l'évangile, le Diacre ôte à son tour sa chasuble, met l'étole ample^ sur Tétole ordinaire. II ne devra reprendre sa chasuble qu'après avoir porté le missel pour la communion (Memtij ibid., tit. I, n. 4). Il porte le livre d'évangîle sur Tautel more solito.

21 . Lorsque le Célébrant lit les paroles Adjum noê^ etc., il ne fléchit pas le genou; mais après qu'il a fini de lire l'évangile, il revient au milieu de l'autel more solito^ où, avec ses Ministres, il attend que Ton chante Adjuva noSj etc. Alors tous trois se mettent à genoux sur le bord du marchepied. Lorsque le trait est fini, ils se lèvent {Meratij, ibid. , tit vi, n. 14) : alors on met l'encens dans l'encensoir, et on va chantéii' i'évangile à Fordinaire *.

22. Les Acolytes restent h genoux avec' leurs flambeaux depuis le Sanctm jusqu'après la communion du Célébrant. - . ., .

25. Pour l'oraison qui se dit super populum , après la postcommunion , lorsque le Célébrant a chanté Ore" mus^ le Diacre^ s'étant tourné par le côté droit vers le peuple, chante Humiliate capita vestra Deo {Meratij ibid.) .

Q:^ ARTICLE IV

De la Bénédiction et Distribution des Cendres par VÉvêque.

24. La bénédiction des cendres a lieu exactement de la môme manière que se fait la bénédiction des cierges le jour de la Purification de la très sainte Vierge. L*Évéque est également à son trône^

' Appelée en italien stolone.

* Entre le trait et révangile il y a donc silence ; on peut voir, à ce aiqet» la note 2 delà page 357.

DIT BIM. LiETAB£ ET Btl BIM. GÀtBETE. 341

revêtu des mêmes ornements sacrés, et accompagné du même cortège. Les Assistants au trône et les Chanoines sont égaleihent parati et induti. De plus , le Chanoine célébrant doit ^ dés le moment de l'arrivée du Prélat, se trouver à la banqpiètte au coin de Tépître, avec le Diacre et le Sous-Diacre {Caerem.y lib. ii, cap. xvm, n. 3)» sans manipules.

25. C'est le Sous-Diacre qui , à genoux , présente le vase des cendres , tant pendant les prières de la bénédiction que pendant la distribution (/6irf., n. ).

26. Le moment de la distribution venu , TÉvêque s'assied. Le Célébrant, conduit par le Cérémoniaire, va lui imposer les cendres, qu'il reçoit sans se lever. Puis on lui met la mitre , on couvre ses genoux d'une serviette , et alors commence la distribution des cendres au Clergé.

27. Le Célébrant les reçoit le premier sans se mettre à genoux , mais profondément incUné. Les autres viennent ensuite par ordre de dignité. Tous ceux qui ne sont pas Chanoines se mettent à genoux. Tous ont soin de faire les révérences convenables , tant à l'autel qu'à FÉvéque. Dans cette circonstance , on ne baise pas la main du Prélat {Ihid., n. 7, 8, 9, 10).

28. Le Célébrant , après qu'il a reçu les cendres, retourne â sa banquette , où sur la fin de la cérémonie il quitte la chape et prend le manipule et la chasuble. Le Diacre et le Sous-Diacre prennent ensuite leurs manipules.

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