‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 132 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Des Matines dites Ténèbres dn Mercredi » dn lendl et dn Vendredi '

de la semaine sainte.

ARTICLE I

Des choses qu'il faut préparer,

1 . On prépare le grand autel avec un tapis et des parements violets, six cierges de cire commune; et si le

^ PART. lY, GHÂP. V, ART. IL

très saint Sacrement est dans le tabernacle^ on le porte à un autre autel préparé pour cela {Castaldi, Mb. m, § 6, cap. I, n. 1, c. 2; Bauld., part, iv, cap. vin, n. 5; Merati, § 6, cap. xiii, n. 1). On ôte les cartons de dessus raulel.

2. On met in piano, dans le lieu où l'on a coutume de chanter l'épitre, le chandelier triangulaire avec quinze cierges de cire naturelle {Caer. Ep.^ lib. ii, cap. xxn, n. 4) ^ On prépare aussi un éteignoir pour les éteindre.

5. On dispose au milieu du chœur, ou dans le lieu or« dinaire où se chantent les leçons, un pupitre nu (Caer, Ep.j ibid., n. 9).

ARTICLE II

Du Commencement à la Fin des Matines,

4. L'heure des Matines arrivée, on allume les cierges de l'autel et ceux du chandelier triangulaire ; et, au signe du Cérémoniaire, le Clergé part de la sacristie, les plus dignes marchant les premiers. Tout le monde étant arrivé au chœur, on se met à genoux et on dit VAperi, Do^ mine^ etc. ; puis on se lève et on dit à voix basse le Pater, i^Aveei le Credo {Rubr., Brev. rom.^ ut in die).

5 . Au signe donné par le premier du Chœur , les Chantres entonnent la première antienne Zelus domus tuœ^ etc. >. Quand elle est finie, ils entonnent le psaume, et tous s'asseyent et se couvrent {Caer. Ep., lib. ii, cap. XXII, n. 6).

* G'est-è-dire de cire jaune.

s II est bon de remarquer qu*à ces Offices, comme aux Offices des morts, on n*8nnonce pas les antiennes, et qu'elles sont commencées par les Chantres eux-mômes. Touchant les salu's au Chœur, on peut consulter la note, page

DB l'office des TÉNÈBRES. 36i

Nota. Â la âo des psaumes, on ne dit pas le Ghria Patrie mais on répète immédiatement l'antienne.

6. Après le premier psaume, le Clerc désigné éteint le dernier cierge du côté de l'évangile du chandelier triangulaire {Caer. Ep., ibid., n. 7). A la fin du second psaume, il éteint le premier du côté de l'épitre, et ainsi de suite à la fin de chaque psaume, ne laissant allumé que le cierge du milieu.

7. Lorsqu'on a répété la troisième antienne et chanté les petits versets qui suivent, le Chœur se lève, et dit tout has le Pater noster. Le Pater fini, le Chœur s'assied et se couvre. Les mêmes choses s'observent à la fin de chaque Nocturne.

8. Pendant qu'on répète l'antienne, le Cérémoniaire va inviter , par une simple inclination, celui qui doit chanter la première lamentation ; il se met a sa gauche, et le conduit devant le pupitre des leçons. Ils font, en arrivant, tous deux la génuflexion a la croix et le salut au Chœur ; puis celui qui est désigné chante la lamentation, sans demander la bénédiction et sans dire Tu autem^ Domitie, etc. , à la fin. Mais la leçon finie, il fait de nouveau la génuflexion et le salut au Chœur, conjointement avec le Cérémoniaire : celui-ci l'accompagne ensuite à sa place {Caer. Ep,^ ibid., n. 9j, et, après lavoir salué, il retourne au pupitre ou dans un autre lieu, jusqu'à ce qu'on ait chanté le répons et son verset. Lorsqu'on reprend la réclame^ il va avertir celui qui doit chanter la seconde leçon, et fait tout comme pour la première. Il faut dire la même chose des autres.

9. Lorsqu'on entonne \e Benedictus^ tous se lèvent et restent debout jusqu'au commencement du Christus faclus est^ etc. Lorsqu'on chante le verset Ut sine timoré^ etc., le Clerc qui est chargé des cierges éteint le dernier

âte PART. IV, CHAP. V, AIIT. II.

de ceux du grand autel du côté de l'évangile ; au verset Insanctitate, il éteint le dernier de ceux du côté de Fépître, et ainsi de suite jusqu'à la fin.

Nota. Pendant qu'on chante ce cantique, on éteint toutes le.* lumières de l'église, à l'exception de la lampe du saint Sacrement {Caer. Ep., ibid. , n. H).

10. Pendant qu'on répète Tantienne du Benedietus^ le Clerc chargé des cierges prend le seul qui reste allumé (Rubr., ibid.), et s'en va in cornu epistolae, le tenant de sa main droite sur le coin de l'autel sans l'éteindre. Quand on commence à chanter Christus facim eêt, etc . , il le cache derrière l'autel ou de quelque autre manière {Rubr. , ibid ; Caer. Ep,, ibid. , n . 12).

1 1 . Au moment où l'on commence à chanter le verset Christus foetus est, tous se mettent k genoux ; le chant terminé, ils récitent le Pater noster à voix basse {Rubr., ibid.), et ensuite le premier Chœur entonne, mo- Mata'sed flebilivocB ', le psaume JftWerc (Caer. Ep., ibid., n. 13), qui se récite alternativement par les deux côtés du Chœur. Quand il est fini, le premier du Chœur % restant toujours à genoux et se tenant quelque peu incliné, sans dire ni Dominus vobiscum, ni Oremus (Merati;% 6, cap. xiil, n. 7), récite à voix distincte l'oraison iteâptcc, quaesumus, etc., jusqu'à ^t tecum, qu'il dit à voix basse/Caer. Ep., ibid., n. 14.)

12. L'oraison terminée, le Céréraoniaire frappe de la main sur son banc ou son livre, et tous les autres se mettent à faire un peu de bruit, jusqu'à ce que le Clerc qui tient le cierge caché le montre. Lorsqu'il paraît, tous cessent de faire du bruit, se lèvent^ et s'en retournent

* Crassus dit, Non sub cantu; Marcel Christophe, Altelegendo sine nota,

• Tous les autturs ne disent pas le premier du Chœur ; Crassus dit que c'est wëimtemmî le Cardinsl qui officie le léodemaln.

DE L'OFnCK ni! lEUM SAIHT. S0S

à la sftcristM dans le même ordre qu'ils sont venns {Caer. Ep.^ \h\A., n, 16.)

45. Le jeudi et le vendredi, on observera les mêmes choses que le mercredi, si ce n'est pourtant que l'autel doit être sans nappes, sans parements, sans tapis, et n'avoir rien autre chose que û chandeliers et la croix {4jaer. £p.,ibid., n. 47).

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